Published on Monday, January 02, 2006
Abstract
Announcement
« MILIEUX DE VIE ET SANTE »
QUELLES PRATIQUES INTERDISCIPLINAIRES ?
XVIIIe Journées scientifiques de la SEH
Colloque International
Université de Provence Marseille, France
5 - 7 juillet 2006
Organisé par
La Société d’Ecologie Humaine, France
L’ UR 02 « Acteurs et Systèmes de santé », IRD, Marseille
Le DESMID-UMR ESPACE, CNRS – Université de la Méditerranée, Arles
Le Département Environnement, Technologies et Sociétés, Université de Provence
Responsables scientifiques
Daniel BLEY, Marc-Eric GRUÉNAIS, Nicole VERNAZZA-LICHT
La Société d’Ecologie Humaine organise chaque année des Journées Scientifiques dont l’objectif est d’examiner les relations que les populations humaines entretiennent avec leur environnement. Elle consacrera ses 18èmes journées à réfléchir aux conséquences sur la santé que peuvent générer les milieux dans lesquels vivent les populations humaines et aux pratiques interdisciplinaires que les recherches et les actions conduites sur ces questions impliquent.
Dengue, grippe aviaire, paludisme, tuberculose, syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) pour ne citer que ces quelques exemples sont autant de sujets de préoccupation qui interpellent les acteurs œuvrant à la fois dans le champ de la santé et de l’environnement. D’autant qu’avec la mobilité croissante des populations humaines et animales, la prise en considération des problèmes de santé et de maladies implique de situer la réflexion et l’action à l’échelle planétaire. L’OMS souligne d’ailleurs que l’interdépendance entre dégradation de l’environnement, processus de développement et santé est l’un des enjeux majeurs du développement durable.
La mise en évidence de cette interdépendance entre les populations humaines, le milieux écologique et les vecteurs de maladies n’est pas récente et avait été déjà bien décrite en 1933 par le géographe Max Sorre sous le terme de « complexe pathogène », ensuite élargi par d’autres auteurs aux notions de « paysage épidémiologique » et à celui de « pathocénose ». Concernant surtout le monde tropical, le concept de « complexe pathogène » est redevenu aujourd’hui d’actualité avec la mondialisation des problèmes de santé et il permet de discuter de l’influence du milieu sur la santé des populations humaines dans une perspective bio-culturelle.
Il s’agit d’un vaste champ d’investigations qui touche à toutes les dimensions de la vie humaine (qualité de vie, cadre de vie, travail, urbain/rural, etc…) et concerne de multiples nuisances d’origines diverses (produits chimiques polluants et persistants, déchets dangereux, répercutions de perturbations atmosphériques, virus,..). On comprend mieux alors pourquoi dans le domaine de la lutte contre les maladies, la relation entre santé et environnement est relativement récente en terme de réflexions et de préoccupations au plan international comme national (avec par exemple la création ces dernières années de l’Agence de Sécurité Sanitaire Environnementale et du Plan santé/environnement et santé/travail).
Face à la complexité de ces aspects et à leur dimension planétaire, les formes d’action semblent s’orienter vers une confrontation des réflexions et des expériences qui font appel à la démarche interdisciplinaire. Ainsi en France, on peut citer l’exemple du programme PAL+ sur le paludisme et les maladies associées qui avait pour objectif de faire progresser les connaissances en instaurant un dialogue entre les sciences biologiques, les sciences médicales et les sciences sociales. De même, le récent programme Santé-Environnement de la nouvelle Agence Nationale de la Recherche française met l’accent sur la nécessité de croiser les regards disciplinaires pour atteindre un niveau acceptable de compréhension des problèmes.
On note d’ailleurs que dans différentes recherches, des collaborations s’instaurent de plus en plus souvent entre socio- anthropologues et médecins, ou entre géographes et biologistes afin d’intégrer dans un schéma d’analyse biomédical le rôle que peuvent jouer, par exemple, les populations humaines dans la transmission et la diffusion d’une maladie dans un milieu écologique particulier.
C’est autour des pratiques interdisciplinaires qui concernent les interactions santé et milieu de vie que s’organiseront les communications et les débats, dans le souci de confronter à la fois les approches théoriques et les réalisations concrètes, et cela dans une diversité de situations géographiques et culturelles.
Des contributions sont souhaitées dans les domaines suivants :
1 - L’impact du milieu (climat, situations écologiques,…) sur la santé des populations.
Il s’agira en quelque sorte de revisiter la notion de « complexe pathogène » au regard des situations actuelles. Sont concernées par exemple le paludisme, mais aussi les maladies négligées dont certaines, liées à des vecteurs , obligent à s’interroger sur les représentations liées à l’environnement iatrogène et sur la perception des risques, ou encore les maladies émergentes et ré-émergentes. Les contributions concerneront bien entendu les zones tropicales, mais pas exclusivement.
2 - Les maladies consécutives à un milieu particulier, la ville, et à un mode de vie qui y est associé.
Le monde urbain est en effet un champ complexe d’interactions et les questions, par exemple, de pollution dans les grandes métropoles ou encore les problèmes relatifs à la gestion de l’eau ou des déchets, tant dans les pays du Nord que du Sud, ne sont pas sans réelles conséquences sur la santé et la qualité de vie des populations qui y résident.
3 - Les aspects méthodologiques que pose la recherche interdisciplinaire dans les études qui se situent au croisement entre environnement et santé.
Les spécialistes des sciences de la nature qui étudient les milieux sont amenés de plus en plus à prendre en compte la composante santé dans leurs études et cela ne peut se construire que dans un dialogue interdisciplinaire avec les sciences médicales et les sciences sociales. L’un des objectifs du colloque sera de s’interroger sur les attentes de chacune des disciplines vis-à-vis des autres : complémentarités, obstacles, construction d’une démarche interdisciplinaire, niveau d’étude à choisir, paradigmes adoptés,…
Autour de ces trois axes nous attendons des interventions qui font état de résultats et de pratiques de recherches, et de réalisations concrètes (projets pilotes, expériences menées par des acteurs de terrain : collectivités locales, associations, entreprises, individus, etc.). A travers l’analyse de cas concrets il s’agira de mieux comprendre les enjeux, les difficultés qui se posent aux acteurs dont l’objectif annoncé en agissant sur les interfaces santé/environnement est d’améliorer la qualité de vie des populations.
Ø Calendrier
- 30 janvier 2006 : déclaration d’intention (cf. bulletin joint)
- 31 mars 2006 : date limite d’envoi des résumés (maximum 5000 signes)
Les déclarations d’intention et résumés sont à adresser à :
Secrétariat colloque SEH «Milieux de vie et santé »
DENTES, Université de Provence, centre Saint-Charles, Case 75
3 place Victor Hugo, 13331 Marseille Cedex 3,
tel 04 91 10 62 89 Mel. ecologie.humaine@wanadoo.fr
Ø Contacts
Daniel Bley, DESMID-UMR ESPACE, 04 90 93 86 66, Danielbley@aol.com
Marc-Eric Gruenais, UR 02 – IRD, 04 91 10 62 00, gruenais@up.univ-mrs.fr
Nicole Vernazza, Société d’Ecologie Humaine, 04 90 93 86 66, nvernazza@aol.com
Comité scientifique du colloque
F. Agid ( MAE, Paris), R. J. Assako Assako (géographe, GREVA, Douala), P. Baudot (démographe, UP/LPED, Marseille), J.P. Besancenot (géographe, Université de Dijon), D. Bley (anthropologue biologiste, CNRS, Arles), C. Courtet (MRT, Paris), J. Delmont (médecin, Université de la Méditerranée, Marseille), D. Fontenille (entomologue, IRD, Montpellier), A. Froment (anthropobiologiste, IRD, Orléans), M.E. Gruénais (anthropologue, IRD, Marseille), M. Le Bras (médecin, Université Victor Segalen, Bordeaux), M. Mebtoul (sociologue, GRAS, Oran), P. Millet (biologiste, CRL, Bordeaux), J.P. Moatti (économiste, Université de la Méditerranée, Marseille), A. M. Moulin (historienne des sciences, CNRS, Le Caire), V. Robert (entomologiste médical, IRD, Montpellier), J. L. San Marco (médecin, Université de la Méditerranée, Marseille), S. Sauzade (psychiatre, CMPP, Martigues), C. Susanne (anthropobiologiste, ULB, Bruxelles), N. Vernazza (anthropologue, Université Victor Segalen, Bordeaux), P. Vimard (démographe, IRD/LPED, Marseille).
Proposition de communication
Je désire participer au colloque « Milieux de vie et santé »
juillet 2006, Marseille
NOM …………………………………………………………………………..
PRENOM …………………………………………………………………………..
INSTITUTION …………………………………………………………………………..
ADRESSE …………………………………………………………………………..
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TEL ……………………………….. FAX …………………………….
E-MAIL …………………………………………………………………………..
Cochez ce qui convient :
£ Contribution théorique £ Expérience de terrain
Intitulé provisoire de la communication
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Coupon à renvoyer à :
Secrétariat colloque SEH « Milieux de vie et santé ».
DENTES, Université de Provence, centre Saint-Charles, Case 75
3 place Victor Hugo, 13331 Marseille Cedex
Mel : ecologie.humaine@wanadoo.fr
Subjects
- Ethnology, anthropology (Main category)
Places
- Marseille, France
Date(s)
- Monday, January 30, 2006
Attached files
Contact(s)
- Société d'Ecologie Humaine
courriel : vassallucci [at] hotmail [dot] com
Information source
- Daniel BLEY
courriel : daniel [dot] bley [at] univ-amu [dot] fr
License
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To cite this announcement
« Milieux de vie et santé. Quelles pratiques interdisciplinaires », Call for papers, Calenda, Published on Monday, January 02, 2006, https://doi.org/10.58079/aar