AccueilLa scène punk à Poitiers (1976-2016)

La scène punk à Poitiers (1976-2016)

The punk scene in Poitiers (1976-2016)

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Publié le lundi 16 juillet 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Cette vingt-et-unième journée d’étude, en partenariat avec La Fanzinothèque, s’inscrit dans le cadre du projet de recherche Punk is not dead (PIND) et souhaite questionner les spécificités et l'histoire de la scène à Poitiers.

Annonce

Cette vingt-et-unième journée d’étude, en partenariat avec La Fanzinothèque, s’inscrit dans le cadre du projet de recherche PIND (Punk is not dead, une histoire de la scène punk en France, 1976-2016), soutenu par le programme Intelligence des patrimoines du CESR, THALIM et l’ANR.

Argumentaire

La situation géographique de Poitiers est plutôt enviable : ville universitaire, située sur l'axe Paris-Bordeaux, au centre d'un vaste territoire émaillé de petites villes assez proches les unes desautres. Elle rencontre pourtant les mêmes difficultés que ses voisines pour diffuser du punk : absence de lieux pour jouer, public restreint et disséminé, très peu de moyens de communication. C'est de ce constat qu'est né la newsletter Arsenal Sommaire Poitiers,qui a suivi le rock local et régional durant deux décennies (1987-2007), annonçant mois après mois, auprès d'un public ciblé, les concerts et les infos des groupes indépendants, des petites associations, hors des circuits traditionnels du showbiz. D'emblée conçu à échelle régionale, Arsenal constitue rapidement un réseau de dépositaires, dans les bars, chez les disquaires ou les salles, fédérant des associations punk de toute la région, de Nantes à Bordeaux, de Bourges à La Rochelle et dans les campagnes.

À partir de l'Arsenal, il est possible de suivre les différentes vagues musicales liées au punk : punk/new wave au début des années 1980 avec Emergency, The Feast, Normale Vitale, Les Voyoux, cold-wave avec Odessa et La Strada. La scène punk/hardcore explose, comme partout ailleurs, au début des années 1990, avec un épisode straight- edge radical et des groupes punk/hardcore comme Seven Hate, Undolor, The Sense, noisy/pop comme Liquid Team et Mmoob, des labels, Weird Records, On A Faim !-Label, et une salle de concert, Le Confort Moderne. Ouvert depuis 1985, le Confort Moderne fait passer entre 1993 et 1996 Biohazard, Suicidal Tendencies, Fugazi, No Means No, Cooper, Grotus, Neurosis, Satanic Surfers, Unsane ou Melt Banana. Sa cour accueille un disquaire indépendant (La Nuit Noire) et des locaux de répétition, autant de lieu d'échanges et de partages pour les musiciens de tous bords. A la fin des années 1990, le punk à roulettes laisse place à un hardcore plus brutal avec Tröm, Mortalys, Abdomens, Oxyrius. Mais on peut encore compter sur Epileptic, Myra Lee, Loisirs pour les années 2000, et sur Undolor qui tourne toujours. Traces en forme d'inventaire, les contenus protéiformes de l'Arsenal constituent une matière de premier ordre pour interroger finement quarante ans d’histoire de la scène punk à Poitiers.

Modalités de soumission de propositions

Les propositions de communication (un titre, une dizaine de lignes d'intention et une dizaine de lignes de bio-bibliographie) sont à envoyer

avant le 15 août

aux adresses suivantes: luc.robene@univ- robene.fr et solveig.serre@gmail.com.

Responsables de la journée

  • Marie Bourgoin,
  • Denis Mellier,
  • David Puaud,
  • Luc Robène
  • Solveig Serre

Catégories

Lieux

  • Le Confort moderne - 185 rue du Faubourg du Pont-Neuf
    Poitiers, France (86)

Dates

  • mercredi 15 août 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • punk

Contacts

  • Pierre Raboud
    courriel : pierreraboud [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Pierre Raboud
    courriel : pierreraboud [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La scène punk à Poitiers (1976-2016) », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 16 juillet 2018, https://calenda.org/455264

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