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Masters 1 or 2 research course at the Rize - memories, cultures and exchanges

Stage recherche master 1 ou 2 au Rize – mémoires, cultures, échanges

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Published on Monday, August 06, 2018 by Céline Guilleux

Summary

Le Rize accueille en résidence deux  jeunes chercheur·e·s inscrit·e·s en master 1 ou 2 de sciences humaines et sociales pour un stage indemnisés de quatre à six mois, entre janvier et juillet 2019. Le Rize est un équipement culturel original doté d’un pôle documentaire (il abrite les archives municipales de Villeurbanne et une médiathèque), d’un pôle d’action culturelle et pédagogique et d’un pôle scientifique. Il a pour ambition de stimuler et de favoriser la recherche, mais aussi et surtout de valoriser ses résultats, notamment par une diffusion auprès des publics sous la forme d’expositions, de manifestations et de publications.

Announcement

Dépôt des dossiers jusqu’au 9 novembre 2018

Mission scientifique du Rize

Le Rize est un équipement culturel original doté d’un pôle documentaire (il abrite les archives municipales de Villeurbanne et une médiathèque), d’un pôle d’action culturelle et pédagogique et d’un pôle scientifique. Il a pour ambition de stimuler et de favoriser la recherche, mais aussi et surtout de valoriser ses résultats, notamment par une diffusion auprès des publics sous la forme d’expositions, de manifestations et de publications.

Faisant des enjeux de mémoire qui traversent la société contemporaine l’épicentre de son action culturelle, le Rize souhaite que les principes et les modalités de cette action prennent appui sur une réflexion scientifique et éthique qui lui donne sens. Il pourrait faire sien le leitmotiv proposé par Françoise Vergès dans Les Guerres de mémoires (éd. La Découverte, 2008) : « pas de pieuse invocation de la mémoire, mais une écriture de l’histoire ouverte aux réinterprétations, aux découvertes, aux relectures et à une réflexion sur différence et vivre ensemble ». La manière dont la reconnaissance des mémoires des individus et des groupes peut servir la construction d’un vivre ensemble est en effet particulièrement déterminante dans un territoire tel que celui de Villeurbanne, où l’évolution démographique et le métissage ont façonné l’image de la ville.

De façon générale, les problématiques mémorielles explorées par le Rize s’articulent à la spécificité de la société villeurbannaise, société cosmopolite, marquée par le passé industriel de la ville et sa désindustrialisation progressive, mais aussi par une revendication largement affirmée d’indépendance par rapport à sa voisine lyonnaise.

Les enjeux de mémoire recouvrent donc des enjeux fondamentalement sociétaux ; la mission scientifique du Rize sert ainsi la visée citoyenne qui est au cœur de son projet. Ce qui – la précision s’impose – ne contraint nullement les chercheurs qui participent à ce projet à accréditer les mythes fondateurs de l’identité villeurbannaise (celui d’une mixité sociale non conflictuelle, par exemple) en les parant d’une légitimité pseudo scientifique. Il ne s’agit pas non plus de nourrir l’ambition chimérique d’une réconciliation universelle par le travail de mémoire. Celui-ci doit aussi mettre au jour les facteurs de dissension sociale et les situations de domination et d’exclusion héritées du passé, les prendre en compte, voire accepter leur part d’irréductibilité.

C’est en œuvrant à la reconnaissance des témoignages qui en ont été privés, en leur donnant la place que l’histoire ne leur a pas encore accordée, que le Rize entend participer à la cohésion du tissu social urbain. D’autre part, en mobilisant la mémoire de ses habitants, le Rize se propose de faire de la commune de Villeurbanne un terrain d’étude et de recherches sur les villes issues de l’ère industrielle. C’est dans cette perspective qu’il souhaite encourager la rencontre et la collaboration entre ceux qui détiennent la mémoire de Villeurbanne (les Archives de la ville, ses associations, ses entreprises, ses habitants), ceux qui l’étudient (les étudiants et les chercheurs en sciences humaines et sociales), et ceux qui la valorisent (l’équipe du Rize, les conseils de quartier, les institutions culturelles et les artistes).

La mise en lumière des bouleversements économiques et sociaux d’hier doit, tout à la fois, permettre de donner des clés de lecture de la ville d’aujourd’hui, et fournir une base à des travaux prospectifs sur les enjeux sociétaux auxquels se trouvera confrontée la ville de demain.

Domaines de recherche

Le Rize est particulièrement ouvert à la pluralité des entrées disciplinaires dans ses thématiques de recherche. C’est pourquoi toutes les sciences humaines et sociales, notamment celles qui abordent l’espace et le territoire, peuvent a priori trouver leur place dans son programme d’étude. La liste suivante est par conséquent indicative :

  • Anthropologie/ethnologie
  • Géographie sociale et culturelle
  • Géographie urbaine
  • Histoire économique
  • Histoire politique
  • Histoire sociale et culturelle
  • Information et communication
  • Psychologie sociale
  • Sciences politiques
  • Sociologie

Des problématiques artistiques, littéraires, linguistiques ou architecturales sont également envisageables.

Axes de recherche proposés

Les candidats sont libres de proposer tout sujet de recherche, dès lors qu’il se conforme aux problématiques du Rize et concerne le territoire de Villeurbanne.

Celles-ci s’articulent autour de trois entrées principales :

  • Mémoires urbaines : l'histoire urbaine, politique et culturelle de Villeurbanne est fortement liée à l’affirmation d’une indépendance vis- à-vis de Lyon. Cette entrée englobe les questions de références identitaires et patrimoniales villeurbannaises : vie politique et mouvements collectifs, spécificité en tant que collectivité locale, centralité et positionnement dans le développement de l'intercommunalité et du phénomène de métropolisation de l'agglomération, transformations urbaines et sociales.
  • Mémoires sociales : marquée par l’industrialisation massive de son territoire, Villeurbanne a longtemps affiché une identité ouvrière. Alors que la population s’est considérablement tertiarisée depuis 40 ans, il est nécessaire de travailler sur la transmission de la mémoire sociale ouvrière. Plus largement, dans un contexte de transformation sociale rapide, il s’agit de travailler sur les mémoires et identités sociales en mouvement.
  • Mémoires de migration : l’expérience migratoire caractérise l’histoire du peuplement de Villeurbanne, en lien avec les besoins de l’industrie. Cette expérience concerne à la fois directement celles et ceux qui ont migré et celles et ceux qui sont « déjà là » et qui entrent en interaction avec les nouveaux arrivants. Travailler sur les mémoires et les patrimoines de l’immigration, notamment dans sa composante post- coloniale, est plus que jamais crucial, compte tenu des enjeux actuels de solidarité et de valorisation des échanges interculturels.

Voici quelques axes de recherche envisageables, dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales, qui permettraient notamment de valoriser des sources orales et écrites disponibles au Rize, en bénéficiant d’un accès privilégié et informé au territoire communal, qui représente lui-même une source à mobiliser. Si l’ancrage villeurbannais de la recherche est attendu, la comparaison avec d’autres territoires peut s’avérer tout à fait pertinente.

Mémoires et patrimoines

Depuis la fin des années 1960, le développement urbain de Villeurbanne continue de provoquer l’effacement rapide des traces de l’époque industrielle au rythme des opérations immobilières. Ces transformations profondes et rapides du paysage urbain ne sont pas encore réellement accompagnées par les politiques publiques, faute d’une connaissance approfondie et partagée de ce tissu urbain hérité.

Pour répondre à cette absence de connaissance et d’implication significative des villeurbannais dans l’appropriation de leurs héritages urbains, le Rize a engagé au printemps 2016 une double démarche d’inventaire, l’une participative, partant du principe que ce sont les habitants qui « font » le patrimoine, l’autre professionnelle, dans l’optique de bénéficier d’ici quelques années d’un diagnostic complet du territoire communal, selon les normes de l’inventaire général du patrimoine culturel.

Dans ce contexte, le Rize est intéressé à la fois par des recherches sur l’histoire urbaine et architecturale de Villeurbanne, qui complètent et approfondissent (types d’architecture, d’urbanisme, de modes de construction… avec un intérêt tout particulier pour les quartiers Grandclément, du Tonkin, de la Perralière et des Brosses) les démarches d’inventaire engagées et par des travaux qui prennent pour objet de recherche ces démarches elles-mêmes et les processus de patrimonialisation à Villeurbanne.

Le regard peut inversement porter sur les démolitions qui ont transformé Villeurbanne depuis les années 1960, sur les logiques qui président aux choix de ne pas conserver tel ou tel édifice ou ensemble urbain et sur les réactions ou absences de réaction suscitées par ces choix : comme nous le révèle l’anthropologue Joël Candau, les actions apatrimoniales sont tout aussi instructives sur les valeurs d’une société que les actions de conservation elles-mêmes.

Histoire et mémoire ouvrière

L’exposition Villeurbanne, la laborieuse ? a exploré en 2011 les dernières traces d’usines dans le paysage villeurbannais ; en 2015 c’est un temps fort intitulé Et ils sont où les ouvriers ? qui a interrogé la résonance de cet héritage social ouvrier en lien avec la population actuelle de Villeurbanne. Le débat reste ouvert sur la place du travail dans notre société, le devenir de la condition ouvrière, la lutte des classes, le collectif, la transmission, l’évolution de la ville… L’histoire syndicale, la place des femmes dans les usines, particulièrement quand elles ont suppléé les hommes pendant la Grande Guerre, l’importance  du genre dans les conflits sociaux (l’on pensera notamment aux grèves de 1936, 1968 et au conflit social Obsession), l’évolution des classes ou milieux « populaires »… sont autant d’axes de travail qui peuvent intéresser le Rize pour enrichir sa compréhension du monde ouvrier passé et présent.

Interroger ce qu’il reste aujourd’hui dans les mémoires, dans les références identitaires des Villeurbannais, de cette histoire ouvrière, dans une ville profondément renouvelée socialement, reste d’actualité. On pourra notamment s’interroger sur l’articulation entre ces références identitaires et les traces matérielles qui subsistent de ce passé industriel et ouvrier.

En lien avec la thématique mémoires et patrimoine, le Rize est spécifiquement intéressé par des analyses relatives à la disparition des héritages industriels, par la production de connaissances sur les formes de reconversion qui se sont opérées sur le territoire et ont assuré la pérennisation de ces héritages, et par le regard actuellement porté par les acteurs de la production urbaine (habitants compris) sur la place à réserver à ces édifices anciennement industriels dans la ville de demain.

Mutations urbaines et transformations paysagères

Parce que le territoire urbain exprime les transformations économiques, sociales, politiques, il est important de le prendre pour objet de recherche. Avec la montée en puissance, au-delà de la géographie, de la prise en compte de la dimension spatiale des sociétés dans les disciplines des sciences sociales (sociologie, anthropologie, histoire, science politique…), il y a place pour des approches renouvelées des mutations sociales rapides et de forte ampleur qui caractérisent ce territoire urbain. Le Rize est d’autant plus demandeur que les dernières recherches approfondies, avec les travaux de Marc Bonneville dans les années 1970, sont désormais anciennes.

Ces approches pourront être envisagées sous différents angles, permettant une mise à jour des connaissances : transformations des formes urbaines et architecturales, des réseaux, des espaces d’activité, des espaces dits « naturels », des paysages… Alors que Villeurbanne est historiquement la première et la plus importante des banlieues lyonnaises, il s’agit de questionner les effets de son intégration de fait dans la centralité métropolitaine, tels qu’ils s’inscrivent dans l’espace communal, avec un gradient ouest-est qui demeure.

Certains travaux pourraient cibler la question spécifique de la densité/densification, qui revient de manière récurrente dans les préoccupations des habitants et analyser à la fois le vécu d’un tel processus (densité perçue et densité mesurée pouvant être en décalage) et la manière dont la municipalité l’intègre dans ses politiques urbaines.

Peuplement et migrations à Villeurbanne 

La population de Villeurbanne est au cœur du discours politique municipal, qui en valorise la diversité, la pluralité culturelle et l’hospitalité. Néanmoins, les conditions du peuplement du territoire villeurbannais ont rarement fait l’objet d’études scientifiques approfondies : par exemple, une exposition en 2014 sur les Religions dans la ville a montré la faiblesse des sources et études scientifiques ayant trait aux communautés religieuses, particulièrement les communautés musulmanes et l’histoire des mosquées villeurbannaises.

Le sujet des migrations est aujourd’hui au centre des préoccupations des sciences humaines et sociales et se retrouve plus que jamais d’actualité. La Ville de Villeurbanne a d’ailleurs placé l’année 2018 sous le signe de l’accueil des migrants et l’une des doctorantes du Rize travaille cette question. Selon les disciplines, on s’intéressera à la démographie historique, aux flux migratoires, aux parcours scolaires, aux mobilités résidentielles et même aux effets des politiques urbaines sur la composition des quartiers et les ségrégations sociales. De récents travaux de master 2 ayant pris pour sujet le territoire de Villeurbanne ont montré la fécondité des démarches croisées, qui rapprochent les sources (recensements de population, registres scolaires, dossiers de locataires, etc.). Le Rize souhaite donc accompagner le développement de ces recherches selon des entrées disciplinaires complémentaires (notamment histoire, géographie, anthropologie et sociologie).

La question des vagues de peuplement peut être également abordée à travers les traces qui y sont associées. Le Rize souhaite engager une réflexion sur ce qui pourrait faire « patrimoines de l’immigration » dans la ville de Villeurbanne.

Rapports sociaux de sexe et espace public

On constate à Villeurbanne comme ailleurs, une présence dominante des hommes et une invisibilisation des femmes dans l’histoire et le temps présent de la ville. Ainsi 3,6% seulement des rues portent le nom d’une femme dans cette ville, ce qui résume assez bien une répartition inégale des rôles dans le temps long, telle que l’espace l’a enregistré et le perpétue aujourd’hui dans la construction des mémoires collectives.

Cette inégalité d’accès à l’espace public (dans tous les sens de l’expression) selon le sexe, et par là son aspect genré, est une problématique de recherche qui se développe depuis une trentaine d’années et qui émerge de plus en plus dans le débat public. Ces recherches montrent que les femmes traversent l’espace public quand  les hommes l’occupent. Le Rize est intéressé par des travaux qui documentent cette inégale appropriation de l’espace, qui analysent plus largement les rapports sociaux de sexe dans les dimensions temporelle et spatiale, sous l’angle notamment de l’inégal accès aux positions de pouvoir. La perspective serait alors de contribuer à rendre visible la construction historique et sociale des genres, dans un contexte social et géographique spécifique que nous avons précédemment évoqué.

Cafés, commerces et marchés

L’activité des petits commerces de proximité, des cafés et des restaurants est caractéristique de la vie des centres urbains, dont la dynamique est souvent liée à la densité plus ou moins forte des établissements qui marquent le paysage urbain et animent la vie sociale des quartiers. Alors que jusque dans les années 1960, beaucoup de quartiers connaissaient une grande diversité de commerces, l’économie des grandes villes s’est profondément restructurée depuis les années 1970, en particulier sous l’effet de la métropolisation. « Le commerce a été marqué par l’irruption de la grande distribution. De nouvelles centralités commerciales ont émergé puis se sont affirmées autour de zones d’activités et de centres commerciaux […] situés en périphérie »1. Sans être originale, Villeurbanne apparaît emblématique de ce processus, avec l’implantation du premier Carrefour à la fin des années 1960.

On peut considérer ces évolutions, non seulement du point de vue économique, mais surtout du point de vue de leurs effets sur les formes de sociabilité. Du fait de leur déclin ou de leur disparition, les commerces et les cafés, mais aussi les marchés, hauts lieux de sociabilité, posent la question de ce qui peut faire patrimoine aux yeux des habitants qui les ont fréquentés, mais aussi de formes de commerce renouvelées qui peuvent répondre aux besoins contemporains de liens sociaux. Au travers de l’analyse historique et sociologique de ces espaces de commerce et de convivialité, de nombreuses questions méritent d’être posées et exposées : en termes d’urbanisme et de développement économique (maintien d’activités économiques de proximité), de compréhension des pratiques sociales de milieux populaires ou non, de besoin de lieux de rencontres communautaires pour les migrants, d’espaces d’expressions culturelles collectives.

Parce que les lieux de commerce sont beaucoup plus que de simples lieux d’achat, cette thématique permet d’aborder des transformations profondes en matière de pratiques sociales et d’interroger des évolutions actuelles contradictoires, entre réduction du nombre de points de vente et aspirations croissantes à la proximité, entre dématérialisation de l’acte d’achat et recherche de lien social.

S’enager à Villeurbanne

L’exposition 2018-2019 du Rize sera consacrée à l’engagement, tel qu’on peut le saisir à travers le cas villeurbannais. L’engagement se déploie sous différentes formes et selon différents répertoires d’actions, depuis les plus classiques (manifestations, occupations…) jusqu’aux plus contemporaines (actions en ligne, « consommaction »…). Nous souhaitons questionner l’engagement comme pratique individuelle et collective, à l’heure où celui semble plus difficile à cerner et se fait plus « flexible » (Ion, 2012).

Depuis qu’elle a émergé comme entité urbaine, Villeurbanne a été le théâtre de nombreuses formes et de nombreux temps d’engagement et constitue de ce fait un terrain d’analyse privilégié. La lutte pour son indépendance vis-à-vis de Lyon en constitue l’une des premières manifestations. La période d’industrialisation a induit dans la durée une forte présence ouvrière, synonyme de politisation et d’engagement syndical (grèves de 1936, de 1968, luttes contre la désindustrialisation…). Durant un long XXème siècle de socialisme (et de manière plus limitée de communisme) municipal, la commune n’est pas en reste : elle est à l’origine de nombreuses initiatives en matière sociale, culturelle et urbanistique en faveur des populations ouvrières, élargies progressivement aux classes moyennes.

De nouvelles causes d’engagement apparaissent ici comme ailleurs à partir des années 1970, avec des luttes écologistes, féministes, tiers- mondistes, antiracistes… dans un contexte associatif dynamique et avec des relais plus ou moins importants du côté du pouvoir municipal. Actuellement, la municipalité de Villeurbanne, à l’instar de nombreuses municipalités de gauche (Nantes, Grenoble, etc.), s’engage à œuvrer en faveur de l’accueil des migrants (année 2018 : « cultivons l’accueil »). Cette question réinterroge l’engagement comme dynamique plurielle : à la fois engagement d’habitants voulant rester indépendants mais aussi engagements collectifs ou encore institutionnels. L’accueil des migrants permet de saisir comment se reconfigurent les liens sociaux, les valeurs, les croyances et les émotions collectives et de questionner  les définitions pratiques de l’engagement, et plus largement de la citoyenneté dans un contexte de mondialisation.

Qu'ils s'agissent de luttes issues de la sphère du travail ou des sphères du "dehors", les mobilisations s'ancrent dans des espaces, à différentes échelles. La réussite de ces mobilisations tient aussi à l'appropriation de lieux dans la ville : les recherches pourront également aborder la dimension spatiale de l’engagement, à l’heure où tout cela se joue aussi sur internet, sans pour autant que l’espace public ne soit abandonné.

En juillet 2019, une journée d’étude sera consacrée à un travail de définition de l’engagement et d’analyse de ses transformations : les candidats sélectionnés en stage de Master pourront, s’ils le souhaitent, s’investir dans l’organisation et participer à cette journée d’étude.

Critères de sélection

Les critères pris en compte par le comité de sélection sont les suivants :

  • La qualité du projet de recherche
  • Sa pertinence au regard des problématiques propres au Rize.

Conditions et modalités pratiques

Dans le cadre de la résidence, un bureau équipé sera mis à la disposition de chacun des étudiants retenus. Le Rize leur fournira les contacts institutionnels nécessaires à leurs recherches et les assistera dans leur travail éventuel de collecte de sources orales.

Les étudiants retenus auront un statut de stagiaire. Une convention de stage sera signée entre la Ville, eux-mêmes et leur université de rattachement pour une durée de quatre à six mois. Ils percevront une gratification de stage mensuelle. Les dates du stage définies d’un commun accord entre l’étudiant et la Ville, seront comprises entre janvier et juillet 2019.

Ils s’engageront à communiquer le résultat de leur recherche (mémoire de Master) au Rize à l’issue de leur contrat. Ils s’efforceront d’autre part de faciliter l’intégration de leur recherche à la programmation culturelle du Rize, et/ou de la diffuser par le biais de ses supports éditoriaux, notamment le carnet de recherches « Mémoires et Société. Actualité de la recherche au Rize », blog hébergé sur la plate-forme hypothèses.org.

Dossier

Les candidats fourniront :

  • la fiche de candidature complétée
  • une photocopie de pièce d’identité
  • une photocopie de la carte Vitale
  • un relevé d’identité bancaire
  • un curriculum vitæ
  • une description de leur projet de recherche en une page maximum
  • une lettre de recommandation émanant de leur directeur de recherche

Calendrier

Les dossiers de candidature sont à renvoyer au plus tard le vendredi 9 novembre 2018,

à l’adresse suivante :

Le Rize, 23 rue Valentin Haüy CS 30038 69625 Villeurbanne cedex.

Les candidats présélectionnés seront auditionnés entre le 19 et le 30 novembre 2018. Les candidats retenus à l’issue des auditions en seront informés la semaine suivante.

Jury

Le jury de sélection sera composé du directeur du Rize, Vincent Veschambre, de son adjointe Anne-Pascale Jacquin, de la responsable de la valorisation de la recherche Delphine Guedra.

Contacts

Anne-Pascale Jacquin, responsable administrative, ap.jacquin@mairie-villeurbanne.fr tél. 04 37 57 17 02

Le Rize,

23 rue Valentin Haüy CS 30038

69625 Villeurbanne cedex

tél. 04 37 57 17 17

fax : 04 37 57 17 11

1 Antoine Fleury, Hélène Mathian et Thérèse Saint-Julien, « Définir les centralités commerciales au cœur d’une grande métropole : le cas de Paris intra-muros », Cybergéo, revue européenne de géographie, n° 588, 2012

Places

  • 23 rue Valentin Haüy
    Villeurbanne, France (69)

Date(s)

  • Friday, November 09, 2018

Keywords

  • mémoire ouvrière, immigration, histoire industrielle, histoire urbaine

Contact(s)

  • Anne-Pascale Jacquin
    courriel : anne-pascale [dot] jacquin [at] mairie-villeurbanne [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Anne-Pascale Jacquin
    courriel : anne-pascale [dot] jacquin [at] mairie-villeurbanne [dot] fr

To cite this announcement

« Masters 1 or 2 research course at the Rize - memories, cultures and exchanges », Scholarship, prize and job offer, Calenda, Published on Monday, August 06, 2018, https://calenda.org/460213

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