AccueilFormes de l’échec

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Publié le mardi 07 février 2023

Résumé

Ce colloque international, organisé par l’Équipe de recherche des jeunes italianistes de Sorbonne Université (ERjIS), souhaite explorer les modalités selon lesquelles la littérature italienne, des origines à l’époque contemporaine (sans exclure des perspectives comparatistes), aborde et interprète l’échec dans ses différentes déclinaisons théoriques, formelles et de contenu.

Annonce

Organisé par ERjIS (14-15 Juin 2023)

Argumentaire

Ce colloque international, organisé par l’Équipe de Recherche des Jeunes Italianistes de Sorbonne Université (ERjIS), souhaite explorer les modalités selon lesquelles la littérature aborde et interprète l’échec dans ses différentes déclinaisons théoriques, formelles et de contenu .  

Traditionnellement associé à l’erreur, au péché, à la faute, à la chute (to fail, to fall, fallire, de l’anglais à l’italien), à la mort, au Mal, l’échec traverse les principaux textes philosophiques et spirituels occidentaux et persiste dans nos sociétés modernes, libérales et capitalistes. L’échec se configure comme une forme de jugement ou d’injonction, exprimée soit par le sujet lui-même, soit par les autres. S’intéresser à l’échec ne signifie pas simplement considérer cette notion comme un moment négatif à dépasser, mais bien comme une expérience légitime en soi, comme l’occasion de repenser les rapports de pouvoir et de domination. Par ailleurs, si l’échec est souvent perçu comme une condition individuelle et subjective, l’urgence écologique appelle à revoir ce concept dans une perspective collective et politique.

Ce colloque se propose d’appréhender la notion d’échec dans les œuvres de la littérature italienne des origines à l’époque contemporaine (sans exclure des perspectives comparatistes) en envisageant ses dimensions théoriques, thématiques et formelles à partir des pistes de réflexion suivantes :

  1. Sujet

L’échec comme erreur, errance, passivité, crise, mort du sujet. Néanmoins, la négativité inhérente à l'échec peut être problématisée à la lumière des reflexions suivantes : l’échec comme “puissance” d’échouer ; l’échec comme expérience de la finitude (chute, écroulement, espoir déçu, faute, faillibilité, etc.) ; l’échec dans la construction de la subjectivité, entre sélectivité de la mémoire et impuissance de la volonté ; l’échec du personnage dans le récit (figures de l’inepte, du déshérité, du déchu etc.) ; enfin, l’échec peut également être analysé à partir des études sur le queer qui appréhendent différemment la notion de réussite.  

  1. Texte

L’échec comme perte de contrôle de la part de l’auteur sur l’œuvre et sur le texte, mais aussi du locuteur sur sa propre parole, à savoir sur le message véhiculé. Le fait de ne pas parvenir à mettre en œuvre ce qui a été entrepris (ébauches et brouillons abandonnés, « dessins littéraires », ouvrages inachevés, etc.) peut être décliné tant d’un point de vue formel et philologique (l’écriture fragmentaire ou éclatée, les lacunes et les ruptures textuelles, la multiplication de variantes alternatives, l’erreur d’expression ou de traduction, l’édition manquée, etc.), que du point de vue des stratégies littéraires et culturelles (le projet d’auteur mis en échec, les hésitations et les failles dans le parcours de l’écrivain, la défaite d’un mouvement dans la lutte pour l’hégémonie à l’intérieur du champ littéraire, etc.).

  1. Monde

La littérature face à l’échec écologique entre création et résignation : quels sont les nouveaux enjeux dans le discours littéraire à l’ère de l’Anthropocène et des crises climatiques et environnementales ? Les communications pourront aborder les questions suivantes : les représentations du futur (la dystopie, la cli-fi, la reprise du discours apocalyptique dans ses différentes déclinaisons…), les différentes approches critiques aux textes littéraires (de l’écocritique à l’écoféminisme, de la géopoétique à l’écologie décoloniale), l’échec des catégories binaires par lesquelles nous avons pensé notre relation au monde (nature/culture, sujet/objet, humain/animal). 

Modalités de contribution

Les propositions de communication, en français ou en italien (entre 300 et 500 mots), devront être accompagnées d’un bref profil biobibliographique. Elles devront être envoyées, à l’adresse suivante : formesdelechec2023@gmail.com

avant le 15 mars 2023.

Les réponses seront données avant le 31 mars. La publication des actes de colloque est envisagée.

Le colloque aura lieu les 14 et 15 juin 2023 à Paris.

Membres du comité organisateur

  • Franco Costantini,
  • Lucia della Fontana,
  • Giuliana Di Febo-Severo,
  • Alessandro Fiorillo
  • Alexandra Tessier Picciolo.

Catégories

Lieux

  • Centre Universitaire Malesherbes, 108 Bd Malesherbes
    Paris, France (75017)

Format de l'événement

Événement uniquement sur site


Dates

  • mercredi 15 mars 2023

Mots-clés

  • échec, forme, sujet, subjectivité, queer, déviation, échouer, négatif, chute, faute, erreur, errance, littérature italienne

Contacts

  • Équipe de recherche des jeunes italianistes de Sorbonne Université (ERjIS)
    courriel : formesdelechec2023 [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Franco Costantini
    courriel : formesdelechec2023 [at] gmail [dot] com

Licence

CC0-1.0 Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons CC0 1.0 Universel.

Pour citer cette annonce

« Formes de l’échec », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 07 février 2023, https://doi.org/10.58079/1ahv

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