Página inicialPlurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ?

Plurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ?

Plurilingualism and language education, an invisible pillar of democracy?

Multilingüismo y enseñanza de idiomas: ¿Un pilar invisible de la democracia?

التعددية اللغوية وتعليم اللغات، ركيزة خفية للديمقراطية؟

Regards critiques et perspectives contemporaines

Critical perspectives and contemporary perspectives

Perspectivas críticas y puntos de vista contemporáneos

نظرات نقدية وآفاق معاصرة

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Publicado quinta-feira, 28 de maio de 2026

Resumo

Les démocraties actuelles font face à des crises politiques et sociales alimentées par des idéologies discriminatoires et xénophobes remettant en question la légitimité de la diversité et la reconnaissance de l’autre. Dans ce contexte où le nationalisme se banalise, ce colloque propose d’examiner, dans une perspective critique et à la lumière des événements mondiaux récents, le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des systèmes démocratiques.

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Argumentaire

Cet appel à communication s’inscrit dans le prolongement de notre expertise située en sociolinguistique et en didactique des langues. Le colloque que nous organisons a cependant pour ambition d’élargir ce dialogue à d’autres disciplines ainsi qu’à d’autres aires géographiques. Il vise à proposer un espace de réflexion et de dialogue scientifique autour du rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des démocraties.

« Comment conjuguer différences et démocratie ? » (Wieviorka, 2019, p. VII)

Les démocraties actuelles font face à des crises politiques et sociales alimentées par des idéologies discriminatoires et xénophobes remettant en question la légitimité de la diversité et la reconnaissance de l’autre (Piccardo, 2017 ; Dalgalian, 2017 ; Spaëth, 2010 ; Rancière, 2005)1. Dans ce contexte où le nationalisme se banalise (Billig, 1995), ce colloque propose d’examiner, dans une perspective critique et à la lumière des événements mondiaux récents2, le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des systèmes démocratiques (Dănişor, 2025 ; Diagne, 2024 ; Brudermann, Aguilar Río & Abouzaïd, 2019).

Liens et ruptures entre langues et démocratie

La démocratie est un concept polysémique, dont le sens varie selon les contextes et interprétations idéologiques auxquels il renvoie. Par exemple, pour C. Taylor (2019, 2014), elle peut être envisagée, au regard du pluralisme, comme un système de partage basé sur une forme de réciprocité à l’intérieur des sociétés. Selon cette vision, les principes d’égalité-participation et d’égalité-redistribution régissant les relations sociales reposeraient alors sur une diversité productive3, impliquant une circulation systématique des savoirs, des ressources et des services.

La reconnaissance institutionnelle de cette diversité et son inclusion dans les pratiques politiques constitueraient par ailleurs une des bases de la démocratie, un régime politique que le Conseil de l’Europe (2019) considère comme une culture qu’il est possible d’enseigner à travers une éducation plurilingue et interculturelle4. Dans ce cas, le plurilinguisme décrit les pratiques linguistiques de personnes capables d’utiliser plusieurs langues, registres ou variétés linguistiques (Juillard, 2007), mais pas seulement, car « la langue est au cœur de l’individu, à la fois expression personnelle – et sa voie de communication – vers l’Autre. Partant de là, la langue est pour chacun – bien davantage que son statut social, professionnel ou économique – indissociable de son être au monde, de sa personnalité » (Dalgalian, 2017, p. 83). Au-delà du fait social, le plurilinguisme est une notion politique et scientifique qui vise la promotion de la pluralité des langues (Nelde, 2004).

Représentativité des démocraties et agentivité des populations plurielles sur un territoire donné La problématique de la reconnaissance et de la valorisation par les instances politiques de la diversité des personnes au sein des systèmes démocratiques renvoie notamment à la question de l’agentivité (Bandura, 2001) des populations minorées dans nos sociétés : locuteur.rice.s de langues menacées, groupes sociaux marginalisés pour des raisons politiques et culturelles, ressortissant·e·s étranger·ère·s, réfugié·e·s, etc. (Wei & Schnell, 2025). Elle renvoie également aux modalités de leur inclusion (qu’elle relève de l’intégration ou de l’assimilation (Schnapper, 2007) par le biais de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, ainsi qu’aux mécanismes de hiérarchisation des capitaux linguistiques dans le « marché aux langues » (Heller 2023 [2002] ; Calvet, 2002 ; Bourdieu, 1982), où certaines langues se voient attribuer une valeur politique et économique plus élevée que d’autres.

Il convient ici de rappeler que tout acte de parole - qu’il soit produit en langue première, seconde ou étrangère - est indissociable de ses conditions d’effectuation. Un énoncé performatif, par exemple, ne peut acquérir une existence sociale que s’il est porté par l’institution qui lui confère sa légitimité ; en dehors de ce cadre, il perd sa portée sociale (Bourdieu, 1982, p. 71). De ce fait, les locuteur·rice·s de langues régionales ou étrangères voient leur pouvoir agir affaiblie et se retrouvent relégué·e·s à des positions inférieures dans l’espace civique. Ainsi que le souligne S. Breidbach (2003), les droits juridiques ne peuvent être exercés que si les individus disposent des moyens nécessaires pour les revendiquer et y accéder. Par conséquent, ceux qui sont exclus du capital social, linguistique et culturel se trouvent marginalisés dans l’exercice de leurs droits : une situation qui souligne le rôle majeur de l’enseignement et de l’apprentissage des langues.

Face à ces enjeux, se pose dès lors la question de la légitimité des normes linguistiques, de leur transmission et de leurs variations - souvent ancrées dans des habitus culturels institutionnalisés - et celle, corollaire, de la marginalisation des normes issues des groupes minoritaires (Guerin, 2023 ; Costa, 2022). De tels processus idéologiques sont susceptibles de produire chez les locuteur·rice·s un sentiment d’insécurité linguistique et d’alimenter des représentations sociales discriminatoires et/ou xénophobes, participant ainsi à la reproduction des rapports de domination (Francart, 1997).

Dans ces conditions, la relation entre citoyenneté, égalité face aux droits et aux devoirs, et égalité des chances à chaque étape de la vie mérite d’être réexaminée, tant à la lumière des politiques linguistiques, éducatives et migratoires en vigueur, qu’en tenant compte des pratiques d’enseignement des langues et des cultures, qui varient également selon les contextes.

Face à cette complexité, il est important de s’intéresser aux approches didactiques et pédagogiques qui renforcent le pouvoir agir des apprenant·e·s et reconnaissent leur diversité dans l’espace civique. Parmi elles, on peut citer la didactique de l’appropriation (Castellotti, 2017), la didactique intégrée des langues (Candelier, Escudé et Manno, 2023), les éducations plurilingues (Schmor et Piccardo, 2024 ; Conseil de l’Europe, 2021), la pédagogie des multiliteracies (Cellier, 2025 ; Cope et Kalantzis, 2000), les biographies langagières (Molinié, 2016) et les approches interculturelles (Cayet, 2024). Ces dernières illustrent que, puisque langues et cultures d’enseignement peuvent devenir des obstacles à l’accès aux savoirs, des dispositifs de différenciation pédagogique et de personnalisation des apprentissages peuvent être mis en œuvre pour promouvoir une meilleure égalité des chances dans la société (David & Leconte, 2022 ; Pierozak, Debono, Feussi & Huver, 2018).

Sur cette base, en questionnant le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la stabilité des démocraties, ce colloque ambitionne en définitive d’insuffler des valeurs pluralistes dans les politiques linguistiques, éducatives et migratoires, ainsi que dans les pratiques enseignantes qui en sont dépourvues, tout en revitalisant celles qui sont actuellement fragilisées par des dérives extrémistes.

  • Pour prendre le cas de la France, la construction d’un imaginaire national (Anderson, 2002) au 19e siècle vise à ériger un État-Nation. Un Etat-Nation est une notion juridique visant à lier un fonctionnement administratif à une définition identitaire. C’est-à-dire qu’un type de gouvernement et d’institutions correspond à une population supposée appartenir à un même groupe identitaire sur un territoire délimité (Rosanvallon, 1990). La consolidation de l’Etat-Nation français au cours du 19e siècle s’est accompagnée de débats sur l’importance de la langue française et sur la mise en place d’un français de l’école chargé d’unifier linguistiquement le territoire (Balibar, 1985). Le 19e siècle correspond donc à l’essor d’une idéologie monolingue, visant à imposer le paradigme “une langue = une nation”. On peut donc conclure que, du moins pour la France, si le plurilinguisme est une réalité très commune dans la vie des locuteur.rices, la politique linguistique officielle est à tradition idéologique monolingue. Quelles sont les implications de ce paradoxe ? Le plurilinguisme est à la fois une réalité individuelle des locuteurs.rices et une valeur à défendre. Les travaux du Conseil de l’Europe, menés avec les didacticiens (pour la France D. Coste, D. Moore et G. Zarate) ont abouti à des textes outillant les enseignants de langue sur les questions plurilingues. En parallèle, le développement de la sociodidactique, notamment à Grenoble, suite aux travaux menés par L. Dabène, conduit à l’identification et la création des techniques pour exposer les enfants à la variété des langues du monde (1994).
  • Tels que la banalisation des extrémismes et leur accès au pouvoir, les conflits territoriaux liés à des logiques expansionnistes ou l’affaiblissement des démocraties au profit de régimes autocratiques.
  • Productive diversity is “a system of work in which primary value is located in human skills and knowledge, work group and client relationships, and continuous organisational learning. Local and global differences are used as a productive resource, and products and services customised for niche markets” [La diversité productive est « un système de travail dans lequel la valeur première réside dans les compétences et les connaissances humaines, les relations entre les groupes de travail et les clients, ainsi que l’apprentissage organisationnel continu. Les différences locales et mondiales sont utilisées comme une ressource productive, et les produits et services sont personnalisés pour des marchés de niche ».] (Kalantzis & Cope, 2012, p. 106).
  • L’éducation plurilingue et interculturelle « valorise la diversité culturelle, elle valorise le respect de la différence culturelle et l’ouverture aux autres croyances, conceptions du monde et pratiques, et elle vise à développer des facultés d’analyse et d’esprit critique tout en élaborant des connaissances et une compréhension critique du monde » (Conseil de l’Europe, 2022, p. 21).
  • Problème de transmission intergénérationnelle, montée du nationalisme, etc.

Axes du colloque

Les propositions de communication devront s’inscrire dans au moins l’un des axes suivants :

Éducation aux langues, démocratie et inclusion.

Cet axe vise à interroger la manière dont l’enseignement et l’apprentissage des langues peuvent contribuer à l’émergence d’une société démocratique inclusive. Quelles articulations peut-on établir entre éducation aux langues, démocratie et inclusion ? En quoi les approches actuelles favorisent-elles le développement de l’agentivité des apprenants en classe et dans la société ? Comment l’enseignement des langues peut-il contribuer à la formation à la citoyenneté ? Dans quelle mesure la prise en compte du ressenti émotionnel des apprenants permet-elle de renouveler la réflexion sur le vivre-ensemble à travers les langues ?

Démocratie et langues minorées.

Cet axe examine les enjeux liés à la préservation et à la valorisation des langues et des populations minorées dans la pérennisation des démocraties. Dans quelles mesures ces populations, ainsi que leurs pratiques linguistiques et culturelles sont-elles représentées et incluses dans les systèmes démocratiques par les institutions politiques et selon quelles modalités ? Quels sont les obstacles à la revitalisation de leurs langues et cultures5 ? En quoi le ressenti des locuteur.rice.s face à des formes de domination linguistique ou de marginalisation influence-t-il leur rapport à la démocratie ? Le rôle de la transmission des langues comme vecteur de lien entre les populations minorées et les instances politiques peut alors être questionné.

Politique linguistique et démocratie.

Cet axe s’intéresse aux rôles actifs des politiques linguistiques et éducatives dans la constitution et la préservation des démocraties, ainsi qu’aux modalités de leur mise en œuvre. Dans quelle mesure l’éducation aux langues favorise-t-elle la participation démocratique des personnes sur un territoire donné ? Quels mécanismes permettent aux politiques linguistiques et éducatives d’influencer les dynamiques d’inclusion ou d’exclusion au sein de cadres démocratiques (Pradeau, 2025, 2021 ; OECD, 2025) ? Il s’agit enfin d’interroger dans quelle mesure les politiques linguistiques portent, explicitement ou implicitement, des valeurs démocratiques.

Pratiques langagières et migration.

Cet axe s’intéresse aux pratiques langagières développées dans des situations de migration volontaire ou forcée, inscrites dans des processus complexes de mondialisation, liés notamment à la (dé)colonisation, aux guerres et aux bouleversements climatiques, dans une perspective critique attentive aux rapports de pouvoir, aux inégalités linguistiques et aux conditions d’une démocratisation effective de l’éducation aux langues. Dans quelle mesure les pratiques langagières favorisent ou entravent la participation démocratique, ainsi que le pouvoir agir des personnes en situation de migration ? Quels sont les enjeux démocratiques liés à l’accès à la participation citoyenne et à la reconnaissance des répertoires plurilingues des personnes migrantes ?

Plurilinguisme et citoyenneté numérique.

Les démocraties peuvent être mises à l’épreuve par le manque de régulation des instances institutionnelles et par les dynamiques de déterritorialisation-reterritorialisation inhérentes au numérique (De Lespinois, 2017). Cet axe porte à la fois sur les tensions entre les langues dans les espaces numériques (Aguilar Río et Brudermann, 2024 ; Faucompré et Putsche, 2023) et sur la formation à la citoyenneté numérique dans le cadre de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, envisagée selon une approche pluraliste (Ollivier & Jeanneau, 2023). Comment les idéologies individuelles et communautaires circulant dans les espaces numériques se confrontent-elles aux principes de la citoyenneté numérique, et quelles tendances en émergent ? De quelle manière ces espaces contribuent-ils à la revitalisation des langues minorées, et quelles représentations et expériences du plurilinguisme contribuent-ils à façonner ?

Modalités de contribution

Formats de présentation possibles :

  • Exposés individuels (20 minutes de présentation et 10 minutes de discussion) ;
  •  Symposiums (90 minutes) ;
  •  Workshop (90 minutes) ;
  •  Escape game (90 minutes) ;
  •  Vidéo (10 minutes, si impossibilité de se déplacer).

 Les présentations sont ouvertes aux acteurs du terrain.

Remarque : tous les formats de présentation (oral/ppt) doivent être bilingues (anglais, français ou une autre langue).

Les propositions sont à déposer jusqu’au 10 octobre 2026 sur l’espace SciencesConf du colloque : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/

Elles comporteront 500 mots maximum et des références bibliographiques. Les propositions comportent deux résumés qui doivent être présentés sous un format bilingue et comprendre a minima l’anglais, le français et/ou l’espagnol.

Contact : amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr ; jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr

Une publication sera envisagée à la suite du colloque.

Calendrier

  • Lancement de l’appel à communication : mai 2026
  • Fin de l’appel à communication : 10 octobre 2026
  • Notification des résultats aux auteurs : mi-décembre 2026
  • Inscription au colloque : janvier - février 2027
  • Envoi du programme pour vérification : mars 2027
  • Envoi du programme définitif : avril 2027
  • Envoi des présentations de type PowerPoint ou autres logiciels : mai 2027
  • Colloque : 12, 13, 14 mai 2027

Comité d’organisation

  • Amélie Cellier, Université Sorbonne Nouvelle
  • José Aguilar Río, Université Sorbonne Nouvelle
  • Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle
  • Cédric Brudermann, Conservatoire national des arts et métiers
  • Amal Khaleefa, Université de Jordanie
  • Natalia Bichurina, Université Sorbonne Nouvelle
  • Marylou Bouvet, Université Sorbonne Nouvelle

Comité scientifique

  • Yahya Al-Abdullah, EHESS
  • Dagmar Abendroth-Timmer, Université de Siegen
  • Weesam Amer, Université de Cambridge
  • Brahim Azaoui, Université de Montpellier
  • Fabrice Barthélémy, Université Sorbonne Nouvelle
  • Marion Bendinelli, Université Marie et Louis Pasteur
  • Violaine Bigot, Université Grenoble Alpes
  • Manon Boucharéchas, Université Grenoble Alpes
  • Stephan Breidbach, Université Humboldt Berlin
  • Lucile Cadet, CY Cergy Université
  • Michel Candelier, Le Mans Université
  • Cristelle Cavalla, Université Sorbonne Nouvelle
  • Jean-Louis Chiss, Sorbonne Nouvelle
  • Simon Coffey, King’s College London
  • James Costa, Université Sorbonne Nouvelle
  • Esther Cyna, Université de Versailles
  • Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay 
  • Jean-Marc Dewaele, Birkbeck College London
  • Sabine Doff, Université de Bremen
  • Morgane Dujmovic, CNRS
  • María González-Davis, Université Ramón Llul
  • Emmanuelle Guerin, Université Sorbonne Nouvelle
  • Christian Koch, Université Humboldt Berlin
  • Mickael Idrac, Université de Liège
  • Fumiya Ishikawa, Université Rikkyo
  • Marie-Claire Lemarchand-Chauvin, Université de Lorraine
  • Milla Luodonpää-Mani, Université de Turku
  • Séraphine Malan, Université Sorbonne Nouvelle
  • Patricia Mothes, Université Catholique de l’Ouest
  • Iris Padiou, Université Sorbonne Paris Nord
  • Kevin Petit, Université de Clermont Auvergne
  • Kenia Puig, Post-Primary Languages Ireland
  • Coraline Pradeau, Université de Rouen Normandie
  • Isabelle Rigoni, INSEI
  • Zorana Sokolovska, Université de Fribourg
  • Valérie Spaëth, Université Sorbonne Nouvelle
  • Caterina Sugrañes, Université Ramón Llul
  • Nermina Wikström, The Swedish National Agency for Education

Bibliographie

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Locais

  • Université Sorbonne Nouvelle - 8 avenue de Saint Mandé
    Paris, França (75012)

Formato do evento

Evento híbrido (online e no local)


Datas

  • sábado, 10 de outubro de 2026

Palavras-chave

  • plurilinguisme, democratie, education aux langues, inclusion, politiques linguistiques

Contactos

  • José Aguilar
    courriel : jose [dot] aguilar [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr
  • Amélie Cellier
    courriel : amelie [dot] cellier [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

Urls de referência

Fonte da informação

  • Amélie Cellier
    courriel : amelie [dot] cellier [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

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Para citar este anúncio

« Plurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ? », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado quinta-feira, 28 de maio de 2026, https://doi.org/10.58079/16abo

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