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Politiques alternatives de développement urbain

Alternative Urban Development Policies

Revue interdisciplinaire de recherche urbaine Métropoles

Journal of urban studies Métropoles

*  *  *

Veröffentlicht am Mittwoch, 23. Januar 2013 bei Loïc Le Pape

Zusammenfassung

Dans un contexte de montée en puissance globale du néolibéralisme, de nombreux travaux soulignent l'existence de dynamiques de standardisation des stratégies urbaines. Confrontés à une incertitude croissante, les acteurs de la gestion urbaine se tournent de plus en plus fréquemment vers des « modèles » et « bonnes pratiques » dont l’efficacité est rarement débattue. Pourtant, la généralisation des stratégies mainstream ne doit pas occulter l’existence de politiques alternatives de développement urbain. Ce dossier de Métropoles prend justement le pari que le déclin de l’échelle étatique dans la régulation de l’économie et de la société ouvre un espace pour l’émergence de stratégies alternatives de développement à l’échelle des villes. Il cherche à regrouper des articles consacrés aux villes du Nord comme du Sud et qui se fixent pour objectifs de décrire, d’analyser, d’évaluer et/ou de théoriser ces politiques alternatives de développement urbain.

Inserat

Politiques alternatives de développement urbain, Numéro spécial, Métropoles

Argumentaire

Pour de nombreux auteurs, l’évolution des politiques de développement urbain se caractériserait depuis trois décennies par des dynamiques d’homogénéisation et de standardisation (Harvey, 1989 ; Hall et Hubbard, 1996 ; Moulaert et al., 2005). Ce mouvement s’accompagne de la diffusion internationale d’un ensemble de « bonnes pratiques » (Espaces et Sociétés, 2007) qui concernent par exemple la « régénération par la culture », la construction de quartiers d’affaire, de centres commerciaux, d’équipements de loisirs ou de nouvelles infrastructures de transport, les politiques de développement durable, les stratégies de marketing territorial et d’hébergement de grands événements, etc. L’ensemble de ces politiques et projets urbains semble dominé par un objectif surplombant : (re)développer les villes en les rendant plus attractives pour les firmes post-fordistes et les groupes sociaux les plus désirés (cadres supérieurs, étudiants, « créatifs », touristes…) afin de renforcer leur positionnement au sein de la nouvelle division internationale de la production et de la consommation. Cette tendance puise ses racines dans l’action conjointe de plusieurs dynamiques diverses, comme la pénétration des dogmes néolibéraux dans la gestion urbaine (Brenner et Theodore, 2002 ; Béal et Rousseau, 2008), l’accélération de la circulation des idées et des concepts dans les sphères technico-politiques en lien avec la ville (McCann et Ward, 2011 ; Peck, 2011), la distension du lien entres élites politiques locales et sociétés urbaines (Pinson, 2009) ou encore la montée en puissance du secteur financier dans la production de l’urbain (Renard, 2008 ; Aalbers, 2012). Dans un contexte persistant de déstabilisation de la base économique de nombreuses villes occidentales sous l’effet de la mondialisation, ces facteurs expliquent pourquoi les acteurs de la gestion urbaine se tournent de plus en plus fréquemment vers des solutions mainstream dont l’efficacité, rarement débattue, semble validée par le succès de quelques expériences récentes hâtivement érigées en modèles, telles celles, largement médiatisées, de Glasgow (culture), Hambourg (activités créatives) ou encore Barcelone (événements sportifs prestigieux). Par ailleurs, cette tendance ne se résumerait plus aux seules villes du Nord. Depuis peu, la recherche urbaine montre ainsi comment les « bonnes recettes » néolibérales en matière de gestion urbaine se diffusent également dans les villes du Sud, conduisant à la mise en œuvre de stratégies entrepreneuriales de développement urbain en Afrique (Murray, 2011 ; Myers, 2011), en Amérique Latine (Portes et Roberts, 2005) et en Asie (Wu, 2003 ; Broudehoux, 2007 ; Dupont, 2011).

Pourtant, cette généralisation des stratégies mainstream ne doit pas occulter l’existence de politiques alternatives de développement urbain. S’il ne s’agit pas de construire des catégories analytiques trop fermement opposées, qui ne rendraient pas compte de la diversité des stratégies urbaines contemporaines, il est toutefois possible de proposer une définition idéal-typique des politiques alternatives de développement urbain. Ainsi, par « alternatives », nous entendons ici l’ensemble des initiatives, des démarches ou des projets soutenus par des municipalités et qui cherchent à organiser un développement urbain s’éloignant des canons de l’entrepreneurialisme, c’est-à-dire :

  1. Qui ne sont pas conçues selon une perspective top-down, au sein de cénacles fermés réunissant les seuls grands élus, experts et représentants du secteur privé, mais selon une perspective bottom-up dans laquelle la société urbaine, et notamment ses composantes sociales ou ethniques les plus désavantagées, constitue l’élément moteur.
  2. Qui ne font pas des mécanismes marchands leur principal vecteur d’organisation. Les politiques urbaines alternatives n’ont pas pour objectif premier d’accompagner les dynamiques de croissance déjà enclenchées. Elles cherchent davantage, par la mise en place de modes de régulation politique ou « sociale », à limiter les tendances au « développement inégal » des villes contemporaines.
  3. Qui ne visent pas à reconstruire la ville pour les groupes sociaux les plus aisés ou la « classe visiteuse » (Eisinger, 2000), mais avant tout pour les couches populaires déjà présentes dans la ville. Les politiques urbaines alternatives se distinguent des politiques urbaines néolibérales car elles placent les ressources publiques au service direct des groupes défavorisés, sans le truchement de l’ « effet percolation » justifiant la généralisation des politiques d’offre néolibérales.

Ces politiques alternatives de développement urbain sont hétérogènes quant à leurs objectifs (redistribution, préservation, etc.) et à la nature des ressources municipales utilisées (mesures juridiques et réglementaires, soutien financier à des initiatives locales, transferts d’expertise etc.). Elles peuvent concerner des domaines variés tels que l’urbanisme (décroissance urbaine planifiée, fiducies foncières, initiatives anti-gentrification et anti-spéculation, etc.), l’économie (systèmes monétaires ou systèmes d’échange locaux, firmes coopératives reposant sur les savoir-faire locaux etc.), la finance (tontines, banques coopératives opérant à l’échelle du quartier/de la ville, etc.), l’environnement (mouvement des « villes en transition »,  gratuité des transports publics, etc.), l’alimentation (agriculture urbaine, systèmes alimentaires locaux, etc.) ou encore la gouvernance (budgets participatifs, expériences d’autogestion, etc.).

Dans un contexte de montée en puissance du néolibéralisme, les municipalités sont-elles condamnées à ne mener que des politiques tournées vers l’offre ? Ce dossier prend au contraire le pari que le déclin de l’échelle étatique dans la régulation de l’économie et de la société ouvre un espace pour l’émergence de stratégies alternatives de développement à l’échelle locale, et notamment à celle des villes. Or si l’on dispose aujourd’hui d’une littérature conséquente sur les stratégies entrepreneuriales des villes, les travaux sur les politiques alternatives de développement urbain sont beaucoup plus épars. A cette première limite s’ajoute l’absence d’analyse systémique de ces démarches permettant de tirer des conclusions plus générales relatives à la poursuite de politiques alternatives dans les villes contemporaines.  

L’objectif de ce dossier de la revue Métropoles est de tenter de combler partiellement ces lacunes. Il cherche à regrouper des articles consacrés aux villes du Nord comme du Sud, et qui répondent à au moins l’un des quatre objectifs suivant :

  1. Décrire les politiques alternatives de développement urbain par le biais de monographies. Quels sont les contenus et les objectifs de ces politiques ? Comment ont-elles émergé et sous l’effet de quels facteurs ? Quels sont les acteurs et les groupes qui les ont portées et mises en place ?
  2. Contextualiser les politiques alternatives de développement urbain. Nous attendons des articles questionnant les conditions socio-politiques et économiques favorables à l’émergence, la mise en œuvre et la stabilisation de ces politiques. Sont-elles davantage susceptibles d’émerger dans des villes disposant de caractéristiques particulières (taille, position dans la hiérarchie urbaine, profil socio-économique, tradition d’activisme etc.) ? Sont-elles favorisées par la présence de certains acteurs ou au contraire l’absence de certains autres ?
  3. Evaluer les politiques alternatives de développement urbain. En quoi leurs contenus diffèrent-ils des politiques de développement urbain mainstream ? Ces politiques urbaines parviennent-elles réellement à remplir leurs objectifs initiaux ? Quels dangers les guettent, et, finalement, sont-elles vouées à s’institutionnaliser ?
  4. Théoriser les politiques alternatives de développement urbain. Quels outils conceptuels permettent de comprendre pourquoi et comment des politiques alternatives de développement urbain peuvent être élaborées et mises en œuvre dans des contextes locaux particuliers ? Comment théoriser les opportunités permettant aux acteurs locaux de développer leurs propres stratégies dans un contexte marqué par la domination d’un petit nombre d’idées et de solutions néolibérales ? Dans quelle mesure les acteurs locaux disposent-ils d’une capacité à choisir l’orientation du développement urbain dans un contexte globalisé ?

 Modalités de soumission

Classée par l’AERES en Géographie-Aménagement-Urbanisme, en Sociologie-Démographie et en Science politique, la revue Métropoles publie des articles rédigés en français et en anglais. http://metropoles.revues.org/

Les résumés des articles (500 mots) devront être envoyés avant le 31 mars 2013. Ils peuvent être rédigés en français ou en anglais.

  • Ils doivent être directement envoyés à la secrétaire de rédaction de Métropoles, Deborah Galimberti (deborah.galimberti [at]gmail.com).
  • Une copie sera également adressée aux deux coordinateurs du numéro : Vincent Béal (vbeal[at]unistra.fr) et Max Rousseau (max.rousseau[at]cirad.fr).

La notification de l’acceptation sera envoyée aux auteurs par courriel avant le 15 avril 2013.

Les manuscrits devront être soumis avant le 16 septembre 2013. Ils pourront être rédigés en français, anglais, espagnol, italien, portugais et allemand. La version définitive des articles acceptés devra toutefois être traduite en français ou en anglais. La charge de ces traductions revient aux auteurs.

Les articles comprennent entre 8 000 et 10 000 mots, bibliographie incluse.

Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue : http://metropoles.revues.org/, ainsi que les comités éditorial et scientifique.

References

  • Aalbers, M. (Ed.) (2012), Subprime Cities: The Political Economy of Mortgage Markets, Oxford, Blackwell.
  • Béal, V., Rousseau, M. (2008), « Néolibéraliser la ville fordiste. Politiques urbaines post-keynésiennes et re-développement économique au Royaume-Uni : une approche comparative », Métropoles, n°4, pp. 160-202.
  • Brenner, N., Theodore, N. (eds.) (2002), Spaces of Neoliberalism: Urban Restructuring in North America and Western Europe, Oxford, Blackwell.
  • Broudehoux, A.-M. (2007), « Spectacular Beijing. The conspicuous construction of an Olympic Metropolis », Journal of Urban Affairs, vol. 29, n° 4, pp. 383-399.
  • Dupont, V., (2011), « The Dream of Delhi as a Global City », International Journal of Urban and Regional Research, vol.  35, pp.  533–554.
  • Eisinger, P. (2000) « The Politics of Bread and Circuses: Building the City for the Visitor Class », Urban Affairs Review, vol. 35, n° 3, pp. 316-33.
  • Espaces et Sociétés (2007), « Villes et ‘best practices’ », n° 131.
  • Hall, T., Hubbard, P. (eds.) (1998), The Entrepreneurial City: Geographies of Politics, Regime, and Representation, Chichester et New York, Wiley.
  • Harvey, D. (1989), « From Managerialism to Entrepreneurialism: The Transformation in Urban Governance in Late Capitalism », Geografiska Annaler B, vol. 71, n° 1, pp. 3-17.
  • McCann, E., Ward, K., (Eds.) (2011), Mobile Urbanism: Cities and Policy-Making in the Global Age, Minneapolis et Londres, University Press of Minnesota.
  • Moulaert F., Rodriguez A., Swyngedouw E. (Eds.) (2005), The Globalized City: Economic Restructuring and Social Polarization in European Cities, Oxford, Oxford University Press.
  • Murray, M. (2011), City of Extremes. The Spatial Politics of Johannesburg, Durham, Duke University Press.
  • Myers, G. (2011), African Cities. Alternative visions of Urban Theory and Practice, Londres et New York, Zed Books.
  • Peck, J., (2011), « Geographies of policy: from transfer-diffusion to mobility-mutation », Progress in Human Geography, vol. 35, n° 6, pp. 773-797.
  • Pinson, G. (2009), Gouverner la ville par projet. Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Paris, Presses de Sciences-Po.
  • Portes, A., Roberts, B. (2005), « The free-market city: Latin American urbanization in the years of the neoliberal experiment », Studies in Comparative International Development, vol. 40, n° 1, pp. 43-82.
  • Renard, V. (2008), « La ville saisie par la finance », Le débat, n°148, pp. 106-117.
  • Wu, F. (2003), « The (post-) socialist entrepreneurial city as a State project: Shangai’s reglobalisation in question », Urban Studies, vol. 40, n° 9, pp. 1673-1698.

Alternative Urban Development Policies, Special issue, Métropoles

Argument

Many urban scholars have argued that the last three decades have been characterized by dynamics of homogenization and standardization of urban policies around entrepreneurial objectives (Harvey, 1989, Hall and Hubbard, 1996; Moulaert et al., 2005). These processes have been accompanied by the dissemination of “good practices” (Espaces et Sociétés, 2007) such as “cultural-led regeneration projects”, the construction of business districts, the creation of shopping centers, recreational facilities or new transport infrastructures, the policies of urban sustainability, the hosting of major sport events or the strategies to enhance image through urban marketing, etc. All these policies and urban projects seem to pursue the same objective: to (re)develop the city by making it more attractive to the post-Fordist firms and mobile social groups (high-skilled students, the "creative class", tourists ...) in order to strengthen its position in the new international division of production and consumption. This trend is the product of the interaction of several dynamics such as the introduction of neoliberal dogma in urban governance (Brenner and Theodore, 2002; Béal and Rousseau, 2008), the acceleration of the flow of ideas and concepts among urban elites (McCann and Ward, 2011; Peck, 2011), the weakening of the link between local governments and urban societies (Pinson, 2009) or the rise of the financial sector in the production of urban spaces (Renard, 2008; Aalbers, 2012). Amid the ongoing destabilization of the economic base of many cities, these factors explain why key actors in urban governance rely increasingly on mainstream solutions whose effectiveness are only validated by the debatable success of highly specific – and arguably unrepeatable – models such as the widely publicized cases of Glasgow (culture), Hamburg (creative industries) or Barcelona (prestigious sporting events). Recent researches also demonstrate that this trend is not confined to the cities from the global North. The neoliberal "best practices" also spread in the global South, leading to the implementation of entrepreneurial urban development strategies in Africa (Murray, 2011; Myers, 2011), Latin America (Portes and Roberts, 2005) and Asia (Wu, 2003; Broudehoux, 2007; Dupont, 2011).

However, this generalization of mainstream strategies should not obscure the existence of alternative urban development policies. By "alternative", we mean the set of initiatives, projects or strategies supported by the local authorities and that seek to redirect urban development away from the entrepreneurial model. These alternative urban policies have three main characteristics:

  • 1. They are not designed in a top-down perspective or by policy circles dominated by senior politicians, experts or businessmen. Alternative urban policies are elaborated in a bottom-up perspective in which urban society – including the most disadvantaged social or ethnic groups – is the driving force.
  • 2. They are not only organized through market mechanisms. Alternative urban policies are not primarily intended to support pre-existing growth dynamics. Rather, they seek to establish political or "social" regulations in order to limit "uneven development" in contemporary cities.
  • 3. They are not intended to rebuild the city for the more affluent social groups or for the "visitor class" (Eisinger, 2000), but above all for the people already present in the city. Alternative urban policies differ from neoliberal urban policies insofar they use public resources to address the situation of disadvantaged groups, without the intervention of the so-called "trickle-down effect".

Alternative urban development policies are heterogeneous in their objectives (redistribution, preservation, etc.) and in the nature of the municipal resources they use (planning decisions, financial support of local initiatives, transfers of expertise etc.). They may relate to various fields such as urbanism (de-growth strategies, land trusts, anti-gentrification or anti-speculation initiatives, etc..), local economy (alternative local currencies or local exchange systems, cooperative firms, etc..), finance (tontines, credit unions operating at the scale of the district or the city, etc..), environment ("transition town" movement, free public transport initiatives, etc..), food supply (urban agriculture, local food systems, etc..) or governance (participatory budgets, self-management, etc.).

Are local government forced to design and implement neoliberal urban development policies? This special issue considers that the relative decline of the state in the regulation of the economy and society and the current economic crisis could open a space for the development of alternative urban strategies. If there is now a substantial literature on entrepreneurial urban strategies, academic work on alternative urban development policies is less developed. Despite some interesting case studies, there are only few systemic analyses which try to draw more general conclusion regarding the development of alternative urban policies.

The purpose of this special issue is to contribute to fill this gap. It seeks to bring together articles, covering cities from the global North as well as the global South, which meet at least one of the four following objectives:

  • 1. Describing alternative urban development policies through case studies. What are the contents and objectives of these policies? How and why have they emerged? What kind of actors and groups are involved in these policies?
  • 2. Contextualizing alternative urban development policies. We expect articles questioning the socio-political and economic conditions triggering the emergence, implementation and stabilization of these policies. Are they more likely to emerge in cities with specific characteristics? Does the presence or the absence of any peculiar actors play a role?
  • 3. Evaluating alternative urban development policies. How does their content differ from mainstream urban development policies? Do these policies still fulfill their original objectives? What dangers lurk them, and ultimately, are they doomed to be institutionalized?
  • 4. Developing conceptual or theoretical approaches for answering the question why and how alternative urban development policies could be developed and successfully implemented in particular urban settings. How to conceptualise the opportunities which allow local actors to find and to pursue their own development strategy in a world dominated by a small number of hegemonic neo-liberal ideas? Why do local actors still have choices?

Submission guidelines

Métropoles is an open access journal of urban studies which is indexed by the French agency for the evaluation of research in Geography and Town Planning, Sociology and Political Science. http://metropoles.revues.org/

Abstracts (500 words) should be sent by the 31st of March 2013.

They can be either written in French or English.

  • They should be directly sent to the managing editor of Métropoles, Deborah Galimberti (deborah.galimberti[at]gmail.com).
  • A copy should also be sent to the two coordinators of this special issue: Vincent Béal (vbeal[at]unistra.fr) and Max Rousseau (max.rousseau[at]cirad.fr).

Authors will be notified of the acceptance of their abstract by the 15th of April 2013, at the latest.

The definitive manuscripts should be submitted to the journal by the 16th of September 2013. They can be either written in English, French, Spanish, Italian, Portuguese or German. The definitive version of the articles accepted for publication should however be written in English or French. The charge of the translation is the author’s responsibility.

The articles should comprise between 8.000 and 10.000 words (including references).

Presentation standards and information for the authors can be found on the website of the journal: http://metropoles.revues.org/ as well as scientific committee.

References

  • Aalbers M. (Ed.) (2012), Subprime Cities: The Political Economy of Mortgage Markets, Blackwell, Oxford.
  • Béal, V.,Rousseau, M. (2008), « Néolibéraliserla ville fordiste. Politiques urbaines post-keynésiennes et re-développement économique au Royaume-Uni : une approche comparative », Métropoles, n°4, pp. 160-202.
  • Brenner, N., Theodore, N. (eds.) (2002), Spaces of Neoliberalism: Urban Restructuring in North America and Western Europe, Oxford, Blackwell.
  • Broudehoux, A.-M. (2007), « Spectacular Beijing. The conspicuous construction of an Olympic Metropolis », Journal of Urban Affairs, vol. 29, n° 4, pp. 383-399.
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  • Eisinger, P. (2000) « The Politics of Bread and Circuses: Building the City for the Visitor Class », Urban Affairs Review, vol. 35, n° 3, pp. 316-33.
  • Espaces et Sociétés (2007), « Villes et ‘best practices’ », n° 131.
  • Hall, T., Hubbard, P. (eds.) (1998), The Entrepreneurial City: Geographies of Politics, Regime, and Representation, Chichester et New York, Wiley.
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  • McCann, E., Ward, K., (Eds.) (2011), Mobile Urbanism: Cities and Policy-Making in the Global Age, University Press of Minnesota.
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  • Peck, J., (2011), « Geographies of policy: from transfer-diffusion to mobility-mutation », Progress in Human Geography, vol. 35, n° 6, pp. 773-797.
  • Pinson, G. (2009), Gouverner la ville par projet. Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Paris, Presses de Sciences-Po.
  • Portes, A., Roberts, B. (2005), « The free-market city: Latin American urbanization in the years of the neoliberal experiment », Studies in Comparative International Development, vol. 40, n° 1, pp. 43-82.
  • Renard, V. (2008), « La ville saisie par la finance », Le débat, n°148, pp. 106-117.
  • Wu, F. (2003), « The (post-) socialist entrepreneurial city as a State project: Shangai’s reglobalisation in question », Urban Studies, vol. 40, n° 9, pp. 1673-1698.

Orte

  • Lyon, Frankreich (69)

Daten

  • Sonntag, 31. März 2013

Schlüsselwörter

  • Politiques urbaines alternatives, Développement urbain, Villes Nord et Sud, Acteurs locaux

Kontakt

  • Deborah Galimberti
    courriel : deborah [dot] galimberti [at] gmail [dot] com

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Informationsquelle

  • Deborah Galimberti
    courriel : deborah [dot] galimberti [at] gmail [dot] com

Zitierhinweise

« Politiques alternatives de développement urbain », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Mittwoch, 23. Januar 2013, https://calenda.org/236203

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