AccueilMachines et imaginaires musicaux (1900-1950)

Machines et imaginaires musicaux (1900-1950)

Machines and the Musical Imagination (1900-1950)

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Publié le mardi 20 mars 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Cette journée d’étude propose de reconsidérer d’un point de vue historique, esthétique, analytique et socioculturel la place occupée par les machines dans les musiques de la première moitié du XXe siècle, époque de prolifération de la technologie de masse. 

Annonce

Journée d'étude - Université d'Ottawa, 5 octobre 2018

Argumentaire

Cette journée d’étude propose de reconsidérer d’un point de vue historique, esthétique, analytique et socioculturel la place occupée par les machines dans l’imaginaire musical de la première moitié du XXsiècle, époque de prolifération de la technologie de masse qui précède la phase de la technoscience.

L’expérience du contact quotidien avec les machines fait son entrée dans les textes des chansons et dans le monde fictionnel du théâtre musical (ballet, opérette, opéra), qui commencent à traiter fréquemment des sujets liés à l’industrialisation et à l’homme-machine. De plus, les machines influencent l’imaginaire des compositeurs, devenant à la fois un sujet à transposer en musique et un modèle compositionnel donnant lieu à de nouveaux topoi et techniques d’écriture.

Il serait pourtant réducteur de penser que toute musique à sujet machiniste utilise les mêmes formules et que, inversement, certaines formules constituent toujours une peinture sonore des machines. Ainsi, lorsque les musicologues thématisent une esthétique machiniste, il ne faut pas l’essentialiser en oubliant les chevauchements avec les réalisations musicales liées à d’autres aspects de la vie moderne du premier XXsiècle, parmi lesquels le sport et l’intérêt pour le primitivisme, qui partagent un souci anti-idéaliste de revanche du corps et du matériel sur l’esprit et l’idée.

Les organisateurs encouragent des propositions explorant des œuvres moins connues ou favorisant des liens entre les thèmes regroupés sous les trois axes de recherches présentés ci-après :

1) Réflexions sur la spécificité du premier XXe siècle :

  • Continuités et différences de la période considérée dans l’histoire des rapports entre la musique et les machines;
  • Écrits de compositeurs, discours et débats dans la presse sur le statut de la musique, du son et du bruit à l’ère des machines;
  • Rôle des avant-gardes dans la représentation de leur époque comme « machiniste » et interactions de ces discours avec la production musicale;
  • Transformations de l’écoute dues aux bruits du contexte sonore machiniste qui caractérise la vie urbaine de la première moitié du XXsiècle.

2) Représentations musicales des machines :

  • Comment rendre musicalement les machines (nouveaux topoi, procédés d’écriture typiques, intersections avec le primitivisme et le sport, etc.)?
  • Quel est l’héritage rhétorique de la musique machiniste du début du XXe siècle après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à aujourd’hui?
  • Réception et théorisation des traits musicaux considérés comme « machinistes » et leurs liens avec d’autres facettes de la vie moderne et la sphère du primitif;
  • La machine comme instrument musical (sirènes, machines à écrire, etc.) jusqu’à la musique concrète;
  • La nostalgie technologique : musique d’aujourd’hui inspirée par la technologie d’antan.

3) Musique, machines et société :

  • La machine dans l’imaginaire musical populaire : chansons, opérette, music-hall, etc.;
  • Liens interartistiques, réseaux « machinistes »;
  • Les musiques de l’imaginaire dystopique machiniste;
  • Œuvres en musique sur des sujets historiques ou mythologiques réinterprétés dans une perspective technologique;
  • La musique dans les discours « technocritiques ».

En raison de l’attention importante qu’ils ont suscitée dans les dernières années, et afin de mieux concentrer les sujets abordés dans cette journée d’étude, les thèmes suivants sont exclus :

  • La machine au service de la musique (enregistrement, disque, radio, instruments reproducteurs mécaniques, machines pour l’entrainement de l’interprète, etc.);
  • Le son de synthèse, les nouveaux instruments électriques et électroniques;
  • La machinerie théâtrale.

Modalités de soumission

Les propositions, en anglais ou en français (titre, résumé de 300 mots, notice biographique de 150 mots), devront parvenir aux organisateurs

au plus tard le 15 mai 2018.

Organisateurs 

  • Federico Lazzaro (Université d'Ottawa);
    Christopher Moore (Université d'Ottawa)

Comité scientifique

  • Michel Duchesneau (Université de Montréal);
  • Jacinthe Harbec (Université de Sherbrooke);
  • Steven Huebner (McGill University);
  • Ken McLeod (University of Toronto)

Lieux

  • Pavillon Pérez - 50 Université
    Ottawa, Canada (K1N 6N5)

Dates

  • mardi 15 mai 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • machine, music, technology

Contacts

  • Federico Lazzaro
    courriel : flazzaro [at] uottawa [dot] ca

Source de l'information

  • Federico Lazzaro
    courriel : flazzaro [at] uottawa [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Machines et imaginaires musicaux (1900-1950) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 20 mars 2018, https://calenda.org/436797

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