HomeExpériences du paysage et pratiques numériques : héritages et nouvelles configurations

HomeExpériences du paysage et pratiques numériques : héritages et nouvelles configurations

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Published on Wednesday, June 28, 2023

Abstract

Ce numéro de Projets de paysage se penche sur les pratiques numériques et la manière dont elles modifient (ou non) les façons d’arpenter les paysages, de les comprendre, les représenter, les projeter, les raconter ou tout simplement de les partager. Le paysage y est entendu comme une relation sensible entre des individus, des groupes d’individus, des sociétés et leur environnement. Ce numéro thématique cherche ainsi à recueillir des propositions sur des démarches conduites dans les domaines de l’aménagement, de la gestion, de la recherche, des arts et de l’enseignement en paysage et en projet de paysage via des dispositifs, outils et/ou objets numériques. Il vise aussi à recueillir des positionnements réflexifs sur les ambivalences que suscite l’émergence de la transition numérique dans les approches du paysage, sur les réactions d’adhésion, de résistance ou d’hybridation qu’elle occasionne, et leurs arguments.

Announcement

Coordination scientifique

Élise Geisler et Sébastien Caillault (Institut Agro – Pôle horticulture et paysage d’Angers, UMR ESO)

Argumentaire

Ce numéro de Projets de paysage se penche sur les pratiques numériques et la manière dont elles modifient (ou non) les façons d’arpenter les paysages, de les comprendre, les représenter, les projeter, les raconter ou tout simplement de les partager. Le paysage y est entendu comme une relation sensible entre des individus, des groupes d’individus, des sociétés et leur environnement. Il n’est donc ni strictement une organisation matérielle de l’espace visible, ni seulement une question de sensibilité sur l’espace perçu, mais bien l’interrelation entre ces deux dimensions. Les pratiques dont il s’agit ici s’appuient sur « des techniques numériques d’enregistrement, de fabrication et de reproduction des sons et des images, [qui] ont conduit à d’autres types de relation aux paysages », remettant largement en question une approche uniquement visuelle, voire picturale du paysage (Besse, 2010).

Aujourd’hui, nous mobilisons les outils numériques au quotidien et ces pratiques en reconfiguration constante pourraient sembler contradictoires avec la logique « traversière » du paysage (Bertrand et Bertrand, 2002). En effet, si le paysage engage une approche sensible, holistique et transversale de nos rapports aux environnements, les outils numériques auraient tendance à discrétiser l’information, dans une logique d’accumulation des données par couches successives thématiques, les territoires s'épaississant « d’une simulation de la complexité du monde réel » (Zeitoun, 2008), contribuant parfois à l’obscurcir. Pour preuve les expressions « réalité augmentée » ou « intelligence artificielle » semblent davantage superposer des éléments aux réalités physiques ou à nos intelligences, plutôt que d’envisager ces technologies comme le prolongement possible de nos rapports aux paysages. C’est cette idée de prolongement que nous souhaitons explorer dans cet appel : comment les pratiques numériques reconfigurent-elles nos rapports à l’environnement et la manière dont nous en témoignons à partir du paysage ? Peuvent-elles conduire à un éloignement du terrain et à une déréalisation des projets de paysage (Joliveau, 2006) ?

La transition numérique semble inéluctable et le domaine du paysage et de ses projets n’y échappe pas. Elle se traduit par la mobilisation grandissante d’outils variés qui participent également à reconfigurer des approches thématiques et disciplinaires (artistiques, écologiques, participatives…). Ces techniques ne sont donc pas neutres, elles modifient les manières dont les chercheurs et les praticiens échangent avec des commanditaires, des élus, des collègues et des habitants. En permettant d’échanger des données et connaissances nouvelles avec des modalités inédites, elles engendrent souvent d’autres manières de penser l’espace. Elles peuvent participer « à faire évoluer des pratiques professionnelles, voire les dispositions cognitives des acteurs, dans le sens d'une plus grande rationalisation des méthodes et des techniques de travail ou d'organisation » (Tapie, 2000, p. 81). La pertinence et l’impact de ces technologies numériques ont déjà été interrogés, que ce soit par exemple pour questionner la promesse d’un partage plus vertueux des connaissances sur les territoires entre les citoyens et les États (Gautreau et Noucher, 2016) ou pour saisir la manière dont elles remettent en cause certaines phases des projets architecturaux (Hochscheid, 2021). Mais qu’en est-il plus singulièrement dans le champ du paysage ? La performativité du numérique liée à l’optimisation des savoirs et des outils (Chapel et Fijalkow, 2018) risque-t-elle de mettre de côté la dimension socioculturelle et sensible de nos relations à nos environnements ? Au contraire, n’y a-t-il pas des pratiques, qui, renouvelées par l’usage du numérique, participent à aborder davantage cette dimension ?

Récits. Vers une virtualisation généralisée des paysages ?

  • Les nouveaux formats de la représentation paysagère

Le dessin, la carte, le plan et la photographie sont probablement les médias de représentation des paysages considérés comme traditionnels tant ils ont été jusqu’alors éprouvés. Les trois dernières décennies ont vu naître une large diffusion d’outils de caractérisation des paysages tels que les atlas ou les observatoires photographiques du paysage. Ces exemples démontrent l’importance de pouvoir décrire les paysages pour les comprendre, les partager ou les projeter. Si tous n’ont pas encore été numérisés et rendus accessibles aujourd’hui, les pouvoirs publics s’y attellent, à la fois pour permettre l’accès à ces connaissances au plus grand nombre, mais aussi pour rendre ces démarches et outils plus dynamiques et interactifs et les ouvrir à d’autres modalités de représentation (sonore notamment). Au-delà de ces deux exemples institutionnels, de nombreuses démarches permettent de donner à voir et à entendre les paysages de manière virtuelle, à l’initiative de paysagistes, de chercheurs, d’artistes, d’associations ou d’habitants, les supports étant aujourd’hui pléthoriques (podcasts, atlas numériques, webdocumentaires, créations sonores, vidéos…). Quels sont les nouveaux formats, les nouveaux supports de ces récits de paysage permis par le numérique ? Des typologies ou revues de ces nouveaux médias nous aideraient-elles à mieux comprendre les mutations de nos expériences paysagères ? Le passage sur le long terme d’observatoires du paysage en format papier à leur inscription dans une démarche de numérisation dénature-t-il les observations initiales, permet-il de nouveaux angles d’analyse des paysages ? Comment des chercheurs, praticiens, artistes, collectivités territoriales s’emparent des outils numériques pour parler des paysages ? Est-ce que la diffusion numérique ne produit-elle pas, à l’inverse, des résistances et le développement d’alternatives plus « artisanales » pour contrer le « tout numérique » et une certaine standardisation des représentations paysagères ?

  • Le numérique, entre pouvoir et fascination

Il semble stimulant de voir comment les technologies numériques sont mobilisées par les collectivités territoriales, des institutions ou des chercheurs pour enrichir leurs expériences, celles des publics, de sensibiliser aux dynamiques paysagères ou en influencer les représentations, à travers des thématiques spécifiques autour du patrimoine, de l’artificialisation des sols, des transitions énergétiques… Les musées et sites patrimoniaux se sont emparés très tôt des outils numériques pour enrichir l’expérience de visite ex situ, que ce soit à l’intérieur des musées (applications d’aide à la visite, cartes ou maquettes dynamiques, serious games…) ou depuis son salon (webdocumentaires, podcasts, créations sonores…), mais aussi in situ (dispositifs de réalité augmentée, audioguides…). D’autres démarches cherchent à éveiller des publics plus ou moins avertis aux transformations des paysages, en faisant référence à des états passés[1], en cours ou à venir[2]. Comment ces dispositifs de réalité virtuelle ou augmentée sont-ils utilisés pour sensibiliser, valoriser, promouvoir ou imposer un certain regard sur des territoires ? Quelles en sont les formes, les contextes, les finalités, les acteurs ? Comment peuvent-ils modifier nos rapports aux paysages, notamment par la modélisation ou l’évocation de situations paysagères passées ou susceptibles d’advenir, imaginaires ou non ? 

  • Favoriser le partage et l’accessibilité

Les questions d’accessibilité au plus grand nombre et la capacité de partager des points de vue semblent aussi une voie à investiguer. Si on entend le paysage comme un bien commun faisant idéalement l’objet d’un projet partagé (Hatzfeld, 2006), on peut se demander si le numérique contribue ou freine les mises en débat et l’élaboration de projets sur/par/avec le paysage. La numérisation permet-elle une démocratisation par une accessibilité plus facile aux données de la recherche ou à des acteurs de l’aménagement par la société civile ? Les nouveaux formats numériques permettent-ils d’éviter de reproduire des logiques descendantes pour favoriser un réel partage de savoirs pluriels ? Le numérique, que ce soit par exemple dans le cadre d’enquêtes de concertation ou de cartes collaboratives interactives (Clave-Mercier, 2022), permet-il le partage d’une vision commune ou d’un projet commun en favorisant le débat, ou n’est-il que l’addition de perceptions individuelles difficilement conciliables ?

Pratiques. Comment le numérique modifie-t-il les pratiques et les démarches paysagères ?

  • Modifications des pratiques de terrain

Parcourir, regarder, écouter, embrasser le paysage à 360° ne sont plus seulement réservés aux fins observateurs qui arpentent le terrain. On peut aujourd’hui y accéder à distance ou partager en direct son expérience in situ à l’autre bout du monde. En outre, différentes applications (Geoportail, Google Earth, Streetview, Pl@ntNet...) sont très prisées par les acteurs de l’aménagement, chercheurs, artistes ou promeneurs, en amont, pendant ou après les phases de terrain. Pour identifier la flore locale, statuer sur la date de construction d’un lotissement, comprendre l’évolution du tracé d’un cours d’eau ou bien pour éviter un long déplacement dans une région éloignée, le numérique s’immisce dans notre manière d’appréhender le paysage. Nous pouvons désormais accéder pratiquement partout et en permanence à des objets et outils numériques sur nos ordinateurs, smartphones, tablettes… Ces situations de réalité virtuelle (qui permettent de reproduire une expérience très proche de la réalité et de la rendre accessible partout et par le plus grand nombre) ou de réalité augmentée (qui consiste à superposer des images, des sons, et des interactions virtuelles à une expérience bien réelle) créent de nouveaux espaces-temps et renouvellent les modalités d’immersion dans les paysages. Certains parlent de coprésence, de colocalisation ou de multilocalisation comme un « nouveau phénomène d’ubiquité par lequel les acteurs sont engagés dans des activités interactionnelles concomitantes mais écologiquement disjointes, dans un ici tout en étant dans un “ailleurs communicationnel” » (Caron et Caronia, 2005). Qu’implique cette polychronie (ibid.) sur nos manières d’expérimenter les paysages et de les partager ?

Comment les outils numériques tels que le dessin assisté par ordinateur, les SIG, la photographie, la phonographie ou la vidéographie contribuent-ils à reconfigurer l’accès au terrain et les pratiques associées des professionnels du paysage, mais aussi des chercheurs ? Comment renouvellent-ils l’écriture scientifique et impliquent-ils de nouveaux matériaux et formats de restitution de la recherche en/par/sur le paysage ? Créent-ils de nouvelles synergies entre le travail de bureau et celui de terrain ? Comment allègent-ils ou alourdissent-ils le travail de terrain ? Permettent-ils d’établir de nouveaux dispositifs d’observation ou de médiation paysagère ?

À l’inverse, est-ce que le choix de « résister » à cette transition numérique ne peut-il pas également renouveler les pratiques de terrain ? Le retour ou la permanence par exemple à la photographie argentique, au traditionnel couple papier/crayon (Pernet, 2021), ou à des approches artisanales et non reproductibles, ne témoignent-ils pas d’autres moyens de restituer, et surtout de penser le paysage ? Existe-t-il des formes d’hybridation entre outils numériques et « artisanaux » ?

  • Évolutions des pratiques de conception et de gestion spatiales

Les outils numériques sont utilisés à toutes les étapes ou missions du projet de paysage : les SIG et bases de données dans le cadre de diagnostics, des questionnaires en ligne ou des dispositifs de réalité augmentée dans des phases de concertation, les logiciels de CAO/DAO et des plateformes BIM (Building Information Modeling) dans les phases de (co)conception… En quoi modifient-ils les pratiques et les manières même de penser l’espace ? Dans le domaine du paysage particulièrement, la modélisation numérique peut-elle prendre en compte le vivant et les éléments naturels, la part indéterminée des milieux et des paysages ? Comment anticiper la croissance des végétaux et leur gestion dans le temps, comment présager du vent et de l’ensoleillement, des pratiques sociales, d’autant plus dans le contexte actuel de changements globaux ? Que modélise-t-on finalement quand il est question de complexe socio-écologique, et à quelle étape de vie du projet de paysage se situe-t-on ? Ou encore, dans le cadre de démarches participatives plus particulièrement, est-ce que les outils et plateformes numériques favorisent-ils de nouvelles modalités de conception et de gestion ?

Transmissions. Injonction aux pédagogies innovantes ou opportunité à inventer ?

  • Pratiques numériques versus pratiques artisanales

La formation en paysage n’échappe pas aux différentes injonctions autour des technologies de l’information et de la communication (TIC), tant dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche que dans les enseignements primaire et secondaire. Est-ce que ces injonctions institutionnelles générales infusent de manière singulière les pédagogies sur/en/par le paysage ? Les pratiques pédagogiques en salle, sur le terrain, en groupe, en individuel sont-elles affectées par le développement des nouveaux outils tels que les SIG, les logiciels de CAO-DAO, les BIM, ou les outils audiovisuels ? Quelles imbrications, notamment dans l’enseignement du projet de paysage, peut-on par exemple observer entre outils numériques de représentation et dessin à la main ? Les étudiants prennent-ils part aux modifications à venir des pratiques professionnelles en proposant des démarches originales, de nouveaux dispositifs ou formats de rendus numériques ? Les enseignants quant à eux voient-ils des opportunités dans ces technologies numériques pour mieux transmettre certaines pratiques ancrées ou pour proposer des pédagogies inédites ?

  • Enseignement en présentiel versus enseignement à distance

Les différentes périodes de confinement lors des premières épidémies de Covid en 2020 et 2021 ont amené les enseignants à adapter leur cours dans l’urgence, transposant parfois directement des pédagogies pensées pour le présentiel à une modalité distancielle, ou tentant de les reconfigurer totalement pour s’adapter à des situations et formes d’apprentissage nouvelles. Quels moyens ont été trouvés à travers les outils numériques par ces enseignants et les étudiants pour s’adapter à la situation ? Comment enseigner l’analyse paysagère et le projet en collectif à distance via des dispositifs numériques ? Qu’est-ce que le déconfinement a ensuite provoqué comme comportements chez les enseignants et les étudiants/élèves ? Se sont-ils détournés de cette forme pédagogique contrainte pour retrouver le chemin du terrain et un enseignement du (projet de) paysage « ancré dans le réel » et « hors les murs » (Partoune, 2020) ? Ont-ils conservé et finalement adopté des pratiques, des outils, découverts par la contrainte, ou ont-ils encore cherché à hybrider ces pratiques d’enseignement et d’apprentissage ?

  • Logiciels libres versus logiciels propriétaires

Dans la transmission de pratiques paysagères, les injonctions viennent également de certains héritages des milieux professionnels. Alors que pour la CAO/DAO par exemple, l’utilisation des logiciels propriétaires semble toujours privilégiée, on observe dans le champ des SIG une plus large part de logiciels libres dans les enseignements. Cette opposition ne peut être réduite à des différences techniques, elles interpellent les collectifs enseignants sur leur engagement à transmettre des compétences remobilisables par les étudiants, quels que soient leurs moyens et leurs structures d’insertion professionnelle. Aux arguments parfois donnés sur l’importance d’avoir les outils « propriétaires » de certaines agences, ne peut-on pas interroger le partage des outils, des formats… ? En un sens, si le paysage comme bien commun a largement été étudié, le numérique et ses modalités semblent peu débattus. Il semble pourtant essentiel de faire émerger ces débats, de les rendre visibles puisque le numérique produit des valeurs et des rapports aux paysages qui ne peuvent être occultés pour construire des projets pédagogiques.

Ce numéro thématique cherche ainsi à recueillir des propositions sur des démarches conduites dans les domaines de l’aménagement, de la gestion, de la recherche, des arts et de l’enseignement en paysage et en projet de paysage via des dispositifs, outils et/ou objets numériques. Il faut entendre ici par « outils numériques » à la fois les moyens utilisés à certains moments du processus de projet et de recherche ou de production de récits sur le paysage (matériels, logiciels, applications, plateformes, etc.) et ceux mobilisés pour une diffusion finale, présentant un résultat ou une étape de projet sous format numérique et exploitant potentiellement une forme interactive ou participative (site web, podcast, webdocumentaire, dispositif de réalité augmentée, etc.). Il vise aussi à recueillir des positionnements réflexifs sur les ambivalences que suscite l’émergence de la transition numérique dans les approches du paysage, sur les réactions d’adhésion, de résistance ou d’hybridation qu’elle occasionne, et leurs arguments. Des retours d’expériences témoignant de l’évolution d’une pratique paysagère au contact de la transition numérique sont également attendus.

Les rubriques

Cet appel à textes concerne les deux rubriques de la revue Projets de paysage :

  • Le « Dossier thématique » rassemblera des contributions à caractère scientifique répondant aux règles communément admises pour l’écriture d’un article scientifique.
  • La rubrique « Matières premières » réunira des textes au format plus libre et/ou au contenu plus « brut » (au sens de faits, d’expériences, de résultats empiriques rapportés avec originalité mais sans construction ou traitement scientifique élaborés) : par exemple des retours d’expériences, de démarches ou de projets en cours émanant de professionnels du paysage, d’artistes ou d’autres acteurs partie prenante du sujet ici abordé, afin d’illustrer la manière dont cette question du numérique reconfigure (ou non) les pratiques et démarches paysagères. Ces contributions moins académiques peuvent également être des recueils d’entretiens, des dialogues… Cette rubrique permet de s’affranchir, au moins partiellement, de la nécessaire distance critique et réflexive attendue pour les articles destinés au « Dossier thématique » (présentation des rubriques sur le site de la revue). N’hésitez pas à nous contacter en amont si vous avez des propositions hors des cadres habituels.

Les auteurs veilleront à préciser clairement le (ou les) axe(s) de réflexion auxquels ils souhaitent contribuer et la rubrique pour laquelle ils présentent leur proposition.

Modalités de soumission

Un résumé de 2 pages (soit environ 6 000 signes), comprenant une bibliographie indicative, 5 mots-clés et la mention du ou des champ(s) disciplinaire(s), devra être envoyé à Emmanuelle Passerieux-Gibert : projetsdepaysage@gmail.com

le lundi 18 septembre 2023 au plus tard.

Il doit être précisé si le résumé est proposé pour les rubriques « Dossier thématique » ou « Matières premières ;

une sélection sera faite à partir de ces résumés et la commande des textes aux auteurs sera envoyée le lundi 2 octobre 2023 ;

les textes devront impérativement être envoyés en fichier .doc (et non PDF) le lundi 8 janvier 2024 au plus tard à Emmanuelle Passerieux-Gibert : projetsdepaysage@gmail.com ;

calibrage impératif des textes pour le dossier thématique : entre 30 000 et 50 000 signes, espaces, notes et bibliographies comprises. Les textes plus longs ne pourront être acceptés ;

calibrage impératif des textes pour la rubrique « Matières premières » : entre 15 000 et 30 000 signes, espaces, notes et bibliographies comprises. Les textes plus longs ne pourront être acceptés ;

pour la présentation des textes et les consignes à suivre, veuillez impérativement consulter le site Internet de la revue à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/paysage/278

La revue

Directrice de publication : Alexandra Bonnet

Comité de rédaction

  • Sabine Bouché-Pillon, maître de conférences en écologie urbaine à l'École de la nature et du paysage de Blois, INSA Centre Val de Loire, UMR 7324 CITERES (CNRS - université de Tours)
  • Nathalie Carcaud, professeure de géographie à l’Institut Agro - Pôle horticulture et paysage d’Angers, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Bernard Davasse, géographe, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, Passages-UMR 5319 CNRS
  • Élise Geisler, maître de conférences en sciences et architecture du paysage à l’Institut Agro - Pôle horticulture et paysage d’Angers, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Catherine Grout, professeure en esthétique, HDR, École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, chercheuse au Laboratoire Conception Territoire Histoire Matérialité (LACTH)
  • Dominique Henry, paysagiste, docteur en géographie-aménagement, maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, Passages-UMR 5319 CNRS
  • Cyrille Marlin, paysagiste et géographe, maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, laboratoire PASSAGES-UMR 5319 CNRS
  • Yves Petit-Berghem, géographe, professeur à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille, Laboratoire de recherche en projet de paysage (Larep)
  • Sylvie Servain, géographe, professeure des universités, département École de la nature et du paysage, INSA Centre Val de Loire, UMR 7324 CITERES (CNRS-université de Tours)
  • Monique Toublanc, sociologue, ingénieur paysagiste, maître de conférences honoraire à l'École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille, Laboratoire de recherche en projet de paysage (Larep)

Comité scientifique

  • Sylvie Brosseau, architecte-chercheur, université Waseda à Tokyo
  • Serge Briffaud, historien, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, chercheur à Passages-UMR 5319 du CNRS
  • Béatrice Collignon, géographe, professeure à l'université de Bordeaux-Montaigne, directrice de l’UMR Passages 5319
  • Hervé Davodeau, géographe, enseignant-chercheur, maître de conférences, à l’Institut Agro - Pôle horticulture et paysage d’Angers, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Gérald Domon, géographe, école d'architecture de paysage, université de Montréal
  • Pierre Donadieu, professeur émérite en sciences du paysage à l'École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille
  • Sabine Ehrmann, artiste, docteure en esthétique, enseignante à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille (ENSAPL), chercheuse du Laboratoire Conception Territoire Histoire Matérialité (LACTH)
  • Georges Farhat, architecte, historien des jardins et du paysage, Associate Professor, université de Toronto et membre fondateur du Laboratoire de l'école d'architecture de Versailles (Léav)
  • Viviana Ferrario, architecte, enseignante-chercheuse à l'université IUAV de Venise
  • Marina Frolova, géographe, professeure au département de géographie régionale et physique, faculté de philosophie et de lettres, université de Grenade
  • Josefina Gómez Mendoza, professeur émérite de géographie à l'université autonome de Madrid
  • André Guillerme, professeur d'histoire des techniques au Conservatoire national des arts et métiers à Paris
  • Fabienne Joliet, géographe, professeure à l’Institut Agro - Pôle horticulture et paysage d’Angers, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Laurent Matthey, géographe, professeur assistant, département de géographie et environnement de l'université de Genève
  • Francesca Mazzino, professeure en architecture du paysage, coordonnatrice du master interuniveristé « projet des espaces verts et du paysage », université de Gênes
  • Yves Michelin, géographe et agronome, professeur à VetAgroSup
  • Diego T. Moreno, professeur de géographie, coresponsable du Laboratoire d'archéologie et d'histoire environnementale (LASA), DAFIST-DISTAV, université de Gênes (Italie)
  • Philippe Poullaouec-Gonidec, architecte, paysagiste et plasticien, directeur de la chaire Unesco en paysage et environnement (Cupeum) et de la chaire paysage et environnement (Cpeum), professeur à l'École d'architecture de paysage de l'université de Montréal (Canada)
  • Sylvie Salles, architecte et urbaniste, Ensa Paris-Val de Seine
  • Anne Sgard, professeure de géographe, université de Genève
  • Nicole Valois, professeure à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université

Bibliographie

Bertrand, G. et Bertrand, C., 2002, Une géographie traversière. L'environnement à travers territoires et temporalités, Versailles, Arguments, 342 p.

Besse, J.-M., 2010, « Le paysage, espace sensible, espace public », Meta: Research in Hermeneutics, Phenomenology, and Practical Philosophy, vol. II, no 2, p. 259-286.

Caron, A. H. et Caronia, L., 2005, Culture mobile. Les nouvelles pratiques de communication, Montréal, Presses universitaires de Montréal, coll. « Paramètres ».

Chapel, E. et Fijalkow, Y., 2018, « Numérisation des espaces », Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, no 3, URL : https://journals.openedition.org/craup/984

Clavé-Mercier, A., 2022, « Questionner les représentations et expériences de l’habiter dans le quartier de la Roseraie à Angers », dans Davodeau, H., Guillemot, L. et Giffon, S., Atlas social d'Angers, URL : https://atlas-social-angers.fr:443/index.php?id=1010

Costa, S., Madeleine, S., et Maneuvrier, A, 2021, « Apport de la réalité virtuelle pour l’appropriation de l’aléa submersion marine », Bulletin de l’association de géographes français, no 98-3/4, p. 514-529, mis en ligne en juillet 2022, URL : http://journals.openedition.org/bagf/8609 ; DOI : https://doi.org/10.4000/bagf.8609

Gautreau, P. et Noucher, M., 2016, « Information géographique numérique et justice spatiale : les promesses du partage ? », Justice Spatiale/Spatial Justice, no 10, URL : http://www.jssj.org/article/information-geographique-numerique-et-justice-spatiale-les-promesses-du-partage/

Hatzfeld, H., 2006, « À la recherche d'un bien commun : la demande de paysage », Les Cahiers de la Compagnie du paysage, no 2, Champ Vallon.

Hochscheid, E., 2021, « Diffusion, adoption et implémentation du BIM dans les agences d’architecture en France », thèse de doctorat en sciences de l’architecture, sous la direction de Gilles Halin, laboratoire MAP-CRAI, université de Lorraine, 432 p.

Joliveau, T., 2006, « Les outils informatiques et la gestion du paysage : entre concertation virtuelle et virtualisation déconcertante ? » communication CNENAM CNRS, URL : https://www.academia.edu/646900/Les_outils_informatiques_et_la_gestion_du_paysage_entre_concertation_virtuelle_et_virtualisation_d%C3%A9concertante

Partoune, C., 2020, Dehors, j'apprends. Essai pédagogique, Seraing, Edipro Editions, 228 p.

Pernet, A., 2021, Au fil du trait. Carnets d’un arpenteur, Marseille, Parenthèses, coll. « La nécessité du paysage », 168 p.

Tapie, G., 2000, Les Architectes. Mutations d’une profession, Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques sociales », 318 p.

Zeitoun, J., 2008, « Du lieu au lien : représentation du territoire et espace numérique », Quaderni. Cyberesp@ce & territoires, no 66, p. 41-50, URL : https://www.persee.fr/doc/quad_0987-1381_2008_num_66_1_1845

Notes

[1] Voir par exemple les travaux de l’archéologue du paysage sonore Mylène Pardoën sur la reconstitution numérique du paysage sonore du quartier du Grand Châtelet à Paris au xviiie siècle (projet Bretez).

[2] On peut faire ici référence à des dispositifs de réalité augmentée in situ pour donner à voir et ressentir par exemple l’impact d’un projet éolien sur les paysages de la submersion marine (Costa et al., 2021)


Date(s)

  • Monday, September 18, 2023

Keywords

  • paysage, numérique, récit, pratique, pédagogie

Contact(s)

  • Emmanuelle Passerieux-Gibert
    courriel : projetsdepaysage [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Emmanuelle Passerieux-Gibert
    courriel : projetsdepaysage [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Expériences du paysage et pratiques numériques : héritages et nouvelles configurations », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, June 28, 2023, https://doi.org/10.58079/1bhu

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