Página inicialMaintenir les biens publics à l’heure de l’austérité

Maintenir les biens publics à l’heure de l’austérité

Maintaining public goods in an era of austerity

Mantener los bienes públicos en tiempos de austeridad

Revue Espaces et Sociétés n°200

Journal Espaces et Sociétés No. 200

Revista Espaces et Sociétés nº 200

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Publicado quarta, 08 de outubro de 2025

Resumo

Les missions assurées localement par les États n’ont cessé, elles aussi, de connaître des coupes budgétaires, accroissant ainsi les formes de vulnérabilités sociales et environnementales que les municipalités doivent désormais supporter en ayant recours à des moyens limités. Nous encourageons des perspectives ethnographiques et situées permettant de considérer les expérimentations politiques top-down, les pratiques citadines bottom-up et leur convergence dans la protection, la maintenance et la régénération des biens publics. Nous invitons les futures contributions à s’emparer de l'approche spatiale du care pour lire les transformations des biens publics à l’heure de l’austérité.

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Argumentaire

Dernier maillon de la « dévolution de l’austérité » (Peck, 2012), les municipalités européennes sont particulièrement exposées, notamment depuis 2008, aux effets de la crise budgétaire des États. La réduction progressive des ressources qui leur sont allouées par les gouvernements centraux est devenue un phénomène structurel qui a entraîné la réorganisation de leurs budgets et de leurs politiques publiques (Schipper et Schönig, 2016). Les missions assurées localement par les États n’ont cessé, elles aussi, de connaître des coupes budgétaires, accroissant ainsi les formes de vulnérabilités sociales et environnementales que les municipalités doivent désormais supporter en ayant recours à des moyens limités. Ces expressions plurielles de l’austérité affectent en premier lieu le maintien de toute une série de biens publics qui, par définition, reposent sur le fait d’être « produits (ou protégés et entretenus) par des organismes publics financés collectivement […] et mis à disposition des membres d’une collectivité, gratuitement, ou à faible coût. » (Weinstein, 2017, p. 90). Réduire l’accès ou la qualité de certains services publics, revoir leur gratuité ou leurs conditions tarifaires, renoncer à la construction de nouveaux équipements, retarder la rénovation ou envisager la cession d’équipements sous-utilisés sont quelques-uns des arbitrages réalisés par différents organismes publics et envisagés par les municipalités elles-mêmes à l’échelle des services et des équipements qu’elles gèrent directement. Si ces mesures accélèrent la crise du care (Dowling, 2022) en mettant à mal les infrastructures institutionnelles qui assurent localement des missions de soin, d’éducation, d’accès aux droits auprès des populations les plus vulnérables, elles suscitent également des initiatives qui cherchent à maintenir ces biens publics par d’autres moyens.

Ce dossier souhaite mettre en lumière la dimension spatiale de ce maintien et de cette évolution des biens publics en contexte d’austérité. Nous encourageons en particulier des perspectives ethnographiques et situées permettant de considérer les expérimentations politiques top-down, les pratiques citadines bottom-up et leur convergence dans la protection, la maintenance et la régénération des biens publics. Il s’agit ici de donner de la place à des réflexions qui étudient la relation entre austérité, biens publics et pratiques de care. Les expériences concernées peuvent aller des appels à projet initiés par les villes invitant des citadines et citadins à régénérer des bâtiments municipaux désaffectés ou sous-utilisés, aux infrastructures sociales et sanitaires autogérées, en passant par des équipements culturels à gestion participative, des espaces de mutualisme urbain liés à l’alimentation ou des foncières citoyennes qui soutiennent des initiatives locales. Cette liste d’exemples non exhaustive illustre la grande diversité des cas liés à la protection, à la coproduction et à la production alternative des biens publics qui pourront faire l’objet de contributions à ce dossier. De telles expériences peuvent avoir lieu tout autant dans des espaces métropolitains que périurbains ou ruraux, dans des pays européens ou extraeuropéens. La proposition tient toutefois à s’émanciper des débats actuels autour de l’urbanisme transitoire ou tactique et des tiers-lieux, dont l’ambiguïté est bien trop grande selon les déclinaisons et les contextes (Idelon, 2022 ; Burret, 2021 ; Douay et Prévot, 2016).

Les dynamiques qui nous intéressent pour ce dossier sont au centre d’une large production scientifique internationale qui a souligné le caractère permanent et progressif de l’austérité urbaine. Cette production se concentre sur quatre questions centrales. La première concerne l’augmentation et la diversification des formes de privatisation et de marchandisation de la ville par des politiques urbaines visant à réduire les dépenses publiques pour répondre aux déficits budgétaires (Peck, 2012 ; Piganiol, 2022). La littérature interroge ensuite la possibilité pour les administrations locales de continuer de mettre en œuvre des formes de redistribution par toutes sortes de projets (Adisson et Artioli, 2020). En troisième lieu, les autrices et les auteurs soulignent la manière dont la compensation de l’austérité repose de plus en plus sur une logique de « coproduction » des services publics, misant sur la capacité de la société civile à produire de l’innovation sociale (Pestoff, 2017 ; Russell et al., 2023). Enfin, de nombreux travaux questionnent la façon dont les « délaissés » de l’austérité peuvent être propices à l’émergence d’alternatives à l’action publique (Tonkiss, 2021). Néanmoins la littérature nous informe rarement sur les agencements sociospatiaux qui se déploient à l’échelle microlocale et quotidienne, et sur leurs impacts matériels. C’est pourtant bien à cette échelle, face à des dynamiques nationales et internationales qui individualisent, cooptent et commercialisent les biens publics que se développent au quotidien les pratiques capables de « maintenir, perpétuer et réparer notre “monde” » (Fischer et Tronto, 1991, p. 40). Cet appel à article invite des travaux abordant cette dimension en articulant les enjeux politiques et structurels avec le quotidien des acteurs. Depuis quelques années, le tournant spatial pris par les études sur le care a permis d’élargir leur champ de questionnement aux espaces et aux territoires (Fitz et Krasny, 2019 ; Davis, 2022 ; Gabauer et al., 2022 ; Power et Hall, 2017). Christine Milligan et Janine Wiles résument ce tournant en rappelant que le soin des personnes, et plus généralement du vivant, met nécessairement en relation des acteurs issus des champs institutionnel, domestique et associatif et que « la nature, l’étendue et la forme de ces relations sont affectées par “l’endroit où elles se déroulent” » (2010, p. 738). Dans la continuité des travaux du numéro « Prendre soin de la nature urbaine » (de Biase, Marelli, Zaza, 2024), nous invitons les futures contributions à s’emparer de cette approche spatiale du care pour lire les transformations des biens publics à l’heure de l’austérité. Le dossier entend s’intéresser à la manière dont une telle lecture peut permettre d’aborder les cas étudiés dans leur matérialité singulière, à travers le quotidien des espaces bâtis, des personnes (parfois vulnérables) qui les transforment et des dynamiques urbaines globales qui encadrent ces transformations.

Les articles proposés pourront s’insérer dans les trois axes suivants.

Axe 1. Acteurs et pratiques engagés dans le maintien des biens publics

Le premier axe entend questionner la manière dont une pluralité d’acteurs publics et/ou issus de la société civile s’associent pour maintenir des lieux et des services qui relèvent de l’intérêt général. Il s’agit plus particulièrement de s’intéresser aux alliances et aux pratiques qui cherchent « à assurer la continuité de la trame socio-matérielle du monde » (Denis et Pontille, 2022, p. 355) dans des contextes austéritaires où cette continuité est mise à mal. Très concrètement, le maintien ou la réactivation d’équipements, de lieux, de services fondés sur des logiques de gratuité ou de tarifications solidaires reposent sur des pratiques d’accueil et de maintenance des espaces qui posent l’épineuse question de leur gestion politique et de leur équilibre économique. Si les actrices et les acteurs impliqués dans ces initiatives acceptent de partager leur responsabilité par rapport au bien à maintenir, ils peuvent toutefois l’endosser et la pratiquer de façon différente. L’enjeu ici est d’identifier les trajectoires souvent complexes de leurs partenariats en s’intéressant à la manière dont ils négocient le périmètre de leur implication, notamment sur le plan contractuel, financier et/ou politique. Il s’agit par ailleurs de sonder les stratégies que les parties prenantes mobilisent conjointement pour organiser dans l’espace et inscrire dans le temps les projets qui les lient.

Cet axe propose également d’interroger leur investissement plus concret dans les pratiques relationnelles que suscite la gestion du lieu et/ou du service en jeu. Dans ce cas, il pourra être question d’explorer et de mettre en perspective ce que Sandra Laugier décrit comme une « conception relationnelle des responsabilités où ne règnent pas forcément les bons sentiments, mais les conflits et les inégalités à élucider ou à endurer » (2020, p. 203).

Axe 2. Maintenir les biens publics au quotidien

Ce deuxième axe propose de considérer le quotidien comme une temporalité qui prend une dimension éminemment politique dans le cadre de l’austérité. Il s’agit précisément de l’espace­temps que les biens publics sont censés soutenir de manière équitable, en vue d’amortir les inégalités sociospatiales qui peuvent le rendre invivable pour les plus vulnérables ou les plus pauvres. Dans le contexte de l’austérité, ce sont les publics précaires qui sont de plus en plus appelés à produire eux-mêmes des formes d’entraide quotidienne face à l’affaiblissement des services publics sociaux (Soeiro, 2023 ; Collectif Rosa Bonheur, 2017). Ce quotidien éprouvé par la crise environnementale, les crises sanitaires et la crise du care donne de plus en plus de visibilité à des pratiques et à des actions de subsistance collective (Pruvost, 2021). Ces dernières peuvent être définies comme « tout travail servant à la création, à la perpétuation et à l’entretien direct de la vie sur Terre et qui n’a pas d’autre objectif que lui-même » (Bennholdt-Thomsen et Mies, 2022,

p. 57-58). Elles interrogent l’existence d’une forme de welfare alternative qui entre à la fois en conflit et en complémentarité avec celle de l’État (Power et al., 2022 ; Daquin, 2022). Si dans le premier axe nous souhaitons questionner le comment de ces actions, ici, il s’agit d’observer ce qu’elles font dans et à la vie quotidienne, en accordant une attention particulière aux temporalités qu’elles mobilisent. En effet, si d’un côté celles et ceux qui engagent ces actions tentent de conjuguer leurs efforts pour maintenir un bien public sur le temps long, de l’autre ils et elles travaillent souvent dans le temps de l’urgence pour assurer l’accès quotidien à des services et à des équipements vitaux pour un quartier ou une communauté d’usagers. Si les deux temporalités, urgence et temps long, semblent a priori en contradiction, en réalité, dans le cadre d’une approche de la subsistance (Bennholdt-Thomsen et Mies 2022, Pruvost, 2024), elles s’articulent et interagissent activement.

Dans cet axe, nous souhaitons interroger la relation entre les actions quotidiennes de subsistance, la matérialité des biens publics et les politiques urbaines. Il s’agit de comprendre les dynamiques de transformation que ces actions de care ont sur l’espace et sur le temps à travers les nouvelles formes de gestion qu’elles induisent.

Axe 3. Le travail et les valeurs des biens publics

L’austérité et ses effets sur les politiques de welfare ont nécessité une augmentation du travail reproductif non rémunéré, principalement effectué par les femmes issues de minorités, pour compenser la réduction des services publics et la diminution des revenus des foyers (Federici, 2014 ; Bassel et Emejulu, 2017). L’investissement bénévole sur lequel repose la préservation des services et des espaces publics induit des formes de plus en plus invisibles de violence et d’usure (Cottin-Marx, 2023 ; Krinsky et Simonet 2012 ; Simonet, 2021). En même temps, dans la continuité des processus d’institutionnalisation de la démocratie participative, le potentiel de l’action citoyenne prend de plus en plus de place non seulement dans la coproduction de services, mais aussi dans la véritable prise en charge de la rénovation du patrimoine public (Gatta et Montesano, 2024 ; Oevermann et al., 2023). Le débat sur le potentiel transformateur des pratiques de care, d’une part, et le risque de renforcer une approche d’austérité substitutive du service public, d’autre part, se pose de manière croissante. Aborder cette ambiguïté dans le cadre des biens publics offre la possibilité de rendre visibles les formes de gratuitisation du travail fourni par des citadins, et surtout par des citadines, dans la prise en charge des espaces que la pensée de la participation démocratique en urbanisme a tout autant contribué à institutionnaliser qu’à invisibiliser. Mais ce travail gratuit produit aussi des valeurs affectives, sociales et d’attachement qui ne peuvent pas se réduire à une comptabilité marchande (Graeber, 2001).

L’objectif de cet axe est de renseigner les logiques du travail de maintenance dans leur relation à l’espace, de questionner les valeurs qu’elles produisent et leur influence sur la trajectoire « biographique » des lieux concernés.

Cet appel est ouvert à des contributions interdisciplinaires, nationales et internationales, analysant principalement des cas empiriques.

Modalités de contribution

La revue n’accepte pas de propositions d’articles, mais des articles complets.

Les articles soumis ne dépasseront pas 45 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés. Les normes de présentation et les conseils aux auteurs et autrices sont disponibles sur le site de la revue : https://shs.cairn.info/revue-espaces-et-societes?lang=fr&tab=a-propos#consignes-auteurs

Les articles complets sont à envoyer en pdf au plus tard le 17 Novembre 2025 aux trois coordinatrices du dossier :

  • Alessia de Biase : alessia.debiase@paris-lavillette.archi.fr 
  • Federica Gatta : federica.gatta@univ-grenoble-alpes.fr 
  • Cécile Léonardi : leonardi.c@grenoble.archi.fr

Les auteurs et autrices qui s’interrogent sur la pertinence de leurs propositions peuvent contacter les responsables du dossier. Les articles seront publiés en français. Toutefois, les textes soumis à l’évaluation peuvent être rédigés en anglais, en espagnol ou en italien. Les auteurs seront responsables de la traduction en français des articles approuvés.

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Datas

  • segunda, 17 de novembro de 2025

Palavras-chave

  • austérité urbaine, bien public, bâtiment public, pratiques de care, activités de subsistance, quotidien, travail gratuit, régénération urbaine

Contactos

  • Federica Gatta
    courriel : federica [dot] gatta [at] univ-grenoble-alpes [dot] fr
  • Alessia De Biase
    courriel : alessia [dot] debiase [at] paris-lavillette [dot] archi [dot] fr
  • Cécile Léonardi
    courriel : leonardi [dot] c [at] grenoble [dot] archi [dot] fr

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  • Cécile Léonardi
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Para citar este anúncio

« Maintenir les biens publics à l’heure de l’austérité », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado quarta, 08 de outubro de 2025, https://doi.org/10.58079/14vlu

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