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Gestion urbaine et gouvernance locale

Urban management and local governance

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Publié le mercredi 13 décembre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

La récurrence de la question environnementale semble en effet poser un sérieux défi tant à la planification spatiale qu’à la gestion urbaine. Comment peut-on prendre en compte efficacement les préoccupations environnementales par les outils d’urbanisme, conçus essentiellement avant l’émergence du développement durable sur la scène publique ? Ont-ils été capables d'intégrer les principales questions de la qualité environnementales ? Pourquoi alors s’interroger sur cette relation et pourquoi en faire un objet de recherche ?

Annonce

13-14 Mars 2018

Organisé par l’institut de gestion des techniques urbaines en coordination avec le laboratoire d’études historiques, sociologique et des changements socio-économiques.

Thématiques et importance du séminaire

La récurrence de la question environnementale semble en effet poser un sérieux défi tant à la planification spatiale qu’à la gestion urbaine. Comment peut-on prendre en compte efficacement les préoccupations environnementales par les outils d’urbanisme, conçus essentiellement avant l’émergence du développement durable sur la scène publique ? Ont-ils été capables d'intégrer les principales questions de la qualité environnementales ? Pourquoi alors s’interroger sur cette relation et pourquoi en faire un objet de recherche ? Si le champ du développement durable urbain intéresse de nombreux chercheurs, beaucoup reste à dire sur les évolutions qu’il aurait impliqué sur la planification spatiale dont la gestion urbaine représente la dimension appliquée et son articulation locale et le point d’articulation entre environnement et urbanisme qui mérite bien beaucoup d’examen et de réflexion. Cela nous a semblé une bonne entrée pour mieux appréhender et analyser ces réalités différentes. L’enjeu de cette rencontre scientifique est d’étudier l’articulation entre la gestion de la ville, comme étant un espace socio-économique par excellence, et la gouvernance urbaine. Nous voulons aboutir à une conception tant empirique que théorique qui nous permettra de comprendre et analyser la logique d’application adoptée par les différents acteurs urbains dans un premier temps et d’en tirer des enseignements pour une meilleure articulation entre la gestion urbaine-locale et environnementale. De ce fait, les chercheur, décideurs et tout acteurs dans la ville est appeler à évaluer la pertinence des dispositions des pouvoir publics en la matière et d’examiner leur mise en œuvre effective en termes de politiques et actions locales tout en mettant l’accent sur les changements d’approche et de méthodes effectuées par les pouvoirs publics. Cependant, en l’absence d’une approche cohérente, il n’est pas possible de s’attaquer aux problèmes de la gestion urbaine qui incombe directement dans la vie quotidienne des citadins sans pour autant placer la question de la bonne gouvernance au cœur des démarches d’aménagement et de développement pour une meilleure efficacité des actions visant la gestion de l’espace urbain pour une meilleure qualité environnementale. Ce qui constitue, l’un des enjeux qui méritent bien beaucoup de réflexion de par son apport en matière d’appréciation, d’analyse, et de comparaison des différents parcours engagés depuis l’indépendance à nos jours

Contexte du séminaire

Actuellement, les citadins sont confrontés à un nombre de problèmes (déchets, déficits d’eaux potables, bruit, gestion de l’espace…etc.) ce qui préconise donc un modèle de développement qui concilie les temporalités appropriées aux exigences environnementales, économiques et politiques. D’où nait la nécessité de faire intégrer le développement durable au cœur de la réflexion sur l’avenir de nos villes. Cependant les évolutions contemporaines de nos villes sont-elles dans le sens du développement durable ? Les tendances actuelles semblent monter qu’un véritable pari est à lever, aussi bien par les chercheurs que par les acteurs urbains dans un contexte qui oblige à se rendre compte de la complexité des changements de la ville qui doit être gérée et gouvernée en : - Définissant l’apport réel des changements opérés à travers l’usage des différents instruments de planification spatiale et gestion urbaine mis en place ; - Évaluant les avancées de l’action publique dans l’amélioration de la qualité de vie et l’efficacité et les limites des mesures prises pour gérer l’espace urbain ; - Examinant l’articulation entre les actions en faveur de l’environnementale sur l’espace urbain et le degré d’implication des acteurs urbain ; - Mettant l’accent sur les difficultés du passage d’une vision techniciste à vision interdisciplinaire ; - Insistant sur la question de transversalité de l’action publique qui doit reposer sur le décloisonnement des sphères économiques, écologiques et sociales.

Objectifs du séminaire

Les objectifs de ce séminaire, qui réunit des chercheurs, des organismes, des élus, des experts et des associations…, sont :

  1. L’ouverture d’un débat entre les différents acteurs urbains pour mettre en évidence les questions fondamentales relatives aux problèmes urbains ;
  2. Le dégagement des recommandations nécessaires à une meilleure gestion des villes ;
  3. Gérer les villes en prenant en considération leurs spécificités socio-économiques et culturelles ;
  4. Déterminer le cadre scientifique et opérationnel pour la préservation des tissus urbains ayant une valeur historique et culturelle.

Axes du séminaire

1. Gouvernance urbaine et développement local

La notion de gouvernance est fréquemment utilisée, dans des sens fort variés, par les spécialistes des relations internationales, les experts des systèmes politico-administratifs, les politologues, les sociologues et les économistes, sous le qualificatif de « bonne gouvernance ». Elle est même devenue un label distribué par les organisations internationales (Jacquier, 2008). La gouvernance s’oppose aux modes de gestion traditionnels, centralisés, hiérarchisés, descendants «top-down»...etc. C’est une approche fondée sur des réseaux d’actions publiques et des mécanismes de coopération, de régulation, voire d’intégration dans des systèmes et dispositifs d’action d’une large diversité d’acteurs publics et privés : systèmes polycentrés, réticulaires, horizontaux, transversaux, processuels, ascendants «bottom-up». Cette dernière « bottom-up » considère le territoire comme un élément actif dans la conception et la mise en œuvre des politiques locales. Pour l’urbanisme, la géographie et la sociologie, cette notion se manifeste en accompagnant deux mouvements synchroniques. D’une part, un retrait relatif des pouvoirs centraux et des formes traditionnelles de gouvernement. D’autre part, une montée en puissance des collectivités territoriales et de leurs instruments (sociétés d’économie mixte, agences…) au sein des régions et notamment des grandes villes. D’où la notion de gouvernance urbaine (Jacquier, 2008).

2. Gestion des Risques en milieux urbains 

Les risques en milieu urbain résultent de la conjonction de deux facteurs. Le premier, considère l’emplacement géographique et l’exposition aux aléas. Le deuxième, examine la vulnérabilité accrue due à la piètre qualité de la gouvernance locale, à la dégradation de l’environnement ainsi qu’à l’épuisement des ressources (PNUD, 2010). Cependant, de quoi parle-t-on quand on parle de risque ? Le terme risque est utilisé à chaque fois qu’il y a possibilité de perdre quelque chose, pour un individu, une famille, une ville, un territoire, une entreprise, une société, un pays ou bien une organisation sociale (Metzger, 2011). Le paradigme ‘’risque = aléa x vulnérabilité’’ est très puissant car il est ancré, non seulement dans les démarches scientifiques, mais aussi dans les outils concrets de gestion et de prévention des risques mis en place par les politiques publiques des pays du Nord comme ceux du Sud. La plupart des plans de prévention concernent un seul aléa, et commencent par la « cartographie des risques » c'est-à-dire de l’aléa. Par conséquent, les politiques publiques sont le plus souvent des politiques d’évitement ou de contention de l’aléa (Metzger, 2011).

3. Gestion des infrastructures urbaines et des services publics

Les termes infrastructures urbaines et services publics renvoient aux immeubles ou installations nécessaires à la vie de la collectivité. Les équipements et services publics sont, spécifiquement, ceux relatifs aux secteurs de l'éducation, de la culture, de la santé, du transport, de l'administration, des services gouvernementaux, des services sociaux et de la justice. Le développement économique, social et culturel des villes, suppose la présence d'un réseau d'équipements et d'infrastructures de tous ordres. Leur présence dans un milieu nécessite toutefois la mise en place d'une forme de développement favorable à leur accueil et à leur maintien. Cependant, l'éparpillement de l'habitat et des activités urbaines aura souvent comme effet l'inadéquation de la desserte en équipements et en services publics. Quelles sont les solutions envisageables pour en remédier à ces formes discontinues du développement de nos villes ? Et quels sont ses effets par rapport au milieu bâti existant ? Est-ce que l’investissement collectif est suffisant pour étendre en périphérie les services publics ? Est-ce qu’il n’entraînera pas une sous-utilisation des équipements et des services déjà installés ?

4.Techniques urbaines et gestion locale

La gestion locale suscite une gestion de proximité, avec des origines très variées : représentants de services de l’État, des collectivités, bailleurs sociaux, les élus et particulièrement les mouvements associatifs (Didier, 2009). Il est bien de signaler que, le fait de ne pas associer les habitants aux actions de gestion, notamment de leurs quartiers, pose des difficultés quant à l’évolution du cadre de vie des habitants. Il ne sert à rien de procéder à une opération de réhabilitation si, au bout de six mois, les dégradations sont telles qu’il faut recommencer l’opération. Aujourd’hui, un nombre important de quartier d’habitat social présente des difficultés en matière de gestion, alors que les symptômes précurseurs apparaissaient dés le début des années 1970 (Tesson, 2009). Dans certains pays, la mise en œuvre de stratégie de gestion, comme celle de la politique de la ville, avait l’ambition d’apporter une solution globale aux conséquences liées à une crise urbaine et sociale croissante.

5. Urbanisme, habitat et cadre de vie

 

Ces dernières années, les villes algériennes ont connu un développement urbain très rapide, cette urbanisation est aujourd’hui encadrée par des dispositifs législatifs et techniques hérités des périodes antérieurs qui ne sont plus ou pas adaptés à la ville actuelle. Par ailleurs, le marché du logement s’est développé au point de devenir aujourd’hui une composante essentielle du paysage - 6 - urbain des villes algériennes. La réalité de ce marché de logement et son incohérence avec la demande tant sur le plan quantitatif que qualitatif pose d’innombrables questionnements sur les logiques et les politiques mises en œuvre. Se posent aussi la question sur le cadre de vie des habitants, les inégalités sociales, la disparition d’une identité locale, le paysage urbain produit, la structuration des tissus urbains, les logiques foncières et les zones à risques. Est-ce que la construction d’un véritable habitat porté par une bonne gouvernance à l’échelle de l’aire urbaine est possible ?

Cibles

  • Universités.
  • Laboratoires
  • Centres de recherche.
  • Collectivités locales.
  • Les dirigeants des administrations et organismes des différents secteurs.
  • Les élus.

Président d’honneur

  • Pr. BADDARI Kamel, Recteur de l’université Mohamed Boudiaf -M’sila

Président du séminaire et du comité scientifique 

  • Dr. LAKHDAR HAMINA Youcef

Comité d'organisation du séminaire

  • GUERMIT Ali BENKHALED El-Hadj
  • MILI Mohamed KAOUCHE Imane DAHDOUH Djamel OUDINA Fateh DERRAF Labdi BELKHEIR Smail ARAB Walid KARA Abdelhamid TAIBAOUI Saad
  • ADJEB Mohamed El-Mahdi RAMDHANE CHICOUCHE Amar
  • MIMOUNE Abdelhafid, représentant du vice-recteur RELEX

Comité scientifique

  • Dr, LAKHDAR HAMINA Youcef Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr. BEN HAMMOUDA Fathi Agence Spatiale Algérienne-ASAL
  • Pr, HADJAB Makhloufi Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr, BOUTABBA/MILI Hynda Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Pr, FARHI Abdellah Université Mohamed Khider Biskra
  • Pr, BELAKHAL Azzedine, Université Mohamed Khider Biskra
  • Pr, MAZOUZ Said Université Larbi Ben M’hidi Oum Bouaghi
  • Pr, ADDAD Med CHERIF Université Larbi Ben M’hidi Oum Bouaghi
  • Pr. BENMISSI H’sen Université de Constantine
  • Dr, AMIRECHE Hamza Université de Constantine
  • Dr, DJEMMILI Abderrazak Université de Setif
  • Pr, SOUIHER Nouari USTHB – Alger
  • Pr, HUSNEIN Adnane AL HOSN University-UAE
  • Pr. KHARRAT Fakher ENAU –Tunisie
  • Pr, CHAKROUNE Lamia Université Lille – France
  • Dr, BOUDIAF Bouzid Ajman university- UAE
  • Dr, AIT HAMZA Mohamed Université Mohamed V Maroc
  • Dr, CHENNAF Nabyl University AUD –UAE
  • Pr, GRECU Florina Université de Bucarest – Roumanie
  • Dr, AMMICHE Allaoua Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr, KHOUDOUR Malek Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Pr, ROUADJIA Ahmed Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr, MADJADJ Tarek Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Pr. REDJEM ALI Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr NOUIBAT Brahim Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr MEZRAG Hadda Université Mohamed Boudiaf M’Sila
  • Dr, REZAZE Med Abdessamed USTHB-Alger
  • Dr, HAMOUDA Abida, Université de Batna
  • Dr, MANAA Ammar Centre Universitaire de Tipaza
  • Dr, CHOUAI Said Université Larbi Ben M’hidi Oum Bouaghi
  • Pr, REITER Sigrid Université de Liège- Belgique
  • Dr. DAOUDI Mohamed King Abdelaziz University- Arabie Saoudite
  • Pr. URBANO FRA Paleo Université Santiago Di Compostella -Espagne
  • Pr. HADIED Mohamed Université Essania -Oran
  • Pr. BOURDELLE Guy Université Rêne II-France
  • Pr. NEDJAI Rachid Université D’Orléans-France
  • Pr, TACHRIFT Abdelmalek Université Mohamed Boudiaf de M’Sila

Conditions de soumission

Langues du séminaire : Arabe – Français - Anglais.

Toute communication orale dans l’une de ces langues doit être appuyée par un résumé dans les deux autres langues.

Résumé : 300 mots au maximum avec 7 mots clés, Auteur principal, Affiliation, Fax / mail, le numéro de téléphone ; ainsi que l’axe d’intervention ; incluant la problématique, la méthodologie de recherche et les principales idées avec une bibliographie sommaire, ainsi que le nom de l’auteur, l’institution d’appartenance, l’adresse mail,

Texte définitif de la communication : 6 à 15 pages au maximum y compris les illustrations. Format A4, simple interligne, normal 12 Times New Roman, Word, Marges 2.5 cm. Illustrations 10cm x 15cm au maximum.

Les projets d’intervention devront être envoyés impérativement par e-mail aux adresses électroniques suivantes : igtu2017sigugl@gmail.com colloquegtu@gmail.com

Remplir la fiche d’inscription jointe.

Echéancier

  • Date limite d’envoi des résumés : 25 décembre 2017

  • Notification d’acceptation préliminaire 8 Janvier 2017
  • Date limite de soumission du texte final (full Paper) 20 Janvier 2018
  • Notification d’acceptation 15 Février 2018

Informations générales

Frais de participation : 5000 DA, (inclus : documents, flyers, pause-café et deux déjeunés), le déplacement et l’hébergement resteront à la charge des communicants. Le comité d’organisation suggèrera cependant les solutions d’hébergement les moins onéreuses pour les intervenants.

Catégories

Dates

  • lundi 25 décembre 2017

Fichiers attachés

Mots-clés

  • gouvernance, aménagement, gestion, urbanisme

Source de l'information

  • Tarek Medjadj
    courriel : medjadj_tarek [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Gestion urbaine et gouvernance locale », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 13 décembre 2017, http://calenda.org/425404