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De l'habitat à la pratique : habiter ?

From habitat to practice - what is habitation?

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Publié le jeudi 18 janvier 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Avec ce séminaire il s’agira de mettre en perspective divers moments et situations rendant visibles et sensibles les pratiques d’habiter. On propose de mettre en perspective les approches classiques en termes de culture matérielle et de formes architectoniques, les modes d’organisation sociale et rituelle qui s’y rattachent mais aussi les phénomènes critiques qui mettent en cause la recherche humaine d’un équilibre à travers l’habitat.

Annonce

Présentation du séminaire

Lors de l’Exposition Universelle parisienne de 1889, l’architecte Charles Garnier proposa un parcours retraçant « l’histoire de l’habitation » en s’appuyant sur des données ethnographiques. Chalet scandinave, maison byzantine ou encore gallo-romaine, quarante-quatre modèles grandeur-nature se côtoyaient sur l’emplacement même – clin d’œil de l’histoire – de l’actuel Musée du Quai Branly. Par la suite, en 1892, est publiée L’habitation humaine, édition enrichie du Guide de l’Exposition écrite à quatre mains avec l’historien Auguste Ammann. L’ouvrage fait suite à la démarche analogue de Viollet Le-Duc et son Histoire de l’habitation humaine de 1875. L’intérêt pour l’habitat remonte aux origines des sciences sociales et c’est d’ailleurs à des auteurs du XIXe siècle, comme Frédéric Le Play, que l’on doit par exemple les descriptions des logements ouvriers en Europe (Les ouvriers des deux mondes, 1857-1928 ; Les ouvriers européens, 1877-1879). Mais au-delà des démarches savantes, il semblerait que dans le sens commun, les populations humaines, dans leur infinie diversité, fussent définies et identifiées à partir d’un habitat pouvant même devenir emblématique, telles les yourtes des pasteurs sibériens, les maisons victoriennes anglo-saxonnes ou les gratte-ciel des New-yorkais. Thème classique et pluridisciplinaire, l’habitat et son corollaire, les pratiques d’habiter, n’en constituent pas moins un objet labile, propre à toutes sortes de projections idéologiques et par conséquent difficile à saisir dans son ensemble.

Avec ce séminaire il s’agira de mettre en perspective divers moments et situations rendant visibles et sensibles les pratiques d’habiter. On propose de mettre en perspective les approches classiques en termes de culture matérielle et de formes architectoniques, les modes d’organisation sociale et rituelle qui s’y rattachent mais aussi les phénomènes critiques qui mettent en cause la recherche humaine d’un équilibre à travers l’habitat. A cet égard, on invitera à une réflexion relative à la notion de chez-soi (ou home), ses diverses formes – individuel ou collectif, statique et mobile, durable et temporaire, etc. – et ses multiples expressions, à partir d’une approche comparative de différentes aires géographiques et culturelles. Cela sera l’occasion de questionner plus largement les notions attribuées communément à l’habitat : qu’est-ce qu’un habitat s’il peut devenir précaire, ou obsolète ? Être « sans domicile » signifie-t-il habiter nulle part ? Peut-on habiter un lieu de passage tel qu’un hôtel ? Peut-on être chez-soi dans un habitat collectif ? Que signifie le fait d’habiter à l’étranger, dans le contexte d’une diaspora par exemple ? Et en fonction de ces facteurs de perturbation intensifiés par les flux de l’existence contemporaine, de quelle façon les solidarités traditionnelles (familiales, ethnico-nationales, religieuses etc.) se recomposent-elles autour de repères spatiaux inscrits dans l’habitat ? En quoi les notions modernes de « patrimonialisation » et de protection de l’environnement jouent-elles un rôle à cet égard, en particulier face au processus de mondialisation de la spéculation immobilière qui bouleverse les régularités du rapport des sociétés à l’habiter ? Enfin, sur un plan épistémologique, de quelle façon envisager les croisements interdisciplinaires pour répondre en termes scientifiques aux représentations et formes d’identification, celles inhérentes à l’habitat et à l’habiter, qui concernent toutes les sociétés humaines ?

Pour en savoir plus : silaam.hypotheses.org.

Le séminaire interlaboratoires d'anthropologie Aix-Marseille 2018, organisé par les doctorants de l'IDEMEC, de l'IMAF, du CNE, du CREDO et de l'IrAsia, aura pour thème : "De la pratique à l'habitat : habiter ?". La première séance aura lieu le vendredi 26 janvier 2018 de 9h30 à 17h30 au Campus Saint Charles de l'Université Aix-Marseille, amphithéâtre Massiani (Marseille).

Programme

Vendredi 26 janvier 2018 de 9h30 à 17h30

au Campus Saint Charles de l'Université Aix-Marseille, amphithéâtre Massiani (Marseille).

  • 9h30-10h00 : Accueil des participants / Café de bienvenue
  • 10h-10h15 : Introduction
  • 10h15-11h : « Un chez soi rapanui à l’étranger. Du village à la ville » (Diego MUŇOZ, CREDO)
  • 11h00-11h45 : « Les lieux d’une réinstallation post-catastrophe. Continuité et évolution du rapport à l’espace d’un village des hautes terres du volcan Merapi (Java, Indonésie) » (Adeline MARTINEZ, IrAsia)
  • 12h00-14h30 : Pause déjeuner
  • 14h30-15h15 : « Habiter la maison traditionnelle chinoise : l’exemple des habitations du Nord (XVe-XIXe siècles) » (Candice DEL MEDICO, Orient & Méditerranée)
  • 15h15-16h30 : « La tente touareg, une habitation chargée de valeur » (Dominique CASAJUS, IMAF)
  • 16h30-17h30 : Discussion par Patrick PÉREZ (ENSA Toulouse & LISST-CAS) puis conclusion générale

Résumé des interventions

  • Diego MUŇOZ (anthropologue), CREDO « Un chez soi rapanui à l’étranger. Du village à la ville »

Depuis les années 1960, la société rapanui connaît un rapide processus d’ouverture vers l’extérieur où la migration vers les villes du Chili continental ne cesse de s’agrandir. Selon les deux derniers recensements chiliens (2002 et 2012), près de 60% des Rapanui habitent en dehors de l’île de Pâques, dont 26% dans la région Métropolitaine du Santiago, la capitale du pays. Dans ce contexte de mobilité, au moins trois générations des Rapanui sont nées et ont grandies en dehors du contexte social insulaire.

Parallèlement à ce processus d’enracinement en ville, les Rapanui nés sur l’île de Pâques s’intègrent aujourd’hui dans un réseau de migration circulaire qui lie l’île de Pâques et le Chili continental. Or, ce qui semblerait être deux mondes différents, celui de la vie urbaine et celui de la vie insulaire, s’avèrent être des contextes sociaux articulés entre eux. Ce qui ressort des biographies et des histoires familiales des Rapanui en ville c’est qu’ils ont construit des formes d’habiter la ville qui ont comme point de référence une certaine vie insulaire. Il s’agit d’une représentation idéale de l’interconnaissance insulaire. Celle-ci est recherchée et « re-produite » en ville à l’aide de différentes stratégies telles que l’investissement de lieux et de quartiers avec des symboles rapanui, ainsi que par des rassemblements rituels organisés autour d’un four enterré (umu).

Dans cet exposé, je voudrai d’abord explorer la configuration de cet idéal rapanui sur l’interconnaissance dans l’espace insulaire, pour ensuite explorer comment ce principe est vécu dans l’espace urbain. Dans un premier temps, nous étudierons la formation du seul village existant sur l’île de Pâques (Hanga Roa). L’histoire de l’enracinement des groupes de parenté sur le lieu nous sert à comprendre le rapport mémorial des Rapanui à l’espace d’habitation. Dans un deuxième temps, nous analyserons comment cette notion d’interconnaissance est mobilisée par les Rapanui en ville pour créer une « communauté situationnelle » configurée lors des rassemblements rituels umu. Enfin, ces rassemblements rituels nous montrent comme les Rapanui construisent un chez-soi en ville qui sert à gérer la distance par rapport au lieu dit d’origine.

  • Adeline MARTINEZ (anthropologue), IrAsia « Les lieux d’une réinstallation post-catastrophe. Continuité et évolution du rapport à l’espace d’un village des hautes terres du volcan Merapi (Java, Indonésie) »

Au travers de l’exemple d’un village montagnard détruit et réinstallé après l’éruption de 2010 du volcan Merapi (Java, Indonésie), cette communication entend mettre en lumière certains mécanismes de (re)composition des rapports à l’espace. Pour ce faire, l’analyse portera sur la mise en perspective du processus d’appropriation du nouvel espace en regard des liens qui unissent les habitants à l’ancien territoire villageois. Dans ce contexte, il apparaît que le sentiment d’être chez soi s’inscrit dans un double processus. Il passe à la fois par la reproduction de l’organisation sociale et spatiale du groupe villageois au sein du site de réinstallation et par la revendication explicite d’une identité collective liée au territoire villageois originel.

  • Candice DEL MEDICO (archéologue), Orient & Méditerranée « Habiter la maison traditionnelle chinoise : l’exemple des habitations du Nord (XVe-XIXe siècles) »

L’habitat chinois a suscité, et suscite encore, de nombreuses réactions de la part des Occidentaux. Si certains voyageurs, à l’image du marchand français Emile Bard, sont heurtés par l’insalubrité de certaines demeures, d’autres sont fascinés par leur magnificence. Ces avis divergents trouvent leur origine dans la multiplicité des formes que prend la maison chinoise. Cette dernière est façonnée tant par des contraintes naturelles (climat, relief, etc.) que par l’évolution des mœurs. La siheyuan四合院, maison à cour intérieure carrée, est typique du nord de la Chine. On retrouve ce modèle architectural au sein des hutongs de Pékin dans sa conception la plus simple, ainsi que dans les maisons de marchands des régions du Shaanxi et Shanxi, dans sa forme la plus complexe. À travers cette présentation, nous nous intéresserons à la manière dont est pensée la maison dans le nord de la Chine sous les dynasties Ming et Qing. Comment est-elle construite? À quelles fonctions doit-elle répondre? Différents types d’habitats utilisés à cette époque, et encore en élévation de nos jours, seront introduits. Enfin, une mise en relation des coutumes, passées et actuelles, nous permettra d’avoir une vision plus élargie du sujet.

  • Dominique CASAJUS (anthropologue), IMAF « La tente touareg, une habitation chargée de valeur »

Les Touaregs, comme beaucoup d’autres nomades sahariens ou sahéliens, organisent leur tente selon des pôles dont chacun se charge d’une valeur spécifique. Sa base est un polygone curviligne que les Touaregs voient comme un cercle. Les quatre piquets d’angle sont situés respectivement au sud-est, au sud-ouest, au nord-est et au nord-ouest – exactement la disposition des quatre étoiles du Carré de Pégase lorsqu’elles se trouvent au zénith. Les Touaregs de la région d’Agadez disent que Dieu a créé cette constellation, qu’ils appelaient « le toit », pour leur apprendre à construire leurs tentes. Selon eux, les quatre étoiles sont elles-mêmes la réplique des invisibles colonnes qui soutiennent la voûte céleste aux quatre coins du monde. En même temps que de la manière dont les Touaregs sahéliens habitent leur tente et habitent leur monde, l’exposé traitera de la façon dans l’anthropologie peut rendre compte de ce type de discours.

  • Patrick PEREZ (architecte et anthropologue, ENSA Toulouse & LISST-CAS) assurera la discussion générale de la séance.

Vendredi 13 avril de 9h00 à 17h00

  • 9h00-9h30 : Accueil des participants / Café de bienvenue
  • 9h30-9h45 : Introduction
  • 9h45-10h45 :  « Séparer pour faire lien. Partition de l’espace et viabilité du bâti en pays lyela (Burkina Faso) » (Luc PECQUET, IMAF)
  • 10h45-11h45 : « Construire en béton : innovations architecturales et appartenances socio-spatiales à Mere Lava, Vanuatu » (Marie DURAND, CREDO)
  • 12h00-14h00 : Pause déjeuner
  • 14h00-15h00 : « Habiter la grotte à Tataouine ! De la maison creusée à la maison construite » (Candice DEL MEDICO, IREMAM)
  • 15h00-16h00 : « De l’inconfort à l’hétérotopie : peut-on habiter dans un squat ? » (Florence BOUILLON, LAVUE-AUS)
  • 16h00-17h00 : Discussion par Muriel GIRARD (INAMA/ENSA-M) puis conclusion générale

Résumés des interventions

  • Luc PECQUET (anthropologue), IMAF« Séparer pour faire lien. Partition de l’espace et viabilité du bâti en pays lyela (Burkina Faso) »

Comment passer d’un espace de brousse, potentiellement dangereux, essentiellement incertain, à un espace viable, que l’on va rituellement qualifier d’habitable puis bâtir et, enfin, habiter effectivement ? Et que reste-t-il ultérieurement, dans un lieu habité, de ces qualités initialement requises pour s’installer, et qui sont établies progressivement par le suivi des procédures de recherche et d’acquisition un site où bâtir puis celles de la construction de la maison ? Quelles pratiques, notamment, leur sont redevables ? Ou quelles pratiques, dans une maison habitée, mettent en jeu ces qualités de l’espace et du bâti que les rituels et les opérations suivies depuis le choix du site ont instauré ? Ces questions seront abordées en nous intéressant au procès de construction d’une maison Lyela.

  • Marie DURAND (anthropologue), CREDO« Construire en béton : innovations architecturales et appartenances socio-spatiales à Mere Lava, Vanuatu »

Au Vanuatu, comme plus généralement dans le Pacifique, construire une maison est un geste crucial qui ancre les personnes dans les lieux et leur permet de se positionner dans le paysage social. Sur l’île rurale de Mere Lava, au nord de l’archipel, les maisons désignées comme “coutumières”, construites en matériaux locaux, et les maisons semi-permanentes en béton et tôles ondulées représentent des stratégies alternatives pour affirmer ces liens aux lieux et aux personnes.

A travers une analyse des processus de mise en œuvre ainsi que des attitudes par rapport aux nouveaux matériaux et formes de construction, locales ou importées, cette communication explorera la manière dont les continuités et les ruptures dans les gestes techniques et les réseaux sociaux mobilisés influencent les valeurs attribuées à l’habitat contemporain. Elle suggérera que, pour les gens de Mere Lava, la créativité et l’innovation font partie intégrante de pratiques de l’habiter spécifiques, incluant une idée de soin et d’attention aux lieux, et ouvrant des possibilités d’actions et de relations sociales et spatiales futures. Enfin, je montrerai comment ces continuités et ruptures techniques et sociales permettent aujourd’hui aux gens de Mere Lava de valoriser les maisons en béton en termes d’ “histoire”, affirmant une appartenance à la terre et à leur île d’origine tout en démontrant leur intégration à un monde globalisé et leurs capacités d’action sur le plan national et international.

  • Manel ZNAIDI (architecte), IREMAM« Habiter la grotte à Tataouine ! De la maison creusée à la maison construite »

Habiter la grotte dans le sud tunisien est énigmatique. Les origines de cet habitat partagent les études et les recherches en deux hypothèses. La première justifie l’apparition de l’habitat troglodyte par la fuite des Berbères locaux au moment des invasions arabes de l’Ifriqiya au XIe siècle. Ils se sont retirés dans « la grotte refuge » (J. MAQUART, 1906) sur le djebel Demmer. Cette hypothèse défensive et militaire est reconsidérée. Les avantages climatiques de la grotte « fraîche l’été, chaude l’hiver » dans un milieu pré-désertique justifient le choix de cette forme d’habiter (A. ZAÏED, 1992).

La maison troglodyte à Tataouine est identifiée comme un espace féminin. Les tâches quotidiennes structurent les usages spatiaux. L’organisation interne de cet espace domestique montre une pratique spatiale polyvalente. L’emplacement du mobilier (G. LIBAUD, 1986) et le rapport quotidien à l’espace vécu (A. LOUIS, 1971 et 1975) montrent une flexibilité dans l’usage. Cet habitat est riche en symboles sémiologiques. La pratique spatiale du seuil par exemple est digne d’intérêt. Elle traduit la manière d’approprier l’espace domestique privé.

Cet habitat vernaculaire subit depuis un demi-siècle des évolutions irréversibles. La morphologie architecturale creusée est remplacée par une morphologie architecturale construite. La maison dite « moderne » construite avec les nouveaux matériaux, notamment la brique rouge, le ciment et le fer substitue à la maison troglodyte. Le village de Douiret est un exemple éloquent, qui présente une mutation rapide de l’habitat. Le village troglodyte de montagne est déserté. A partir de 1972, un nouveau village est aménagé à 2 km au pied de la montagne. Ce village est caractérisé par une mosaïque de formes d’habiter. A travers deux cas d’étude sélectionnés (séjours de terrain en février 2014 et en décembre 2016), nous interrogerons les nouvelles manières d’habiter. Nous exposons en premier lieu le cadre bâti de chaque exemple. Celui-ci sera la toile de fond pour étudier l’appropriation de l’espace habité à travers à travers l’observation de l’aménagement des objets et les usages spatiaux de différents lieux. Nous essayerons de répondre aux questions suivantes : A quel point l’urbanisation s’est-elle inscrite dans les pratiques d’habiter ? Les mutations dans la morphologie architecturale de l’habitat reflètent –elles une rupture avec les manières d’habiter troglodyte ?

  • Florence BOUILLON (anthropologue), LAVUE-AUS« De l’inconfort à l’hétérotopie : peut-on habiter dans un squat ? »

Cette communication reviendra sur une enquête ethnographique au long cours conduite dans les squats du centre de Marseille dans les années 2000. Elle aura pour objet d’interpréter l’énigme que constitue, dans le contexte urbain de l’époque, l’attachement au squat exprimé par de nombreux habitants. A travers l’évocation de situations de squats observées in situ, nous tenterons d’établir les conditions de possibilité d’établissement d’un chez soi au sein d’un habitat caractérisé à la fois par l’inconfort, l’instabilité et la disqualification. Nous terminerons en interrogeant la pertinence du rapprochement entre squat et hétérotopie, soit le potentiel émancipateur de l’habitat non ordinaire.

  • Muriel GIRARD (architecte, INAMA/ENSA-M) assurera la discussion générale de la séance.

Catégories

Lieux

  • Campus Saint Charles (Université Aix-Marseille), Amphithéâtre Massiani - 3 place Victor Hugo
    Marseille, France (13003)

Dates

  • vendredi 26 janvier 2018
  • vendredi 13 avril 2018

Mots-clés

  • habitat, habiter, anthropologie

Contacts

  • Collectif SILAAM
    courriel : silaam [dot] orga [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Collectif SILAAM
    courriel : silaam [dot] orga [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« De l'habitat à la pratique : habiter ? », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 18 janvier 2018, https://calenda.org/429913

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