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“I am Turtle”

« Je suis île »

What Spaces are there for the Representation of First Nations and Inuit Artistic and Cultural Expression in the City?

Quelle(s) place(s) pour les réprésentations artistiques, culturelles et identitaires autochtones dans l'espace urbain ?

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Published on Tuesday, February 21, 2017 by Céline Guilleux

Summary

Dans le cadre de la programmation des festivités entourant le CCCLXXVe anniversaire de Montréal, les nombreuses histoires des lieux et la pluralité des voix occupant l'espace de la métropole sont mises à l'avant-plan. Si la présence autochtone est important et grandissante à Montréal, l'histoire des premiers peuples demeure pourtant marginalisée. Cette sous-représentation des communautés autochtones semble caractériser une réalité urbaine plus large, nord-américaine. Face à ce contexte, pour les artistes et les chercheurs en arts et lettres notamment, la question suivante se pose : quelle est la place des représentations artistiques autochtones en milieux urbains ?

As part of the programming of the 375th anniversary of Montreal, the many stories surrounding its spaces and the pluralité of the voices occupying the metropole are being presented and celebrated. Despite the increasing number of Indigenous peoples living or passing through the city, the history of First Nations as well as their numerous present-day projects based in Montreal are maginalized by the official program. This underrepresentation of Indigenous communities in urbain settings seems to be characteristic of a larger Noth American reality. For artists and researchers in the field of arts and literature, among others, the following question arises: what spaces in urbain centers are dedicated to Indigenous artistic representation?

Announcement

Presentation

Dans le cadre de la programmation des festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal, les nombreuses histoires des lieux et la pluralité des voix occupant l’espace de la métropole sont mises à l’avant-plan. Si la présence autochtone est importante et grandissante à Montréal, l’histoire des premiers peuples demeure pourtant marginalisée. Cette sous-représentation des communautés autochtones semble caractériser une réalité urbaine plus large, nord-américaine. Face à ce contexte, pour les artistes et les chercheurs, en arts et lettres notamment, la question suivante se pose : quelle est la place des représentations artistiques autochtones en milieux urbains ? De nombreux acteurs sociaux et artistiques autochtones se consacrent actuellement à la transmission et à la création de discours identitaires et culturels au sein d’espaces plurivoques, que ce soit à travers des projets artistiques ou des initiatives socio-politiques (Idle no More).

Par le biais de diverses formes d'expression (artistiques, littéraires, cinématographiques), la réalité actuelle des peuples autochtones est mise de l’avant en relation aux pratiques et expressions traditionnelles qui se renouvellent. Alors que de telles initiatives témoignent d’un désir de (ré)appropriation des lieux, d’éléments du paysage et du patrimoine urbain, est-il pertinent de traiter de dé-territorialisation ou de re-territorialisation pour ces « urban natives » qui naviguent entre réserves et villes ? L’idée même de la ville ou de la métropole culturelle est-elle une autre manière de circonscrire et d’organiser le territoire (matériel ou imaginaire) aux dépens de communautés minorisées.

Rappelons d’ailleurs, à ce titre, que par sa position géographique, entre mont et eaux, Montréal a anciennement joué le rôle de lieu carrefour offrant un potentiel d’échanges, de transformations et d’intégration. Si l’art ouvre sur un possible, l’espace doit en devenir la plate-forme. Les évènements du 375e anniversaire de la ville de Montréal serviront non pas de balises, mais de tremplin à la réflexion poursuivie dans ce colloque afin d’établir un dialogue se projetant à l’extérieur de la métropole montréalaise et permettant de rejoindre et de réfléchir à différents contextes urbains.

Dans une visée de décolonisation des relations entre Autochtones et Allochtones, nous proposons, par le biais de ce colloque, un espace multiforme d’échanges critiques afin d’étudier ces dynamiques d’absences, de (ré)inscriptions et de (ré)appropriations actives des espaces urbains, institutionnels et immatériels. Nous sommes particulièrement intéressé.e.s à des communications qui proposent des solutions théoriques et pratiques quant à l’essor des cultures et des langues autochtones en milieux urbains. Dans une perspective d’avenir, quels sont les projets artistiques actuels ou à imaginer permettant de décoloniser nos espaces urbains et de réfléchir à leur devenir ? Contre l’Histoire, ce sont les micro-histoires (Ginzburg), les récits individuels et collectifs qui peuvent prendre diverses formes (théoriques, artistiques, littéraires, cinématographiques, politiques, urbanistiques, etc.) auxquelles ce colloque veut (re)donner place.

Axes thématiques proposés

Voici une liste, non exhaustive, d’axes de réflexion qui peuvent être envisagés :

  • Survivance des langues autochtones en contextes urbains
  • Créer en ville/créer de la réserve
  • (Ré)appropriations et représentations des espaces d’appartenance dans les arts et les littératures autochtones
  • Patrimoines historique et visuel en milieux urbains
  • Récits d’itinérance
  • Alternative art spaces
  • Tourisme culturel, festivals et activités de rayonnement des voix autochtones dans l’espace urbain
  • Art public

Modalités de soumission

Les conférenciers et conférencières sont invité.e.s à soumettre une proposition de communication individuelle, une proposition de séance ou de table ronde en lien avec la problématique du colloque. Les communications pourront être prononcées en français, en anglais ou dans une langue autochtone. Elles peuvent être académiques ou performatives. Les formes non conventionnelles sont d’ailleurs encouragées. Les propositions (250-300 mots), accompagnées d’une brève notice biobibliographique seront soumises par courriel à l’adresse ile.turtle.2017@gmail.com au plus tard le 1 mars 2017.

Calendrier

  • 1 mars 2017: Réception des propositions de communication

  • 1 avril 2017: Décision du comité scientifique
  • 5-6-7 octobre 2017: Colloque

Comité d’organisation

  • Louise Vigneault (Université de Montréal)
  • Gabrielle Marcoux (Université de Montréal)
  • Alexia Pinto Ferretti (Université de Montréal)
  • Julie Graff (Université de Montréal)
  • Marie-Eve Bradette (Université de Montréal)

Presentation

As part of the programming of the 375th anniversary of Montreal, the many stories surrounding its spaces and the plurality of the voices occupying the metropole are being presented and celebrated. Despite the increasing number of Indigenous peoples living or passing through the city, the history of First Nations and Inuit as well as their numerous present-day projects based in Montreal are marginalized by the official program. This underrepresentation of Indigenous communities in urban settings seems to be characteristic of a larger North American reality. For artists and researchers in the field of arts and literature, among others, the following question arises : what spaces in urban centers are dedicated to First Nations’ artistic representation? Many indigenous creators and social agents are currently dedicating themselves to the creation and the transmission of cultural practices and of rhetorics of recognition in complex spaces, be it through artistic projects or sociopolitical initiatives (Idle no More).

Through various creative processes (artistic, literary, and cinematographic), the current reality of First Nations’ communities are being articulated while underscoring a resurgence of traditional practices. Elements of the city are being reclaimed and redefined in reservations, and vice versa. As these initiatives illustrate a desire for the (re)appropriation of urban landscape and heritage, is it relevant to think in terms of de-territorialisation or of reterritorialisation when reflecting upon the realities of urban natives navigating between reservations and cities? Is the concept of the city or of the metropole to be considered in itself as a way to circumscribe and to organize the territory at the expense of minorities?

By its singular geographical position, between mount and river, Montreal has played the role of a cultural and commercial crossroad, offering a potential of exchanges, transformations and integrations. As art opens up possibilities, space must be used as a platform. If the festivities of the 375th anniversary of the city of Montreal serve as a stepping stone for the critical reflections which will be developed throughout this symposium, we want to open dialogues transcending the frontiers of the metropole and to reach out to different urban contexts. In hopes of decolonizing relationships between First Nations and settlers, we wish to establish, via this symposium, an open space for critical and respectful dialogue in order to examine the abovementioned dynamics of erasure, (re)inscription and (re)appropriation taking place in urban, institutional and virtual settings. We are particularly interested in communications proposing practical and theoretical initiatives which support the advancement of Indigenous cultures and languages in urban areas. What artistic projects – already in place or to be imagined – offer an opportunity to critically rethink and to decolonize our urban spaces and their future? The goal of this symposium is ultimately to give (back) a platform to micro-histories (Ginzburg) via individual and collective theoretical, artistic, literary, cinematographic, political or urban (counter) narratives.

Topics

Here is a list of possible lines of research.
• Survivance and the support of thriving Indigenous languages in urban contexts
• Writing in the city / writing on the reservation
• (Re)appropriations and representations of places of belonging in Indigenous art and literature
• Historical and visual heritage in urban areas
• Stories of homelessness
• Alternative art spaces
• Indigenous cultural tourism, festivals and broadcasting activities
• Public art

How to apply

Speakers are invited to submit a proposal for an individual presentation, a group presentation or a panel in relation to the theme of this symposium. Communications may be given in French, in English, or in any indigenous language and may be academic or performative. Unconventional formats are in fact welcomed. Proposals (250-300 words) and short bio-bibliographical notes must be submitted to ile.turtle.2017@gmail.com by March 1st, 2017.

Schedule

  • March 1st 2017: Deadline for the communication proposals
  • April 1st 2017: Scientific committee decision
  • October 5-6-7 2017: Symposium

Organising committee

  • Louise Vigneault (University of Montreal)
  • Gabrielle Marcoux (University of Montreal)
  • Alexia Pinto-Ferretti (University of Montreal)
  • Julie Graff (University of Montreal)
  • Marie-Eve Bradette (University of Montreal)

Places

  • Université de Montréal
    Montreal, Canada

Date(s)

  • Wednesday, March 01, 2017

Keywords

  • Études autochtones, décolonisation

Contact(s)

  • Comité d'organisation
    courriel : jdsulisom [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Julie Graff
    courriel : contemporaneites [dot] autochtones [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« “I am Turtle” », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 21, 2017, https://calenda.org/396255

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