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Argumentaire
Cet appel à communication s’inscrit dans le prolongement de notre expertise située en sociolinguistique et en didactique des langues. Le colloque que nous organisons a cependant pour ambition d’élargir ce dialogue à d’autres disciplines ainsi qu’à d’autres aires géographiques. Il vise à proposer un espace de réflexion et de dialogue scientifique autour du rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des démocraties.
« Comment conjuguer différences et démocratie ? » (Wieviorka, 2019, p. VII)
Les démocraties actuelles font face à des crises politiques et sociales alimentées par des idéologies discriminatoires et xénophobes remettant en question la légitimité de la diversité et la reconnaissance de l’autre (Piccardo, 2017 ; Dalgalian, 2017 ; Spaëth, 2010 ; Rancière, 2005)1. Dans ce contexte où le nationalisme se banalise (Billig, 1995), ce colloque propose d’examiner, dans une perspective critique et à la lumière des événements mondiaux récents2, le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des systèmes démocratiques (Dănişor, 2025 ; Diagne, 2024 ; Brudermann, Aguilar Río & Abouzaïd, 2019).
Liens et ruptures entre langues et démocratie
La démocratie est un concept polysémique, dont le sens varie selon les contextes et interprétations idéologiques auxquels il renvoie. Par exemple, pour C. Taylor (2019, 2014), elle peut être envisagée, au regard du pluralisme, comme un système de partage basé sur une forme de réciprocité à l’intérieur des sociétés. Selon cette vision, les principes d’égalité-participation et d’égalité-redistribution régissant les relations sociales reposeraient alors sur une diversité productive3, impliquant une circulation systématique des savoirs, des ressources et des services.
La reconnaissance institutionnelle de cette diversité et son inclusion dans les pratiques politiques constitueraient par ailleurs une des bases de la démocratie, un régime politique que le Conseil de l’Europe (2019) considère comme une culture qu’il est possible d’enseigner à travers une éducation plurilingue et interculturelle4. Dans ce cas, le plurilinguisme décrit les pratiques linguistiques de personnes capables d’utiliser plusieurs langues, registres ou variétés linguistiques (Juillard, 2007), mais pas seulement, car « la langue est au cœur de l’individu, à la fois expression personnelle – et sa voie de communication – vers l’Autre. Partant de là, la langue est pour chacun – bien davantage que son statut social, professionnel ou économique – indissociable de son être au monde, de sa personnalité » (Dalgalian, 2017, p. 83). Au-delà du fait social, le plurilinguisme est une notion politique et scientifique qui vise la promotion de la pluralité des langues (Nelde, 2004).
Représentativité des démocraties et agentivité des populations plurielles sur un territoire donné La problématique de la reconnaissance et de la valorisation par les instances politiques de la diversité des personnes au sein des systèmes démocratiques renvoie notamment à la question de l’agentivité (Bandura, 2001) des populations minorées dans nos sociétés : locuteur.rice.s de langues menacées, groupes sociaux marginalisés pour des raisons politiques et culturelles, ressortissant·e·s étranger·ère·s, réfugié·e·s, etc. (Wei & Schnell, 2025). Elle renvoie également aux modalités de leur inclusion (qu’elle relève de l’intégration ou de l’assimilation (Schnapper, 2007) par le biais de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, ainsi qu’aux mécanismes de hiérarchisation des capitaux linguistiques dans le « marché aux langues » (Heller 2023 [2002] ; Calvet, 2002 ; Bourdieu, 1982), où certaines langues se voient attribuer une valeur politique et économique plus élevée que d’autres.
Il convient ici de rappeler que tout acte de parole - qu’il soit produit en langue première, seconde ou étrangère - est indissociable de ses conditions d’effectuation. Un énoncé performatif, par exemple, ne peut acquérir une existence sociale que s’il est porté par l’institution qui lui confère sa légitimité ; en dehors de ce cadre, il perd sa portée sociale (Bourdieu, 1982, p. 71). De ce fait, les locuteur·rice·s de langues régionales ou étrangères voient leur pouvoir agir affaiblie et se retrouvent relégué·e·s à des positions inférieures dans l’espace civique. Ainsi que le souligne S. Breidbach (2003), les droits juridiques ne peuvent être exercés que si les individus disposent des moyens nécessaires pour les revendiquer et y accéder. Par conséquent, ceux qui sont exclus du capital social, linguistique et culturel se trouvent marginalisés dans l’exercice de leurs droits : une situation qui souligne le rôle majeur de l’enseignement et de l’apprentissage des langues.
Face à ces enjeux, se pose dès lors la question de la légitimité des normes linguistiques, de leur transmission et de leurs variations - souvent ancrées dans des habitus culturels institutionnalisés - et celle, corollaire, de la marginalisation des normes issues des groupes minoritaires (Guerin, 2023 ; Costa, 2022). De tels processus idéologiques sont susceptibles de produire chez les locuteur·rice·s un sentiment d’insécurité linguistique et d’alimenter des représentations sociales discriminatoires et/ou xénophobes, participant ainsi à la reproduction des rapports de domination (Francart, 1997).
Dans ces conditions, la relation entre citoyenneté, égalité face aux droits et aux devoirs, et égalité des chances à chaque étape de la vie mérite d’être réexaminée, tant à la lumière des politiques linguistiques, éducatives et migratoires en vigueur, qu’en tenant compte des pratiques d’enseignement des langues et des cultures, qui varient également selon les contextes.
Face à cette complexité, il est important de s’intéresser aux approches didactiques et pédagogiques qui renforcent le pouvoir agir des apprenant·e·s et reconnaissent leur diversité dans l’espace civique. Parmi elles, on peut citer la didactique de l’appropriation (Castellotti, 2017), la didactique intégrée des langues (Candelier, Escudé et Manno, 2023), les éducations plurilingues (Schmor et Piccardo, 2024 ; Conseil de l’Europe, 2021), la pédagogie des multiliteracies (Cellier, 2025 ; Cope et Kalantzis, 2000), les biographies langagières (Molinié, 2016) et les approches interculturelles (Cayet, 2024). Ces dernières illustrent que, puisque langues et cultures d’enseignement peuvent devenir des obstacles à l’accès aux savoirs, des dispositifs de différenciation pédagogique et de personnalisation des apprentissages peuvent être mis en œuvre pour promouvoir une meilleure égalité des chances dans la société (David & Leconte, 2022 ; Pierozak, Debono, Feussi & Huver, 2018).
Sur cette base, en questionnant le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la stabilité des démocraties, ce colloque ambitionne en définitive d’insuffler des valeurs pluralistes dans les politiques linguistiques, éducatives et migratoires, ainsi que dans les pratiques enseignantes qui en sont dépourvues, tout en revitalisant celles qui sont actuellement fragilisées par des dérives extrémistes.
- Pour prendre le cas de la France, la construction d’un imaginaire national (Anderson, 2002) au 19e siècle vise à ériger un État-Nation. Un Etat-Nation est une notion juridique visant à lier un fonctionnement administratif à une définition identitaire. C’est-à-dire qu’un type de gouvernement et d’institutions correspond à une population supposée appartenir à un même groupe identitaire sur un territoire délimité (Rosanvallon, 1990). La consolidation de l’Etat-Nation français au cours du 19e siècle s’est accompagnée de débats sur l’importance de la langue française et sur la mise en place d’un français de l’école chargé d’unifier linguistiquement le territoire (Balibar, 1985). Le 19e siècle correspond donc à l’essor d’une idéologie monolingue, visant à imposer le paradigme “une langue = une nation”. On peut donc conclure que, du moins pour la France, si le plurilinguisme est une réalité très commune dans la vie des locuteur.rices, la politique linguistique officielle est à tradition idéologique monolingue. Quelles sont les implications de ce paradoxe ? Le plurilinguisme est à la fois une réalité individuelle des locuteurs.rices et une valeur à défendre. Les travaux du Conseil de l’Europe, menés avec les didacticiens (pour la France D. Coste, D. Moore et G. Zarate) ont abouti à des textes outillant les enseignants de langue sur les questions plurilingues. En parallèle, le développement de la sociodidactique, notamment à Grenoble, suite aux travaux menés par L. Dabène, conduit à l’identification et la création des techniques pour exposer les enfants à la variété des langues du monde (1994).
- Tels que la banalisation des extrémismes et leur accès au pouvoir, les conflits territoriaux liés à des logiques expansionnistes ou l’affaiblissement des démocraties au profit de régimes autocratiques.
- Productive diversity is “a system of work in which primary value is located in human skills and knowledge, work group and client relationships, and continuous organisational learning. Local and global differences are used as a productive resource, and products and services customised for niche markets” [La diversité productive est « un système de travail dans lequel la valeur première réside dans les compétences et les connaissances humaines, les relations entre les groupes de travail et les clients, ainsi que l’apprentissage organisationnel continu. Les différences locales et mondiales sont utilisées comme une ressource productive, et les produits et services sont personnalisés pour des marchés de niche ».] (Kalantzis & Cope, 2012, p. 106).
- L’éducation plurilingue et interculturelle « valorise la diversité culturelle, elle valorise le respect de la différence culturelle et l’ouverture aux autres croyances, conceptions du monde et pratiques, et elle vise à développer des facultés d’analyse et d’esprit critique tout en élaborant des connaissances et une compréhension critique du monde » (Conseil de l’Europe, 2022, p. 21).
- Problème de transmission intergénérationnelle, montée du nationalisme, etc.
Axes du colloque
Les propositions de communication devront s’inscrire dans au moins l’un des axes suivants :
Éducation aux langues, démocratie et inclusion.
Cet axe vise à interroger la manière dont l’enseignement et l’apprentissage des langues peuvent contribuer à l’émergence d’une société démocratique inclusive. Quelles articulations peut-on établir entre éducation aux langues, démocratie et inclusion ? En quoi les approches actuelles favorisent-elles le développement de l’agentivité des apprenants en classe et dans la société ? Comment l’enseignement des langues peut-il contribuer à la formation à la citoyenneté ? Dans quelle mesure la prise en compte du ressenti émotionnel des apprenants permet-elle de renouveler la réflexion sur le vivre-ensemble à travers les langues ?
Démocratie et langues minorées.
Cet axe examine les enjeux liés à la préservation et à la valorisation des langues et des populations minorées dans la pérennisation des démocraties. Dans quelles mesures ces populations, ainsi que leurs pratiques linguistiques et culturelles sont-elles représentées et incluses dans les systèmes démocratiques par les institutions politiques et selon quelles modalités ? Quels sont les obstacles à la revitalisation de leurs langues et cultures5 ? En quoi le ressenti des locuteur.rice.s face à des formes de domination linguistique ou de marginalisation influence-t-il leur rapport à la démocratie ? Le rôle de la transmission des langues comme vecteur de lien entre les populations minorées et les instances politiques peut alors être questionné.
Politique linguistique et démocratie.
Cet axe s’intéresse aux rôles actifs des politiques linguistiques et éducatives dans la constitution et la préservation des démocraties, ainsi qu’aux modalités de leur mise en œuvre. Dans quelle mesure l’éducation aux langues favorise-t-elle la participation démocratique des personnes sur un territoire donné ? Quels mécanismes permettent aux politiques linguistiques et éducatives d’influencer les dynamiques d’inclusion ou d’exclusion au sein de cadres démocratiques (Pradeau, 2025, 2021 ; OECD, 2025) ? Il s’agit enfin d’interroger dans quelle mesure les politiques linguistiques portent, explicitement ou implicitement, des valeurs démocratiques.
Pratiques langagières et migration.
Cet axe s’intéresse aux pratiques langagières développées dans des situations de migration volontaire ou forcée, inscrites dans des processus complexes de mondialisation, liés notamment à la (dé)colonisation, aux guerres et aux bouleversements climatiques, dans une perspective critique attentive aux rapports de pouvoir, aux inégalités linguistiques et aux conditions d’une démocratisation effective de l’éducation aux langues. Dans quelle mesure les pratiques langagières favorisent ou entravent la participation démocratique, ainsi que le pouvoir agir des personnes en situation de migration ? Quels sont les enjeux démocratiques liés à l’accès à la participation citoyenne et à la reconnaissance des répertoires plurilingues des personnes migrantes ?
Plurilinguisme et citoyenneté numérique.
Les démocraties peuvent être mises à l’épreuve par le manque de régulation des instances institutionnelles et par les dynamiques de déterritorialisation-reterritorialisation inhérentes au numérique (De Lespinois, 2017). Cet axe porte à la fois sur les tensions entre les langues dans les espaces numériques (Aguilar Río et Brudermann, 2024 ; Faucompré et Putsche, 2023) et sur la formation à la citoyenneté numérique dans le cadre de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, envisagée selon une approche pluraliste (Ollivier & Jeanneau, 2023). Comment les idéologies individuelles et communautaires circulant dans les espaces numériques se confrontent-elles aux principes de la citoyenneté numérique, et quelles tendances en émergent ? De quelle manière ces espaces contribuent-ils à la revitalisation des langues minorées, et quelles représentations et expériences du plurilinguisme contribuent-ils à façonner ?
Modalités de contribution
Formats de présentation possibles :
- Exposés individuels (20 minutes de présentation et 10 minutes de discussion) ;
- Symposiums (90 minutes) ;
- Workshop (90 minutes) ;
- Escape game (90 minutes) ;
- Vidéo (10 minutes, si impossibilité de se déplacer).
Les présentations sont ouvertes aux acteurs du terrain.
Remarque : tous les formats de présentation (oral/ppt) doivent être bilingues (anglais, français ou une autre langue).
Les propositions sont à déposer jusqu’au 10 octobre 2026 sur l’espace SciencesConf du colloque : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/
Elles comporteront 500 mots maximum et des références bibliographiques. Les propositions comportent deux résumés qui doivent être présentés sous un format bilingue et comprendre a minima l’anglais, le français et/ou l’espagnol.
Contact : amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr ; jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr
Une publication sera envisagée à la suite du colloque.
Calendrier
- Lancement de l’appel à communication : mai 2026
- Fin de l’appel à communication : 10 octobre 2026
- Notification des résultats aux auteurs : mi-décembre 2026
- Inscription au colloque : janvier - février 2027
- Envoi du programme pour vérification : mars 2027
- Envoi du programme définitif : avril 2027
- Envoi des présentations de type PowerPoint ou autres logiciels : mai 2027
- Colloque : 12, 13, 14 mai 2027
Comité d’organisation
- Amélie Cellier, Université Sorbonne Nouvelle
- José Aguilar Río, Université Sorbonne Nouvelle
- Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle
- Cédric Brudermann, Conservatoire national des arts et métiers
- Amal Khaleefa, Université de Jordanie
- Natalia Bichurina, Université Sorbonne Nouvelle
- Marylou Bouvet, Université Sorbonne Nouvelle
Comité scientifique
- Yahya Al-Abdullah, EHESS
- Dagmar Abendroth-Timmer, Université de Siegen
- Weesam Amer, Université de Cambridge
- Brahim Azaoui, Université de Montpellier
- Fabrice Barthélémy, Université Sorbonne Nouvelle
- Marion Bendinelli, Université Marie et Louis Pasteur
- Violaine Bigot, Université Grenoble Alpes
- Manon Boucharéchas, Université Grenoble Alpes
- Stephan Breidbach, Université Humboldt Berlin
- Lucile Cadet, CY Cergy Université
- Michel Candelier, Le Mans Université
- Cristelle Cavalla, Université Sorbonne Nouvelle
- Jean-Louis Chiss, Sorbonne Nouvelle
- Simon Coffey, King’s College London
- James Costa, Université Sorbonne Nouvelle
- Esther Cyna, Université de Versailles
- Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay
- Jean-Marc Dewaele, Birkbeck College London
- Sabine Doff, Université de Bremen
- Morgane Dujmovic, CNRS
- María González-Davis, Université Ramón Llul
- Emmanuelle Guerin, Université Sorbonne Nouvelle
- Christian Koch, Université Humboldt Berlin
- Mickael Idrac, Université de Liège
- Fumiya Ishikawa, Université Rikkyo
- Marie-Claire Lemarchand-Chauvin, Université de Lorraine
- Milla Luodonpää-Mani, Université de Turku
- Séraphine Malan, Université Sorbonne Nouvelle
- Patricia Mothes, Université Catholique de l’Ouest
- Iris Padiou, Université Sorbonne Paris Nord
- Kevin Petit, Université de Clermont Auvergne
- Kenia Puig, Post-Primary Languages Ireland
- Coraline Pradeau, Université de Rouen Normandie
- Isabelle Rigoni, INSEI
- Zorana Sokolovska, Université de Fribourg
- Valérie Spaëth, Université Sorbonne Nouvelle
- Caterina Sugrañes, Université Ramón Llul
- Nermina Wikström, The Swedish National Agency for Education
Bibliographie
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Argument
This call for papers builds upon our existing expertise in sociolinguistics and language teaching. However, the conference we are organizing aims to broaden this dialogue to include other disciplines and geographical areas. It seeks to provide a space for reflection and scholarly dialogue on the role of multilingualism and language education in building and preserving democracies.
« Comment conjuguer différences et démocratie ? » (Wieviorka, 2019, p. VII).
Contemporary democracies face political and social crises fueled by discriminatory and xenophobic ideologies that challenge the legitimacy of diversity and the recognition of the other (Piccardo, 2017 ; Dalgalian, 2017 ; Spaëth, 2010 ; Rancière, 2005)1. In this context of growing nationalism (Billig, 1995), this conference proposes to examine, from a critical perspective and in light of recent global events2, the role of multilingualism and language education in the construction and preservation of democratic systems (Dănişor, 2025 ; Diagne, 2024 ; Brudermann, Aguilar Río & Abouzaïd, 2019).
Institutional and Personal Links Between Languages and Democracy
Democracy is a polysemous concept, the meaning of which varies according to the contexts and ideological interpretations to which it refers. For example, for C. Taylor (2019, 2014), it can be considered, in light of pluralism, as a system of sharing based on a form of reciprocity within societies. According to this view, the principles of equality-participation and equality-redistribution governing social relations would then rest on productive diversity3, implying a systematic circulation of knowledge, resources, and services.
Furthermore, the institutional recognition of this diversity and its inclusion in political practices would constitute one of the foundations of democracy, a political regime that the Council of Europe (2019) considers a culture that can be taught through multilingual and intercultural education4. In this case, multilingualism describes the linguistic practices of people capable of using several languages, registers, or linguistic varieties (Juillard, 2007), but not only that, because “language is at the heart of the individual, both a personal expression—and their means of communication—with the Other. From this perspective, language is for each person—far more than their social, professional, or economic status—inseparable from their being in the world, from their personality” (Dalgalian, 2017, p. 83). Beyond the social phenomenon, multilingualism is a political and scientific concept that aims to promote linguistic plurality (Nelde, 2004).
Representativeness of Democracies and the Agency of Plural Populations on a Given Territory
The issue of recognition and appreciation by political bodies of the diversity of people within democratic systems relates in particular to the question of the agency (Bandura, 2001) of minority populations in our societies : speakers of endangered languages, social groups marginalized for political and cultural reasons, foreign nationals, refugees, etc. (Wei & Schnell, 2025). It also refers to the modalities of their inclusion (whether through integration or assimilation (Schnapper, 2007) via language teaching and learning, as well as the mechanisms of linguistic capital hierarchy in the “language market” (Heller 2023 [2002] ; Calvet, 2002 ; Bourdieu, 1982), where certain languages are assigned a higher political and economic value than others.
It is worth recalling here that every speech act—whether produced in a first, second, or foreign language—is inseparable from its conditions of performance. A performative utterance, for example, can only acquire social existence if it is supported by the institution that confers legitimacy upon it ; outside this framework, it loses its social significance (Bourdieu, 1982, p. 71). Consequently, speakers of regional or foreign languages see Their power to act is weakened, and they find themselves relegated to inferior positions in the civic sphere. As S. Breidbach (2003) emphasizes, legal rights can only be exercised if individuals have the necessary means to claim and access them. Consequently, those excluded from social, linguistic, and cultural capital find themselves marginalized in the exercise of their rights : a situation that underscores the crucial role of language teaching and learning.
Faced with these challenges, the question then arises of the legitimacy of linguistic norms, their transmission, and their variations—often rooted in institutionalized cultural habits—and the corollary question of the marginalization of norms originating from minority groups (Guerin, 2023 ; Costa, 2022). Such ideological processes are likely to produce a feeling of linguistic insecurity among speakers and to fuel discriminatory and/or xenophobic social representations, thus contributing to the reproduction of relations of domination (Francart, 1997).
On this basis, by questioning the role of multilingualism and language education in the construction and stability of democracies, this colloquium ultimately aims to instill pluralistic values into linguistic, educational and migration policies, as well as into teaching practices that lack them, while revitalizing those that are currently weakened by extremist drifts.
Prospective themes of the conference
Proposals should align with at least one of the following themes :
Language Education, Democracy, and Inclusion.
This theme aims to explore how language teaching and learning can contribute to the emergence of an inclusive democratic society. What connections can be established between language education, democracy, and inclusion ? How do current approaches foster the development of learners’ agency in the classroom and in society ? How can language teaching contribute to citizenship education ? To what extent does considering learners’ emotional experiences allow for a renewed reflection on living together through languages ?
Democracy and Minority Languages.
This theme examines the challenges related to the preservation and promotion of minority languages and populations in the sustainability of democracies. To what extent are these populations, as well as their linguistic and cultural practices, represented and included in democratic systems by political institutions, and according to what mechanisms ? What are the obstacles to the revitalization of their languages and cultures ? How do speakers’ experiences of linguistic domination or marginalization influence their relationship to democracy ? The role of language transmission as a link between minority populations and political institutions can then be examined.
Language Policy and Democracy.
This theme focuses on the active roles of language and education policies in the establishment and preservation of democracies, as well as the methods of their implementation. To what extent does language education promote democratic participation in a given territory ? What mechanisms allow language and education policies to influence the dynamics of inclusion or exclusion within democratic frameworks (Pradeau, 2025, 2021 ; OECD, 2025) ? Finally, it seeks to determine the extent to which language policies explicitly or implicitly embody democratic values.
Language Practices and Migration.
This research area focuses on language practices developed in situations of voluntary or forced migration, embedded within complex processes of globalization, particularly those linked to (de)colonization, wars, and climate change. It adopts a critical perspective attentive to power relations, linguistic inequalities, and the conditions for the effective democratization of language education. To what extent do language practices promote or hinder democratic participation and the agency of people in migration situations ? What are the democratic challenges related to access to civic participation and the recognition of migrants’ multilingual repertoires ?
Multilingualism and digital citizenship.
Democracies can be challenged by the lack of regulation of institutional bodies and by the dynamics of deterritorialization and reterritorialization inherent in the digital realm (De Lespinois, 2017). This research area focuses both on tensions between languages in digital spaces (Aguilar Río and Brudermann, 2024 ; Faucompré and Putsche, 2023) and on digital citizenship education within the framework of language teaching and learning, considered from a pluralist perspective (Ollivier & Jeanneau, 2023). How do individual and community ideologies circulating in digital spaces interact with the principles of digital citizenship, and what trends emerge ? In what ways do these spaces contribute to the revitalization of minority languages, and what representations and experiences of multilingualism do they help to shape ?
- Taking the case of France, the construction of a national imaginary (Anderson, 2002) in the 19th century aimed to establish a nation-state. A nation-state is a legal concept that links administrative functions to a defined identity. That is to say, a type of government and institutions corresponds to a population presumed to belong to the same identity group within a defined territory (Rosanvallon, 1990). The consolidation of the French nation-state during the 19th century was accompanied by debates on the importance of the French language and on the implementation of a standardized French curriculum for schools, intended to linguistically unify the territory (Balibar, 1985). The 19th century thus corresponds to the rise of a monolingual ideology, aiming to impose the paradigm “one language = one nation.” We can therefore conclude that, at least in France, while multilingualism is a very common reality in the lives of speakers, official language policy has a monolingual ideological tradition. What are the implications of this paradox ? Multilingualism is both an individual reality for speakers and a value to be defended. The work of the Council of Europe, carried out with language teaching specialists (for France, D. Coste, D. Moore, and G. Zarate), has resulted in texts providing language teachers with tools to address multilingual issues. In parallel, the development of sociodidactics, particularly in Grenoble, following the work of L. Dabène, has led to the identification and creation of techniques for exposing children to the diversity of the world’s languages (1994).
- Such as the normalization of extremism and its access to power, territorial conflicts linked to expansionist logics or the weakening of democracies in favor of autocratic regimes.
- Productive diversity is “a system of work in which primary value is located in human skills and knowledge, work group and client relationships, and continuous organisational learning. Local and global differences are used as a productive resource, and products and services customised for niche markets” (Kalantzis & Cope, 2012, p. 106).
- Multilingual and intercultural education « valorise la diversité culturelle, elle valorise le respect de la différence culturelle et l’ouverture aux autres croyances, conceptions du monde et pratiques, et elle vise à développer des facultés d’analyse et d’esprit critique tout en élaborant des connaissances et une compréhension critique du monde » (Conseil de l’Europe, 2022, p. 21).
Submission of proposals
Possible presentation formats :
- Individual presentations (20-minute presentation followed by a 10-minute discussion) ;
- Symposia (90 minutes) ;
- Workshops (90 minutes) ;
- Escape games (90 minutes) ;
- Video (10 minutes, if unable to travel).
Presentations are open to practitioners in the field.
Note : All presentation formats (oral/PowerPoint) must be bilingual (English, French, or another language).
Submission guidelines :
Proposals must be submitted by October 10, 2026, via the SciencesConf conference platform : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/
Proposals should be no more than 500 words and include bibliographic references. Each proposal must include two abstracts, presented in a bilingual format and including at least English, French, and/or Spanish.
Contact : amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr ; jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr
A publication will be considered following the symposium.
Important dates
- Call for papers opens : May 2026
- Call for papers closes : October 10, 2026
- Notification of results to authors : mid-December 2026
- Conference registration : January - February 2027
- Program submission for review : March 2027
- Final program submission : April 2027
- Submission of PowerPoint presentations or other software : May 2027
- Conference : May 12-14, 2027
Organising committee
- Amélie Cellier, Université Sorbonne Nouvelle
- José Aguilar Río, Université Sorbonne Nouvelle
- Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle
- Cédric Brudermann, Conservatoire national des arts et métiers
- Amal Khaleefa, Université de Jordanie
- Natalia Bichurina, Université Sorbonne Nouvelle
- Marylou Bouvet, Université Sorbonne Nouvelle
Scientific committee
- Yahya Al-Abdullah, EHESS
- Dagmar Abendroth-Timmer, Université de Siegen
- Weesam Amer, Université de Cambridge
- Brahim Azaoui, Université de Montpellier
- Fabrice Barthélémy, Université Sorbonne Nouvelle
- Marion Bendinelli, Université Marie et Louis Pasteur
- Violaine Bigot, Université Grenoble Alpes
- Manon Boucharéchas, Université Grenoble Alpes
- Stephan Breidbach, Université Humboldt Berlin
- Lucile Cadet, CY Cergy Université
- Michel Candelier, Le Mans Université
- Cristelle Cavalla, Université Sorbonne Nouvelle
- Jean-Louis Chiss, Sorbonne Nouvelle
- Simon Coffey, King’s College London
- James Costa, Université Sorbonne Nouvelle
- Esther Cyna, Université de Versailles
- Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay
- Jean-Marc Dewaele, Birkbeck College London
- Sabine Doff, Université de Bremen
- Morgane Dujmavic, CNRS
- María González-Davis, Université Ramón Llul
- Emmanuelle Guerin, Université Sorbonne Nouvelle
- Christian Koch, Université Humboldt Berlin
- Mickael Idrac, Université de Liège
- Fumiya Ishikawa, Université Rikkyo
- Marie-Claire Lemarchand-Chauvin, Université de Lorraine
- Milla Luodonpää-Mani, Université de Turku
- Séraphine Malan, Université Sorbonne Nouvelle
- Patricia Mothes, Université Catholique de l’Ouest
- Iris Padiou, Université Sorbonne Paris Nord
- Kevin Petit, Université de Clermont Auvergne
- Kenia Puig, Post-Primary Languages Ireland
- Coraline Pradeau, Université de Rouen Normandie
- Isabelle Rigoni, INSEI
- Zorana Sokolovska, Université de Fribourg
- Valérie Spaëth, Université Sorbonne Nouvelle
- Caterina Sugrañes, Université Ramón Llul
- Nermina Wikström, The Swedish National Agency for Education
References
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Argumentos
Esta convocatoria de ponencias se basa en nuestra experiencia en sociolingüística y enseñanza de idiomas. Sin embargo, la conferencia que organizamos busca ampliar este diálogo para incluir otras disciplinas y áreas geográficas. Su objetivo es proporcionar un espacio para la reflexión y el diálogo académico sobre el papel del multilingüismo y la educación lingüística en la construcción y preservación de las democracias.
« Comment conjuguer différences et démocratie ? » (Wieviorka, 2019, p. VII).
Las democracias contemporáneas se enfrentan a crisis políticas y sociales alimentadas por ideologías discriminatorias y xenófobas que ponen en entredicho la legitimidad de la diversidad y el reconocimiento del otro (Piccardo, 2017 ; Dalgalian, 2017 ; Spaëth, 2010 ; Rancière, 2005)1. En este contexto de creciente nacionalismo (Billig, 1995), esta conferencia
se propone examinar, desde una perspectiva crítica y a la luz de los recientes acontecimientos mundiales2, el papel del multilingüismo y la educación lingüística en la construcción y preservación de los sistemas democráticos (Dănişor, 2025 ; Diagne, 2024 ; Brudermann, Aguilar Río y Abouzaïd, 2019).
Vínculos y rupturas entre lenguas y democracia
La democracia es un concepto polisémico, cuyo significado varía según los contextos y las interpretaciones ideológicas a las que se refiere. Por ejemplo, para C. Taylor (2019, 2014), puede considerarse, desde la perspectiva del pluralismo, como un sistema de reparto basado en la reciprocidad dentro de las sociedades. Según esta visión, los principios de igualdad-participación e igualdad-redistribución que rigen las relaciones sociales se fundamentarían en la diversidad productiva3, lo que implica una circulación sistemática de conocimiento, recursos y servicios. Además, el reconocimiento institucional de esta diversidad y su inclusión en las prácticas políticas constituirían uno de los pilares de la democracia, un régimen político que el Consejo de Europa (2019) considera una cultura que puede enseñarse mediante la educación multilingüe e intercultural4. En este caso, el multilingüismo describe las prácticas lingüísticas de las personas capaces de usar varios idiomas, registros o variedades lingüísticas (Juillard, 2007), pero no solo eso, porque « el lenguaje es fundamental para el individuo, tanto una expresión personal como su medio de comunicación con el Otro. Desde esta perspectiva, el lenguaje es para cada persona —mucho más allá de su estatus social, profesional o económico— inseparable de su ser en el mundo, de su personalidad » (Dalgalian, 2017, p. 83). Más allá del fenómeno social, el multilingüismo es un concepto político y científico que busca promover la pluralidad lingüística (Nelde, 2004).
Representatividad de las democracias y capacidad de acción de las diversas poblaciones en un territorio determinado
La cuestión del reconocimiento y la valoración por parte de los órganos políticos de la diversidad de personas dentro de los sistemas democráticos se relaciona en particular con la cuestión de la agencia (Bandura, 2001) de las poblaciones minoritarias en nuestras
sociedades : hablantes de lenguas en peligro de extinción, grupos sociales marginados por razones políticas y culturales, extranjeros, refugiados, etc. (Wei y Schnell, 2025). También se refiere a las modalidades de su inclusión (ya sea mediante la integración o la asimilación (Schnapper, 2007) a través de la enseñanza y el aprendizaje de idiomas, así como a los mecanismos de jerarquía del capital lingüístico en el “mercado de idiomas” (Heller, 2023 [2002] ; Calvet, 2002 ; Bourdieu, 1982), donde a ciertas lenguas se les asigna un valor político y económico superior al de otras. Cabe recordar que todo acto de habla —ya sea producido en primera, segunda o lengua extranjera— es inseparable de sus condiciones de ejecución. Un enunciado performativo, por ejemplo, solo puede adquirir existencia social si cuenta con el apoyo de la institución que le confiere legitimidad ; fuera de este marco, pierde su significado social (Bourdieu, 1982, p. 71). En consecuencia, los hablantes de lenguas regionales o extranjeras ven debilitado su poder de acción y se encuentran relegados a posiciones inferiores en la esfera cívica. Como señala S. Breidbach (2003). Se subraya que los derechos legales solo pueden ejercerse si las personas cuentan con los medios necesarios para reclamarlos y acceder a ellos. En consecuencia, quienes están excluidos del capital social, lingüístico y cultural se encuentran marginados en el ejercicio de sus derechos : una situación que resalta el papel crucial de la enseñanza y el aprendizaje de idiomas.
Ante estos desafíos, surge entonces la cuestión de la legitimidad de las normas lingüísticas, su transmisión y sus variaciones —a menudo arraigadas en hábitos culturales institucionalizados— y la cuestión corolaria de la marginación de las normas originadas en grupos minoritarios (Guerin, 2023 ; Costa, 2022). Es probable que estos procesos ideológicos generen una sensación de inseguridad lingüística entre los hablantes y alimenten representaciones sociales discriminatorias y/o xenófobas, contribuyendo así a la reproducción de relaciones de dominación (Francart, 1997).
En estas condiciones, la relación entre ciudadanía, igualdad de derechos y responsabilidades, e igualdad de oportunidades en cada etapa de la vida merece ser reexaminada, tanto a la luz de las políticas lingüísticas, educativas y migratorias actuales como mediante la consideración de es importante tener en cuenta las prácticas de enseñanza de lenguas y culturas, que también varían según el contexto.
Temas de la conferencia
Las propuestas de presentación deben enmarcarse en al menos uno de los siguientes temas :
Educación Lingüística, Democracia e Inclusión.
Este tema busca explorar cómo la enseñanza y el aprendizaje de idiomas pueden contribuir al surgimiento de una sociedad democrática inclusiva. ¿Qué conexiones se pueden establecer entre la educación lingüística, la democracia y la inclusión ? ¿Cómo fomentan los enfoques actuales el desarrollo de la autonomía del alumnado en el aula y en la sociedad ?
¿Cómo puede la enseñanza de idiomas contribuir a la educación para la ciudadanía ?
¿En qué medida la consideración de las experiencias emocionales del alumnado permite una reflexión renovada sobre la convivencia a través de los idiomas ?
Democracia y Lenguas Minoritarias.
Este tema examina los desafíos relacionados con la preservación y promoción de las lenguas y poblaciones minoritarias para la sostenibilidad de las democracias. ¿En qué medida estas poblaciones, así como sus prácticas lingüísticas y culturales, están representadas e incluidas en los sistemas democráticos por las instituciones políticas, y según qué mecanismos ? ¿Cuáles son los obstáculos para la revitalización de sus lenguas y culturas ? ¿Cómo influyen las experiencias de dominación o marginación lingüística de los hablantes en su relación con la democracia ? Posteriormente, se puede examinar el papel de la transmisión lingüística como vínculo entre las poblaciones minoritarias y las instituciones políticas.
Política Lingüística y Democracia.
Este tema se centra en el papel activo de las políticas lingüísticas y educativas en el establecimiento y la preservación de las democracias, así como en los métodos de su implementación. ¿En qué medida la educación lingüística promueve la participación democrática en un territorio determinado ? ¿Qué mecanismos permiten que las políticas lingüísticas y educativas influyan en la dinámica de inclusión o exclusión dentro de los marcos democráticos (Pradeau, 2025, 2021 ; OCDE, 2025) ? Finalmente, busca determinar en qué medida las políticas lingüísticas incorporan, explícita o implícitamente, valores democráticos.
Prácticas Lingüísticas y Migración.
Esta área de investigación se centra en las prácticas lingüísticas desarrolladas en situaciones de migración voluntaria o forzada, inmersas en complejos procesos de globalización, particularmente aquellos vinculados a la (des)colonización, las guerras y el cambio climático. Adopta una perspectiva crítica que presta atención a las relaciones de poder, las desigualdades lingüísticas y las condiciones para la democratización efectiva de la educación lingüística. ¿En qué medida las prácticas lingüísticas promueven o dificultan la participación democrática y la capacidad de acción de las personas en situaciones migratorias ? ¿Cuáles son los desafíos democráticos relacionados con el acceso a la participación cívica y el reconocimiento de los repertorios multilingües de los migrantes ?
Multilingüismo y ciudadanía digital.
Las democracias pueden verse desafiadas por la falta de regulación de los órganos institucionales y por las dinámicas de desterritorialización y reterritorialización inherentes al ámbito digital (De Lespinois, 2017). Esta área de investigación se centra tanto en las tensiones entre lenguas en los espacios digitales (Aguilar Río y Brudermann, 2024 ; Faucompré y Putsche, 2023) como en la educación para la ciudadanía digital en el marco de la enseñanza y el aprendizaje de idiomas, desde una perspectiva pluralista (Ollivier y Jeanneau, 2023).
¿Cómo interactúan las ideologías individuales y comunitarias que circulan en los espacios digitales con los principios de la ciudadanía digital, y qué tendencias emergen ? ¿De qué manera contribuyen estos espacios a la revitalización de las lenguas minoritarias, y qué representaciones y experiencias de multilingüismo ayudan a configurar ?
- En el caso de Francia, la construcción de un imaginario nacional (Anderson, 2002) en el siglo XIX tenía como objetivo establecer un Estado-nación. Un Estado-nación es un concepto jurídico que vincula las funciones administrativas a una identidad definida. Es decir, un tipo de gobierno e instituciones corresponde a una población que se presume pertenece al mismo grupo identitario dentro de un territorio definido (Rosanvallon, 1990). La consolidación del Estado-nación francés durante el siglo XIX estuvo acompañada de debates sobre la importancia del idioma francés y sobre la implementación de un currículo francés estandarizado para las escuelas, con el fin de unificar lingüísticamente el territorio (Balibar, 1985). El siglo XIX corresponde, por lo tanto, al auge de una ideología monolingüe, que buscaba imponer el paradigma « una lengua = una nación ». Podemos concluir, pues, que, al menos en Francia, si bien el multilingüismo es una realidad muy común en la vida de los hablantes, la política lingüística oficial tiene una tradición ideológica monolingüe. ¿Cuáles son las implicaciones de esta paradoja ? El multilingüismo es a la vez una realidad individual para los hablantes y un valor que debe defenderse. El trabajo del Consejo de Europa, realizado con especialistas en enseñanza de idiomas (para Francia, D. Coste, D. Moore y G. Zarate), ha dado como resultado textos que proporcionan a los profesores de idiomas herramientas para abordar las cuestiones multilingües. Paralelamente, el desarrollo de la sociodidáctica, en particular en Grenoble, siguiendo la labor de L. Dabène, ha propiciado la identificación y creación de técnicas para exponer a los niños a la diversidad de las lenguas del mundo (1994).
- Tales como la normalización del extremismo y su acceso al poder, los conflictos territoriales vinculados a lógicas expansionistas o el debilitamiento de las democracias en favor de regímenes autocráticos.
- La diversidad productiva, “a system of work in which primary value is located in human skills and knowledge, work group and client relationships, and continuous organisational learning. Local and global differences are used as a productive resource, and products and services customised for niche markets” [Un sistema de trabajo en el que el valor principal reside en las habilidades y el conocimiento humanos, las relaciones con los grupos de trabajo y los clientes, y el aprendizaje organizacional continuo. Las diferencias locales y globales se utilizan como un recurso productivo, y los productos y servicios se personalizan para nichos de mercado.] (Kalantzis & Cope, 2012, p. 106).
- La educación multilingüe e intercultural « valorise la diversité culturelle, elle valorise le respect de la différence culturelle et l’ouverture aux autres croyances, conceptions du monde et pratiques, et elle vise à développer des facultés d’analyse et d’esprit critique tout en élaborant des connaissances et une compréhension critique du monde » (Conseil de l’Europe, 2022, p. 21).
Modalidades de proposiciones de ponencias
Presentación de propuestas
Formatos de presentación posibles :
- Presentaciones individuales (20 minutos para la presentación y 10 minutos para debate) ;
- Simposios (90 minutos) ;
- Talleres (90 minutos) ;
- Juegos de escape (90 minutos) ;
- Video (10 minutos, si no es posible viajar).
Las presentaciones están abiertas a profesionales del sector.
Nota : Todas las presentaciones (orales/PowerPoint) deben ser bilingües (inglés, francés u otro idioma).
Instrucciones para la presentación
Las propuestas deben enviarse antes del 10 de octubre de 2026 a través de la plataforma de la conferencia SciencesConf : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/
Deben tener un máximo de 500 palabras e incluir referencias bibliográficas. Las propuestas deben incluir dos resúmenes, que deben presentarse en formato bilingüe e incluir al menos inglés, francés y/o español.
Contacto : amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr, jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr
Se considerará la publicación tras la conferencia.
Calendario
- Apertura de la convocatoria de ponencias : mayo de 2026
- Cierre de la convocatoria : 10 de octubre de 2026
- Notificación de resultados a los autores : mediados de diciembre de 2026
- Inscripción a la conferencia : enero - febrero de 2027
- Envío del programa para su revisión : marzo de 2027
- Envío del programa final : abril de 2027
- Envío de presentaciones de PowerPoint u otro software : mayo de 2027
- Conferencia : 12, 13 y 14 de mayo de 2027
Comité Organizador
- Amélie Cellier, Université Sorbonne Nouvelle
- José Aguilar Río, Université Sorbonne Nouvelle
- Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle
- Cédric Brudermann, Conservatoire national des arts et métiers
- Amal Khaleefa, Université de Jordanie
- Natalia Bichurina, Université Sorbonne Nouvelle
- Marylou Bouvet, Université Sorbonne Nouvelle
Comité Científico
- Yahya Al-Abdullah, EHESS
- Dagmar Abendroth-Timmer, Université de Siegen
- Weesam Amer, Université de Cambridge
- Brahim Azaoui, Université de Montpellier
- Fabrice Barthélémy, Université Sorbonne Nouvelle
- Marion Bendinelli, Université Marie et Louis Pasteur
- Violaine Bigot, Université Grenoble Alpes
- Manon Boucharéchas, Université Grenoble Alpes
- Stephan Breidbach, Université Humboldt Berlin
- Lucile Cadet, CY Cergy Université
- Michel Candelier, Le Mans Université
- Cristelle Cavalla, Université Sorbonne Nouvelle
- Jean-Louis Chiss, Université Sorbonne Nouvelle
- Simon Coffey, King’s College London
- James Costa, Université Sorbonne Nouvelle
- Esther Cyna, Université de Versailles
- Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay
- Jean-Marc Dewaele, Birkbeck College London
- Sabine Doff, Université de Bremen
- Morgane Dujmavic, CNRS
- María González-Davis, Université Ramón Llul
- Emmanuelle Guerin, Université Sorbonne Nouvelle
- Christian Koch, Université Humboldt Berlin
- Mickael Idrac, Université de Liège
- Fumiya Ishikawa, Université Rikkyo
- Marie-Claire Lemarchand-Chauvin, Université de Lorraine
- Milla Luodonpää-Mani, Université de Turku
- Séraphine Malan, Université Sorbonne Nouvelle
- Patricia Mothes, Université Catholique de l’Ouest
- Iris Padiou, Université Sorbonne Paris Nord
- Kevin Petit, Université de Clermont Auvergne
- Kenia Puig, Post-Primary Languages Ireland
- Coraline Pradeau, Université de Rouen Normandie
- Isabelle Rigoni, INSEI
- Zorana Sokolovska, Université de Fribourg
- Valérie Spaëth, Université Sorbonne Nouvelle
- Caterina Sugrañes, Université Ramón Llul
- Nermina Wikström, The Swedish National Agency for Education.
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أرضية الندوة
تأتي هذه الدعوة لتقديم الأوراق البحثية في إطار خبرتنا في مجال اللسانيات الاجتماعية وتدريس اللغات. ومع ذلك، يهدف هذا المؤتمر الذي ننظمه إلى توسيع نطاق هذا الحوار ليشمل تخصصات ومناطق جغرافية أخرى. ويهدف إلى توفير مساحة للتفكير والحوار العلمي حول دور التعددية اللغوية وتعليم اللغات في بناء الديمقراطيات والحفاظ عليها
"كيف يمكن التوفيق بين الاختلافات والديمقراطية؟" (Wieviorka، 2019، ص. VII)
تواجه الديمقراطيات الحالية أزمات سياسية واجتماعية تغذيها أيديولوجيات تمييزية ومعادية للأجانب، مما يضع شرعية التنوع والاعتراف بالآخر موضع تساؤل (Piccardo, 2017 ؛ Dalgalian, 2017 ؛ Spaëth, 2010 ؛ Rancière, 2005)[1].
في هذا السياق الذي أصبح فيه القومية أمراً مألوفاً (Billing ،1995)، يقترح هذا المؤتمر دراسة دور التعددية اللغوية وتعليم اللغات في بناء النظم الديمقراطية والحفاظ عليها، من منظور نقدي وفي ضوء الأحداث العالمية الأخيرة[2] (Dănişor، 2025؛ Diagne، 2024؛ Abouzaïd وBrudermann وAguilar Río، 2019).
الروابط والانفصالات بين اللغات والديمقراطية
الديمقراطية مفهوم متعدد المعاني، يختلف معناها باختلاف السياقات والتفسيرات الأيديولوجية التي يشير إليها. على سبيل المثال، بالنسبة لـTaylor (2014 ،2019)، يمكن النظر إليها، من منظور التعددية، كنظام تقاسم قائم على شكل من أشكال التبادلية داخل المجتمعات. ووفقاً لهذه الرؤية، فإن مبادئ المساواة - المشاركة والمساواة إعادة التوزيع التي تحكم العلاقات الاجتماعية تستند إذن إلى تنوع منتج[3] ، ينطوي على تداول منهجي للمعارف والموارد والخدمات.
كما أن الاعتراف المؤسسي بهذا التنوع وإدراجه في الممارسات السياسية يشكلان أحد أسس الديمقراطية، وهو نظام سياسي يعتبره المجلس الأوروبي (2019) ثقافة يمكن تدريسها من خلال التعليم متعدد اللغات والثقافات[4]. في هذه الحالة، تصف التعددية اللغوية الممارسات اللغوية للأشخاص القادرين على استخدام عدة لغات أو مستويات أو أنواع لغوية (Juillard، 2017)، ولكن ليس هذا فحسب، لأن اللغة تكمن في صميم الفرد، فهي في آن واحد تعبير شخصي – وطريقه للتواصل – مع الآخر. انطلاقاً من ذلك، فإن اللغة بالنسبة لكل فرد – أكثر بكثير من وضعه الاجتماعي أو المهني أو الاقتصادي – لا تنفصل عن وجوده في العالم، وعن شخصيته (Dalgalian، 2017، ص. 83). وبعيداً عن كونها حقيقة اجتماعية، فإن التعددية اللغوية هي مفهوم سياسي وعلمي يهدف إلى تعزيز تعددية اللغات (Nelde، 2004).
تمثيلية الديمقراطيات وفاعلية مجتمعات الفئات المتعددة في إقليم معين
تشير مسألة الاعتراف بالتنوع البشري وتقديره من قبل الجهات السياسية في النظم الديمقراطية بشكل خاص إلى مسألة الفاعلية (Bandura،2001) للسكان المهمشين في مجتمعاتنا : متحدثي اللغات المهددة بالانقراض، والمجموعات الاجتماعية المهمشة لأسباب سياسية وثقافية، والمواطنين الأجانب، واللاجئين، وما إلى ذلك (Wei و Schnell، 2025). كما تشير أيضًا إلى طرق إدماجهم سواء كان ذلك من خلال الاندماج أو الاستيعاب (Schnapper، 2007) عن طريق تدريس اللغات وتعلمها، وكذلك إلى آليات ترتيب رأس المال اللغوي في "سوق اللغات" (Heller، 2023 [2002] ؛ Calvet، 2002 ؛ Bourdieu، 1982)، حيث تمنح بعض اللغات قيمة سياسية واقتصادية أعلى من غيرها.
ومن الجدير بالذكر هنا أن أي فعل كلامي – سواء تم إنتاجه باللغة الأم أو الثانية أو الأجنبية – لا ينفصل عن ظروف تنفيذه. فعلى سبيل المثال، لا يمكن لعبارة أدائية أن تكتسب وجودًا اجتماعيًا إلا إذا كانت مدعومة بالمؤسسة التي تمنحها شرعيتها؛ وخارج هذا الإطار، تفقد مداها الاجتماعي (Bourdieu، 1982، ص. 71). ونتيجة لذلك، يرى المتحدثون باللغات الإقليمية أو الأجنبية أن قدرتهم على التأثير تضعف ويجدون أنفسهم محصورين في مواقع أدنى في الفضاء المدني. وكما يؤكد S. Breidbach (2003)، لا يمكن ممارسة الحقوق القانونية إلا إذا توفرت للأفراد الوسائل اللازمة للمطالبة بها والوصول إليها. وبالتالي، فإن أولئك المستبعدين من رأس المال الاجتماعي واللغوي والثقافي يجدون أنفسهم مهمشين في ممارسة حقوقهم : وهو وضع يسلط الضوء على الدور الرئيسي لتعليم اللغات وتعلمها.
في مواجهة هذه التحديات، يطرح السؤال حول شرعية المعايير اللغوية، ونقلها، وتبايناتها - التي غالبا ما تكون متجذرة في عادات ثقافية مؤسسية - والسؤال المترتب على ذلك حول تهميش المعايير الصادرة عن المجموعات الأقلية (Guerin، 2023 ؛ Costa، 2022). ومن المحتمل أن تولد مثل هذه العمليات الأيديولوجية لدى المتحدثين شعوراً بعدم الأمان اللغوي وتغذي تصورات اجتماعية تمييزية و / أو معادية للأجانب، مما يساهم في إعادة إنتاج علاقات الهيمنة (Francart، 1997).
في ظل هذه الظروف، تستحق العلاقة بين المواطنة والمساواة في الحقوق والواجبات وتكافؤ الفرص في كل مرحلة من مراحل الحياة إعادة النظر فيها، سواء في ضوء السياسات اللغوية والتعليمية والمتعلقة بالهجرة السارية، أو مع الأخذ في الاعتبار ممارسات تدريس اللغات والثقافات التي تختلف هي الأخرى حسب السياقات.
في مواجهة هذه التعقيدات، من المهم الاهتمام بالمناهج التعليمية والتربوية التي تعزز قدرة المتعلمين على الفعل وتعترف بتنوعهم في الفضاء المدني. ومن بينها، يمكن ذكر تعليم اللغات للإكتساب (Castellotti، 2017)، التعليم الدامج للغات (Candelier و Escudé و Manno، 2023)، وتعليم التعددية اللغوية (Schmor و Piccardo، 2024 ؛ المجلس الأوروبي، 2021)، وتعليم المهارات المتعددة (Cellier، 2025 ؛ Cope و Kalantzis، 2000)، والسير اللغوية (Molinié، 2016)، والمنهجية متعددة الثقافات (Cayet، 2024)، وتوضح هذه المناهج أنه بما أن لغات وثقافات التعليم يمكن أن تصبح عوائق أمام الوصول إلى المعرفة، يمكن تنفيذ آليات التمايز التربوي وتخصيص التعلم لتعزيز المساواة في الفرص في المجتمع (David و Leconte، 2022 ؛ Pierozak و Debono و Feussi و Huver، 2018).
وعلى هذا الأساس، ومن خلال التساؤل عن دور التعددية اللغوية وتعليم اللغات في بناء الديمقراطيات واستقرارها، يطمح هذا المؤتمر في نهاية المطاف إلى بث القيم التعددية في السياسات اللغوية والتعليمية والهجرة، وكذلك في الممارسات التعليمية التي تفتقر إليها، مع إعادة تنشيط تلك التي أضعفتها حالياً الانحرافات المتطرفة.
محاور المؤتمر
يجب أن تندرج مقترحات الأوراق البحثية ضمن محور واحد على الأقل من المحاور التالية :
· التعليم اللغوي والديمقراطية والاندماج يهدف هذا المحور إلى البحث حول الكيفية التي يمكن أن يساهم بها تعليم اللغات وتعلمها في ظهور مجتمع ديمقراطي شامل. ما هي الروابط التي يمكن إقامتها بين تعليم اللغات والديمقراطية والاندماج؟ كيف تعزز المناهج الحالية تنمية قدرة المتعلمين على الفعل في الفصل وفي المجتمع؟ كيف يمكن لتعليم اللغات أن يساهم في التربية على المواطنة؟ إلى أي مدى يسمح أخذ المشاعر العاطفية للمتعلمين في الاعتبار بتجديد التفكير في العيش المشترك من خلال اللغات؟
· الديمقراطية واللغات الأقلية. يبحث هذا المحور في القضايا المتعلقة بالحفاظ على اللغات والسكان الأقلية وتعزيز دورهم في استدامة الديمقراطيات. إلى أي مدى يتم تمثيل هذه الفئات، وممارساتها اللغوية والثقافية، وإدماجها في الأنظمة الديمقراطية من قبل المؤسسات السياسية، وبأي طرق؟ ما هي العقبات التي تعترض إحياء لغاتها وثقافاتها؟ كيف يؤثر شعور المتحدثين تجاه أشكال الهيمنة اللغوية أو التهميش على علاقتهم بالديمقراطية؟ يمكن عندئذ التساؤل عن دور نقل اللغات كوسيلة للربط بين الأقليات والهيئات السياسية.
· السياسة اللغوية والديمقراطية. يهتم هذا المحور بالأدوار الفعالة للسياسات اللغوية والتعليمية في بناء الديمقراطيات والحفاظ عليها، وكذلك بطرق تنفيذها. إلى أي مدى يشجع تعليم اللغات المشاركة الديمقراطية للأفراد في إقليم معين؟ ما هي الآليات التي تسمح للسياسات اللغوية والتعليمية بالتأثير على ديناميات الإدماج أو الإقصاء ضمن الأطر الديمقراطية (Pradeau، 2025، 2021 ؛ OECD، 2025). وأخيراً، يتعلق الأمر بالتساؤل عن مدى حمل السياسات اللغوية، صراحةً أو ضمناً، للقيم الديمقراطية.
· الممارسات اللغوية والهجرة. يهتم هذا المحور بالممارسات اللغوية التي تتطور في حالات الهجرة الطوعية أو القسرية، والتي تندرج في إطار عمليات العولمة المعقدة، المرتبطة بشكل خاص بـ (إزالة) الاستعمار، والحروب، والتغيرات المناخية، من منظور نقدي يولي اهتمامًا لعلاقات القوة، والتفاوتات اللغوية، وشروط تحقيق ديمقراطية فعلية في تعليم اللغات. إلى أي مدى تعزز الممارسات اللغوية أو تعوق المشاركة الديمقراطية، وكذلك فعالية الأشخاص في أوضاع الهجرة؟ ما هي التحديات الديمقراطية المرتبطة بالوصول إلى المشاركة المواطنة والاعتراف بالمخزونات اللغوية المتعددة للمهاجرين؟
· التعددية اللغوية والمواطنة الرقمية. قد تتعرض الديمقراطيات للاختبار بسبب الافتقار إلى تنظيم الهيئات المؤسسية وديناميات إزالة الحدود وإعادة ترسيمها المتأصلة في الرقمية (De Lespinois، 2017). يركز هذا المحور في آن واحد على التوترات بين اللغات في الفضاءات الرقمية (Aguilar Rio وBrudermann، 2024 ؛ و Faucompré و Putsche، 2023) وعلى التثقيف في مجال المواطنة الرقمية في إطار تعليم اللغات وتعلمها، من منظور نهج تعددي (Ollivier وJeanneau، 2023). كيف تتعارض الأيديولوجيات الفردية والمجتمعية المتداولة في الفضاءات الرقمية مع مبادئ المواطنة الرقمية، وما هي الاتجاهات التي تنبثق عنها؟ كيف تساهم هذه الفضاءات في إحياء اللغات المهمشة، وما هي تصورات وتجارب التعددية اللغوية التي تساهم في تشكيلها؟
المقترحات
أشكال العرض الممكنة :
- عروض فردية (20 دقيقة للعرض و10 دقائق للنقاش)
- ندوات (90 دقيقة)
- ورشة عمل (90 دقيقة)
- لعبة الهروب (90 دقيقة)
- فيديو (10 دقائق، إذا تعذّر عليكم الحضور / التنقّل)
العروض مفتوحة للمشاركين الميدانيين.
ملاحظة : يجب أن تكون جميع أشكال العروض (شفهية /ppt) ثنائية اللغة (الإنجليزية، الفرنسية أو لغة أخرى)
شروط تقديم المقترحات
يجب المقترحات تقديم حتى 10 تشرين الثاني / أكتوبر 2026 على منصة مؤتمر العلوم الخاصة : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/
يجب ألا يتجاوز عدد كلماتها 500 كلمة وأن تتضمن مراجعًا ومصادر. تتضمن المقترحات ملخصين يجب تقديمهما بصيغة ثنائية اللغة وأن تشمل على الأقل الإنجليزية والفرنسية و / أو الإسبانية.
جهة التواصل :
amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr ؛ jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr
النشر
سيتم النظر في نشر الأوراق البحثية عقب المؤتمر.
الجدول الزمني
- إطلاق الدعوة لتقديم الأوراق البحثية : مايو 2026
- انتهاء الدعوة لتقديم الأوراق : 10 أكتوبر 2026
- إخطار المؤلفين بالنتائج منتصف ديسمبر 2026
- التسجيل في الندوة يناير - فبراير 2027
- إرسال البرنامج للتحقق : مارس 2027
- إرسال البرنامج النهائي : أبريل 2027
- إرسال العروض التقديمية بصيغة PowerPoint أو برامج أخرى : مايو 2027
- المؤتمر 12 و 13 و 14 مايو أيار 2027
معلومات عملية
جامعة السوربون الجديدة.
8 شارع Saint Mandé، 75012 باريس.
اللجنة المنظمة
- Amélie Cellier، جامعة السوربون الجديدة
- José Aguilar Río، جامعة السوربون الجديدة
- Alice Burrows، جامعة السوربون الجديدة
- Cédric Brudermann، المعهد الوطني للفنون والحرف
- Amal Khaleefa، الجامعة الأردنية
- Natalia Bichurina، جامعة السوربون الجديدة
- Marylou Bouvet، جامعة السوربون الجديدة
اللجنة العلمية
- Yahya Al-Abdullah، المعهد العالي للدراسات الاجتماعية والاقتصادية
- Dagmar Abendroth-Timmer، جامعة سيغن
- Weesam Amer، جامعة كامبريدج
- Brahim Azaoui، جامعة مونبلييه
- Fabrice Barthélémy، جامعة السوربون الجديدة
- Marion Bendinelli، جامعة ماري ولويس باستور
- Violaine Bigot، جامعة غرونوبل ألب
- Manon Boucharéchas، جامعة غرونوبل ألب
- Stephan Breidbach، جامعة هومبولت برلين
- Lucile Cadet، جامعة سي يي سيرجي
- Michel Candelier، جامعة لومان
- Cristelle Cavalla، جامعة السوربون الجديدة
- Jean-Louis Chiss، جامعة السوربون الجديدة
- Simon Coffey، كينغز كوليدج لندن
- James Costa، جامعة السوربون الجديدة
- Esther Cyna، جامعة فرساي سان - كوانتين - إن - إيفلين، باريس ساكلاي
- Jean-Marc Dewaele، كلية بيركبيك لندن
- Sabine Doff، جامعة بريمن
- Morgane Dujmavic، المركز الوطني للبحث العلمي
- María González-Davis، جامعة رامون
- Emmanuelle Guerin، جامعة السوربون الجديدة
- Christian Koch، جامعة هومبولت برلين
- Mickael Idrac، جامعة لييج
- Fumiya Ishikawa، جامعة ريكيو
- Marie-Claire Lemarchand-Chauvin، جامعة لورين
- Milla Luodonpää-Mani، جامعة توركو
- Séraphine Malan، جامعة السوربون الجديدة
- Patricia Mothes، الجامعة الكاثوليكية الغربية
- Iris Padiou، جامعة السوربون باريس نورد
- Kevin Petit، جامعة كليرمون أوفيرني
- Kenia Puig، مؤسسة اللغات لما بعد المرحلة الابتدائية في أيرلندا
- Coraline Pradeau، جامعة روان نورماندي
- Isabelle Rigoni، المعهد الوطني للتعليم العالي (INSEI)
- Zorana Sokolovska، جامعة فريبورغ
- Valérie Spaëth، جامعة السوربون الجديدة
- Caterina Sugrañes، جامعة رامون لول
- Nermina Wikström، الوكالة الوطنية السويدية للتعليم
المصادر والمراجع
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تقديم
[1] إذا أخذنا فرنسا كمثال، فإن بناء الخيال الوطني (Anderson، 2002) في القرن التاسع عشر يهدف إلى إقامة دولة قومية. الدولة القومية هي مفهوم قانوني يهدف إلى ربط الأداء الإداري بتعريف للهوية. أي أن نوعًا من الحكم والمؤسسات يتوافق مع سكان يُفترض أنهم ينتمون إلى مجموعة هوية واحدة على إقليم محدد (Rosanvallon، 1990). وقد ترافق توطيد الدولة القومية الفرنسية خلال القرن التاسع عشر مع نقاشات حول أهمية اللغة الفرنسية ووضع لغة فرنسية مدرسية مكلفة بتوحيد الإقليم لغوياً (Balibar، 1985). وبالتالي، فإن القرن التاسع عشر يمثل ازدهار أيديولوجية أحادية اللغة، تهدف إلى فرض نموذج "لغة واحدة - أمة واحدة". يمكننا إذن أن نستنتج أنه على الأقل بالنسبة لفرنسا، إذا كان التعدد اللغوي حقيقة شائعة جدا في حياة المتحدثين والمتحدثات، فإن السياسة اللغوية الرسمية تنتمي إلى تقليد أيديولوجي أحادي اللغة. ما هي تداعيات هذه المفارقة؟ تعد التعددية اللغوية في الوقت نفسه حقيقة فردية للمتحدثين والمتحدثات وقيمة يجب الدفاع عنها. وقد أسفرت أعمال المجلس الأوروبي، التي أجريت بالتعاون مع خبراء تعليم اللغات (بالنسبة لفرنسا : D. Coste وD. Moore وG. Zarate) عن نصوص تزود معلمي اللغات بالأدوات اللازمة للتعامل مع القضايا المتعلقة بالتعددية اللغوية. وبالتوازي مع ذلك، أدى تطور علم التربية الاجتماعية، ولا سيما في مدينة Grenoble، في أعقاب الأعمال التي أجراها L. Dabène إلى تحديد وابتكار تقنيات لتعريف الأطفال بتنوع لغات العالم (1994).
[2] مثل انتشار التطرف ووصوله إلى السلطة، والصراعات الإقليمية المرتبطة بالمنطق التوسعي، أو إضعاف الديمقراطيات لصالح الأنظمة الاستبدادية.
[3] التنوع الإنتاجي هو“a system of work in which primary value is located in human skills and knowledge, work group and client relationships, and continuous organisational learning. Local and global differences are used as a productive resource, and products and services customised for niche markets” [نظام عمل تكمن قيمته الأساسية في المهارات والمعارف البشرية، والعلاقات بين مجموعات العمل والعملاء، والتعلم التنظيمي المستمر. يتم استخدام الاختلافات المحلية والعالمية كمورد إنتاجي، ويتم تخصيص المنتجات والخدمات للأسواق المتخصصة] التنوع الإنتاجي هو نظام عمل تكمن فيه القيمة الأساسية في المهارات والمعارف البشرية، والعلاقات بين مجموعات العمل والعملاء، بالإضافة إلى التعلم التنظيمي المستمر. يتم استخدام الاختلافات المحلية والعالمية كمورد إنتاجي، ويتم تخصيص المنتجات والخدمات الأسواق متخصصة".] (Kalantzis و Cope، 2012، ص. 106)
[4] التعليم متعدد اللغات والثقافات " يُقدّر التنوع الثقافي، ويُقدّر احترام الاختلاف الثقافي والانفتاح على المعتقدات والمفاهيم العالمية والممارسات الأخرى، ويهدف إلى تنمية قدرات التحليل والتفكير النقدي مع بناء المعرفة والفهم النقدي للعابم" (المجلس الأوروبي، 2022، ص.21).