HomeLes droits de la femme dans les législations familiales comparées des États musulmans en Afrique
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Abstract

Les législations familiales des États musulmans, dont la majorité a été élaborée après l’accès aux indépendances constituent le miroir des droits consacrés aux femmes, appréhendés auparavant sous l’angle de la condition juridique de la femme. Bien que la majorité se soit dotée d’un cadre légal moderne inspiré de la tradition juridique européenne, les législations familiales sont demeurées pour la plus grande majorité d’entre elles le bastion des spécificités identitaires, dont la réforme soulève souvent une levée de boucliers, en raison de « la sacralité » supposée des textes régissant le droit de la famille.

Announcement

Conférence internationale « Les droits de la femme dans les législations familiales comparées des Etats musulmans en Afrique » 26 & 27 novembre 2026

Argumentaire

Les législations familiales des Etats musulmans, dont la majorité a été élaborée après l’accès aux indépendances constituent le miroir des droits consacrés aux femmes, appréhendés auparavant sous l’angle de la condition juridique de la femme.

Si les législations familiales des Etats musulmans présentent des différences, ils partagent en commun un socle religieux plus ou moins en ligne avec la pure orthodoxie musulmane.

Bien que la majorité des Etats musulmans se soit dotée d’un cadre légal moderne inspiré, dans une large mesure, de la tradition juridique européenne, les législations familiales sont demeurées pour la plus grande majorité d’entre elles le bastion des spécificités identitaires, dont la réforme soulève souvent une levée de boucliers, en raison de « la sacralité » supposée des textes régissant le droit de la famille.

Qu’il s’agisse de codes de statut personnel, de codes de la famille, de la coexistence des dispositions des codes civils avec des lois coutumières ou de lois spécifiques, les droits des femmes tels qu’ils sont reconnus, garantis ou véhiculés, reflètent les conditions historiques, sociales, politiques et législatives de leur élaboration ainsi que des réformes qu’ils ont connues, qu’il s’agisse de réforme en profondeur ou de simples retouches ou « réformettes ».

Si la majorité des Etats musulmans sont parties aux principaux traités internationaux relatifs aux droits des femmes, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1979 et entrée en vigueur en 1981, la plupart d’entre eux ont assorti cette ratification ou adhésion de réserves ou de déclarations interprétatives portant principalement sur les dispositions régissant la nationalité, l’égalité en matière contractuelle et l’égalité en matière de droits de la famille. En effet, l’article 16 de la Convention CEDAW consacrant l’égalité entre les hommes et les femmes devant le mariage, pendant le mariage et après la dissolution du mariage fait encore l’objet de nombreuses réserves ou déclarations, outre celles à caractère général émises par les Etats parties et s’appliquant à l’ensemble du traité.

La pratique conventionnelle des Etats musulmans vis-à-vis de la CEDAW soulève des préoccupations quant à l’impact sur les buts et la finalité de ce traité. Ces préoccupations sont également reflétées devant le Conseil des droits de l’Homme lors de l’Examen Périodique Universel (EPU) ou à l’occasion du dialogue interactif avec les procédures spéciales dont le mandat porte sur les droits des femmes, lors de la présentation de leurs rapports annuels devant le Conseil.

Les droits des femmes dans le cadre du droit de la famille dans les Etats musulmans en Afrique, reflètent encore les pesanteurs des particularismes nationaux et identitaires, appréhendés comme spécificités culturelles et rentrant souvent en contradiction avec d’autres textes législatifs consacrant l’égalité et la non-discrimination entre les hommes et les femmes et des engagements des Etats d’éliminer les discriminations à l’encontre des femmes à l’horizon 2030 par l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n° 5.

La Chaire UNESCO « La femme et ses droits », dans le cadre de sa vocation de diffuser la culture des droits des femmes par le biais de la formation et de la recherche au niveau national, régional et international, organise un colloque international sur le thème « des droits de la femme dans les législations familiales des Etats musulmans en Afrique ».

Les travaux de ce colloque visent à étudier les principales institutions du droit de la famille sous l’angle du droit comparé, en vue d’analyser les convergences, les divergences entre les différentes législations familiales des Etats musulmans en Afrique et dessiner les perspectives de scénarii d’évolution des droits de la famille garantissant les droits des femmes dans leur universalité et indivisibilité.

Les principaux axes portent sur :

  • Les fondements et la philosophie des droits de la famille dans les pays musulmans ;
  • Les droits des femmes dans le mariage, en envisageant la conclusion du mariage et les effets du mariage ;
  • Les droits des femmes devant la dissolution du mariage ;
  • Les droits des femmes dans l’exercice du droit de garde, de l’autorité parentale et de la représentation légale ;
  • Les droits des femmes dans les régimes matrimoniaux.

Modalités de contribution 

Les propositions sont à envoyer à l’adresse mail : h.ayoubi@um5r.ac.ma incluant le titre ; un résumé de 500 mots maximum (problématique, méthodologie) et de 4 à 6 mots clés. Une courte biographie de l’auteur.e.

Les langues du travail :  Arabe & français.

Calendrier :

  • Date limite de soumission : 20 juillet 2026.
  • Notification des communications retenues par le Comité scientifique : fin-juillet 2026.
  • Réception des textes finaux des communications : 10 octobre 2026.

Comité scientifique 

  • Pre. Hynd Ayoubi Idrissi, Responsable de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits » ;
  • Pre. Jamila Ouhida, membre fondateur de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits » ;
  • Pre. Najoua Rouini, membre de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits » ; Pre. Khadija Boutkhili, membre de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits » ;
  • Pr. Abdelmounaime El Gueddari, membre de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits » ;
  • Pr. Fouad Massara, membre de la Chaire UNESCO « La Femme et ses Droits ».  

Places

  • Rabat, Kingdom of Morocco (10000)

Event attendance modalities

Full on-site event


Keywords

  • droit, femme, etats musulmans, famille, afrique, droits des femmes

Contact(s)

  • Hynd Ayoubi Idrissi
    courriel : h [dot] ayoubi [at] um5r [dot] ac [dot] ma

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Les droits de la femme dans les législations familiales comparées des États musulmans en Afrique », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, June 23, 2026, https://doi.org/10.58079/16ga5

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