AccueilFace au mur. La décoration murale en France de la fin du XIXe siècle aux années 1960

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Publié le mardi 29 mai 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Le colloque plurisdisciplinaire Face au mur. La décoration murale en France de la fin du XIXe siècle aux années 1960 se déroulera les 23 et 24 mai 2019 en salle Vasari à l’INHA. Il vise à étudier cette production du point de vue de l’architecture, de l’art ou de la critique. De la fin du XIXe siècle aux années 1960, les murs sont des supports privilégiés pour la peinture, la sculpture, la céramique, la laque ou encore le photomontage. Ce colloque propose de mettre en lumière les conditions de  création et la réception de la décoration murale en développant quatre axes de réflexions. 

Annonce

Colloque pluridisciplinaire, Galerie Colbert, salle Vasari 23 et 24 mai 2019

Argumentaire

De la fin du XIXe siècle aux années 1960, de la Troisième République au début de la Cinquième, les murs sont des supports privilégiés pour la peinture, la sculpture, la céramique, la laque ou encore le photomontage. Durant cette période, la question murale ne cesse d’être interrogée, favorisant l’évolution de doctrines, de pratiques, et suscitant des débats. Ces derniers portent tant sur la notion d’art mural que sur les démarches et les formes créatives qui s’y rattachent, notamment parce que ces quelques décennies voient s’esquisser un cadre institutionnel destiné à favoriser les collaborations entre architectes et artistes. De par ses spécificités, ses variations et ses développements, la notion de décoration murale, jusque-là peu appréhendée dans l’historiographie française, invite à être plus largement étudiée. De Puvis de Chavannes à Le Corbusier, des grandes commandes publiques au 1% artistique, s’écrivent les jalons d’un art décoratif et mural dont l’exigence collective ne cesse de croitre1.

Les formes artistiques prenant pour support le mur sont tour à tour désignées comme art mural, art monumental, décoration murale, peinture ou sculpture décorative ou encore céramique architecturale. Cette richesse sémantique marque bien la pluralité de cet objet d’étude. Si ces formes artistiques peinent à trouver une appellation claire, elles engagent néanmoins un cadre de création bien spécifique, nécessairement en lien avec l’architecture et la commande. Mais doivent-elles être pour autant toujours opposées au tableau de chevalet ou à l’objet d’art ? L’art monumental est-il forcément à visée sociale ? Quelle est la place du décoratif dans ces œuvres ? Quelles formes, nouvelles ou non, prend cet art à la fin du XIXe siècle, jusqu’aux années 1960 ? Quelle est la nature de la collaboration entre les artistes et les architectes ? Ce colloque vise à interroger le sens et la portée des décorations murales, par- delà les techniques, et propose d’analyser leur cadre de conception et de mise en œuvre, leurs formes, leurs réceptions, et les enjeux qui y sont attachés.

La décoration murale n’a encore fait l’objet que d’analyses ponctuelles, le plus souvent sous l’angle de la monographie ou des liens entre les peintres et la commande publique. Interroger plus largement les décorations murales permet de faire émerger un nouveau corpus et invite à une réflexion sur des formes artistiques en interrelation, appréhendées non plus isolément mais participants d’une œuvre, d’une démarche et d’une histoire communes. Ces questions sont d’ailleurs inhérentes à des recherches récentes, comme les travaux de Romy Golan2, le récent numéro de la revue In Situ que Delphine Bière et Éléonore Marantz ont consacré en 2017 aux collaborations entre artistes et plasticiens aux XXe et XXIe siècles3, ou la journée d’étude sur la céramique architecturale4 organisée sous l’égide de Sèvres Cité de la céramique.

Abordant cette production du point de vue de l’architecture, de l’art ou de la critique, ce colloque propose de mettre en lumière les conditions de création et la réception de la décoration murale. Le corpus, à la fois matériel et théorique, constitué aussi bien des œuvres que des textes qui organisent une pensée autour de ces décorations murales, implique divers degrés d’étude. Les communications pourront porter sur des réalisations spécifiques, publiques ou privées, faisant émerger des filiations, des réseaux et des collaborations. Outre les liens multiples entre décor et architecture, les mécanismes de la commande, les techniques, l’enseignement, l’iconographie, les liens entre l’art et l’État, les artistes, les architectes, les artisans et les institutions, sont des pistes à privilégier. Des réflexions sur la conservation, la patrimonialisation et la valorisation de ces œuvres peuvent également être proposées.

Quatre axes de réflexion guideront les échanges :

  • Allées et venues : le mur entre héritages et expériences
  • Droit dans le mur : des techniques pour habiller les surfaces
  • Des murs porteurs : ambitions et significations du grand décor
  • Des murs collectifs : lieux de rencontre entre l’art et l’architecture

Responsables scientifiques

Anne Henriette Auffret (Paris 1 ED 113, Université Clermont Auvergne ED 370) Raphaëlle Jalenques (Paris 1 ED 441) Adélaïde Lacotte (Paris 1 ED 441)

Comité scientifique

  • Jérémie Cerman, Sorbonne Université
  • Eléonore Marantz, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Catherine Méneux, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Pierre Sérié, Université Clermont Auvergne

Modalités pratiques

Les communications seront limitées à 20 minutes. Les propositions de communication de 300 mots, accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une liste de publications, sont à envoyer

avant le 1er juin 2018

à Anne Henriette Auffret (annehenriette.auffret@hotmail.fr), Raphaëlle Jalenques (rjalenques@gmail.com) et Adélaïde Lacotte (ade.lacotte@outlook.com) Les réponses seront envoyées dans le courant du mois de juillet 2018.

Références

1 René Dauthy, Saint-Maur et l’art mural, 1935-1949 : l’historique et le 1%, Louveciennes, Amis du peintre et sculpteur Saint-Maur, 1999.

2 Romy Golan, Muralnomad, the paradox of wall painting: Europe 1927-1957, New Heaven, London, Yale University Press, 2009.

3 Delphine Bière et Éléonore Marantz (dir.), « Le collectif à l’œuvre. Collaborations entre architectes et plasticiens (XXe-XXIe siècles) », In Situ, n° 32, 2017 http://journals.openedition.org/insitu/14617.

Lieux

  • Paris, France (75)

Dates

  • vendredi 01 juin 2018

Mots-clés

  • histoire de l'art, décoration murale, mur, architecture

Contacts

  • Anne Henriette Auffret
    courriel : annehenriette [dot] auffret [at] hotmail [dot] fr

Source de l'information

  • Adélaïde Lacotte
    courriel : ade [dot] lacotte [at] outlook [dot] com

Pour citer cette annonce

« Face au mur. La décoration murale en France de la fin du XIXe siècle aux années 1960 », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 29 mai 2018, https://calenda.org/443202

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