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Cultures, arts et littératures périphériques dans le Brésil contemporain

Peripheral cultures, arts and literatures in contemporary Brazil

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Publié le vendredi 03 novembre 2017 par João Fernandes

Résumé

La journée d’études se propose, par une approche interdisciplinaire, d’interroger les notions de périphérie / centre, marges, frontières dans ses modalités artistiques variées dans le Brésil hyper contemporain. Il s’agit notamment d’identifier, de comparer et de croiser ce phénomène et ces productions artistiques périphériques dans d’autres villes / espaces brésiliens.

Annonce

Argumentaire

« Dans les nombreuses périphéries brésiliennes – périphéries urbaines, périphéries sociales -  des mouvements culturels de plus en plus nombreux se forment et se cristallisent. Les plus visibles sont sans doute ceux de certains secteurs spécifiques : groupes musicaux, scéniques, d’arts visuels. Avec sans doute moins de visibilité mais avec une importance tout aussi grande est la production intellectuelle qui s’intéresse, au-delà des questions artistiques, aux thèmes historiques, sociaux ou politiques »[1]

Depuis une bonne dizaine d’années, dans les quartiers périphériques de São Paulo, on a vu surgir des mouvements littéraires qui ont donné lieu à des créations originales pour rendre compte du quotidien de ses habitants (Ferréz et son concept de littérature marginale/littérature périphérique) et pour dynamiser, par des solutions originales, la vie de ces quartiers à la marge (marge géographique, culturelle et sociale). C’est ainsi le cas de la Cooperifa créée par Sérgio Vaz et les saraus – lieux de rencontres culturelles où tout un chacun peut lire ou réciter de la poésie de son cru – qui ont lancé dans les quartiers populaires des auteurs comme Rodrigo Ciríaco, Sacolinha, Alessandro Buzo et bien d’autres.

Ces mouvements culturels nés à São Paulo se sont bien évidemment étendus dans d’autres villes brésiliennes et donnent à une population, longtemps éloignée de la culture dite d’élite, les moyens de faire partie d’un projet de transformation sociale et culturelle. Il ne faudrait pas pour autant croire que la culture périphérique ne s’intéresse qu’à sa propre réalité. Si diachroniquement, elle se devait au tout début de donner un visage au quotidien d’une société en marge, elle a su, au fil du temps s’émanciper du poids des représentations que l’on avait d’elle et revendiquer un art qui n’a plus rien à envier aux canons artistiques de l’élite. La périphérie s’invite donc désormais dans les salons du livre internationaux, est l’objet de thèses et est très souvent reçue lors d’événements académiques en Europe ou dans les Amériques.

La journée d’études que nous vous proposons « Cultures, arts et littératures périphériques dans le Brésil contemporain » se propose, par une approche interdisciplinaire, d’interroger les notions de périphérie/centre, marges, frontières dans ses modalités artistiques variées dans le Brésil hyper contemporain. Il s’agit notamment d’identifier, de comparer et de croiser ce phénomène et ces productions artistiques périphériques dans d’autres villes/espaces brésiliens.

[1] Incipit de la collection « Tramas urbanas » de l’éditeur Aeroplano consacrée à la culture périphérique brésilienne (traduit par nous-mêmes).

Programme

10h-Présentation de la journée d’études et ouverture des travaux :

10h30 : Vidéo-conférence d’ouverture. Entretien avec Paula Anacaona  Traductions et édition de la littérature périphérique brésilienne en France : enjeux et perspectives.

1ère table ronde : littérature périphérique, une nouvelle littérature ?

  • 11h00 : Paolo Alexandre Néné (Univ. Paris III – Sorbonne Nouvelle) : La main et l’esprit : du récit d’espace périphérique à une littérature mineure.
  • 11h20 : Sheila Katiane Staudt (IFRS Campus Canoas/Univ. Paris III – Sorbonne Nouvelle) : Anthropophagie manifeste ou méthode anthropophagique : de la dévoration à la création artistique multiforme.
  • 11h40 Vinícius Carneiro (PUCRS- Univ. Lille 3) : Perception et réception de la littérature marginale : un parcours entre lecture et traduction.

12h00 : Débat

12h30 Pause déjeuner

2nde table ronde : Femmes et périphérie

  • 14h00 : Maria Clara Machado (UnB – Univ. Paris III - Sorbonne Nouvelle) : Images de soi, de l’autre et de la nation dans Diário de Bitita de Carolina Maria de Jesus.
  • 14h20 : Giulia Manera (Univ. Paris Nanterre) : « A senzala moderna é o quartinho da empregada ». Narration et autoreprésentation de femmes de ménages brésiliennes sur la page Facebook euempregadadoméstica.
  • 14h40 : Fernanda Vilar (Univ. Paris X – Nanterre) : Engagement engageant : entre l’Art et Facebook.

15h00 : Débat

3ème  table ronde : une réinvention de la ville ?

  • 15h20 : Maria Aurinívea Sousa (UFBA – UNILAB) : Littératures périphériques dans la ville de Fortaleza.
  • 15h40 Claire Allouche (ENS Ulm) : Il y aura une ville : Ceilândia, périphérie de Brasilia, centre du cinéma d’Adirley Queirós.

15h 40 Débat et pause café

  • 16h15 : Vidéo-conférence de clôture (en portugais) : Regina Dalcastagne (UnB) : Dobrando a esquina : literatura e periferia no Brasil hoje.

16h45 Débat

17h Clôture

Lieux

  • Université de La Rochelle/FLASH, Amphithéâtre Choderlos de Laclos - 1, parvis Fernand Braudel
    La Rochelle, France (17)

Dates

  • jeudi 09 novembre 2017

Fichiers attachés

Mots-clés

  • marges, périphérie, littérature brésilienne

Contacts

  • Sandra Assunçao
    courriel : sassuncao [at] parisnanterre [dot] fr

Source de l'information

  • Sandra Assunçao
    courriel : sassuncao [at] parisnanterre [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Cultures, arts et littératures périphériques dans le Brésil contemporain », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 03 novembre 2017, http://calenda.org/421436