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Le patrimoine militaire septentrional du Moyen Âge à nos jours

Northern military heritage from the Middle Ages to the present day

Les édifices urbains non-fortifiés

Unfortified urban edifices

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Publié le mercredi 24 janvier 2018 par João Fernandes

Résumé

Les territoires compris entre la Seine, la Meuse et le Rhin (Hauts-de-France, Belgique, Pays-Bas) ont été le lieu de nombreux conflits depuis le Moyen Âge, inscrivant de ce fait profondément le fait guerrier dans l’architecture septentrionale. Si les fortifications font partie des éléments les plus étudiés, elles occultent de nombreuses autres formes du patrimoine militaire, notamment les édifices urbains non-fortifiés indispensables au logement, au soin et à l'approvisionnement des troupes. Il convient de ce fait de s'intéresser aux nombreux éléments de l’architecture militaire – casernes, hôpitaux, magasins, manufactures,… - visibles ou disparus, intacts ou délabrés, à usage militaire ou reconvertis, caractérisant l’espace urbain septentrional situé entre le Rhin et la Seine.

Annonce

Argumentaire

Les territoires compris entre la Seine, la Meuse et le Rhin (Hauts-de-France, Belgique, Pays-Bas) ont été le lieu de nombreux conflits depuis le Moyen Âge, inscrivant de ce fait profondément le fait guerrier dans l’architecture septentrionale. Si les fortifications de Vauban font partie des éléments les plus étudiés, elles occultent de nombreuses autres formes du patrimoine militaire. Les autres édifices défensifs, de l’enceinte médiévale aux blockhaus de la Seconde Guerre mondiale en passant par les forts Séré de Rivières, sont moins connus mais révèlent l’importance régionale et l’évolution de la tactique militaire au fil du temps. Les villes concentrent également de nombreux autres bâtiments comme des casernes, des hôpitaux ou des entrepôts moins visibles dans le tissu et le paysage urbains.

Malgré son importance spatiale et structurelle, le patrimoine militaire septentrional a longtemps rencontré une indifférence populaire et institutionnelle. Le départ de nombreuses unités depuis la fin de la Guerre Froide et la suspension du service national a provoqué l’apparition de nombreuses friches militaires comparables aux friches industrielles. Néanmoins, ce patrimoine connaît actuellement un regain d’intérêt perceptible dans la presse, les activités des associations et des collectivités territoriales ainsi que les recherches universitaires. Plusieurs centres de recherche s’y intéressent dans l’Est (projet sur « l’empreinte militaire dans les provinces de l’Est » porté depuis 2009 par Laurent Jalabert, MCF à l’université de Nancy) et dans le Sud-Ouest (projet « patrimoine militaire (2012-2024) » mené depuis 2012 par Nicolas Meynen, MCF à l’université de Toulouse, et Émilie d’Orgeix, MCF à l’université de Bordeaux). Le projet « archéologie et patrimoine militaire » mené par l’institut de recherches historiques du Septentrion (IRHIS – Lille) ambitionne de donner un pendant septentrional à ces recherches en permettant aux universitaires, aux professionnels et aux usagers de ce patrimoine ainsi qu’aux historiens locaux, qui ont joué un grand rôle dans la redécouverte de ces édifices, de mutualiser et de confronter les fruits de leurs recherches.

Le projet s’articule en trois journées consacrées chacune à une thématique différente : les édifices urbains non-fortifiés, les forts et les citadelles (1er semestre 2019) et la fortification détachée et les vestiges bétonnés (1er semestre 2020). Chaque session sera publique et rassemblera des universitaires, des spécialistes (archéologues, urbanistes, architectes, …) et des usagers de ce patrimoine (armée, collectivités, musées, …) dont les présentations n’excéderont pas 20 minutes.

Cette première journée s’intéresse aux nombreux éléments de l’architecture militaire – casernes, hôpitaux, magasins, manufactures, … - visibles ou disparus, intacts ou délabrés, à usage militaire ou reconvertis, caractérisant l’espace urbain septentrional situé entre le Rhin et la Seine.

Axes thématiques

Trois axes sont privilégiés :

1. La question de l’oubli et de la redécouverte de ces édifices à travers les processus physiques, sociaux et culturels liés à l’effacement progressif du phénomène guerrier.

2. La thématique de l’appropriation patrimoniale et de la valorisation face aux enjeux politiques et économiques ainsi qu’aux éventuelles contradictions de la reconversion.

3. La réflexion sur la comparaison régionale et internationale pour mettre en évidence les spécificités locales.

Modalités pratiques

Les propositions d’intervention (1 page maximum) accompagnées d’un CV sont à envoyer au plus tard pour le 15 mars 2018 aux adresses suivantes :

  • Christine Aubry - christine.aubry@univ-lille3.fr
  • Philippe Diest - philippe.diest@univ-catholille.fr
  • Laurent Jalabert - laurent.jalabert@univ-lorraine.fr

Après étude des propositions par le conseil scientifique, le comité d’organisation informera les différents intervenants des modalités pratiques pour les frais de déplacement.

Comité d’organisation

  • Christine Aubry - christine.aubry@univ-lille3.fr
  • Philippe Diest - philippe.diest@univ-catholille.fr
  • Laurent Jalabert - laurent.jalabert@univ-lorraine.fr

Comité scientifique

  • Xavier Boniface (professeur des universités à l’université de Picardie – CHSSC)
  • Philippe Bragard (professeur à l’université catholique de Louvain – SSH)
  • Émilie D’Orgeix (maître de conférences à l’université Bordeaux 3 – AUSSER)
  • Catherine Denys (professeur des universités à l’université de Lille – IRHIS)
  • Philippe Diest (maître de conférences à l’université catholique de Lille – FLSH)
  • Laurent Jalabert (maître de conférences à l’université de Lorraine – CRULH)
  • Nicolas Meynen (maître de conférences à l’université de Toulouse – FRAMESPA)
  • Stéphane Michonneau (professeur des universités à l’université de Lille – IRHIS)

Bibliographie indicative

  • Le patrimoine militaire et la question urbaine, In situ, n°16, 2011
  • Aben J., Rouzier J., (dir), Défense et aménagement du territoire, Montpellier, Université Paul Valéry, 2001, 440 p.
  • Aumaitre M., Les casernes du Nord-Est de la France en 1914, Mémoires en Images, Saint-Cyr sur Loire, Alan Sutton, 2008, 128 p.
  • Bragard P., Chanet J.-F., Denys C. et Guignet P. (eds), L'armée et la ville dans l'Europe du Nord et du Nord-Ouest, du XVe siècle à nos jours, Louvain, Presses universitaires de Louvain, 2006, 409 p.
  • Clain H. (dir.), Septentrion : villes fortes entre mer du Nord et Meuse : patrimoine urbain et projets durables, Paris, Somogy, 2007, 254 p.
  • Christau P., Wey R., Les hôpitaux militaires au XXe siècle, Paris, Le cherche midi, Service de santé des Armées, 2006, 336 p.
  • Dallemagne F., Le patrimoine militaire, Paris, Scala, 2002, 327 p.
  • Dallemagne F., Les casernes françaises, Paris, Picard, 1990, 256 p.
  • Dufour J.-L., La guerre, la ville et le soldat, Paris, Odile Jacob, 2002, 352 p.
  • Meynen N. (dir), Valoriser les patrimoines militaires, théories et actions, Rennes, PUR,
  • 2010, 248 p.
  • Picon A. (dir), La ville et la guerre, Paris, Éditions de l’imprimeur, 1996, 237 p.
  • Rocolle P., Léman P., Le patrimoine guerrier, aspects du patrimoine régional, Lille, Comité économique et social régional, 1981, 44 p.

Lieux

  • Campus du Pont de Bois, Salle de séminaire de l'IRHIS
    Villeneuve-d'Ascq, France (59650)

Dates

  • vendredi 19 octobre 2018

Contacts

  • Philipp Diest
    courriel : philippe [dot] diest [at] univ-catholille [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Philippe Diest
    courriel : philippe [dot] diest [at] univ-catholille [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le patrimoine militaire septentrional du Moyen Âge à nos jours », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 24 janvier 2018, http://calenda.org/430169