AccueilPuissance territoriale et pouvoir royal dans la modernité politique

Puissance territoriale et pouvoir royal dans la modernité politique

Territorial and regal power in politics in the modern period

*  *  *

Publié le jeudi 23 novembre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Dans le prolongement de l’année précédente, le séminaire s’interrogera sur les ressorts de la modernité politique en examinant la construction monarchique dans son rapport au territoire.

Annonce

Argumentaire

La force tirée d’une assise domaniale engage un double mouvement à bien des égards contradictoire, entre une dynamique féodale dans laquelle s’inscrit une royauté soucieuse d’affirmer sa puissance sur la terre et sur les hommes, et une théorie politique qui puise sa force dans l’émancipation des liens personnels. A une histoire longue faite d’affaiblissement et de reconquête de l’autorité répond celle d’un progressif accroissement patrimonial des Capétiens qui contribue à légitimer de nouveaux modes de gouvernement. Loin d’être linéaire, le « travail de la monarchie sur elle-même » (Denis Richet) résulte d’emprunts multiples à des régimes concurrents. Dépassant le modèle impérial, l’affirmation d’un contrôle exclusif se fait au prix d’une réduction des ambitions à un territoire limité tandis que, dans un même mouvement, le passage de la saisine coutumière à la pleine propriété d’inspiration romanisante engage une autre façon de penser les biens privés. Ainsi, l’héritage médiéval de ce qui est appelé au XVIIe siècle « féodalité » continue longtemps de structurer, d’influencer, voire de contraindre les formes et les pratiques de la société politique. Principalement centrée sur la période des XVIe-XVIIIe siècles, dans un dialogue constant entre historiens et juriste, l’analyse ne se privera pas d’ouvrir vers d’autres champs de la recherche.

Contact

cosandey(at)ehess.fr, pierre.bonin(at)univ-paris1.fr

Programme

16 novembre

  • Fanny Cosandey, « L’historiographie du domaine, une justification du pouvoir ? »

7 décembre

  • Pierre Bonin, « Domaine et féodalité dans les manuels fondateurs de l’histoire du droit »

21 décembre

  • Gilduin Davy, « Représentations de l'espace et appréhension du pouvoir dans la Normandie des Xe et XIe siècles »

18 janvier

  • Elie Haddad, « Domaine et féodalité (I) La noblesse »

1er février

  • Fanny Cosandey, « Domaine et féodalité (II) La monarchie »

15 février

  • Attila Pókecz Kovács, « Territoire et pouvoir en Hongrie »

15 mars

  • Benoît Frydman, « Monopole de l'interprétation légitime et nationalisation des lois »

29 mars

  • Fanny Cosandey, « Un domaine familial ? »

5 avril

  • David Soldini, « Le débat historique autour de la forme de l'État en Italie : unité ou fédéralisme ? » 

3 mai 

  • Antoine Roullet, « Articuler des seigneuries composites : le patronage des Zuñiga y Sotomayor et leurs territoires » 

17 mai

  • Grégoire Bigot, « Une révolution dans la révolution en 1789 : la nationalisation des biens » 

31 mai

  • Guilhem Denizot, « La circulation des biens de la seconde maison de Bourbon Vendôme »

Catégories

  • Europe (Catégorie principale)

Lieux

  • Salle 3, de 17 h à 19 h - 105 bd Raspail
    Paris, France (75006)

Dates

  • jeudi 16 novembre 2017
  • jeudi 07 décembre 2017
  • jeudi 21 décembre 2017
  • jeudi 18 janvier 2018
  • jeudi 01 février 2018
  • jeudi 15 février 2018
  • jeudi 15 mars 2018
  • jeudi 29 mars 2018
  • jeudi 05 avril 2018
  • jeudi 03 mai 2018
  • jeudi 17 mai 2018
  • jeudi 31 mai 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • modernité politique, féodalité, monarchie, héritage médiéval, histoire du droit, capétiens

Contacts

  • Pierre Bonin
    courriel : pierre [dot] bonin [at] univ-paris1 [dot] fr
  • Fanny Cosandey
    courriel : cosandey [at] ehess [dot] fr

Source de l'information

  • Pierre Bonin
    courriel : pierre [dot] bonin [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Puissance territoriale et pouvoir royal dans la modernité politique », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 23 novembre 2017, http://calenda.org/424203