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Mondialités islamiques : interfaces anglophones et francophones, enjeux décoloniaux

Islamic worlds - Anglo- and Franco-phone interfaces and decolonial issues

Cycle de séminaire interdisciplinaire - programme 2017-2018

Interdisciplinary seminar cycle - program 2017-2018

*  *  *

Publié le vendredi 26 janvier 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Travail critique sur les tropes idéologiques du mondial, par une histoire comparée des pensées de la différence culturelle dans la modernité européenne, attentive aux implications coloniales indissociables des géopolitiques du savoir "moderne". S'attachant aux contre-mondialisations que fournit l'histoire des transnationalités islamiques, on décomplète l'histoire mondiale : on "provincialise" l'Euro-Amérique et on réintroduit la complexité d'une histoire connectée des formes politico-culturelles. Mais on se place aussi sur l'une des lignes de fissure critiques qui organise le jeu de la différence et des luttes dans les rapports de monde, où s'est enkystée une configuration spécifique de la mondialisation : la polarisation géoculturelle "Occident"/"Islam". Il s'agit de faire agir cette critique islamique de la mondialisation et de sa géoéconomie "de la connaissance", aux interfaces postcoloniales anglophone et francophone.

Annonce

Séminaire co-organisé par Claire Gallien, Université Paul Valéry Montpellier 3 / IRLC (UMR 5186) et Claire Joubert, Université Paris 8 / TransCrit (EA 1569)

Contact : claire.gallien@univ-montp3.fr - claire.joubert@univ-paris8.fr

Argumentaire

Interfaces anglophones et francophones

Le séminaire poursuit un travail engagé de longue date sur les conditions contemporaines des savoirs critiques dans le contexte de la mondialisation. La critique y procède par l’historicisation généalogique des tropes scientifiques et idéologiques du mondial, rapportés à l’histoire comparée des pensées de l’étranger et de la différence culturelle dans la modernité européenne, ainsi qu’aux implications coloniales indis-sociables de ses géopolitiques du savoir. La question théorique en jeu est celle du rapport entre culture et politique dans ses variations contemporaines, et des potentiels stratégiques pour le travail critique.

   Replacer « la mondialisation » dans une histoire longue des mondialités et de leurs enjeux permet de dé-singulariser, c’est-à-dire aussi de dé-neutraliser, la séquence historique du présent depuis 1980. En s’attachant aux illustrations de contre-mondialisations que fournit l’histoire des transnationalités de l’Islam dans l’histoire moderne, on décomplète et décentre l’histoire mondiale ; on « provincialise » (D. Chakrabarty) l’Euro-Amérique comme point de vue dominant, et on réintroduit la complexité d’une histoire connectée. Mais on vient aussi se placer sur l’une des grandes lignes de fissure critiques qui organise le jeu de la différence et des luttes dans les rapports de monde, où s’est enkystée un e configuration spécifique de la mondialisation : le rôle assigné par « l’Occident » à « l’Islam » dans la polarisation géoculturelle de l’ordre mondial après la guerre froide, et la place critique du monde musulman – de « l’Islam mondialisé » (O. Roy) et de ses nouvelles solidarités et différen-ciations – dans le système-monde néolibéral.

   Le séminaire s’attache à faire agir cette critique islamique de la mondialisation et de sa géoéconomie « de la connais-sance » à l’interface postcoloniale où elle a prise sur le pouvoir culturel de la France, de la Grande-Bretagne, et des Etats-Unis, qui ont pris le relais de ces acteurs hégémoniques majeurs après 1945 – et, à travers eux, sur les partages du pouvoir qui s’exercent à l’échelle mondiale.

Enjeux décoloniaux

Bien au-delà du cliché d’un Islam en crise ou « malade » (A. Meddeb) largement relayé par une machine politico-médiatique globalisée, nous nous intéresserons aux combats féministes, antiracistes, politiques, écolo-giques, et épistémologiques nourris par la pensée islamique.

Le séminaire entend développer une réflexion critique sur la longue durée et mettre à jour une « archéologie » (M. Foucault) de la pensée orientaliste qui nous permettra d’intervenir à deux niveaux : tout d’abord dans l’analyse des effets présents de structures cognitives et imaginatives de pouvoir mises en place dès la première modernité et des modulations de ces structures au cours du temps ; ensuite dans une attention portée aux interventions décoloniales contemporaines des courants de pensée islamique.

Nous souhaitons interroger les stratégies d’invisibilisation et de détournements qui ordonnent un certain rapport politique à « l’Islam » à partir des contextes francophone et anglophone qui sont les nôtres. Ainsi le séminaire permet de sortir du débat autour de « l’Islam » ou à la place de « l’Islam » et d’entrer dans une forme critique et éthique du penser avec.  Ce positionnement métho-dologique emprunte aux décolonialités islamiques et ne se veut en aucun cas une tentative de rachat d’un occident spirituellement appauvri. L’idée n’est pas de mettre l’autre au service d’une démarche égocentrique et extractrice d’enrichissements spirituel ou intellectuel et de transformer l’Islam en simple plus-value. Il est de décoloniser les savoirs pour critiquer les manières dont l’Islam nous est donné à penser par défaut et de nous mettre aux diapasons des décolonialités islamiques, affichées comme telles ou non.  

Parmi les questions qui pourront être explorées :

  • archéologie et devenirs de l’orientalisme – savoirs, médias, publics
  • critique décoloniale des orientalismes, décolonialités islamiques, épistémicides
  • formes et transformations contemporaines de la saisie scientifique et intellectuelle du monde musulman (disciplines, institutions, organes, acteurs, militances)
  • situations des intellectuels musulmans après 1980 / dans la mondialisation
  • Islam et critique ; critiques musulmanes du colonialisme et de la mondialisation néolibérale
  • religion, culture et (géo)politique ; culturalisation du politique ; politisation du religieux
  • histoire et transformation des transnationalités musulmanes dans la mondialisation
  • Islam comparé
  • interfaces entre multiculturalité musulmane et multiculturalité postcoloniale
  • nationalisme, arabisme, (pan)islamisme, internationalisme et afro-asiatisme, émigration et immigration, globalisme
  • enjeux de la diversité des langues et de la traduction dans les mondialités islamiques
  • explorations littératures et artistiques des enjeux des mondialités islamiques

Programme 2017-2018

Les séances ont lieu

à Paris : Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75006, 18h-21h.
à Montpellier : Salle 002, Site St Charles, Rue du Professeur Henri Serre, 34000, journée d’études.
  • 9 février 2018 : Thomas Brisson

Itinéraires transnationaux d’un intellectuel revivaliste musulman : destins croisés de Tariq Ramadan en Grande-Bretagne et en France

L’intervention part d’une question : pourquoi Tariq Ramadan, au moins avant les différents scandales de violence sexuelles qui éclatèrent à l’automne 2017, fut-il un intellectuel respecté en Grande-Bretagne (professeur à Oxford et proche du pouvoir politique), alors qu’il reste considéré, en France, comme un intellectuel marginal et un théologien suspect ? Nous montrerons que l’on peut rendre compte de ces destins croisés en les ramenant à la trajectoire transnationale de Ramadan, dont le projet d’une adaptation de l’Islam à la situation de communautés de fidèles désormais globales implique des formes d’insertion spécifiques dans les contextes politiques et intellectuels des différents Etats-nations. L’enjeu est alors de comprendre son influence anglaise et son déclassement en France en allant plus loin que les considérations générales sur une Angleterre multiculturelle et une France laïque, en s’intéressant aux logiques des champs intellectuels et politiques dans chacun de ces pays et aux positions qu’y a occupées Ramadan. A travers ces questions, on suggèrera que la sociologie politique peut aussi apporter un éclairage propre sur les lieux et les conditions dans lesquels s’élabore une pensée musulmane contemporaine pour laquelle, dans la lignée des courants revivalistes, la fidélité à une histoire propre se joue dans un rapport à des modernités epistémiques et politiques plurielles.

Thomas Brisson est maître de conférences au département de science politique de l’université Paris 8. Auteur de Les intellectuels arabes en France (La Dispute, 2008), il publiera, en 2018, Au-delà de la modernité occidentale. Circulations et débats des intellectuels postcoloniaux aux éditions La Découverte.

  • 16 mars 2018 : Hamza Esmili & Montassir Sakhli

Hamza Esmili

L’Effort et la Loi : dynamiques d’Islam marginal

A l’ombre de la Cité, une communauté de fidèles. Prenant exemple sur celle des Compagnons du Prophète, ils vont « là où les musulmans sont », arpentant inlassablement un territoire que fonde la désaffiliation (Castel, 1995*). Pour autant, la « réforme de soi et des autres » qu’ils font advenir ne procède ni d’un savoir surplombant ni d’une loi absolue : s’agit-il alors d’une prédication sans discours ? A l’intersection de la sociologie de la marginalité urbaine et de celle des formes symboliques, la présente communication vise à situer la réaffiliation dont les Frères se font les porteurs, de ses limites, mais également de la critique théologico-politique qu’ils engagent au cœur de l’entreprise collective de constitution de l’Islam marginal – Islam des marginaux.

*Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat, 1995.

Doctorant en sociologie au Centre Maurice Halbwachs (UMR 8097 – ENS/EHESS/CNRS), sa thèse porte sur quelques figures de discours islamique en banlieue francilienne. Autour des notions de marginalité, de réaffiliation et de critique, il s’agit d’observer, par le biais de l’ethnographie, les processus de constitution collective au sein d’un espace lui-même disqualifié.

Montassir Sakhi

Modernité et Utopie en État islamique : hypothèses

L’objet de cette communication est de présenter et d’étudier les spécificités qui structurent le discours de l’État Islamique. Par État Islamique, nous désignons deux réalités : celle qui émerge en Occident et celle d’Orient. A partir d’un terrain ethnographique réalisé aux frontières de la guerre irako-syrienne et en France, nous confrontons deux grandes figures discursives qui traversent la doxa et le sacerdoce de l’EI : d’un côté un discours étatique moderne ou rationnel-étatique qui viserait une sortie de la guerre civile vers « une politique comme guerre continuée par d’autres moyens » (Foucault, 1976*), de l’autre côté un discours d’utopie violente qui vise une sortie du monde tragique et qui combine refus des grandes institutions de « la paix » et de la souveraineté. Nous proposons quelques pistes d’analyse à partir de ces deux logiques antagonistes et clivantes tant au sein des territoires contrôlés par l’EI qu’en Occident.

* Michel Foucault, « Il faut défendre la société ». Cours au collège de France (1976)

Doctorant en anthropologie ED 401 - Sciences Sociales - Paris 8 / LAVUE. Sa thèse porte sur « Être et Faire en État Islamique ». Elle souhaite cerner, à partir de terrains multi-situés, les trajectoires des militants du Jihad français et marocains, et étudier les structures politiques et symboliques régissant le discours et les territoires de l’État Islamique.

  • 13 avril 2018 : Anna-Louise Milne

De problèmes de circulation aux lettres ouvertes : une mise en lumière du projet « Cultures plurielles, espaces pluriels » avec l’Institut des Cultures d’Islam à Paris

S’appuyant sur une exploration de l’actuelle programmation culturelle et artistique de l’ICI, et notamment de l’exposition Lettres ouvertes, De la calligraphie au street art (https://www.institut-cultures-islam.org), cette communication visera à placer l’évolution du projet ICI lancé par Bertrand Delanoë dans un contexte de grande crispation médiatique et municipale autour des « prières de rue », en rapport avec une archéologie de la « culturalisation » du politique, et notamment d’une occlusion des enjeux postcoloniaux de ce site, situé au cœur de la Goutte d’Or dans le dix-huitième arrondissement de Paris dans deux bâtiments sensiblement différents.

On abordera l’articulation de l’espace de culte (une salle de prière intégrée dans le bâtiment construit par la Mairie de Paris mais dont la gestion dépend d’une association religieuse) et l’espace de culture (des salles d’exposition, de cours et de consommation), en interrogeant la place accordée à l’art contemporain comme vecteur de contestation et/ou de consensus. Notre réflexion s’intéressera aussi bien à l’utilisation des espaces matériels des deux bâtiments de l’ICI qu’à la manière dont « la lettre » (« ouverte ») – signifié et signifiant – est mobilisée pour construire une « mondialité islamique ».

Anna-Louise Milne est directrice de recherches à l’Institut de l’Université de Londres à Paris (ULIP) où elle développe the Paris Centre for Migrant Writing and Expression. Après des études de philosophie et de littérature comparée à Oxford et à Columbia University, New York, elle a publié plusieurs ouvrages critiques sur le milieu des revues littéraires pendant l’entre-deux-guerres, les écrivains « expatriés » et « réfugiés » à Paris, et plus largement le choix de la capitale française comme lieu d’écriture et de publication. Progressivement à cette approche analytique et historique, elle a intégré une démarche pratique notamment sous forme de laboratoires de traduction et de production de textes avec des personnes récemment arrivées à Paris et en Europe. Actuellement, elle travaille dans et sur le nord-est parisien, au carrefour du monde, dont elle a tiré son plus récent livre (75, Gallimard, 2016).

  • 5 mai 2018 : Journée d’étude et table ronde 1

Lectures de la charia : de l’orientalisme au décolonial, Montpellier

Matinée :

Introduction par Claire Gallien et Claire Joubert.

Point de départ : Construction orientaliste de la question de la charia

Atelier de lecture et débat

Après-midi : Interventions

Ismail Warscheid (IRHT/CNRS)

L’historicité d’un droit sacré : la pratique de la charia au Maghreb et en Afrique de l’Ouest (1500-1930)

Objet de fantasmes, de craintes et de débats, la charia constitue un système normatif doté d’une histoire à travers laquelle le rapport entre droit et religion n’a cessé d’être discuté et redéfini. À partir de nos recherches sur la littérature juridique maghrébine et sahélo-saharienne de l’époque moderne (XVIe – XIXe siècle), nous proposons une réflexion sur l’évolution de ce débat dans l’Occident musulman. Nous souhaitons initier l’auditoire aux différents niveaux de régulation normative véhiculés à travers les textes issus de la science du droit en Islam (fiqh). Il s’agit notamment de mettre en évidence la distinction opérée par les juristes musulmans entre une réflexion visant l’encadrement de la vie en société et des considérations ciblant l’individu et son rapport avec Dieu. Dans un deuxième temps, nous allons nous interroger sur les transformations de la culture du fiqh au Maghreb et en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la conquête coloniale et de la montée en puissance de mouvements dits « réformistes ».

Docteur de l’EHESS en « Histoire et civilisations », diplômé de l’université de Genève, Ismail Warscheid est chargé de recherche au CNRS et membre de l’Institut de recherche et d’histoire des textes à Paris. Ses travaux portent sur l’histoire de l’Islam au Maghreb et en Afrique de l’Ouest à l’époque moderne. Il voue un intérêt particulier au développement de traditions littéraires, notamment en matière de droit, dans les sociétés sahariennes entre le XVIIe et le XIXe siècle. Parmi ses publications récentes :

Droit musulman et société au Sahara prémoderne : La justice islamique dans les oasis du Grand Touat (Algérie) aux XVIIe – XIXe siècles, Leyde, Brill, 2017.

« The Persisting Spectre of Cultural Decline: Historiographical Approaches to Muslim Scholarship in the Early Modern Maghreb » in The Journal of the Economic and Social History of the Orient, 60 (2017): 142-173.

Nathalie Bernard-Maugiron (IRD)

La charia et les évolutions du droit dans le monde arabe

Après les « printemps arabes », suivis des « automnes islamistes », la question de la place de l’islam et de la charia dans les systèmes politiques et juridiques des pays arabes est revenue au premier plan. Certains craignaient qu’avec la victoire électorale de partis islamistes au Maroc, en Tunisie ou en Egypte et la montée de mouvements fondamentalistes on n’assiste à une réislamisation du droit. Mais quelle place occupait la normativité islamique dans ces pays avant le déclenchement des processus révolutionnaires et quel est son statut à l’heure actuelle ? Pourquoi les droits actuels des pays arabes sont-ils si différents les uns des autres, alors que tous ces États affirment appliquer la charia ?

Cette conférence s’attachera à déconstruire les représentations de la charia comme un ensemble de normes figées et monolithiques et à appréhender la place effective qu’elle occupe encore dans les systèmes de droit contemporain des pays arabes.

Nathalie Bernard-Maugiron est juriste et directrice de recherche à l’IRD. Elle est chercheur associée à la Faculté de droit de l’Université Paris Descartes et enseigne le droit contemporain des pays du monde arabe à l’Ecole de droit de la Sorbonne et à SciencesPo. Ses travaux de recherche portent sur les transformations du statut de la femme au sein de la famille ainsi que sur les réformes constitutionnelles et les processus de transition post-révolutionnaires dans le monde arabe. Elle a co-dirigé l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman à l’EHESS (2010-2014) et publié en 2015 un ouvrage portant sur la charia (Dalloz, collection « A savoir », avec Jean-Philippe Bras).

  • 15 juin 2018 : à préciser

Interfaces anglophones et francophones

Le séminaire poursuit un travail engagé de longue date sur les conditions contemporaines des savoirs critiques dans le contexte de la mondialisation. La critique y procède par l’historicisation généalogique des tropes scientifiques et idéologiques du mondial, rapportés à l’histoire comparée des pensées de l’étranger et de la différence culturelle dans la modernité européenne, ainsi qu’aux implications coloniales indis-sociables de ses géopolitiques du savoir. La question théorique en jeu est celle du rapport entre culture et politique dans ses variations contemporaines, et des potentiels stratégiques pour le travail critique.

Replacer « la mondialisation » dans une histoire longue des mondialités et de leurs enjeux permet de dé-singulariser, c’est-à-dire aussi de dé-neutraliser, la séquence historique du présent depuis 1980. En s’attachant aux illustrations de contre-mondialisations que fournit l’histoire des transnationalités de l’Islam dans l’histoire moderne, on décomplète et décentre l’histoire mondiale ; on « provincialise » (D. Chakrabarty) l’Euro-Amérique comme point de vue dominant, et on réintroduit la complexité d’une histoire connectée. Mais on vient aussi se placer sur l’une des grandes lignes de fissure critiques qui organise le jeu de la différence et des luttes dans les rapports de monde, où s’est enkystée une configuration spécifique de la mondialisation : le rôle assigné par « l’Occident » à « l’Islam » dans la polarisation géoculturelle de l’ordre mondial après la guerre froide, et la place critique du monde musulman – de « l’Islam mondialisé » (O. Roy) et de ses nouvelles solidarités et différen-ciations – dans le système-monde néolibéral.

Le séminaire s’attache à faire agir cette critique islamique de la mondialisation et de sa géoéconomie « de la connais-sance » à l’interface postcoloniale où elle a prise sur le pouvoir culturel de la France, de la Grande-Bretagne, et des Etats-Unis, qui ont pris le relais de ces acteurs hégémoniques majeurs après 1945 – et, à travers eux, sur les partages du pouvoir qui s’exercent à l’échelle mondiale.

Lieux

  • Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse
    Paris, France (75)
  • salle 002 - Site Saint Charles, rue du Professeur Henri Serre
    Montpellier, France (34)

Dates

  • vendredi 09 février 2018
  • vendredi 16 mars 2018
  • vendredi 13 avril 2018
  • samedi 05 mai 2018
  • vendredi 15 juin 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • mondialisation, islam, Islam, savoirs et pouvoirs, différence culturelle, orientalisme, postcolonial, décolonial, disciplines, connaissance, intellectuels, religion, comparatisme, transnationalités, traduction, littératures

Contacts

  • Claire Joubert
    courriel : claire [dot] joubert [at] univ-paris8 [dot] fr
  • Claire Gallien
    courriel : claire [dot] gallien [at] univ-montp3 [dot] fr

Source de l'information

  • Claire Joubert
    courriel : claire [dot] joubert [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mondialités islamiques : interfaces anglophones et francophones, enjeux décoloniaux », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 26 janvier 2018, https://calenda.org/430545

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