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Culture de la paix et développement culturel au Cameroun

The culture of peace and cultural development in Cameroon

Journée internationale Nelson Mandela 2018

International Nelson Mandela day 2018

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Publié le mercredi 10 janvier 2018 par Céline Guilleux

Résumé

La journée internationale Nelson Mandela offre aux experts (universitaires, étudiants, journalistes, etc.) en sciences sociales et en humanités une excellente occasion pour se retrouver autour des thématiques de la culture de la paix et du développement culturel.

Annonce

Le Centre national d’Éducation duMinistère de la Recherche scientifique et de l’Innovation en collaboration avec le Département de Langues et Cultures camerounaises de l’École normale supérieure, Université de Yaoundé 1 organisent du 05 au 06 septembre 2018 à Yaoundé, un colloque scientifique sur le thème Culture de la paix et développement culturel au Cameroun.

Argumentaire

En novembre 2009, l’assemblée générale des Nations Unies déclarait le 18 juillet « Journée internationale Nelson Mandela » en l’honneur de la contribution apportée par l’ex-président sud-africain à la culture de la paix et de la liberté. Cette décision a résonné comme la reconnaissance des valeurs défendues par Nelson Mandela, ainsi que son dévouement au service de l’humanité, à travers son action humanitaire dans plusieurs domaines. La paix s’entend alors comme un état de stabilité, de tranquillité, de bien-être psychique moral et social qui concourt à l’épanouissement de l’individu.

Dans un pays marqué par des crises de divers ordres (sociales, économiques et politiques), il est plus qu’impératif d’invoquer la paix comme levier d’un développement durable que tous les citoyens appellent de leurs vœux. Cette culture de la paix que l’Assemblée Générale des Nations Unies résume en termes de « valeurs, attitudes et comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de libertés, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société »[1].

Pour atteindre le développement durable, il n’est pas simplement question de créer des richesses et les redistribuer.  Il faut surtout les ancrer avec intelligence dans un contexte social et culturel, de sorte que la consommation ne puisse hypothéquer les générations à venir. Cette position remet la culture au centre du développement durable, car toute tentative de développement qui ne nous regarde pas en tant membre d’une culture est vouée à l’échec et pire, au dépérissement des cultures millénaires africaines.

Le Nelson Madela’s day offre aux experts (universitaires, étudiants, journalistes, etc.) en sciences sociales et en humanités une excellente occasion pour se retrouver autour de cette thématique sur la culture de la paix et le développement culturel et disserter sur l’un des trois axes suivants, lesquels ne se veulent pas exclusifs.

Axe 1 : Paix et culture de l’environnement

Certaines sociétés tirent leurs fondamentaux vitaux de la nature (forêt, cours d’eau, savane, désert, etc.). La gestion non-contrôlée et abusive de cet environnement détruirait également la culture de ces peuples, avec comme conséquence immédiate la dépossession de l’espace vitale d’un peuple qui se trouverait menacé de disparition. Les peuples autochtones sont ici un exemple. On pourrait aussi penser à l’installation dans certains espaces propre à causer de grosses catastrophes. Dépossédé donc de son espace vital, le manque d’harmonie avec le nouvel espace affecterait la paix que ces peuples pourraient développer vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à- vis de leur environnement. Comment maintenir donc cet état de paix et d’harmonie  dans un environnement attiré par les sirènes de l’industrialisation ? Comment penser le développement qui pourrait prendre en considération l’appropriation des terres en zones rurales par des élites qui mettent sur pied une agriculture intensive tournée vers le commerce extérieur aux villages, affamant par là même les villageois ?

Axe 2 : Paix et Croyances /religions

Voltaire dans Les Lettres Anglaises, a démontré avec bonheur la paix et l’harmonie suscitées par l’existence d’une trentaine de religions en Angleterre. La question des religions transposée à un niveau local se mue plutôt en instrument de division et de mise à mal de la cohésion sociale. Rentrent en jeu maintenant des intérêts économiques, tribaux, ethniques, régionaux, qui souvent  ne profitent qu’à des individus isolés au détriment de l’ensemble de la communauté. Quel regard poser sur un phénomène aussi vieux que les sociétés, mais qui ne cesse de se régénérer et se propager ? Quelle est l’influence des pratiques nouvelles apportées par certaines religions qui seraient interdites dans les sociétés locales ? Quelle serait la part du politique dans le maintien de la cohésion sociale dans ce cas ?

Axe 3 : Langues et cultures locales et stabilité

Le contexte linguistique actuel du Cameroun questionne les différentes politiques linguistiques établies depuis les indépendances. Les pères de l’indépendance ont pensé qu’il serait mieux de consacrer le pays à un bilinguisme considérant les grands ensembles qu’étaient la partie anglophone et la partie francophone. Au-delà de cette consécration et remettant même en cause la conférence de Berlin, les problèmes linguistiques du Cameroun ne pourraient-ils pas connaître meilleure fin en considérant la globalité et la particularité linguistique du pays ? Pourquoi des batailles autour des regroupements linguistiques qui ne contribuent qu’à l’hégémonie de l’occident ? Comment penser la mise en utilisation pratique et exclusive des langues locales dans les mêmes fonctions que les langues dites officielles ?

Axe 4 : L’éducation pour une culture de la paix

La  culture et la paix sont inséparables puisqu’elles sont deux faces d’une même pièce. Ces deux concepts sont dits indistinguables, puisque la définition primaire de l’éducation est ‘acculturation’. Toute société humaine, peu importe le niveau d’évolution technologique, accorde une attention particulière à la transmission de son héritage culturel à la jeunesse. Ceci aide à consolider la solidarité humaine et à assurer la survie des sociétés au – delà des temps. L’éducation pour une culture de la paix se trouve dans le mandat constitutionnel  de l’UNESCO qui voudrait construire la paix ‘dans l’esprit des hommes’. L’accès à l’éducation et aux formes diverses d’apprentissage est nécessaire mais il n’est pas une condition suffisante pour une culture de la paix. Un système éducatif et d’apprentissage complet est une nécessité pour tous les groupes sociaux. Afin que la paix et la non-violence prévalent, il y’a un besoin de renforcement d’une culture de paix à travers l’éducation ; ceci n’est possible qu’en revisitant les curricula éducatifs afin de promouvoir des valeurs qualitatives, des attitudes et des habitudes pour une culture de la paix incluant la résolution pacifique des conflits, le dialogue, la non-violence active, etc.

Comment est ce que les bailleurs de fonds peuvent-ils créer des conditions favorables à un environnement où la culture et la paix prospèrent ? Qu’est ce qui peut être fait pour assurer que les enfants dès le bas âge bénéficient d’une éducation sur les valeurs, attitudes, modes de comportement pouvant les aider à résoudre tout type de conflit dans la paix et dans un esprit de respect de la dignité humaine, de la tolérance et de la non-discrimination ? Comment est ce que la diversité linguistique peut-elle être promue au niveau de l’éducation ?

Modalités de soumission

Les propositions de communications peuvent être envoyées en français ou en anglais aux adresses suivantes :

  • gastonbessala@gmail.com
  • bihdavina@yahoo.com
  • Date limite de soumission : 27 avril  2018 à 17h GMT.

  • Tenue du colloque : 05-07 septembre 2018

Lieu du colloque : Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation

Comité scientifique

  • Dr TAMAJONG Elisabeth, Directeur de Recherche, CNE-MINRESI ;
  • Pr BITJA’A KODY Denis, Professeur, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr BILOA Edmond, Professeur, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr MBA Gabriel, Professeur, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr SADEMBOUO Etienne, Professeur, Université de Yaoundé 1.
  • Pr NSEME Clédor, Maître de Conférences, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr ATINDOGBE Gratien, Maître de Conférences, Université de Buea ;
  • Pr ASSOUMOU Jules, Maitre de Conférences, Université de Douala ;
  • Pr MESSINA NDIBNU Julia, Maître de Conférences, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr MEBENGA Luc, Maître de Conférences, Université de Yaoundé 1 ;
  • Pr TABE Florence, Maître de Conférences, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr MBOUOMBOUO Pierre, Maître de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr YAMBENE Henri, Maître de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr ZOA ZOA Yves, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr KIWOH Terence, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr MGBA Stéphane, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr NOAZI Carole, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr NGONDJEYIHA Madeleine, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr FONKOUA Paul, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr NZAMEYO Rodrigue, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr ABOUNA Paul, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr NDJOMNBOG Joseph Roger, MINEDUB.

Comité d’organisation

  • Dr MAKASSO Moselly, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr BESSALA Gaston, Chargé de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Dr MANIFI Maxime, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr NGUE UM Emmanuel, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • Dr AKU Julius EYOH, Chargé de Cours, Université de Yaoundé 1 ;
  • M. BELINGA Pierre Germain, Attaché de Recherches, CNE-MINRESI ;
  • Mme NGO BINAM Isis, Attaché de Recherches, CNE-MINRESI ;

Secrétariat

  • Mme BIH Davina, Attaché de Recherche, CNE-MINRESI ;
  • M. MFIARAK Richard, Attaché de Recherche, CNE-MINRESI ;
  • Mme SANDJOL epse ATANGANA, Attaché de Recherche, CNE-MINRESI ;
  • Mme KAYUM Carole, PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme JIRNDI Finita ; PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme DE MOMHA Mispa ; PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme AVOA Sandrine epse BELINGA, PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme TALLA Christelle, PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme DIGBWA Joséphine, PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1 ;
  • Mme HABIBA Missa, PLEG/Doctorante, Université de Yaoundé 1.

[1] Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU 52/13 199

Lieux

  • Yaoundé, Cameroun

Dates

  • vendredi 27 avril 2018

Mots-clés

  • croyance, culture, éducation, environnement, langue, paix

Contacts

  • Gaston Bessala
    courriel : gastonbessala [at] gmail [dot] com
  • Davina Bih
    courriel : bihdavina [at] yahoo [dot] com

Source de l'information

  • Gaston Bessala
    courriel : gastonbessala [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Culture de la paix et développement culturel au Cameroun », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 10 janvier 2018, https://calenda.org/428359

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