Abstract
Ces journées se donnent pour objectif de questionner le « rural » à la fois comme espaces aux modes d’organisation sociale et aux dimensions environnementales spécifiques, comme catégorie - indigène, administrative, analytique - et comme lieu conditionnant des modalités particulières de l’enquête de terrain.
Announcement
Journées d’étude au Campus Jourdan - ENS Paris, le 6 et le 7 mars 2025
Argumentaire
L’accélération des crises environnementales et des bouleversements sociaux accompagne le renforcement du capitalisme global. Si les chaînes productives, les échanges marchands et les mobilités des personnes façonnent ces espaces, ceux-ci se reconfigurent simultanément en relation aux situations et contextes localisés. Face aux nouveaux objets d’étude et à l’intérêt croissant des sciences sociales pour les mondes ruraux, nous pouvons dès lors nous demander quelles sont les spécificités de ces espaces aujourd’hui et comment les saisir dans leur hétérogénéité.
Ces Journées d’étude s’inscrivent dans le prolongement des réflexions menées au sein du séminaire EHESS et du Réseau international de recherche « Ethnographies des mondes ruraux »[1]. Elles se donnent ainsi pour objectif de questionner le rural à la fois comme espaces aux modes d’organisation sociale et aux dimensions environnementales spécifiques, comme catégorie - indigène, administrative, analytique - et comme lieux conditionnant des modalités particulières de l’enquête de terrain. Cet appel privilégie la méthode ethnographique, tout en reconnaissant l'existence d’autres approches pour étudier la diversité rurale (Stjernberg et al., 2023). Mettre en rapport les pratiques des personnes et leurs explications du monde impose de se placer au niveau des acteurs sociaux euxmêmes. En saisissant les interactions sociales dans leur complexité, l’ethnographie s’avère particulièrement pertinente pour appréhender la pleine diversité des mondes ruraux en transformation et peut permettre un dialogue entre différentes disciplines en sciences sociales.
Ce projet est dès lors marqué par les travaux encourageant le « décloisonnement disciplinaire » (Ingold, 2000 ; Dufy et Weber, 2007 ; Burawoy, 2009 ; Beaud et Weber, 2010 ; Lahire, 2023), le besoin de dépasser les effets parfois persistants du « Grand Partage » entre disciplines (Lenclud, 1996;
Weber, 2000 ; 2023), et la potentialité sociologique des études localisées (Bruneau et al., 2018). Portées par l’ambition de mener un dialogue résolument transversal, nous invitons les participant·es à se demander ce que sont les espaces ruraux aujourd’hui. Face à la redéfinition des frontières entre espaces anthropisés et naturels, la définition du « rural » se complexifie, ouvrant la voie au questionnement de son opposition supposée à l’« urbain ». Les critères de la densité de population ou de la distance avec les centres urbains ne permettent pas à eux seuls de caractériser ces espaces, invitant à prêter davantage attention à la division spatialisée des activités économiques, des groupes sociaux et des représentations sociales. Ces critères peuvent également être mis en question par l’ensemble des catégories territoriales du Sud global, où les mondes ruraux présentent des configurations souvent radicalement différentes. Dans cette lignée, il semble dès lors nécessaire de porter une réflexion intégrant les apports des travaux abordant de manière critique les dynamiques entre Nord et Sud (Béteille, 2007 ; Ouattara, 2014 ; Affaya et al., 2022).
Ces Journées invitent ainsi à réengager la question du « rural » comme objet pour les sciences sociales. Sans prétendre ici à une histoire exhaustive, on ne peut oublier de mentionner qu’en France, les études rurales ont constitué un champ à part entière, notamment au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Leur essor est marqué par les enquêtes collectives et pluridisciplinaires menées dès les années 1960 (Morin, 2013 [1967] ; Pingaud, 1968 ; Burguière, 1975 ; Jolas et al., 1990 ; Zonabend, 2010), visant à comprendre les reconfigurations sociales, politiques et agricoles des villages français à travers les monographies. De fait, au cours de la décennie suivante, une grande partie des travaux portent sur les changements à l'œuvre dans le monde productif (Jollivet et Mendras, 1971-1974 ; Champagne, 1975 ; Barthélémy, 1985). Toutefois, les années 1980 et la « fin» annoncée du monde paysan (Mendras, 1967) ainsi que l’influence des théories proposant une métropolisation généralisée (Sassen, 1991), marquent le déclin du champ disciplinaire (Rogers, 1995). À la même époque, et audelà des études rurales françaises, bien des auteur·es s’intéressent aux pratiques, interactions sociales et formes d’organisation de ces espaces. Sans pour autant discuter spécifiquement l’objet « rural », ces travaux sont menés dans les mondes ruraux, se focalisant sur la question de la « nature » (Descola, 1986), des rituels (Moreno, 1974 ; Favret-Saada, 1977), des relations productives (Bartolomé, 1975 ; Garcia, 1993), de l’espace domestique (Bourdieu et Sayad, 1964 ; Meillassoux, 1975, Gudeman et Rivera, 1990) ou encore de la parenté (De Pina-Cabral, 1986 ; Thireau et Mak, 1992).
Plus récemment, de nouveaux objets politiques, économiques et environnementaux réorientent la production scientifique. Des auteur·es réactualisent par exemple les interrogations sur les formes de perception et d’appropriation du « vivant » (Foyer, 2014 ; Müller, 2019), les bouleversements spatiaux liés aux processus de désindustrialisation (Dzenovska, 2020) ainsi qu’à l’essor de l’extractivisme (Buier et Franquesa, 2022 ; Buu-Sao, 2023) et les crises et les catastrophes environnementales (Revet, 2017 ; Centemeri, 2021). De même, la réorganisation du travail agricole et industriel (Weber, 1989 ; Purseigle et al., 2017 ; Pannier et al., à paraître) et celle de la famille dans ses dimensions juridiques et économiques (Bessière, 2011 ; Gollac et Bessière, 2014) sont étudiées dans différents contextes. Enfin, des auteur·es mettent également l’accent sur les phénomènes d’urbanisation, de périurbanisation et de métropolisation (Perrin, 2013 ; Cusin et al., 2016), ainsi que sur les formes de contestation des circuits économiques dominants (Siniscalchi, 2023)2.
Ces travaux montrent qu’à l’inverse des prédictions établies dans les années 1980, l’urbanisation ou l’hyperconnectivité propres au contexte globalisé n’ont pas conduit à la dissolution des espaces ruraux au profit d’un monde urbanisé homogène. Bien plus, ceux-ci se reconfigurent en permanence, invitant les chercheur·es à saisir leurs formes contemporaines et à questionner l’existence actuelle d’un objet « rural ». Ces Journées d’études se proposent donc d’ouvrir la voie à une discussion collective, se voulant à la fois pratique et épistémologique : quelles sont les caractéristiques, au XXIème siècle, des espaces ruraux et comment les questionner au-delà des frontières disciplinaires par l’ethnographie ? Qu’est que la mise en dialogue des cas différents et éloignés permet d’apporter à la réflexion sur l’objet « rural » ? Comment cette catégorie est-elle mobilisée par différents acteurs dans le cadre de nos enquêtes ethnographiques ? Comment les trajectoires des chercheur·es participent-elles également à façonner cet objet ?
Les propositions de communication attendues peuvent relever de toute discipline des sciences humaines et sociales, dans la mesure où elles mobilisent l’ethnographie. Les contributions associant celle-ci à d’autres méthodes sont également encouragées. Les propositions pourront se rattacher à un ou plusieurs des trois axes développés ci-dessous, sans pour autant se limiter aux seules pistes proposées. Les communications pourront être individuelles ou collectives, interdisciplinaires et porter sur des terrains divers à l’international. Les participant·es sont également invité·es à réfléchir aux spécificités de leur démarche ethnographique qui peut varier en fonction de leur discipline d’appartenance.
I. Catégories indigène, administrative, analytique : imbrications, articulations et influences
Dans cet axe, nous proposons de questionner les modalités par lesquelles la notion de « rural » - dans ses différentes déclinaisons - est mobilisée par les acteurs sur les terrains d’enquête. Nous nous inspirons de certains travaux classiques portant sur l’exercice de la traduction et de la restitution des sens « indigènes » (Malinowski, 2002 [1974]), la quête du dépassement de « fausses évidences » (Durkheim, 2013 [1895] ; Durkheim et Mauss, 1901-1902) ou l’importance de penser la complémentarité des termes « etic » et « emic » (Olivier de Sardan, 1998).
Tout d’abord, les communicant·es pourront préférer une entrée par les catégories dites emic ou indigènes, pour décrire le territoire, l’espace et les pratiques, questionnant la présence ou l’absence des expressions faisant appel au « rural » dans les récits des personnes et leurs effets sociaux. Il pourra s’agir de réfléchir à la façon dont la dimension spatiale et vécue du « rural » joue dans la définition ou la contestation des catégories d’appartenance. Nous pensons par exemple aux cas de ceux et celles qui « restent » (Coquard, 2019) ou encore aux trajectoires de mobilité vers la campagne (Léger et Hervieu, 1979 ; Giraud, 2016). De même, il sera possible d’étudier la manière dont certains groupes s’approprient ou réinventent la notion à partir de discours politiques ou médiatiques, afin par exemple de réclamer un « droit au village » (Landy et Moreau, 2015), de mener de nouveaux modes de vie « utopiques » (Dalgalarrondo et Fournier, 2020 ; Sallustio et Boullosa-Joly, 2021), de « faire village autrement » (Pruvost, 2015), de résister localement (Mésini, 2004) ou de contester des catégories péjoratives voire stigmatisantes (Bourdieu, 1989 ; Orange et Vignon, 2019).
En deuxième lieu, les communicant·es pourront privilégier une entrée à partir des catégories dites etic, qu’elles soient administratives, médiatiques ou issues des politiques publiques. Ils et elles pourront choisir d’étudier les politiques publiques, soit à partir des effets des déplacements sémantiques des catégories mobilisés (Gisclard et al., 2012), soit à partir des conséquences qu’elles opèrent sur les groupes sociaux locaux (Laferté, 2018). Les participant·es pourront également questionner la fiabilité des données statistiques produites sur les mondes ruraux (Phélinas, 2010) ou l’efficacité des réformes visant à améliorer l’accès au droit dans ces espaces (Deville, 2023). À l’inverse, ils et elles pourront s'intéresser aux stratégies et tactiques de certains acteurs pour contourner les objectifs d’une loi (Gisclard, 2015) ou appréhender la façon dont les agents administratifs et les experts se positionnent localement face aux projets qu’ils mettent en place (De L’Estoile, 2015 ; Wateau, 2016). Enfin, nous encourageons également les contributions se concentrant sur les catégories analytiques, les saisissant en tant que catégories etic. Il sera ici possible de mettre en lumière la façon dont les catégories scientifiques débordent le champ académique et sont mobilisées autant par les institutions que par les personnes sur le terrain.
II. Penser les mondes ruraux au pluriel : comparer et décloisonner par l’ethnographie
Comment mettre en dialogue les processus communs étant à l'œuvre dans les mondes ruraux à travers le monde ? Comment comparer au-delà de l’homogénéité statistique (Gros, 2017) et entre des espaces ruraux fortement hétérogènes, sans pour autant écraser « les enjeux spécifiques au sein de chaque situation » (Bensa, 2003) ? En allant au-delà des « cloisons » à la fois disciplinaires, théoriques et contextuelles, nous souhaitons ici mettre en avant le potentiel heuristique de l’approche comparative et interdisciplinaire pour comprendre ce que sont les espaces ruraux aujourd’hui. Poursuivant des réflexions déjà menées sur la comparaison (Bourdieu, Chamboredon et Passeron 1968 ; De PinaCabral, 2000 ; Candea, 2016 ; Trémon, 2012, 2019 ; Descola, 2019 ; Heilbron, 2020 ; Barthélémy, 2021), nous invitons les communicant·es à questionner les manières dont ils et elles mettent leurs ethnographies menées en milieu rural en dialogue avec des échelles d’analyse et des contextes différenciés.
D’un côté, les participant·es pourront mettre en avant les aller-retours réalisés entre les lieux étudiés ou les changements de terrain effectués au long de leur trajectoire professionnelle, afin de mettre en lumière la façon dont leurs données recueillies dans un contexte éclairent celles collectées dans un autre. Il sera ici possible d’interroger la place des ethnographies « multicas » (Burawoy, 2009) et « multisituées » (Marcus, 1995) réalisées dans différentes aires culturelles, qui impliquent une mise en comparaison des espaces investis, que ce soit pour comprendre une filière (Tsing, 2015), des mouvements migratoires (Racine 1994 ; Hellio, 2014) ou des projets d’infrastructures (Gordillo, 2019). Comment croiser des enquêtes réalisées dans des aires géographiques et culturelles ou des contextes historiques distincts afin de saisir les transformations globales traversant le « rural » ?
D’un autre côté, nous invitons les communicant·es à revenir sur les possibilités d’employer des méthodes plurielles pour enrichir leurs ethnographies. Les communications pourront s’inspirer des travaux ayant par exemple associé l'ethnographie avec la statistique (Weber, 1995 ; Dufy et Weber, 2007), saisi les économies familiales à partir de l’ethno-comptabilité (Cottereau et Marzok, 2012 ; Pruvost, 2024) apporté à l’étude de l’espace domestique à travers la cartographie (Leobal, 2018) ou encore montré les apports des outils audiovisuels (Diémoz et Reusser-Elzingre, 2013).
Nous encourageons en particulier toute proposition de communication collective, mettant en avant une démarche pluri-méthodologique et interdisciplinaire.
III. Enquêter en milieu rural : trajectoires, expériences et difficultés des ethnographes
Le troisième et dernier axe invite à réfléchir à l’évolution de l’objet « rural » à partir de la pratique ethnographique. Questionner les manières dont la construction de l’objet, les conditions de réalisation de l'enquête, la production des données, l’analyse et l’écriture ethnographique sont façonnées par la démarche et l’identité de l’ethnographe implique plusieurs dimensions.
D’une part, nous souhaitons interroger la négociation de la place d’ethnographe, son rapport aux interlocuteurs et interlocutrices et le déroulement de son enquête dans les espaces ruraux – dans lesquels sa présence peut parfois être perçue comme une « irruption ». Les modalités de production de l’enquête sont intimement liées à la classe sociale, au genre, à l’origine nationale, ethnique et sociale de l’ethnographe. Face aux exigences de l’enquête et aux attentes des interlocuteurs et interlocutrices, cette position peut renforcer le besoin de s’immerger totalement (Carsten, 2012), de réaliser une « objectivation participante » (Bourdieu, 2003), de s'efforcer à jouer à « être un autre » (Berliner, 2013), de parvenir à une implication radicale (Olivier de Sardan, 2000), de retourner sur le site d'une étude précédente afin d’y effectuer une « revisite focalisée » (Burawoy, 2003), de s’engager davantage dans la restitution des résultats d’enquête (Borofsky, 2019) ou encore de mettre en œuvre la recherche participative (Leeuwis, 2000 ; Jankowski et Le Marec, 2014 ; Jondreville et Barataud, 2023) ainsi que la recherche-action (Faure et al., 2010).
D’autre part, les contributions pourront également se pencher sur la question de la distance et de la proximité de facto et/ou construites entre l'ethnographe et son enquête. Nous interrogeons la manière dont les trajectoires professionnelles affectent et façonnent la recherche sur les espaces ruraux ainsi que les raisons qui poussent les chercheur·es à s'intéresser à ceux-ci. Si les ethnographes issus de milieu rural peuvent mettre en avant leur connaissance située (Haraway, 2007 [1988]) en apportant le regard autobiographique (Stoliaroff, 2008 ; Xiang et Wu, 2023), leurs parcours professionnels restent souvent marqués par une carrière de vie urbaine, contribuant à créer des chercheur·es de « l'entre-deux » (Cefaï, 2010). En outre, les trajectoires des ethnographes peuvent être caractérisées par des mobilités entre la campagne et la ville ou entre différents pays. De quelles manières les connexions à l’« urbain » façonnent-elles nos questions de recherche et nos manières de mener les ethnographies des mondes ruraux ? Comment les trajectoires professionnelles permettent-elles de comprendre les évolutions et les dynamiques inhérentes aux réflexions sur le « rural » ? Enfin, qu’estce que la recherche menée sur le « rural » fait-elle à l’ethnographe ?
Modalités de proposition des communications
Les résumés, d’une longueur maximale de 3 000 caractères (espaces compris) avec le(s) nom(s), coordonnées et affiliation(s) institutionnelle(s) des auteur·es, sont à envoyer à l’adresse : je.rural@proton.me
au plus tard le 7 février 2025.
Les communications peuvent s’inscrire dans l’un des axes proposés, mais également répondre à des questions non explorées dans cet appel, mettant en avant une réflexion sur la notion du « rural », dans des enquêtes individuelles ou collectives, et dans différents terrains.
Calendrier
- 7 février : date limite de réception des propositions de communication
- 10 février : notification aux communicant·es sélectionné·es et définition du programme
- 23 février : réception des supports des communications (5 pages max.)
- 6 et 7 mars : Journées d'études à l'ENS Paris - Campus Jourdan Comité d’organisation :
Organisation
- Gala Agüero (Université de Lille, Clersé, gala.aguero@univ-lille.fr),
- Iva Čápová (CMH, LaSSP, Iva.Capova@seznam.cz)
- Marguerite Maclouf (EHESS, CMH, margueritemaclouf@gmail.com)
Comité scientifique
- Tiphaine Barthélémy (UPJV, CURAPP-ESS),
- Joël Cabalion (Université de Tours, CSH),
- Benoît Coquard (INRAE, CESAER),
- Véronique Dassié (CNRS, CY Héritages),
- Laurence Fontaine (CNRS, CMH), Tristan Fournier (CNRS, IRIS),
- Marie Gisclard (INRAE, SELMET),
- Gilles Laferté (INRAE, CESAER),
- Fréderic Landy (Université Paris Nanterre, UMR LAVUE),
- Birgit Müller (CNRS, LAP),
- Fabienne Wateau (CNRS, LESC)
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Notes
1 Séminaire EHESS, (2022-2025) « Ethnographies des mondes ruraux : configurations locales et transformations globales », https://enseignements.ehess.fr/2024-2025/ue/177 ; Réseau international de recherche « Ethnographies des mondes ruraux », : https://mondesruraux.hypotheses.org/le-reseau/48-2
2 Le renouvellement des travaux en sciences sociales sur les mondes ruraux a été également discuté dans le colloque « Les mondes ruraux à l'épreuve des sciences sociales », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 29 mars 2006, https://calenda.org/190614?lang=fr
Places
- ENS Campus Jourdan - 48 Bd Jourdan
Paris, France (75)
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- rural
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To cite this announcement
Gala Aguero, Marguerite Maclouf, Iva Capova, « Le « rural » : un objet pour les sciences sociales ? », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 04, 2025, https://doi.org/10.58079/138fa
Author(s)
Gala Aguero
Marguerite Maclouf
Iva Capova
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