HomeL’inceste

L’inceste

Violences intimes, souffrances et enjeux sociaux

*  *  *

Published on Wednesday, October 23, 2024

Abstract

Aujourd’hui, plus d’un Français sur dix déclare avoir été victime de situations incestueuses, ce qui pourrait correspondre à trois enfants dans une même classe, et huit victimes sur dix sont des femmes. L’inceste regroupe les relations sexuelles imposées à des enfants dans une famille notamment par des grands-parents, des parents, des beaux-parents, des oncles et des tantes, des cousins, des frères et des sœurs. Dans ce numéro, des textes pouvant éclairer cette question par les victimes, les associations de défense, les travailleurs sociaux, les psychologues, les psychanalystes, les formateurs et les chercheurs en sciences humaines et sociales seront accueillis.

Announcement

Argumentaire

Aujourd’hui, plus d’un Français sur dix déclare avoir été victime de situations incestueuses, ce qui pourrait correspondre à trois enfants dans une même classe, et huit victimes sur dix sont des femmes. Ces chiffres révélés par l’Association Face à l’inceste (1) interrogent. Les associations de défense des victimes et les travailleurs sociaux sont inquiets de cette réalité. Pourquoi dans le pays des droits de l’homme, cette violence est-elle encore présente ? Est-elle visible parce que les victimes osent plus témoigner (documentaires, films, ouvrages et témoignages, #MeTooInceste) (2) et que les signalements sont plus fréquents ? Ou existe-t-il une dimension sociale latente inquiétante en France ?

L’inceste regroupe les relations sexuelles imposées à des enfants dans une famille notamment par des grands-parents, des parents, des beaux-parents, des oncles et des tantes, des cousins, des frères et des sœurs. L’interdit de l’inceste, règle universelle débattue par les anthropologues, les sociologues et les psychanalystes (3), est toujours bafoué en France. L’enfant est seul face à des adultes et/ou des pairs qui, dans l’intimité familiale, imposent des abus sexuels, des harcèlements, des brimades, des manières de vivre, une culpabilité, des secrets et des silences.

Différents questionnements sont posés : quelles souffrances subissent les victimes aujourd’hui dans les différentes classes sociales ? Qu’est-ce que l’inceste ? Qu’est-ce que le climat incestuel (4) ? Que vit l’enfant quand l’inceste est révélé notamment dans le cadre de la protection de l’enfance ? Quels combats mènent les victimes enfants et adultes ? (5) Dans quelle mesure cette violence se reproduit-elle ? Comment les personnes ayant subi un inceste sont-elles accompagnées par les travailleurs sociaux ? Comment ces derniers vivent-ils la réalité de cette souffrance et quelles formations reçoivent-ils à ce sujet ?

Dans ce numéro, des textes pouvant éclairer cette question par les victimes, les associations de défense, les travailleurs sociaux, les psychologues, les psychanalystes, les formateurs et les chercheurs en sciences humaines et sociales seront accueillis. Si les victimes sont majoritairement des filles, qu’en est-il alors de l’éducation des garçons ? Les analyses d’inceste plus méconnus, par exemple envers les garçons par les mères ou par les frères et sœurs (6), sont également possibles. Enfin, si la question française alerte, des contributions à l’échelle européenne et internationale, y compris socio-historiques, seront les bienvenues.

Modalités de soumission

Dépôt des manuscrits par mail : gnoel.pasquet@faire-ess.fr en mentionnant vos coordonnées (téléphonique etpostale).

avant le 1er juin 2025

Manuscrit sous fichier Word entre 5000 et 30 000 signes maximum. Les autres recommandations sont sur le site du Sociographe.

Tout manuscrit est signé par un ou des auteurs physiques (pas de personnes morales). En cas de co-auteurs, nécessité d’avoir un seul contact pour la rédaction (ils seront présentés dans la publication par ordre alphabétique sauf contre-indication). Les manuscrits et autres documents remis le sont à titre gracieux ; la publication est soumise à un contrat d’édition.

Tout fichier proposé suppose l’autorisation par l’auteur d’une mise en ligne possible sur Internet.

Les manuscrits et autres documents remis le sont à titre gracieux  ; la publication est soumise à une lettre d’engagement.

Les règles suivantes s’appuient sur les normes APA (American psychological association) de la 7e édition avec quelques caractéristiques ajoutées en raison du champ professionnel du travail social. Celui-ci bénéficie au commun. Il s’attache aux relations. On y fait un usage important des prénoms. Aussi, les règles de présentations des articles proposés essaieront d’être en adéquation avec ces principes. On privilégie les minuscules, les prénoms en entier, le commun, le détail des références qui manifeste l’attention portée aux relations. On proscrit les mots entièrement en majuscule, trop d’effet de texte, trop de noms propres, de retour à la ligne, de saut de ligne, etc.

De tradition francophone, la revue est dans la police de caractère Garamond, en 11 points, avec un interligne simple et avec des marges de 2,5 centimètres en haut, en bas, à droite et à gauche.

Modalité d’évaluation

La revue Sociographe est une revue à Comité de lecture et les auteurs sont obligés d’accepter le processus d’expertise en double aveugle par leurs pairs.

Les experts sont sélectionnés en fonction de leur compétence dans leur travail de terrain particulier et choisis par la rédaction et en aucun cas par les auteurs. Ils reçoivent les indications et les attendus des expertises de la part de la revue. Les articles soumis sont rendus anonymes par le rédacteur en chef et examinés par au moins deux experts indépendants et par notre équipe de rédaction. En aucun cas, durant le processus d’expertise, les experts ne doivent avoir de lien avec l’auteur.

L’évaluation des articles garantit le processus d’examen «  en double aveugle par les pairs  » qui détermine l’autonomie d’une publication et sa démarche scientifique, autrement dit, avec une visée d’objectivité.

Les articles sont examinés par au moins deux experts indépendants et par notre équipe de rédaction.

Le principe d’un comité de lecture est d’être à l’interface entre un auteur et des lecteurs. Les experts ont le souci de déterminer :

  • la pertinence du contenu de l’article proposé par l’auteur,
  • la lisibilité de l’article pour les lecteurs de la revue.

Ainsi, les experts évaluent si l’article proposé a déjà été publié dans une autre revue. Ils qualifient la nature de l’article proposé : essai, résultats de recherche, ordonnance administrative, programme politique, analyse de pratiques professionnelles, témoignage, etc.

Les experts évaluent si l’article proposé est, selon le cas,

  • méthodologiquement construit,
  • contient des résultats clairement présentés et étaye les conclusions,
  • contient une bibliographie appropriée,
  • apporte une contribution significative au travail social,
  • est écrit dans un langage rigoureux et une progression cohérente et claire.

Dans le souci du lectorat de l’article, les experts vérifient si l’article proposé possède :

  • une graphie en correspondance avec les normes de la revue,
  • une longueur comprise entre 5000 et 30 000 signes, espace comprise, des références éventuelles pertinentes, complètes et dans les normes de la revue,
  • un résumé de 450 signes, espace compris, maximum, et soigneusement rédigé,
  • de 3 à 5 mots clés pertinents,
  • un titre adéquat et pas plus de 2 niveaux de sous-titre.

Les experts jugent chaque article en fonction de l’échelle suivante : accepter en l’état  ; accepté avec modifications mineures  ; accepté avec modifications majeures  ; refus.

Une décision est envoyée à l’auteur correspondant, accompagnée des recommandations faites par les experts.

Les auteurs sont en droit de s’attendre à ce que les experts ou autres personnes au courant du travail qu’un auteur soumet à une revue ne volent pas leurs idées de recherche ou ne plagient pas leur travail.

De plus, les experts,

  • ont la responsabilité d’argumenter leurs appréciations  ;
  • n’ont aucun conflit d’intérêts par rapport au contenu de l’article, par rapport aux auteurs et/ou par rapport aux financeurs  ;
  • signalent les travaux publiés pertinents qui ne sont pas encore cités par le ou les auteurs  ;
  • traitent les articles examinés de manière confidentielle.

Le rédacteur en chef détient la pleine autorité pour rejeter/accepter un article  ; n’accepter un article que lorsque cela est raisonnablement certain  ; promouvoir la publication de correction ou de rétractation lorsque des erreurs sont constatées  ; préserver l’anonymat des évaluateurs  ; et n’ont aucun conflit d’intérêts par rapport aux articles qu’ils rejettent/acceptent.

Consignes de rédaction

Bibliographie

  • La liste des références bibliographiques doit figurer en fin d’article.
  • La bibliographie contient uniquement la liste des auteurs cités dans l’article.
  • Il faut classer les documents par ordre alphabétique de nom d’auteur, puis par année de première publication.
  • Il faut indiquer les URLs stables (permaliens) des versions électroniques des références citées.
  • Chaque référence doit être terminée par un point.

La présentation des références bibliographiques doit être la suivante :

  • Ouvrages

Nom de l’auteur, Prénom en entier (année). Titre. Éditeur. (Majuscule sur le premier et le deuxième mot si le premier est un article).

Exemple :

Castoriadis, Cornélius (1975). L’Institution imaginaire de la société. Seuil.

  • Articles de revues

Nom de l’auteur, Prénom en entier (année). «  Titre  ». Revue, Numéro, Pagination.

Exemple :

Brohm, Jean-Marie (1997, octobre). «  Un chien se meurt…  », Prétentaine, 7/8, 297-310.

  • Contributions à des ouvrages collectifs

Nom de l’auteur, Prénom (année). «  Titre de la contribution  ». Dans Nom, Prénom du directeur (dir.), Titre de l’ouvrage. Éditeur, Pagination.

Exemple :

Clouzot, Olivier (1963). «  La musique de film  ». Dans Roland, Manuel (dir.), Histoire de la musique, vol. 2, Du XVIIIe siècle à nos jours, Gallimard, 1494-1522.

  • Ouvrages, articles ou contributions traduits

Mêmes règles que précédemment avec l’ajout de la mention :

Traduit de (la langue d’origine) par (nom, prénom du traducteur).

  • Films

Nom du réalisateur, Prénom (réalisateur), Titre du film [type de contenu], distribution, date.

Exemple :

Pillonca, Stéphanie (réalisatrice), C’est toi que j’attendais [documentaire], Pyramide, 2021.

  • Documents sonores

Nom de l’auteur, prénom (année). Titre [type de document], compagnie de production.

Exemple :

Nougaro, Claude (1977). Plume d’ange [chanson], Barclay.

Citations

  • Les emprunts à d’autres œuvres ne devraient pas dépasser la reproduction autour de 10 lignes par livre, ces éléments pouvant être interprétés comme des plagiats. Dans tous les cas, ces emprunts ne peuvent excéder 10 % de l’article et doivent figurer entre guillemets. Le renvoi à la référence bibliographique suit la citation dans une parenthèse qui indique successivement le nom de l’auteur, l’année de publication et la page. Exemple : (Durkheim, 1895, p. 134).
  • Les différentes publications d’un même auteur dans la même année sont distinguées par des lettres minuscules. Exemple : (Lefèbvre, 1973b, p. 78)
  • Lorsque du texte est coupé dans une citation après un point, il faut mettre 3 points de suspension entre crochets […].
  • On utilise 3 points de suspension entre parenthèses pour signaler le fait que du texte est coupé dans la citation à l’intérieur d’une phrase (…).
  • Le point final est à l’extérieur du guillemet de fin lorsque la citation n’excède pas une phrase. Elle est à l’intérieur du guillemet de fin lorsque la citation contient plus d’une phrase.

Dates

Les références temporelles doivent être écrites de la façon suivante :

  • les années et les décennies sont écrites en chiffres : 1968, années 1820, années 1980 (et non les années 80 ou années quatre-vingt).
  • les siècles sont écrits de la façon suivante : XIXe siècle, avec les chiffres romains suivis du «  e  » (et non pas XXème siècle ou XIXème siècle, ni vingtième siècle ou dix-neuvième siècle).
  • Genre

Il n’y a pas d’obligation d’usage d’une écriture inclusive, épicène, non sexiste, neutre, ouvert, dégenré, etc. Les auteurs utilisent l’écriture de leur choix et en sont responsables. Les auteurs veillent à ce que l’ensemble de l’article soit dans le même usage. 

Guillemets

  • Il faut encadrer les citations dans le corps du texte de guillemets français («  citation  », avec espace insécable après le guillemet ouvrant et avant le guillemet fermant). À l’intérieur de ceux-ci, utiliser les guillemets anglais “citation dans la citation” (sans espace).

Exemple : «  Une citation dite “bien faite”, possède aussi une bonne graphie  ».

Illustrations

  • Les illustrations, les figures et les tableaux sont acceptés sous réserves. Ils doivent être insérés dans le texte à la suite du paragraphe où on s’y réfère. Ils sont numérotés en chiffres arabes et identifiés par un titre qui précède le document.
  • Dans le corps du texte, il faut faire référence aux tableaux et aux figures en citant leur numéro.
  • Les illustrations, figures et tableaux insérés dans le document doivent également être joints au document, séparément (en Jpeg, Tiff, ou PDF).

Intertitres

  • Le document peut comporter deux niveaux de titres au maximum.
  • Les différents niveaux de titres doivent être en minuscules.
  • Le titre premier est en gras. Le titre second est en gras et en italique.

Italiques

L’usage des italiques est strictement réservé à un certain nombre de cas particuliers, énumérés ici. Il faut mettre en italique les titres de livres ou de revues, ainsi que les mots de langue étrangère :

  • Titres d’ouvrages, avec une capitale au premier mot seulement, ou au premier et second mot si le premier est un article. Exemple : La Division du travail social, ou Psychanalyse et copulation des insectes.
  • Mots étrangers et expressions latines. Exemple : a prioria minimasine die, etc.

Majuscules

  • Les majuscules sont accentuées.

Nom

  • Quand ils désignent un objet, les noms nationaux ne prennent pas de majuscules (une voiture française, espagnole, indienne). Quand ils désignent des personnes, les noms nationaux prennent une majuscule («  Est-il américain cet Américain  ?  »).

Notes de bas de page

  • L’appel de note se fait en chiffre arabe (1, 2, 3, etc.), en continu sur tout l’article et en bas de page.
  • La note de bas de page sert à donner un complément, une digression. Elle ne sert jamais à donner la référence d’une citation (cf. «  Citations  »).

Sigles

  • Ils sont déployés à leur première utilisation, le sigle est placé entre parenthèses à la fin. Seule la première lettre du premier mot est en majuscule. Ex. : Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)

Titres

  • Le titre et sous-titre, les titres et sous-titres des parties sont court pour pouvoir entrer sur une ligne (80 signes). Un des éléments entre titre et sous-titre doit être explicite, l’autre peut être plus allusif (ex. : titre : La Distinction. Sous-titre : Critique sociale du jugement)

Résumé

  • Rédigé au style impersonnel, de 450 signes maximum, placé en début de texte, précédé de «  Résumé :  ». C’est un texte dont la responsabilité incombe à la rédaction.

Présentation de l’auteur

  • C’est du texte qui appartient à la rédaction de la revue. Il donne les titres, qualifications et/ou fonctions de l’auteur.

Traduction

  • Les citations en d’autres langues que la langue de l’article doivent être traduites dans la langue de l’article, et suivies du mot «  traduction  » entre parenthèses. Le texte cité et traduit peut être reproduit dans la langue originale en note de bas de page.

Coordination

  • Pascaline Delhaye, formatrice à l’IRTS Hauts de France (pdelhaye@irtshdf.fr)
  • Léo Lebrun, formateur à l’IRTS PACA et Corse (leo-lebrun@irts-pacacorse.com)
  • Alexia Duytschaever, chargée d’études à l’IRTS Hauts de France(aduytschaever@irtshdf.fr)

Notes

1- https://facealinceste.fr/blog/enquete/sondage-ipsos-2023.

2- Cf. Éva Thomas, Le Viol du silence, Paris, Aubier-Montaigne, 1986 ; Claude Ponti, Les Pieds bleus, Paris, Éditions de l’Olivier, 1995 ; Sophie Chauveau, La Fabrique des pervers, Paris, Gallimard, 2016 ; Christine Angot, Le Voyage dans l’Est, Paris, Gallimard, 2021 ; Camille Kouchner, La Familia grande, Paris, Gallimard, 2021.

3- Cf. Émile Durkheim, La Prohibition de l’inceste et ses origines, Paris, Payot, 2008 ; Sigmund Freud, Totem et tabou, Paris, Payot, 1995 ; Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté, Paris, PUF, 1949 ; Françoise Héritier, Les Deux sœurs et leur mère. Anthropologie de l’inceste, Paris, Odile Jacob, 1994 ; Françoise Héritier, Boris Cyrulnik et Aldo Nouari (dir.), De l’inceste, Paris, Odile Jacob, 1994 ; Dorothée Dussy, Le Berceau des dominations. Anthropologie de l’inceste, Paris, Éditions de La Discussion, 2013 ; Georges Balandier, L’Interdit de l’inceste à travers les sociétés, Paris, CNRS Éditions, 2021.

4- Cf. Paul Racamier, L’Inceste et l’incestuel, Paris, Dunod, 1995 ; Dominique Klopfert, Penser l’incestuel, La confusion des places, Bruxelles, Éditions Yapaka, 2022 et Iris Brey et Juliet Drouar (dir.), La Culture de l’inceste, Paris, Seuil, 2022.

5- Cf. Muriel Salmona, « Comment soigner les victimes d’inceste » (entretien), France culture, 3 janvier 2022.

6- Cf. Dominique Klopfert, Inceste maternel, incestuel meurtrier. À corps et sans cris, Paris, L’Harmattan, 2010 ; Dominique Thiéry, Frères et sœurs. Incestes sous silence, Lormont, Le Bord de l’eau, 2018 ; Association docteurs Bru, Inceste : les garçons aussi, Lormont, Le Bord de l’eau, 2023.


Date(s)

  • Sunday, June 01, 2025

Keywords

  • inceste, travail social, souffrance, accompagnement, recueil

Reference Urls

Information source

  • Guy-Noel Pasquet
    courriel : gnoel [dot] pasquet [at] faire-ess [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« L’inceste », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, October 23, 2024, https://doi.org/10.58079/12jxu

Add to my calendar

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search