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Approches temporelles du développement durable

Temporal approaches to sustainable development

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Publié le lundi 11 décembre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Comment intégrer dans une même analyse les temps longs de la nature et du climat dans les temps plus courts de la politique ou des faits économiques et sociaux (Bonneuil et Fressoz, 2016) ? Peut-on « penser comme une montagne » pour agir en prenant en compte l’équilibre du système dans sa globalité et ses temporalités, comme le suggérait Aldo Léopold il y a un siècle ? Qu’est-ce qu’un équilibre du point de vue des temporalités et comment peut-on agir sur cet équilibre ? À l’image des travaux réalisés ces dernières décennies sur le rôle de l’espace dans le fonctionnement des écosystèmes (Wu, 2013), il est nécessaire de développer une approche transdisciplinaire des temporalités pour mieux comprendre le fonctionnement des socio-écosystèmes et anticiper les effets des changements globaux (Wolkovich et al., 2014).

Annonce

Argumentaire

La formule « développement durable » a fait son apparition au début des années 2000 notamment dans le domaine de l’action publique (Krieg-Planque, 2010). Cet équivalent français du sustainable development en souligne les dimensions temporelles : il s'agit de se projeter sur une longue durée et de tenir compte des conditions d'existence des générations à venir. À ces notions de « générations » et de « longue durée » s’ajoutent les concept d’« urgence » et d’« immédiateté » : les accords de Paris, en dressant le constat de l’ampleur des modifications que l’homme fait porter sur la planète, préconisent des actions de « court et moyen terme » par des engagements demandés aux États. Les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre et de pollutions diverses, de perte de biodiversité (Ceballosa et al, 2017) caractériseraient le début d’une nouvelle époque au sens géologique du terme, l’anthropocène (Crutzen & Stoermer, 2000), où les activités humaines seraient devenues le facteur majeur dans le fonctionnement et la modification du système terre. Les temporalités de l’anthropocène sont toujours en débat, certains suggérant un début de cette époque au moment de l’apparition de l’agriculture ou de la révolution industrielle ; cependant la « grande accélération » qui a eu lieu aux alentours des années 1950 avec notamment l’utilisation massive du pétrole, semble aujourd’hui faire de plus en plus consensus (Möllers et al, 2015 ; Bonneuil & Fressoz, 2016). Cette situation augmente l’incertitude sur l’avenir de la planète et de l’humanité, en particulier des populations déjà en situation de précarité. L’humanité est invitée à s’organiser « rapidement » pour mieux gérer les modifications qu’elle a initiées et assumer la responsabilité « d’intendant de la terre » (Stephen et al., 2011) pour être à même de choisir la trajectoire à venir.

Avenir, générations, courte, moyenne et longue durée, urgence, accélération : ce numéro sera conçu sur la base de contributions portant exclusivement sur les approches temporelles de l’action en lien avec un développement dit « durable ». Les propositions problématiseront ces dimensions temporelles à l’aide de recherches empiriques propres. En interrogeant la tension entre le court et le long terme, et en interrogeant notamment la notion d’urgence (climatique, sociale, etc.) il s'agira de dépasser la seule approche bio-systémique pour intégrer les quatre piliers du développement durable que sont la croissance économique, l’inclusion sociale et l’équilibre environnemental, et les cultures. Comment traiter de la reconnaissance de la diversité des cultures, des politiques d’éducation, de la diffusion de la science, de la liberté d’expression, d’accès à l’information, en adoptant une approche centrée sur les temporalités ? L’axe passé, présent, avenir (Chesneaux, 1985) permet d’interroger ces quatre caractéristiques du développement durable. Par exemple, le respect des cultures du présent constitue un lien entre le passé des sociétés et leur avenir, entre la préservation des traditions et l’émergence de nouvelles créativités.

Comment intégrer dans une même analyse les temps longs de la nature et du climat dans les temps plus courts de la politique ou des faits économiques et sociaux (Bonneuil & Fressoz, 2016) ? Peut-on « penser comme une montagne » pour agir en prenant en compte l’équilibre du système dans sa globalité et ses temporalités, comme le suggérait Aldo Léopold il y a un siècle ? Qu’est-ce qu’un équilibre du point de vue des temporalités et comment peut-on agir sur cet équilibre ? À l’image des travaux réalisés ces dernières décennies sur le rôle de l’espace dans le fonctionnement des écosystèmes (Wu, 2013), il est nécessaire de développer une approche transdisciplinaire des temporalités pour mieux comprendre le fonctionnement des socio-écosystèmes et anticiper les effets des changements globaux (Wolkovich et al., 2014).

Actions politiques et transitions

On entend qu’il faut agir, et vite, avant 2050, peut-être avant 2030. Depuis fin juin 2017, la revue Nature a même donné trois ans seulement pour inverser la courbe des émissions de GES (Figueres et al. 2017). Certes, mais comment l’action politique, avec ses temporalités propres, se structure-t-elle pour répondre à la fois à l’urgence et à celle du long-terme (cf. notre précédent dossier « Temporalités et action publique », 2014) ? Comment mener dans le temps présent une action politique intégrant un changement complet et donc profond de paradigme ?

Comment une action politique reposant sur la planification ou au contraire sur la conception de scénarios qui, par définition, ne sont que des hypothèses, peut-elle répondre à des situations critiques, tout en intégrant la connaissance et la compréhension des cycles ? Comment et sur quels fondements construire des stratégies répondant à la complexité des situations, et dépassant la simplicité d’une vision en deux dimensions qui ne réclame que la croissance (ou la décroissance), l’accélération (ou la décélération) et qui repose donc sur une appréhension linéaire du temps ? Comment s’appuyer sur l’histoire environnementale, sociale, économique, sur la mémoire, dans cette activité à l’intitulé paradoxal (voire oxymorique) qu’est la gestion des risques ? Et lorsqu’on analyse les changements de comportements et les évolutions des systèmes, comment savoir s’il s’agit d’épiphénomènes ou de bouleversements profonds et durables des paradigmes ?

Si ces préoccupations semblent progressivement s’affirmer dans l’action politique française – Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015, mise en place par un Ministère de l'Écologie et du Développement Durable qui vient d’être remplacé par un ministère de la Transition écologique et solidaire – les actions proposées essaient d’adapter à court terme le système actuel en utilisant des innovations technologiques (voiture électrique, isolation) mais peinent encore à esquisser une transition vers un nouveau système plus efficace énergétiquement et plus résilient à long terme qui repenserait l’organisation de l’espace et des temporalités (Calthorpe, 2010). On s’intéressera donc à la nature et aux temporalités de l’action politique en faveur d’un développement durable et aux modes temporels auxquels ces derniers répondent. Quel est le lien entre les temporalités de l’action et l’objectif affiché visant le développement durable ?

Perception des temporalités et changement de comportements

Un autre axe de réflexion peut porter sur la manière dont les personnes reçoivent et intègrent dans leur existence les changements de paradigmes induits par cette action politique, et revoient ainsi leurs critères d’évaluation et leurs priorités, leurs habitudes, leurs pratiques et représentations – en somme leur manière d’être au monde, leur culture. Ainsi, les modes de comportements relevant de la « slow attitude » peuvent être interrogés dans ce cadre, de même que la promotion des mobilités urbaines douces, par exemple, ne peut se passer d’une remise en question de la vitesse des mouvements contemporains. L’approche environnementale – en termes de calcul des émissions de GES – rejoint une approche sociétale et comportementale. On pourra s’intéresser à la manière dont s’incarnent dans l’action les notions liées à l’écologie temporelle, diffusées, suite aux conférences de Tutzing, par Barbara Adam, William Grossin et aujourd’hui par Thierry Paquot. L’objectif que William Grossin assigne à l’écologie temporelle, de « limiter les détériorations des milieux temporels d’existence et d’y remédier », luttant ainsi contre les temps « malsains », les temps contraints des horloges, les temps artificiels produits par la société industrielle, fait singulièrement écho aux enjeux du développement durable et suggère que dans le champ des temporalités, il existe une vision durable de ces dernières. Des temporalités durables seraient ces temps choisis, personnels, réconciliés avec la nature et permettant le bien-être individuel et collectif.

De même, la possibilité d’une approche circulaire de l’économie, impliquant par exemple une revalorisation des déchets mérite des interrogations sur les temporalités. Elle va de pair avec des modifications de comportements et de perception de la valeur de matières. Ces matières, qui étaient vouées à une existence éphémère (produites, utilisées, jetées) redeviennent des ressources valorisables dans le temps. Cette conscience nouvelle de temporalités lentes ou durables, comment rencontre-t-elle des temporalités rapides voire accélérées ? Prendre conscience qu’un déchet nucléaire met cent mille ans à perdre la moitié de son rayonnement ou qu’un courriel parcourt des milliers de kilomètres en une seconde est-ce sans effet sur l’action et sur la conception du présent ?

La confrontation aux temporalités « longues » du monde est récente. Ce n’est que depuis le XVIIIe siècle avec notamment les théories de Buffon sur l’âge de la Terre puis au XIXe siècle avec les travaux de Lamarck puis de Darwin sur l’évolution que l’humanité a pu comprendre les temporalités des processus géologiques et biologiques. Paradoxalement, c’est à ce même moment de construction d’une histoire de la Terre que le recours aux énergies fossiles a permis un développement sans précédent des activités humaines et une accélération artificielle de certains phénomènes naturels (taux d’extinction des espèces, émission de GES), bouleversant cette même histoire.

On peut donc se demander comment ces changements de paradigmes lancés par une action publique renouvelée face à une situation complexe et urgente s’articulent avec le changement d’époque promu sous le nom d’anthropocène. Ce changement de génération au sens géologique du terme est-il nouveau ou ne fait-il qu’entériner la posture de l’homme « maître et possesseur de la nature » déjà promue par Descartes ? Une action politique visant à répondre aux urgences pesant sur l’environnement et l’humanité ne vient-elle pas renforcer cet anthropocentrisme et l’idée que c’est donc l’homme qui dicte son tempo à la nature ?

Les articles attendus, fondés sur une approche empirique, porteront donc sur les temporalités des phénomènes étudiés (évènements, traitement politique, appréhension et action des individus, et des collectifs).

Les contributions pourront relever des sciences humaines et sociales, et notamment de la sociologie, de la géographie, de l’économie, des sciences politiques, de l’écologie, de l’histoire, de l’histoire des sciences, de l’histoire de l’environnement, de l’urbanisme, ou encore des sciences expérimentales, dans la mesure où la dimension de l’action individuelle ou politique est abordée. Les approches pluri-, trans- ou interdisciplinaires sont particulièrement bienvenues.

Envoi des projets d’articles

Les auteurs devront envoyer leur proposition d’article aux coordinateurs du numéro Natalia Leclerc (Natalia.Leclerc1@univ-brest.fr) et Jérôme Sawtschuk (Jerome.Sawtschuk@univ-brest.fr) — avec copie au secrétariat de rédaction de la revue (temporalites@revues.org).

Cette proposition, composée d’un titre et d’un résumé d’une page en français ou en anglais du projet d’article (5 000 signes maximum), ainsi que du nom, des coordonnées et de l’affiliation institutionnelle de l’auteur, pourra être envoyée

jusqu’au 15 janvier 2018.

Les auteurs sont invités à consulter nos procédures : http://temporalites.revues.org/683

La composition de nos comités : http://temporalites.revues.org/533

Et les consignes aux auteurs : http://temporalites.revues.org/684

Calendrier récapitulatif, échéances

  • Réception des propositions (résumés de 5 000 signes maximum) : 15 janvier 2018

  • Réponse des coordinateurs : 19 février 2018
  • Réception des articles (50 000 signes maximum) : 23 avril 2018
  • Retour des expertises des évaluateurs : 1er juin 2018
  • Version révisée : 3 septembre 2018
  • Remise des versions définitives : 15 octobre 2018
  • Sortie du numéro : décembre 2018

Comité de Rédaction

  • Jean-Michel Baudouin, Professeur en sciences de l’éducation à l’université de Genève
  • Jean-Yves Boulin, Chargé de recherche CNRS à l’Irisso (Dauphine). Temps de travail, temps de la ville.
  • Nathalie Burnay, Professeure, Université de Namur et Université catholique de Louvain.
  • Sylvie Célérier, Professeur Université de Lille 1 – Clersé. Chercheur associée CEE
  • Beate Collet, Maître de Conférence en sociologie, GEMASS, UMR 8598, Paris 4
  • Didier Demazière, Directeur de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations (CSO, Sciences-Po)
  • François-Xavier Devetter, Maître de conférences en sciences économiques au Clersé (Lille 1)
  • Nicolas Fieulaine, Maître de Conférences en Psychologie Sociale, Université de Lyon — Coordinateur du réseau international Perspective temporelle. Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (GRePS, EA 4163)
  • Ghislaine Gallenga, Maîtresse de Conférences en Anthropologie, Université d’Aix-Marseille — Institut D'Ethnologie Européenne Méditerranéenne Et Comparative - IDEMEC CNRS UMR 7307
  • Natalia Leclerc, Professeur agrégée de lettres modernes à l’université de Brest, docteur en littérature générale et comparée
  • Léa Lima, Maître de conférences en sociologie au Cnam, Directrice adjointe du LISE, UMR 3320
  • Thomas Lindemann, Professeur de Science Politique à l’Université Versailles Saint-Quentin et de Relations internationales à l’École Polytechnique
  • Jean-Marc Ramos, Maître de conférences en sociologie à l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Membre fondateur de Temporalités, il a codirigé le bulletin Temporalistes avec William Grossin.
  • Nicolas Robette, Maître de conférences en démographie à l’université de Versailles – Saint Quentin, membre du laboratoire Printemps et chercheur associé à l’Ined
  • Mélanie Roussel, Docteure en sociologie, Centre universitaire de Recherches sur l'Action Publique et le Politique, Épistémologie et Sciences Sociales - CURAPP-ESS (UMR 7319)
  • Diane-Gabrielle Tremblay, Professeur, Université du Québec, TÉLUQ. Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l'économie du savoir, gestion des âges et des temps sociaux

Comité scientifique

  • Nadya Araujo Guimaraes, Professeur de sociologie à l’université de São Paulo. Rôle des institutions sur le marché du travail, liens entre genre, origine ethnique et emploi.
  • Thierry Blin, Maître de conférences en sociologie à l’université Montpellier III. Action collective, mouvements sociaux, mais aussi l’œuvre d’Alfred Schütz.
  • Paul Bouffartigue, Directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST).
  • Maryse Bresson, Professeur de sociologie à l’université de Versailles – Saint-Quentin. Membre du laboratoire Printemps, spécialisée dans la sociologie des précarités et de l’intervention sociale.
  • Frédéric de Coninck, Ingénieur général des ponts et chassées habilité à diriger des recherches en sociologie. Directeur de l’école doctorale Ville et environnement de Paris Est. Codirige le numéro 16 sur les conflits de temporalités dans les organisations.
  • Corinne Gaudart, Chargée de recherche CNRS en ergonomie au Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise – CNAM). Conditions de travail, ergonomie du travail.
  • Abdelhafid Hammouche, Professeur de sociologie à Lille 1 et directeur du Clersé. Action publique dans l’espace urbain, famille en situation migratoire, rapports d’autorité intergénérations.
  • Christian Lalive d’Épinay, Professeur honoraire au centre interfacultaire de gérontologie de Genève. Parcours de vie, vieillesse, loisirs et travail, récits de vie, culture et dynamique des sociétés industrielles.
  • Michel Lallement, Professeur de sociologie au CNAM et ancien directeur du Lise. Régulations du travail et de l’emploi, travail et utopie, trajectoires sociales et production culturelle.
  • Carmen Leccardi, Professeur de sociologie à l’université Bicocca de Milan. Processus de mutations culturelles, implications éthiques et de pouvoir de la question temporelle.
  • Élisabeth Longuenesse, Chercheuse en sociologie à l’Institut français du proche-orient (Ifpo). Travail et question sociale, professions savantes et syndicalisme professionnel, migrations et mobilités.
  • Catherine Omnès, Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Versailles – Saint-Quentin, présidente du conseil scientifique du Comité d’histoire de la sécurité sociale, Catherine Omnès travaille sur les marchés du travail et les trajectoires professionnelles, la santé et la sécurité au travail, et les pratiques et politiques patronales.
  • Vanilda Païva, Professeur retraitée de l’université fédérale de Rio de Janeiro. Sociologie de l’éducation.
  • Agnès Pélage, Maître de conférences en sociologie à l’UVSQ et membre du laboratoire Printemps. Classes sociales, construction sociale du droit du travail, direction de l’enseignement secondaire.
  • Jérôme Pélisse, Professeur des Universités à Sciences Po. Firmes, Marchés du travail et groupes professionnels, Risques, Santé
  • Emília Rodrigues Araújo, Professeur de sociologie à l’université de Minho (Portugal) : sociologie de la culture et représentations du temps.
  • Christiane Rolle, Ingénieur d’Études UVSQ en retraite. Ancienne secrétaire de rédaction de la revue, a notamment coordonné, avec Morgan Jouvenet, le dossier du n° 14.
  • Laurence Roulleau-Berger, Directrice de recherche CNRS en sociologie, Triangle, ENS-Lyon. Villes internationales (Europe et Chine et économies plurielles), emploi, migrations, désoccidentalisation de la sociologie.
  • Gabrielle Varro, Chargée de recherche en sociologie au CNRS HDR (retraitée).
  • Didier Vrancken, Professeur de sociologie à l’université de Liège et directeur du Centre de recherche et d’intervention sociologiques. Action et intervention en siuation d’incertitude. Parcours de vie.

Bibliographie

Adam, Barbara, 2001. “The Multiplicity of Times: contributions from the Tutzing time ecology Project”, Time & Society, 10 (1), 349-350.

Audier, Serge, 2017. La Société écologique et ses ennemis, Pour une histoire alternative de l’émancipation, éd. La Découverte.

Bonneuil, C., & Fressoz, J. B., 2016. L'Événement anthropocène. La Terre, l'histoire et nous. Points, 332 p.

Calthorpe, P., 2010. Urbanism in the Age of Climate Change, Washington, DC, Island Press.

Ceballosa, G., Ehrlichb, P. R., Dirzob R., 2017. Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines. Proceedings of the National Academy of Sciences (early edition).
http://www.pnas.org/content/early/2017/07/05/1704949114.abstract

CGLU, 2010. La culture, quatrième pilier du développement durable, 2010, rapport de la CGLU (Cités et gouvernements locaux unis) :
http://www.agenda21culture.net/sites/default/files/files/documents/fr/zz_culture4pilierdd_fra.pdf (consulté le 12 octobre 2017)

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Comby Jean-Baptiste, 2015. La Question climatique, Genèse et dépolitisation d’un problème public, éd. Raisons d’agir, « Cours et travaux ».

Crutzen, P. J., & Stoermer, E. F., 2000. “Global change newsletter”. The Anthropocene, 41, 17-18.

Figueres, C., Schellnhuber, H. J., Whiteman, G., Rockström, J., Hobley, A., & Rahmstorf, S., 2017. “Three years to safeguard our climate”. Nature, 546 (7660), 593-595.

Grossin, William, 1996. Pour une science des temps. Introduction à l'écologie temporelle, Toulouse, Éditions Octares.

Krieg-Planque, A., 2010. La formule “développement durable” : un opérateur de neutralisation de la conflictualité. Langage et société, (4), 5-29.

Möllers, N., Schwägerl, C., & Trischler, H. (Eds.), 2015. Welcome to the Anthropocene: The Earth in Our Hands. Deutsches Museum Verlag.

Paquot, T., 2014. « Un temps à soi : Pour une écologie existentielle », Esprit, décembre, (12), 18-35. doi : 10.3917/espri.1412.0018.

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Wolkovich, E. M., Cook, B. I., McLauchlan, K. K., & Davies, T. J., 2014. “Temporal ecology in the Anthropocene”. Ecology letters, 17 (11), 1365-1379.

Wu, J., 2013. “Key concepts and research topics in landscape ecology revisited: 30 years after the Allerton Park workshop”, Landscape ecology, 28 (1), 1-11.

Dates

  • lundi 15 janvier 2018

Mots-clés

  • temporalité, anthropocène, développement durable, écologie, action politique, approche temporelle

Contacts

  • François Théron
    courriel : francois [dot] theron [at] uvsq [dot] fr

Source de l'information

  • François Théron
    courriel : francois [dot] theron [at] uvsq [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Approches temporelles du développement durable », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 11 décembre 2017, http://calenda.org/425069