Cinquante ans de développement au Nord-Cameroun : bilan, enjeux et perspectives
Colloque national en hommage à Motaze Akam et Joseph Domo
Abstract
Au Nord-Cameroun, considérée comme une région enclavée qu’il fallait ouvrir et développer, les stratégies politiques et programmes de développement peinent à produire des résultats escomptés. Pourtant, elle est riche du point de vue de son ouverture aux autres pays du Sahel (Tchad, Niger, Nigéria) et à la République Centrafricaine. Il s’agit d’un espace à forte intensité migratoire, favorable au commerce sous régional, à l’agriculture et à l’élevage, mais dont la configuration géographique favorise des conflits entre groupes sociaux différents. Le présent colloque souhaite créer le cadre d’un dialogue critique entre les spécialistes locaux des sciences sociales, en vue de croiser leurs vues sur une question qui, historiquement, a servi de socle factuel à la structuration du discours sociologique et qui se pose à nos sociétés comme un facteur important de bien-être, avec des enjeux inédits dont il s’agit d’interroger la portée socio-historique profonde.
Announcement
Argumentaire
Le lexique de certains savants sur le Cameroun contemporain est caractérisé ces dernières années par une sorte de critique pessimiste, marquée en filigrane par une héautontimorouménos socio-politique cathartique et parfois une verve langagière qui renseigne à suffisance sur leurs perceptions de la trajectoire développementaliste de ce pays dans l’ensemble. De manière plus sobre, Eboko et Awondo (2018) caractérisent d’Etat stationnaire, ce que Mbembe (2020) dans une diatribe faite dans le journal Le Monde considère comme les « Etats voyous d’Afrique centrale ». Une troisième tendance s’intéresse à la trajectoire de développement de ce pays à travers les formes de développement (autocentré, local, etc.) adoptées et le constat d’un retour à l’Etat développementaliste (Khan-Mohammed et al, 2017 ; Dessouane et Verre, 1986).
Si pour la tendance sobre, il existe une tension entre la volonté développementaliste affichée par l’élite au pouvoir et les hoquets de l’État stationnaire informés par le jeu des acteurs (Amougou et Bobbo Bobbo, 2018), les discours d’interventions médiatiques sont plus durs et caractérisent souvent ce pays d’Etat bandit, marqué par la délinquance sénile. Ils rejoignent ainsi la posture de Bayart (1990) qui en faisait une terre d’homo manducans, faite d’hommes qui ne s’intéressent qu’à la politique du ventre au sein de l’organisation étatique. Par ailleurs, le retour des pouvoirs publics dans la planification des politiques de développement est examiné à travers les projets de construction des infrastructures matérielles, de réformes institutionnelles et de financement du développement des entreprises. Il apparaît nettement que l’écart entre les objectifs déclarés, soit l’image présentée de lui-même par un régime soucieux de se construire une nouvelle légitimité, et les résultats atteints, soit les pratiques de l’État, informent sur les dynamiques du pouvoir dans le projet politique, économique et social de l’« émergence » (Khan-Mohammed et Amougou, 2020).
La confirmation ou la légitimation de tels narratifs, notamment ceux des deux premières tendances, alambique la sortie de la grande nuit (Mbembe, 2010) de la colonisation, voire de l’expérience néocoloniale (Césaire, 1950 ; Fanon, 1952 ; etc.) qui en serait le gage du développement. Cette perspective a influencé la priorisation des cultures de rente qui ont contribué à marginaliser les populations locales, car ne mettant pas un point d’intérêt central sur le développement endogène (Domo, 2010). Cependant, leur contestation ne peut se faire que sur la base d’un construit heuristique des narratifs scientifiquement constitués et empiriquement ancrés. La difficulté discursive ici est que l’espoir d’un développement bénéfique aux populations africaines est de plus en plus hypothéqué dans la mesure où les politiques, programmes et projets de développement posent souvent l’épineux problème de la non considération ou tout au plus de la moindre considération de la grande majorité de la population marginale que Jean-Marc Ela (1998) réunit sous le vocable de « monde d’en bas ». Le cas du Nord-Cameroun, qui fait l’objet de ce colloque donne la possibilité aux chercheur.e.s de faire, par une critique scientifique responsable, un bilan du développement dans cette partie du pays depuis la deuxième décennie du développement, après l’accession du Cameroun à l’indépendance, jusqu’à nos jours, et d’en analyser les enjeux et les perspectives. L’histoire politique de ce pays et les séquences développementalistes qui ont jonché la modernisation du Grand-Nord Cameroun incitent à s’interroger si ce territoire constitue un mythe ou une réalité (Domo, 2010) au vu des représentations que les populations qui s’y trouvent, influencées à la fois par des facteurs exogènes parfois marginalisant et une dynamique endogène for résiliente (Domo, 1994), se font d’elles-mêmes et des autres, dans un contexte où cette partie du Cameroun joue sur un équilibre territorial qui s’étire permanemment entre l’hospitalité et la conflictogénéïté ; la première étant manifeste par l’accueil des étrangers pour la formation ou le refuge et la deuxième étant marquée par une intra-dynamique de conflits intercommunautaires et une menace internationale permanente du terrorisme. Il faut reconnaitre que cet espace, de par son étendue a été négativement impacté par le phénomène des coupeurs de routes dans les années 1980 et 1990, que les pouvoirs publics ont été capables de réduire au quasi néant avec le soutien des populations locales.
Le Nord-Cameroun, considérée comme une région enclavée qu’il fallait ouvrir et développer (Roupsard, 1987), les stratégies politiques et programmes de développement peinent à produire des résultats escomptés. Pourtant, elle est riche du point de vue de son ouverture aux autres pays du Sahel (Tchad, Niger, Nigéria) et à la République Centrafricaine. Il s’agit d’un espace à forte intensité migratoire (Domo, 2009), favorable au commerce sous régional, à l’agriculture et à l’élevage, mais dont la configuration géographique favorise des conflits entre groupes sociaux différents (Domo, 2000).
Depuis 1974, le développement régional a bénéficié d’une forte montée des prix des produits de l’élevage, de la pêche et de l’agriculture vivrière grâce à la demande du marché nigérian. L’action officielle favorisait surtout les productions commerciales. Dans les plaines du Logone, la culture du riz est intensifiée depuis 1954, mais principalement en 1977 et 1979, sous la direction de la « SEMRY » pour alimenter le marché camerounais. Cependant, le modèle de développement peu participatif adopté va faciliter l’épuisement des efforts agricoles au Nord-Cameroun (Domo, 2010). La culture cotonnière encadrée par la « SODECOTON » y devenait le support principal du développement rural (Roupsard, 1987).
Ainsi, les populations du Grand-Nord ont montré, au fil du temps, une très grande capacité d’innovation agricole en mettant en valeur de nouvelles terres, en récupérant des terres devenues incultes, en utilisant des techniques plus intensives, en adoptant des nouvelles cultures, en mettant en place des arrangements institutionnels originaux, et en s’insérant dans l’économie régionale (Domo, 1994 ; Barbier et al., 2003).
Il est important de relever que jusqu’au milieu de la décennie 1980, le Cameroun jouissait d’une relative aisance économique avec un taux de croissance soutenu. Le pays fonctionnait sur le régime économique des plans quinquennaux qui permettaient la réalisation de grands projets aussi bien infra-structuraux que sociaux. Le niveau de vie était relativement acceptable. Le taux de chômage n’était pas un drame social. La production pétrolière dont le pic fut atteint précisément en 1986 contribua à doper les revenus issus des recettes d’exportation. Cette période (partant de 1974) a connu la réalisation des projets de création des sociétés agro-industrielles comme la SODECOTON, la SEMRY, SODEBLE, etc. qui étaient supposées avoir un impact positif et durable sur la dynamique du développement. Mais, le résultat escompté n’a pas été proportionnel aux attentes. Il y a plutôt le sentiment d’un développement du sous-développement (Gunder Franck, 1968) dans les régions du Grand- Nord Cameroun. Certaines de ces sociétés comme la Société de Développement de la culture et de la transformation du Blé (SODEBLE) étant tombées en ruine à la fin des années 1980. Ce qui justifie quotidiennement des revendications sur fond de marginalisation, génératrices de populismes communaucratiques incessants, qui tendent parfois à se constituer en des menaces à la dynamique du vivre-ensemble, qui constitue pourtant l’idéal de l’idéologie politique nationale actuelle.
Cette situation s’est complexifiée davantage avec les multiples crises économiques mondiales et l’entrée sur scènes des acteurs influents du système-monde. Comme bien d’autres États dans le monde, l’État au Cameroun n’est désormais plus capable d’appliquer des« politiques autonomes ». Des acteurs politiques non étatiques influencent désormais de manière significative et ostentatoire les conditions de vie des individus, ceci avec l’aval plus ou moins clair des pouvoirs publics qui semblent être gouvernés par la logique du légiférer sans gouverner (Leka Essomba, 2018). Les acteurs de l’économie mondiale (la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC, les multinationales, etc.) exploitent, à leur avantage, la globalisation et se transforment, de fait, en acteurs politiques disposant d’un pouvoir instituant. Cependant, Motaze Akam (2009) pense que la réponse à la question du développement au Nord-Cameroun est aussi à rechercher dans le lien qui existe entre le social et le développement. La non- considération des structures sociales du développement serait alors en partie responsable de l’échec de ces projets de développement dont on relève le plus souvent la dimension des politiques publiques et des interactions politiciennes. Pour Teyssier (1999), les projets de développement n’ont d’autres alternatives que de composer avec la chefferie, dans la mesure où elle peut contribuer activement au succès ou à l’échec de toute opération de développement. Cette posture est reprise par Motaze Akam (2009) dans sa modélisation du lamidalisme comme structure institutionnelle influente du développement local au Nord-Cameroun.
Le présent colloque souhaite créer le cadre d’un dialogue critique entre les spécialistes locaux des sciences sociales, en vue de croiser leurs vues sur une question qui, historiquement, a servi de socle factuel à la structuration du discours sociologique et qui se pose à nos sociétés comme un facteur important de bien-être, avec des enjeux inédits dont il s’agit d’interroger la portée socio-historique profonde. Il se veut à la fois théorique et pratique, tout en ambitionnant ouvrir la voie à un nouveau cycle de dynamisation de l’activité et de la pratique sociologiques, dans un contexte camerounais où la perception de l’importance de la discipline sort à peine des cénacles académiques et universitaires.
Ce colloque national en hommage à Motaze Akam et Joseph Domo, anciens chefs de département de sociologie-anthropologie de l’université de Ngaoundere, est organisé par le Département de Sociologie de l’Université de Ngaoundéré.
Axes
Sans clore la liste des chantiers, les propositions de communications qui devraient être les plus innovantes possibles, doivent s’inscrire dans l’un des axes ci-dessous :
- Axe n° 1 : Les Politiques publiques et le développement au Nord-Cameroun
- Axe n° 2 : Les visages de la précarité et de l’exclusion sociale au Nord-Cameroun Axe n° 3 : Les question foncière et les conflits communautaires au Nord-Cameroun Axe n° 4 : Le développement à l’ère de la décentralisation au Nord-Cameroun
- Axe no5 : La pensée scientifique de Motaze Akam
- Axe n° 6 : Les sciences sociales et le développement au Nord Cameroun
- Axe n° 7 : Les représentations sociales du développement au Nord Cameroun
Modalités de soumission
Les propositions de communication en français ou en anglais sont à envoyer avant le 15 avril 2024 sous forme de résumé de 300 à 500 mots à l’adresse suivante :
domotaze@gmail.com
Elles comprendront les éléments suivants : Titre de la communication ; nom et prénom du chercheur ; Université ou organisme de rattachement ; résumé de la communication ; mots- clés.
Le comité d’organisation insiste fortement sur le caractère original et récent du travail proposé.
Les textes qui seront retenus au colloque pour publication ciblent en priorité un numéro de la revue internationale d’étude du développement. Cette option pourra être revue en cas de contrainte particulière. Ainsi, pour les textes qui auront été acceptés au colloque et validés pour la publication, ils devront être envoyés au comité d’organisation du colloque en format Word, impérativement accompagné :
- du titre en français et en anglais, de 70 signes maximum – lequel peut être complété d’un sous-titre ;
- du résumé (en version française et anglaise, de moins de 800 signes espaces comprises sur un paragraphe par résumé) qui présente l’article, le cadre méthodologique, les questions soulevées et les résultats ;
- de quatre ou cinq mots-clés en français et en anglais ;
- du fichier joint. Le texte doit être dactylographié en double interligne, et doit compter 40 000 signes, espaces et notes comprises (environ 6 000 mots) – hors résumé et bibliographie.
Calendrier
- 15 novembre 2023 : date de publication de l’appel à communication
- 15 avril 2024 : date limite d’envoie des propositions de communication
- 30 avril 2024 : Notification aux auteurs de l’acceptation ou du refus de leurs propositions
- 10 mai 2024 : Remise du texte complet de la communication
- 15-17 mai 2024 : Tenue du colloque à l’Université de Ngaoundéré
Comité scientifique
- Pr Joseph NDJINDA (Université de Ngaoundéré);
- Saïbou ISSA (Université de Maroua) ;
- Pr Bernard GONNE (Université de Maroua) ;
- Pr HAMADOU ADAMA (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr Michel TCHOTSOUA (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr MOKAM David (Université de Ngaoundéré);
- Honoré MIMCHE (Université de Yaoundé II);
- Pr Armand LEKA ESSOMBA (Université de Yaoundé I) ;
- Pr MAMOUDOU BOUBA (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr NDAME Joseph (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr Samuel-Béni ELLA ELLA (Université de Yaoundé 1) ;
- Pr MOULIOM Bienvenu (Université de Maroua) ;
- Pr Pierre FADIBO (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr MOUSSIMA (Henri Université de Ngaoundéré)
- Pr ABDOURAMAN HALIROU (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr FALNA TAUBIC (Université de Ngaoundéré);
- Pr Patrice PAHIMI (Université de Maroua); Pr WATANG ZIEBA (Université de Maroua) ;
- Pr BRING (Université de Ngaoundéré) ;
- Henri Brice AFANE (Université de Ngaoundéré) ;
- Pr Charles NGADJIFNA (Université de Douala) ;
- Mathias KAIMANGUI (Université de Ngaoundéré) ;
- Yves Bertrand DJOUDA (Université de Yaoundé I) ;
- Christian BIOS (Université de Yaoundé I) ;
- Ignace Bertrand NDZANA (Université de Ngaoundéré)
Comité de coordination et secrétariat
- Pr FALNA Taubic, (Université de Ngaoundéré) ,
- Dr AISSATOU SOUAIBOU (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Salomon ESSAGA (Université de Ngaoundéré),
- Dr TORO SEME Franck Gaël,
- Dr BAYNDAYA NAZIALAO Sébastien,
- Mme BOULDAI LAMWE Marie- Hortense,
- MBAHGIM MOHAMADOU BAKO.
Comité de lecture
- Dr ALAWADI (Université de Dschang),
- Dr Joël MBRING, (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Sylvestre FIDEISSOU, (Université de Bamenda) ;
- Dr Daniel DAMAIGUE, (Université de Douala) ;
- Dr Paulette MAPPI DZUKOU, (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Cathérine NGONO (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Placide AKOA AWONA (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr HAMAN ISSA (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr KEMGUEU (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Salomon BISSOHONG (Université de Maroua) ;
- Dr Richard ATIMIRAYE (Université d’ Ottawa),
- Dr MOUSSA ADAMOU (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Landry NGAOURI (Université de Ngaoundéré) ;
- Dr Alexis NGARMATEDJIMAL (Université de Ndjamena) ;
- Dr Salomon TAMIRA (Université de Ndjamena).
Références
- Amougou, G. & Bobo Bobo, R. (2018). Ambition développementaliste, État stationnaire et extraversion au Cameroun de Paul Biya. Le projet de construction du port autonome de Kribi. Politique africaine, 150, 29-51. https://doi.org/10.3917/polaf.150.0029
- Bruno Barbier, Jacques Weber, Sandrine Dury, Ousman Layla Hamadou, Christian Les enjeux du développement agricole dans le grand nord du Cameroun. 2003, 10 p. ⟨hal-00128885⟩
- Dessouane P. et Verre P. (1986). Cameroun : du développement autocentré au national- libéralisme. Politique africaine Année 1986 22 pp. 111-119.
- Domo, J. (1994). « Exister pour soi ou disparaître ? De la passivité contrainte à la prise d’initiatives chez les riziculteurs de Yagoua ». In Courade, G. (éd.). Les villages camerounais à l’heure de l’ajustement. Paris : Karthala. Pp. 264-270.
- Domo, J. (2009). « Migration, identité et conflits sociaux dans la vallée de la Bénoué : enjeux et défis ». In Ngaoundéré-Anthropos. vol. III.. pp. 5-14.
- Domo, J. (2010). Le Nord Cameroun : mythe ou réalité ?. Paris : L’Harmattan.
- Eboko, F. & Awondo, P. (2018). L’État stationnaire, entre chaos et renaissance. Politique africaine, 150, 5-27. https://doi.org/10.3917/polaf.150.0005
- Khan-Mohammad, G. & Amougou, G. (2020). Industrie et développement au Cameroun : les dynamiques d’un État dans l’« émergence ». Critique internationale, 89, 53- 74. https://doi.org/10.3917/crii.089.0056
- Khan-Mohammed, G. ; Amougou, G. ; Kone, F. R. ; N’Goran, S. R. ; Ateba, A. & Bobo Bobo R. F. (2017). Le retour de l’Etat développementaliste en Afrique : une lecture paradigmatique. Working Paper. Fonds National Suisse pour la Recherche Scientifique.
- Leka Essomba, A. (2018). « Loi de 2017 : légiférer sans « gouverner » à l’ère du marché », In ONDOUA BIWOLE, Viviane et TCHEUWA, Jean-Claude (2018). Lois sur les établissements et entreprises publics au Cameroun : innovations et reculades, Paris, Afrédit, pp. 165-187.
- Motaze Akam (2009). Le social et le développement en Afrique. Paris : L’Harmattan. Teyssier André, Ousman . 1999. Le développement local face aux chefferies du Nord- In : Symposium International de l’Association Ouest et Centre Africaine de Recherche sur les Systèmes de Production et la Gestion des Ressources Naturelles 1, Bamako, Mali, 21-25 septembre Maroua: CIRAD- TERA, 13 p. Symposium international de l’association ouest et centre africaine de recherche sur les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles. 1, Bamako, Mali, 21 September 1998/25 September 1998.
Places
- Campus de Dang
Ngaoundéré, Cameroon
Event attendance modalities
Hybrid event (on site and online)
Attached files
Keywords
- développement, Nord-Cameroun, Motaze Akam, Joseph Domo
Contact(s)
- Taubic Falna
courriel : domotaze [at] gmail [dot] com
Reference Urls
License
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To cite this announcement
« Cinquante ans de développement au Nord-Cameroun : bilan, enjeux et perspectives », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, November 29, 2023, https://doi.org/10.58079/1c9y
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