AccueilPenser le développement économique au prisme de la migration contemporaine et de la citoyenneté plurielle

Penser le développement économique au prisme de la migration contemporaine et de la citoyenneté plurielle

Thinking economic development through the prism of contemporary migration and plural citizenship

Conférence APAD sur « Migration, développement et citoyennetés »

APAD conference on migration, development and citizenship

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Publié le jeudi 16 novembre 2017 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Dans ce panel, nous essayerons d'articuler deux grandes thématiques. La première examine le lien entre pratiques de développement et migrations. La deuxième étudiera la modalité de négociation des droits des migrants en fonction de leur appartenance.

Annonce

Conférence APAD sur Migration, Développement et Citoyennetés

Roskilde University, Danemark, 23-25 Mai 2018

Argumentaire

Problématique : Penser le développement économique au prisme de la migration contemporaine et de la citoyenneté plurielle

A la fin des années 1990, en Afrique des entreprises privées ont mis en œuvre des agences de microfinance pour assister une certaine couche de la population. Si à l’origine ce système financier consiste à « […] l'octroi de services financiers (généralement du crédit et /ou de l'épargne), à des personnes développant une activité productive, le plus souvent de l'artisanat ou du commerce et n'ayant pas accès aux institutions financières commerciales en raison de leur profil socio-économique… ». (Labie, 1999 : 23), ce nouveau système économique a subi un changement par rapport à sa vocation et sa mission initiale. Il devient un instrument de financement des coûts de la migration internationale. Précisément, dans les zones rurales, les familles souscrivent des prêts afin de faciliter le départ à l’étranger de leurs membres, notamment des femmes et des jeunes. En contrepartie, la diaspora effectue des transferts de fonds envers leur communauté d’origine.

Certes les migrations façonnent les pratiques de développement économique. Nous pouvons ainsi nous demander comment les migrations influencent-elles ce dernier. En particulier, la microfinance (Guérin, 2011) s’avère une stratégie double : au service du rêve migratoire et du développement économique et social global. Grâce aux transferts de fonds, les services offerts par les structures locales de microfinance s’accroissent. Cette considérable expansion est suivie, à partir des années 2000, par la réglementation des établissements de microfinance par le biais des agréments octroyés par les États. C’est le cas des établissements de microfinance (EMF) de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et des systèmes financiers décentralisés (SFD) du Sénégal. Néanmoins, d’autres acteurs interviennent aussi aux cotés des EMF tels que des organisations internationales, des organisations non gouvernementales (ONG) et les associations. Ces acteurs s’adressent à une population de plus en plus hétérogène. Autant des citoyens nationaux que des individus transnationaux (des immigrés, des émigrés, des expatriés, des déplacés et des refugiés) sollicitent des microcrédits auprès des EMF. Comment cette population mobilise-t-elle la citoyenneté (Neuveu, 2004) et l’appartenance à différentes communautés politiques (État-Nation, région, ville, etc.) afin de bénéficier des prêts ? Comment et pourquoi cette population se diversifie ?

La présence des communautés transnationales d’Afrique dans le monde s’explique en partie par l’irruption des agissements contestataires et des conflits armés. Tous les deux questionnent la viabilité du régime démocratique notamment à partir des années 1990. Tandis que les premières pratiques concernent le renversement du pouvoir en place (Printemps arabe, Burkina-Faso, Mali, Guinée-Bissau), les soulèvements populaires face à la révision de la Constitution (République Démocratique du Congo, Centrafrique), la contestation des élections (Burundi, Gambie, Zambie) et la contestation du scrutin présidentielle (Togo, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Zimbabwe). Les secondes s’inscrivent dans des États défaillants (Algérie, le Burundi, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée-Conakry, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo-Brazzaville, le Kenya, le Libéria, le Mali, la Namibie, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Tchad, le Togo et le Zimbabwe) où la violence se traduit par le terrorisme, l’insurrection, le banditisme, la corruption, etc. Ce contexte politique a fortiori incite à la migration. Afin d’appréhender cette dernière, il s’avère donc décisif d’éclaircir les intérêts et stratégies des migrants dans la société contemporaine.

Dans un sillage interdisciplinaire, cette réflexion que nous lançons s’articulera autour de deux grandes thématiques. La première examine le lien entre pratiques de développement économique et migrations. Dans la deuxième thématique, il s’agira de mettre en exergue la modalité de négociation des droits des migrants en fonction de leur appartenance. Ce panel se positionne dans le débat actuel autour des rapports complexes entre développement économique, migration et citoyenneté à des échelles spatio-temporelles variées.

Modalités de soumission

Les propositions, en anglais ou en français, sont à envoyer jusqu’au

20 décembre 2017

en copie simultanée à Rosalie Mamboune et Monica Labonia : romamboune@yahoo.fr ; mlabonia@gmail.com

Elles auront 300 mots et accompagnées d’une fiche de présentation incluant au minimum :

  • nom et prénom de l’auteur.e
  • titre de la proposition

Comité scientifique

  • Rosalie Mamboune Foutopouo, romamboune@yahoo.fr

Master 2 Professionnel en Gouvernance et Financement du Développement à l’Institut du Droit de la Paix et du Développement, Université  Nice Sophia Antipolis.

Specialistica in economia : Sviluppo locale, cooperazione e mercati internazionali. Università degli studi di Parma.

Economiste du développement, Consultante internationale en gestion et évaluation des projets auprès des ONG et Association, Agente de développement local

Fondatrice de l’Association Cameroun Action Solidarité.  BP 7634 Yaoundé (Cameroun)

Chargée d’études terrain au Programme d’appui à la stratégie Nationale de la finance inclusive Yaoundé -Cameroun.

  • Monica Labonia, mlabonia@gmail.com

Docteure en Anthropologie, Post-doctorante LASPAD, Membre associée aux laboratoires : Laboratoire d'Anthropologie et de Psychologie Cliniques, Cognitives et Sociales (LAPCOS), Université Nice Sophia Antipolis. Campus St Jean d'Angély / SJA3 / MSHS Sud-Est. 3, bd François Mitterrand. 06357 Nice cedex 4 et Laboratoire d'Analyses des Sociétés et Pouvoirs /Afrique-Diasporas (LASPAD), Université Gaston Berger. BP 234, Saint-Louis du Sénégal.

Lieux

  • Roskilde, Danemark

Dates

  • mercredi 20 décembre 2017

Mots-clés

  • migration citoyenneté développement économique

Contacts

  • Monica Labonia
    courriel : mlabonia [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Monica Labonia
    courriel : mlabonia [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Penser le développement économique au prisme de la migration contemporaine et de la citoyenneté plurielle », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 16 novembre 2017, http://calenda.org/422310