AccueilDe nouvelles subjectivations du(es) au travail ?

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Publié le jeudi 30 novembre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Le domaine du travail connait actuellement des transformations importantes, tous secteurs d’activité ou de production confondus. Sa nature, ses rétributions, son inscription dans un monde globalisé semblent en constant renouvellement. On peut toutefois s’interroger sur le fait de voir, dans ces transformations, la marque d’une extrême contemporanéité ou si, au contraire, elles gagnent à être inscrites dans un temps plus long et renvoyées à une genèse plus ancienne. Ce numéro du Journal des anthropologues vise à examiner les conjonctures relatives aux mondes du travail, leurs interférences et leurs connexions, à en discuter les impacts (et éventuellement les prospectives).

Annonce

Numéro du Journal des anthropologues

Coordination : Etienne Bourel et Judith Hayem

Argumentaire

Le domaine du travail connait actuellement des transformations importantes, tous secteurs d’activité ou de production confondus. Sa nature, ses rétributions, son inscription dans un monde globalisé semblent en constant renouvellement. On peut toutefois s’interroger sur le fait de voir, dans ces transformations, la marque d’une extrême contemporanéité ou si, au contraire, elles gagnent à être inscrites dans un temps plus long et renvoyées à une genèse plus ancienne. Ce numéro du Journal des anthropologues vise à examiner les conjonctures relatives aux mondes du travail, leurs interférences et leurs connexions, à en discuter les impacts (et éventuellement les prospectives).

Quels effets subjectifs de ces transformations sur la manière de penser, concevoir et pratiquer le travail ?  Quels sont les mots repris ou choisis par les acteurs pour décrire le travail et se prononcer sur son devenir ? Quels sont à leurs yeux les questions et les enjeux soulevés par les transformations du travail ? Faut-il y voir un facteur d’aliénation et d’exploitation, supplémentaires ou renouvelées, ou une occasion d’émancipation ? Renforcent-elles l’individualisme ou au contraire génèrent-elles de nouvelles solidarités ? Et si oui, comment ? Les mêmes problématiques se retrouvent-elles dans les différentes régions du monde ? Les modalités de reconnaissance, effectives ou légitimes, se trouvent-elles modifiées ? Comment penser l’empêchement au travail ? Qu’en est-il désormais du rapport entre vie publique et vie privée ?

Comment ces (nouvelles) formes de travail, qu’il soit manuel ou intellectuel, reflètent-elles les enjeux politiques, économiques et écologiques actuels : règne des indicateurs et des normes, crises économiques, époque de l’Anthropocène, réduction des dépenses publiques et des coûts du travail, diminution (voir disparition) du salariat, augmentation de l'auto-entreprenariat, réduction du marché de l’emploi, exacerbation de la concurrence globalisée, prévalence du capitalisme cognitif ? En quoi les corps et vies des acteurs en deviennent-ils les échos ? Doit-on voir ici de nécessaires adaptations aux contraintes ou, au contraire, des occasions de les dépasser par l’invention, voir la résistance ? Plutôt qu’une analyse des « diverses manières inventées par l’homme pour agir sur son environnement naturel » (selon la formule conventionnelle de Maurice Godelier), que comprend-on du travail à travers son inscription dans un « milieu » (écologique) ?

C’est à partir de travaux ethnographiques ou théoriques et d’une attention portée à la subjectivité des acteurs - entendue comme leurs investissements subjectifs et leurs manières de penser - que nous souhaitons construire une réflexion, selon une approche situationnelle, inductive et une méthode multiscalaire. Les terrains possibles ou attendus pour les contributions à ce numéro seront inscrits dans différents pays et pourront par exemple interroger les nouvelles formes de travail et leurs marges, les renouvellements proposés par les pratiques alternatives et collectives, les modalités de partage ou d’économie solidaire, l’articulation des activités concrètes avec les enjeux d’économie politique. Il s’agira, en définitive, d’interroger où se trouvent la création et le politique dans les (nouvelles) formes de travail, alors que l’entreprise est désormais présentée comme une institution cardinale et face aux problèmes environnementaux.

Modalités de soumission

Les propositions d’articles comprendront un titre, un résumé deux pages environ et 5 mots clés.

Elles mentionneront les noms et prénoms des auteur.e.s, leurs statuts et organismes de rattachement, ainsi que leurs adresses électroniques.

Elles seront adressées aux deux coordinateurs du dossier et à la revue :

  • Etienne Bourel : e_bourel@yahoo.com
  • Judith Hayem : judith.hayem@univ-lille1.fr
  • Journal des anthropologues : afa@msh-paris.fr

Calendrier

  • Date limite d’envoi des propositions d’articles : 15 mai 2018

  • Réponse aux propositions d’articles : juin 2018
  • Rendu des articles : 15 novembre 2018
  • Rendu des articles retravaillés : 15 juin 2019
  • Publication prévue : novembre 2019

Dates

  • mardi 15 mai 2018

Mots-clés

  • anthropologie, travail, subjectivation, transformation, globalisation

Contacts

  • Etienne Bourel
    courriel : e_bourel [at] yahoo [dot] com

Source de l'information

  • Etienne Bourel
    courriel : e_bourel [at] yahoo [dot] com

Pour citer cette annonce

« De nouvelles subjectivations du(es) au travail ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 30 novembre 2017, http://calenda.org/423994