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Quel lieu choisir ?

Why did they choose this place?

Implantation, représentation et mention de l'édifice et de l'objet (XIe-XVIIe siècle)

Settlements, representations and references of buildings and objects (11th-17th centuries)

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Publié le mardi 24 octobre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Ces journées seront divisées en deux temps : tout d’abord le choix du lieu de l’édifice, puis le choix du lieu de l’objet. La construction d’un nouvel édifice démarre généralement par une importante réflexion sur son lieu d’implantation. Le choix de ce dernier peut être stratégique ou symbolique, voire les deux, et dépend de sa fonction, de son commanditaire et de l’environnement dans lequel il doit être situé : un monastère qui souhaite s’implanter dans un endroit reculé ou au cœur d’un centre urbain ; un lieu de pouvoir qui doit dominer un territoire donné ; une forteresse militaire qui doit avoir un emplacement stratégique… Il est ainsi intéressant d’étudier l’ensemble des facteurs, des acteurs et des enjeux rencontrés dans ce processus d’implantation, que le lieu concerné soit urbain, péri-urbain, rural ou isolé.

Annonce

Rencontres doctorales internationales VOLET 2

Amiens, mai 2018

Argumentaire

Le laboratoire Trame (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’Université de Picardie Jules Verne s’est associé à l’UR Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’Université de Liège et au Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance de l’Université de Tours à l’occasion de rencontres doctorales en trois volets. Leur but est de favoriser les échanges et les débats entre doctorants, jeunes chercheurs et collègues expérimentés. Le premier volet a lieu à Liège les mardi  30 et mercredi 31 janvier 2018, avec pour thème « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) ».

Le deuxième volet de ces journées aura lieu à Amiens les mardi 29 et mercredi 30 mai 2018, et aura pour thème : « Quel lieu choisir ? Implantation, représentation et mention de l’édifice et de l’objet (XIe-XVIIe). »

Ces journées seront divisées en deux temps : tout d’abord le choix du lieu de l’édifice, puis le choix du lieu de l’objet.

La construction d’un nouvel édifice démarre généralement par une importante réflexion sur son lieu d’implantation. Le choix de ce dernier peut être stratégique ou symbolique, voire les deux, et dépend de sa fonction, de son commanditaire et de l’environnement dans lequel il doit être situé : un monastère qui souhaite s’implanter dans un endroit reculé ou au cœur d’un centre urbain ; un lieu de pouvoir qui doit dominer un territoire donné ; une forteresse militaire qui doit avoir un emplacement stratégique… Il est ainsi intéressant d’étudier l’ensemble des facteurs, des acteurs et des enjeux rencontrés dans ce processus d’implantation, que le lieu concerné soit urbain, péri-urbain, rural ou isolé.

Il en va de même pour les objets : tableaux, sculptures, objets précieux, reliquaires, bijoux, monument funéraires, meubles, attributs liés à une fonction ou à un pouvoir, objets porteurs de symbole… Un grand nombre d’entre eux nécessite d’être placés dans un lieu spécifique, qu’il s’agisse d’un lieu réel ou de la composition d’une œuvre bidimensionnelle. L’objet et le lieu ou l’édifice qui l’accueille interagissent et peuvent être conçus ou modifiés en conséquence.

L’objectif de ces journées doctorales est ainsi d’apprécier la notion de lieu dans toutes ses déclinaisons afin de mieux comprendre sa conception et son importance au cours du Moyen Âge et de la première Modernité.

Journée 1 : le lieu de l’édifice

La première journée portera plus particulièrement sur les édifices. Nous vous proposons d’inscrire vos communications parmi les trois approches thématiques suivantes :

Les choix de localisation de l’édifice : comment le choix du lieu est-il défini ? Qui sont les acteurs de ce choix ? Quels ont été les effets de cette implantation à l’échelle locale et globale ? Les études pourront se concentrer sur un espace géographique spécifique, une communauté religieuse, un édifice en particulier ou un site archéologique. Il s’agit de montrer les stratégies d’implantation et  les recompositions territoriales mises en place après l’implantation d’un nouveau lieu de pouvoir ou de production dans un contexte historico-géographique précis.

La représentation du lieu est un deuxième thème important qui se dégage : pourquoi ce lieu a-t- il été choisi ? Comment est-il représenté ? Quelles sont les raisons de cette représentation ? Dans quelles mesures ces représentations sont-elles fidèles au lieu d’origine ? Comment les lieux imaginaires ont-ils été représentés ? Cet axe de réflexion engage plutôt des communications permettant de comprendre les moyens mis en place pour « donner à voir » des lieux particuliers et les objectifs sous-jacents.

Les mentions de lieux de pouvoir et de production dans les manuscrits : comment les textes littéraires et les sources historiques mentionnent-ils les lieux (réels ou inventés) ? Quel(s) rôle(s) jouent- ils dans le texte ? Si la description d’un lieu intervient dans un manuscrit enluminé, comment l’image interagit-elle avec le texte ? Les communications peuvent porter sur l’évolution des termes privilégiés pour qualifier tel ou tel lieu. Par exemple, le mot « prioratus » est rarement utilisé pour désigner une dépendance religieuse entre le XIe et le XIIIe siècle dans les manuscrits pour lui préférer tout un panel d’autres termes.

Journée 2 : le lieu de l’objet

De même, nous proposons d’aborder à propos du lieu de l’objet une problématique en lien avec les trois thématiques suivantes :

La place de l’objet. Souvent, des objets de choix sont disposés dans des lieux particuliers : un édifice, un espace public, un endroit privé ou encore une tombe. Il est intéressant de tenter de comprendre pour quelles raisons ces objets ont été placés dans le lieu qu’on leur a choisi, quels sont les facteurs et les enjeux pris en compte dans cette décision et qui en furent les acteurs. L’histoire des emplacements d’un objet compris entre le XIe et XVIIe siècle pourra être poursuivie jusqu’à nos jours dans une perspective historiographique. Des réflexions à propos de la méthodologie de l’historien, de l’historien de l’art ou de l’archéologue pour identifier le lieu d’origine d’un objet pourront également être abordées.

Les interactions entre le lieu et l’objet. Il s’agit de porter une réflexion et un regard croisé sur l’évolution conjointe ou disjointe de l’édifice et de l’objet : quels sont les impacts des mutations et recompositions internes de l’édifice sur l’objet ? Comment un édifice peut-il être spécifiquement conçu afin d’abriter un ou plusieurs objets ? Cette thématique concerne les édifices religieux ou publics mais également l’architecture privée et les premières expériences d’architecture liées à une collection d’objets. Une nouvelle fois, toute réflexion portant sur la méthodologie utilisée afin de comprendre ces interactions est la bienvenue.

La représentation de l’objet en peinture, enluminure ou sculpture. Ce thème invite les participants à s’interroger sur les méthodes de représentation de l’objet. Comment celui-ci, lorsqu’il joue un rôle clef dans l’œuvre qui l‘intègre, est-il mis en valeur ? Comment un objet peut-il être utilisé pour construire une composition ?

Modalités de proposition

Les interventions pourront s’inscrire au sein de travaux scientifiques en histoire, archéologie, histoire des arts et littérature dans des bornes chronologiques larges (XIe-XVIIe siècle). L’objectif est d’avoir un regard neuf et transdisciplinaire sur la notion de lieu qui transparait en filigrane dans de nombreux sujets de recherche. Les communications devront s’efforcer, dans la mesure du possible, d’introduire des éléments historiographiques permettant de développer des comparaisons entre les différentes interventions et de réfléchir sur la notion de « lieu » et ses évolutions au cours des siècles

Les propositions de communication sont attendues pour le 15 janvier 2018 au plus tard,

sous forme d’un résumé d’une quinzaine de lignes à adresser par mail aux organisateurs. Elles devront être accompagnées d’un CV, ainsi que du sujet de thèse et des noms du ou des directeur(s) de recherche. Une réponse sera adressée aux participants au plus tard le 15 février 2018.

Les interventions devront durer une vingtaine de minutes, avec possibilité de projeter un power point. Elles pourront se faire en français ou en anglais.

Nous ne pourrons malheureusement pas proposer d’aide financière pour le transport ou le logement, nous vous invitons donc à demander à vos laboratoires et écoles doctorales s’ils peuvent contribuer à votre participation. Nous serons en revanche en mesure de fournir des attestations de participation.

N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations ou pour toute précision.

Comité d’organisation

(Également en charge de la sélection des propositions)

  • Julie Colaye, doctorante en histoire médiévale : juliecolaye@gmail.com
  • Marie Quillent, doctorante en histoire de l’art médiéval : marie.quillent@wanadoo.fr

Lieux

  • Logis du Roy
    Amiens, France (80)

Dates

  • lundi 15 janvier 2018

Mots-clés

  • art, archéologie, lettre, doctorat, lieu, édifice, objet

Contacts

  • Julie Colaye
    courriel : juliecolaye [at] gmail [dot] com
  • Marie Quillent
    courriel : marie [dot] quillent [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Julie Colaye
    courriel : juliecolaye [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Quel lieu choisir ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 24 octobre 2017, http://calenda.org/418630