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Coexistence et interaction entre travail libre et non libre

Co-existence and interaction between free and unfree labour

La perspective des travailleurs et des travailleuses

The workers’ perspective

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Publié le mardi 27 février 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Au cours de l’histoire et quelle que soit la latitude, les rapports multiples au travail ont eu un rôle dans les processus d’exploitation et de marchandisation du travail même : travail salarié, esclavage, servage et travail tributaire, convict labour, etc. Ces dernières décennies un débat d’ampleur s’est développé sur la coexistence et l’interaction entre relations de travail « libre » et « non libre », et sur la frontière entre « liberté » et coercition.

Annonce

Argumentaire

Au cours de l’histoire et quelle que soit la latitude, les rapports multiples au travail ont eu un rôle dans les processus d’exploitation et de marchandisation du travail même : travail salarié, esclavage, servage et travail tributaire, convict labour, etc. Ces dernières décennies un débat d’ampleur s’est développé sur la coexistence et l’interaction entre relations de travail “libre” et “non libre”, et sur la frontière entre “liberté” et coercition.

Parmi les conséquences de ce débat, on constate un panorama de recherches enrichi qui contribue à discuter les positions traditionnelles de l’histoire du travail, comme la centralité de la Révolution industrielle, l’idée et le processus de prolétarisation et les confins de la classe ouvrière même.

À quelques exceptions près, cette nouvelle historiographie présente au moins deux limites fondamentales. D’une part, le développement des liens abstraits entre les rapports de travail a conduit à omettre les interactions concrètes entre les travailleurs et leurs organisations. D’autre part, cette tendance historiographique s’est écrite en marge des études sur le travail qui ont, notamment pour le XIXème et XXème siècle, examiné le rôle des formes associatives et des pratiques des travailleurs, les idéologies politiques et les rapports avec l’Etat.

Le Séminaire SISLav 2018 a pour but d’examiner la perspective des travailleurs soumis à des rapports de travail distincts et coexistants, au prisme des expériences, des idées et des organisations,   formelles   ou   informelles,   de   travailleurs.   Nous   encourageons   tout particulièrement les propositions autour de trois thématiques quelle que soit la région du monde concernée du XIIIe au XXIe siècle:

  1. Au sein d’un même lieu de travail, il s’agit de s’intéresser à la coexistence et l’interaction des rapports au travail des individus impliqués. La définition des lieux du travail adoptée est large et inclut notamment : les usines et les arsenaux, les prisons et les institutions punitives, les mines et les champs, l’espace domestique, les armées et les structures du travail sexuel.
  2. Lavie d’un unique travailleur peut être analysée sous l’angle de ses multiples expériences de travail. Une vie de travailleur peut se prêter à une analyse synchronique – travaillant sa propre terre tout en étant ouvrier dans une structure manufacturière - ou dyachronique – tel un individu qui travaillerait comme métayer ou salarié après avoir été libéré de son état d’esclave. Il est aussi possible de suivre les différentes trajectoires des groupes de travailleurs. La mobilité interne aux carrières peut être connectée à la mobilité géographique des travailleurs.
  3. Enfin, le congrès se prête à l’étude des solidarités et des conflits entre individus soumis aux diffèrents rapports de travail et à l’analyse des relations entre organisations. On s’interrogera notamment sur les connexions entre les confréries d’esclaves et les associations des salariés, les réflexions de la Première Internationale ou des wobblies sur le travail forcé, ou comment, dans des contextes spécifiques, les détenus et les soldats organisent conjointement ou non des formes de mobilisation. Il est également possible de s’intéresser aux conflits examinés à partir de la perception et de l’expérience du travailleur et son opinion sur les différents groupes.

Modalités de participation

Le séminaire aura lieu à Turin, à l’Université de Turin les 21 et 22 septembre2018.

Nous acceptons les propositions en italien, anglais,français et espagnol. Les propositons devront être envoyées à l’adresse mail seminariosislav@gmail.com

au plus tard le 1/03/2018

et devront comprendre le prénom, le nom de famille, le rôle et l’affiliation du proposant, le titre et le résumé de la proposition (max 300 mots). Les jeunes chercheurs, les doctorants, les chercheurs et les professeurs peuvent envoyer les propositions dans les disciplines historiques, sociologiques et anthropologiques. Le résultat des propositions selectionnées sera communiqué par mail versle 15 avril.

Le programme sera publié au mois de mai 2018 sur le site www.storialavoro.it.

Comité organisateur

  • Giulia Bonazza (SISLav, European University Institute)
  • Christian De Vito (SISLav, University of Leicester)
  • Federica Morelli (Global History Lab, Università di Torino)       
  • Bruno Pomara Saverino (SISLav, Universitat de València)
  • Andrea Zappia (SISLav, Università degli Studi di Genova)

Catégories

Lieux

  • Université de Turin
    Turin, Italie

Dates

  • jeudi 01 mars 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • travailleur, liberté

Source de l'information

  • Giulia Bonazza
    courriel : giuliabonazza87 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Coexistence et interaction entre travail libre et non libre », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 27 février 2018, https://calenda.org/435488

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