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Ville et capitalisme

City and capitalism - 3rd biennial of urban and territorial sociology

3e biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires (RT9/AFS)

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Publié le mardi 25 septembre 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Cinquante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

Annonce

Présentation

Les 17, 18 et 19 octobre 2018, le RT9 de lʼAssociation française de sociologie organisera à l'EHESS Campus Marseille, sa 3e Biennale de la sociologie urbaine et des territoires, qui fait suite aux deux premières éditions organisées à Lille en décembre 2014 et à Toulouse en septembre 2016.

Cinquante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

Les liens entre ville et capitalisme constituent une interrogation fondatrice des recherches portant sur le fait urbain, comme l'illustrent l'ancienneté et le nombre des travaux en histoire et en sociologie ayant analysé les dynamiques croisées des révolutions industrielles, de l'urbanisation et de la marchandisation du sol et de l’immobilier depuis le début du XIXe siècle. La ville y apparait à la fois comme un lieu essentiel de production de capitalisme et un monde social transformé par l’essor et les mutations du capitalisme.

Informations pratiques

Les inscriptions à la biennale (18 et 19 octobre) sont désormais ouvertes jusqu'au 01/10/2018. Des frais d'inscription sont demandés (voir page 13 du programme pour connaitre les montants et modalités).

Pour assister à l'atelier des doctorants (17 octobre), une inscription (gratuite) est obligatoire (voir modalités page 3 du programme).

Programme

17 octobre 2018

Atelier doctoral du RT9

Les relations experts-usagers à l’épreuve des lieux

Salle A, 2e étage (EHESS)

09h30-09h45 : Accueil Petit déjeuner

09h45-10h00 : Ouverture

10h00-12h00 : La « figure de l'usager » dans la culture professionnelle - Joseph CACCIARI

  • Pauline DETAVERNIER (LIAT)

La conception architecturale des cheminements piétons en gare à l'épreuve de l'usager

  • Guillaume LACROIX (LAVUE), Sarah THIRIOT (PACTE), Nicolas BATAILLE (CRENAU-AAU/CITERES)

Les appropriations multiples de l'injonction à "l'usager" dans la mise en œuvre de l'action publique urbaine : le retour d'une ingénierie urbaine

12h00-13h30 : Déjeuner 13h30-15h30 : L'usager comme ressource - Sandra FIORI

  • Quentin MARCHAND (PRODIG)

Stratégies des experts et pratiques citadines : la reformulation d'un projet de transport à l'épreuve des lieux des stations de métro de Lima-Callao (Pérou)

  • Audrey CHERUBIN (CEMCA-UMIFRE/CREDA)

Usages experts de la légitimité et de la compétence de l'usager dans la transition écologique du transport urbain à Mexico

15h30-16h00 : Pause-café

16h00-18h00 : Logiques contradictoires : entre conduite de projet et mobilisation citoyenne - Véronique BIAU

  • Stéphane WOJNAROWSKI (LAVUE)

La fabrication de la ville contemporaine : une structuration entre gestion et démocratie ?

  • Benjamin LECLERCQ (LAVUE)

L'institutionnalisation du développement social urbain dans les grands ensembles HLM : la délibération entre habitants et gestionnaires à l'épreuve des « incivilités »

Membres du comité d’organisation      

  • Laura GUERIN (Université Paris 8, CRH-LAVUE)
  • Alicia JACQUOT (Aix-Marseille Université, LEST)
  • Rovy PESSOA FERREIRA (ENSAL, EVS-LAURE)
  • Coralie ROBERT (Université Paris X, CRH-LAVUE)

Membres du comité scientifique

  • Tiphaine BERNARD (Université Paris 8, AUS-LAVUE)      
  • Véronique BIAU (ENSAPLV, LET-LAVUE)
  • Sabrina BRESSON (ENSAPVS, CRH-LAVUE)
  • Joseph CACCIARI (Université Paris-Est, UPEM)
  • Sandra FIORI (ENSA Lyon, EVS-LAURE)
  • Avec le soutien de : Anthony PECQUEUX (CNRS, CRESSON-AAU)
  • Julie POLLARD (Université de Lausanne, IEPHI)
  • Nadine RIBET (ENSA Lyon EVS-LAURE / Centre Edgar Morin)
  • Nadine ROUDIL (ENSA Lyon, CRH-LAVUE)
  • Corine VEDRINE (ENSA Lyon, EVS-LAURE)

Inscription gratuite obligatoire avant le 01/10/2018 https://rt9-afs-ad2018.sciencesconf.org

18 octobre 2018

9h30 – Salle du Miroir : Introduction générale de Lydie Launay (Présidente du RT9), de Jean Boutier (EHESS, chargé de mission auprès de la Présidence pour le campus Marseille)

1re Plénière – 10h00-12h45 – Salle du Miroir (Rdc) – Présidée par François CUSIN

Marchandisation, financement et production de l’espace

  • Michael STORPER (UCLA, Science Po Paris, LSE)

Ville et marché : une relecture institutionnelle et politiques

Depuis l’aube de l’urbanisation, la ville est façonnée par une division de travail plus ou moins régulée par les relations marchandes ou quasi-marchandes, quel que soit le système économique en question. Cependant, le capitalisme moderne présente quelques spécificités en la matière du fait de son dynamisme endogène résultant de plusieurs révolutions industrielles et de l’individualisation progressive de la société depuis le début du XIXe siècle. Le rôle des constructions idéologiques, telles les notions de « néolibéralisme » ou de « dirigisme », jouent des rôles relativement mineurs par rapport à la force essentielle de la technologie et la division du travail dans l’urbanisation. En effet, depuis au moins le XVIe siècle, les villes occidentales représentent le lieu privilégié où se déploient des processus de libéralisation de facto ou de jure, visibles à travers le rôle de plus en plus central de la finance, la marchandisation de la vie quotidienne et surtout le logement. Dans ce domaine, ces processus s’observent aussi bien dans la mobilité intra- et inter-urbaine des ménages, la compétition pour le foncier urbain que dans la stratification socioéconomique de l’espace urbain. En revanche, l’époque contemporaine nous présente des versions de ces dynamiques structurelles qui lui sont propres et qui varient d’une société à l’autre : une financiarisation plus forte du sol urbain ; des formes de dérivation structurelle dues aux dynamiques de ségrégation et d’« auto-sorting » (auto-séparation ou auto-ségrégation) dans l’espace urbain ; la gouvernance fragmentée comme mode politique du gouvernement urbain ; les révolutions technologiques successives qui bouleversent les habitudes et les rapports de pouvoir entre groupes ; les dynamiques historiques de constructions d’identités de groupes (classe, ethnie, etc.). La meilleure façon de comprendre ces phénomènes est ainsi de marier une approche structuraliste qui prend en compte la nature fondamentale du capitalisme moderne avec celle des institutions et politiques qui révèle les formes concrètes de la ville et de sa société.

  • Manuel AALBERS (KU Leuven, the University of Leuven)

The Real Estate/Financial Complex

Real estate and finance were at the roots of the global economic crisis that started in 2007 and continues to drag on. The connections between real estate (both residential and non-residential), finance and states still remain under-researched and under-theorized. A subset of economics has focused on real estate finance, but generally their models are too abstracted in the eyes of other social scientists and state institutions are either ignored or seen as frustrating the market mechanism. To further our understanding of the connections between real estate, finance and states, we therefore need to pay more attention to scale and politics. Alternatively, we look for inspiration in the interdisciplinary fields of political economy and urban studies. We not only need a stronger connection between finance and real estate, we also need a stronger connection between these two fields and the different scales they study : local/urban, national and global. I here propose a new metaphor that can help us to centre attention on the connections between real estate, finance and states : the real state/financial complex, akin the military/industrial complex. Like the military/industrial complex, the real state/financial complex should be seen as triangles since states and their many institutions are also part of the equation. Despite discourses of withdrawing states, absent states and failed states, the hand of the state in its many guises is visible everywhere in real estate, finance and its connections.

  • Julie POLLARD (Université de Lausanne, IEPHI)

Que régule le politique ? Mener les politiques du logement avec les promoteurs immobiliers

L’essor des promoteurs immobiliers, depuis le début des années 2000, en France, a plusieurs visages : place croissante dans la construction de logements neufs, extension de leur sphère d’intervention (vers l’aménagement urbain notamment), élargissement des territoires d’implantation, entrée dans la construction de logements sociaux, etc. De fait, ils apparaissent en position de plus en plus centrale dans la fabrication de la ville. A bien des égards, la situation semble faire écho aux évolutions décrites, depuis plusieurs décennies déjà, aux Etats-Unis et dans nombre de pays européens : le développement urbain serait dominé, voire confisqué, par des acteurs privés, au premier rang desquels figurent investisseurs et promoteurs immobiliers. En analysant ces évolutions dans une perspective de sociologie de l’action publique, cette communication montre que cet essor a été largement conditionné par l’évolution des formes de régulation politique dans le secteur du logement. Cette communication s’inscrit dans une longue tradition de recherche urbaine sur l’encastrement institutionnel et politique des acteurs économiques privés dans la ville. Pour comprendre ce que régule le politique, elle articule plusieurs questionnements. Pourquoi et pour qui le politique régule-t-il ? C’est interroger la volonté même de réguler (ou pas) les activités des acteurs économiques privés, et questionner les objectifs politiques (explicites ou implicites) ainsi poursuivis. Lutter contre la spéculation et contrôler les prix de vente des logements, influencer les localisations des projets immobiliers et imposer des normes énergétiques, favoriser les accédants à la propriété au détriment des investisseurs (ou l’inverse), etc. Autant d’objectifs, parfois contradictoires, poursuivis par les acteurs publics, à différents niveaux de gouvernement. Comment le politique régule-t-il ? Et avec quels effets ? C’est observer les ressources et instruments de régulation politique, ainsi que leur mise en œuvre. C’est aussi s’attacher aux effets générés à différents horizons temporels, en particulier en termes de rapports de force entre acteurs publics et privés, et entre acteurs publics locaux et nationaux.

12h45-14h00 : Pause Déjeuner

Séances-ateliers du jeudi 18/10, 14h00-16h00

  • Matthieu ADAM (LAET-ENTPE)
  1. COMPETITIONS TERRITORIALES

Salle A (2e étage - EHESS) – Présidée par : Vincent BAGGIONI

La métropole, une marque comme les autres ? Analyse des cibles, du positionnement et de la stratégie de branding territorial de Lyon

Antoine GUIRONNET et Ludovic HALBERT (Université Paris-Est, LATTS)

Vendre les métropoles au Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), le cas des collectivités françaises

  • Quentin SCHNAPPER (ENS Ulm/PSL, CESAER INRA)

« Un maire c'est un commercial, il a la petite valise et il va voir les entreprises » Défense du commerce, conflits politiques et promotion de l'attractivité d'un bourg périurbain de Vendée (1980-2017)

  • Deborah GALIMBERTI (Université de Florence)

Unusual suspects ? Les professionnels du développement local et la construction politique de la compétition interterritoriale dans les métropoles européennes

  1. PRIVATISATION : DISPOSITIFS ET JEUX D’ACTEURS

Salle de réunion (3e étage - CNE) – Présidée par : Camille FRANÇOIS

  • Marie-Pierre LEFEUVRE (Université de Tours, Cost-CITERES) et Romain MELOT (Université Paris-Saclay, INRA-Sadapt)

Les copropriétés, instruments de privatisation de la production de l’espace ?

  • Géraldine DJAMENT (Université de Strasbourg, SAGE)

La forme collection du capitalisme appliquée à l’espace urbain dans la métropolisation : l’émergence d’une patrimonialisation par appropriation entrepreneuriale typique de la nouvelle étape du capitalisme

  • Pedro GOMES (Université Paris-Est, Lab’Urba)

Comment rendre une place prête à privatiser : ville entrepreneuriale, urbanisme convivial et jeux d’acteurs au Martim Moniz, à Lisbonne

  • Gabriel FAUVEAUD (Université de Montréal), Marc-André HOULE (Collège de Maisonneuve) et Louis GAUDREAU (Université du Québec)

La promotion immobilière et la copropriété divise à l’ère de la financiarisation à Montréal

  1. EXPERIENCES RESIDENTIELLES SOUS CONTRAINTES

Salle pédagogique du musée d’archéologie méditerranéenne (1er étage) – Présidée par : Clément RIVIERE

  • Renaud GOYER (Université de Montréal, Crach)

L’expérience du capitalisme dans l’espace urbain : rapports sociaux inégalitaires dans les récits de locataires montréalais

  • Elie GUERAUT (Université Paris Descartes, Cerlis /Cesaer, Inra) et Achille WARNANT (EHESS, Géographie-Cités)

Désengagement de l’Etat et déclin des villes moyennes. Ascension et fragilisation de la petite bourgeoisie culturelle d’une ville moyenne du centre de la France (1977-2018)

  • Hélène JEANMOUGIN (Université Aix-Marseille, LAMES)

Déménagements contraints et ségrégation des allocataires du Hartz IV dans le quartier en gentrification du Nord-Neukölln (Berlin)

  • Thomas WATKIN (Université de Nîmes, Projekt / EHESS, CMH)

L’action communautaire comme mode de régulation immobilière et sociale : dispositifs de confiance et de défense des Latinos face à la crise des subprimes à Boston

  1. REGULATIONS ET ACTIONS PUBLIQUES DANS LES METROPOLES

Salle B (2e étage – EHESS) – Présidée par : Rémi HABOUZIT

  • Fabien DESAGE (Université de Lille, CERAPS), Frédéric MERCURE-JOLETTE (Université de Montréal)

Le gouvernement dépolitisé des grandes métropoles ou la construction d'une incapacité politique ?

  • Christophe PARNET (Sciences Po Lyon, Triangle)

Entrepreneurs de métropoles : les patrons à l’assaut de la scène métropolitaine marseillaise (2008- 2016)

  • Clément BOISSEUIL (Sciences Po Paris, CEE)

Les nouveaux agencements marchands de l’acquisition foncière au sein du Grand Paris : foncier classique, tréfonds et foncier aérien

  • Nicolas BATAILLE (Université de Tours, CITERES / ENSA Nantes CRENAU-AAU)

Un nouvel esprit de l’ingénierie urbaine ? Reconfiguration des processus et acteurs de la production urbaine dans la « cité par projets »

  • Margot DELON (Sciences Po Paris, OSC)
  1. SEGREGATIONS URBAINES

Salle du Miroir (Rdc) – Présidée par : Eleonora ELGUEZABAL

Qui sont les propriétaires-bailleurs ? Analyse des variations sociales et territoriales de la propriété locative dans les enquêtes Logement et Patrimoine

  • Quentin RAMOND (Sciences Po Paris, OSC)

Quel est le rôle du statut d’occupation du logement dans les dynamiques de ségrégation résidentielle des classes moyennes ? Une analyse des évolutions dans les principales villes françaises (1999-2013)

  • Bruno COUSIN (Sciences Po Paris, CEE), Matteo DEL FABBRO (GSSI, L’Aquila), Niccolò MORELLI (Université de Bologne), Matteo PIOLATTO (Université de Milan), Jonathan PRATSCHKE (Université de Salerne) et Tommaso VITALE (Sciences Po Paris, CEE)

Les dynamiques de la ségrégation socio-spatiale dans les grandes métropoles italiennes : Milan, Rome et Naples entre 1991 et 2011

  • Pascal MARICHALAR (EHESS-IRIS)

Valeurs foncières et valeurs-limite d'exposition aux polluants : la gestion de la pollution industrielle héritée dans les villes pauvres du centre du New Jersey (des années 1970 à nos jours)

16h00-16h30 : Pause café

2e Plénière – 16h30-19h00 – Salle du Miroir (Rdc) – Présidée par : Anne LAMBERT

Projection/ Débats autour de Bricks

Documentaire réalisé par Quentin RAVELLI (CMH)

Avec la participation de

  • Thomas AGUILERA (Science Po Rennes-ARENES) et
  • Charlotte VORMS (Université Paris 1, Centre d’histoire sociale du XXe siècle, IUF)

Des carrières d'argile abandonnées aux crédits immobiliers impayés, la brique espagnole incarne le triomphe puis la faillite économique du pays. Usines qui ferment la moitié de l'année, ville- fantôme curieusement habitée, luttes populaires contre les expropriations orchestrées par les banques : suivre le parcours d'une marchandise permet de donner un visage à la crise. Et de dessiner les stratégies individuelles et collectives qui permettent de la surmonter.

19h00 … : Cocktail - cour de la Vieille Charité

Journée du 19 octobre

3e Plénière – 9h30-11h45 – Salle du Miroir (Rdc) – Présidée par : Lydie LAUNAY

Capitalisme et territoires

  • Michel GROSSETTI (CNRS LISST / EHESS)

Performance et attractivité des métropoles : une légende urbaine

Selon une conception très répandue, les villes sont engagées dans une compétition permanente pour accéder à des ressources et attirer des personnes ou des entreprises susceptibles d’accroître leur développement économique. Dans cette compétition, seules les grandes agglomérations peuvent tirer parti des flux de ressources, ce qui renforce leur croissance et leur hégémonie.

Cette conception est un modèle économique, avec des acteurs en compétition, agissant indépendamment les uns des autres, même s’il existe entre eux des interdépendances. Ce modèle est clos sur lui-même, il est seulement soumis à l’influence de politiques publiques contemporaines renforçant ou non certaines caractéristiques des compétiteurs. Les processus historiques, les effets à long terme d’actions du passé, la

« dépendance du sentier » n’y ont pas de place si ce n’est comme source des inégalités de taille observables actuellement.

La communication utilisera une série d’études empiriques sur les effets de la taille des villes dans les mesures de performance économique, sur la création d’entreprises réputées innovantes et sur la mobilité des personnes exerçant des professions dites « créatives » pour critiquer cette conception et proposer un autre regard sur les rapports entre les villes et l’activité économique.

  • Pierre FOURNIER et Cesare MATTINA (Université Aix-Marseille, LAMES)

« Capitalisme industriel des territoires à faible densité et urbanité à la campagne »

En dehors des grandes villes, les entreprises du capitalisme industriel ont eu un impact important sur les processus d’urbanisation dans les territoires en milieu rural ou autour de villes moyennes. Implantées dès la moitié du XIXe siècle, elles ont été des vecteurs fondamentaux d’urbanisation progressive des campagnes et des petits villages ruraux ainsi que de l’affirmation de modes de vie urbains. Aujourd’hui, les promesses dont elles étaient porteuses n’ont été tenues qu’en partie. Certains sites continuent de prospérer et d’employer beaucoup de salariés, l’urbanisation et le niveau d’infrastructures de ces territoires ont globalement avancé, mais les espoirs de développement illimité tels qu’imaginés par les plans des différents ministères dans les années 1960 ne se sont pas réalisés : le désengagement du capitalisme privé des infrastructures des territoires a été parfois massif et inattendu, sans que d’autres vocations économiques aient pu se déployer, abandonnant derrière lui, selon les contextes, des pollutions massives et durables. Peut-on pourtant parler uniquement de déclin de ces territoires industriels ou bien les choses apparaissent-elles de façon plus complexe entre des groupes ayant accompli des parcours d’ascension sociale, des groupes ayant tiré parti des développements des activités tertiaires et d’autres ayant au contraire connu le déclassement ou l’émigration ?

11h45-13h45 : Pause déjeuner

Séances-ateliers du vendredi 19/10, 13h45-15h45

  1. SECTEUR PUBLIC, SECTEUR PRIVE : QUELLES RELATIONS ?

Salle A (2e étage - EHESS) – Présidée par : Rémi HABOUZIT - Fin de cette séance prévue à 16h15

  • Félix ADISSON et Ludovic HALBERT (Université Paris-Est, LATTS)

Etat et villes entre financiarisation et austérité. Les fonds d’investissements dans l’immobilier public italien (2003-2017)

  • Marie PIGANIOL (Max Planck Institute for the Study of Societies)

Les « doubles mouvements » de la marchandisation du foncier urbain

  • Véronique BIAU (ENSA Paris-La Villette, LET-LAVUE)

Les PPP (partenariats public-privé) urbains : quand un instrument du New Public Management traverse la Manche

  • Antoine GUIRONNET (Université Paris-Est, LATTS)

La financiarisation du capitalisme urbain dans les premières couronnes métropolitaines

  • Nicolas MAISETTI, Felix ADISSON, Marie BIGORGNE, Martine DROZDZ, Ludovic HALBERT (Université Paris-Est, LATTS), et Françoise NAVARRE (Université Paris-Est, Lab’Urba)

Politiques urbaines et austérité budgétaire : une analyse de l’investissement public local

  1. EFFETS SOCIO-SPATIAUX DU CAPITALISME DANS LES ESPACES POPULAIRES

Salle B (2e étage – EHESS) – Présidée par : Camille FRANÇOIS

  • Antoine LEVEQUE (Université de Lyon, Triangle / Science Po Lyon)

En quête d’attractivité : capitalisme urbain en banlieue rouge et relégation des quartiers d’habitat social

  • Clément BARBIER (Lab'Urba, Cresppa-CSU et CERAPS), Cécile CUNY (Université Paris-Est, LATTS), David GABORIEAU (Université Paris-Est, Lab’Urba), Nicolas RAIMBAULT (LISER)

En quête d’ouvriers. Logiques de (re-)production de la main d’œuvre logistique dans les coulisses métropolitaines

  • Collectif ROSA BONHEUR (Université de Lille, CLERSE)

La centralité populaire d’un territoire devenu périphérique : une résistance ordinaire à la domination

  • Lucas TRANCHANT (EHESS, LSQ-CREST / CESAER, INRA)

La logistique, facteur d’émergence de nouveaux territoires ouvriers dans la métropole parisienne ? Le cas de la ville nouvelle de Sénart

  1. ECONOMIE NUMERIQUE, ECONOMIE ECOLOGIQUE

Salle de réunion (3e étage - CNE) – Présidée par : Vincent BAGGIONI

  • Thomas AGUILERA (Science Po Rennes, ARENES), Francesca ARTIOLI (Université Paris-Est, Lab’Urba),
  • Claire COLOMB (The Bartlett School of Planning University College London)

Les villes contre Airbnb ? Politisation et régulation des locations de courte durée et plateformes numériques dans les grandes villes européennes : une analyse comparée

  • Antoine COURMONT (Sciences Po Paris, CEE)

Réguler par la donnée le capitalisme urbain à l’ère du numérique. Le cas de la plateforme Waze

  • Carole BARTHELEMY (Université Aix-Marseille, LPED)

La nature urbaine, marqueur socio-spatial des effets du capitalisme ? Entre marchandisation, mobilisation et résistance, études de cas marseillais

  1. PRATIQUES, POSITIONS ET STRATEGIES DES PETITS INVESTISSEURS

Salle pédagogique du musée d’archéologie méditerranéenne (1er étage) – Présidée par : Clément RIVIERE

  • Garance CLEMENT (Université Paris Est, Lab’Urba), Claire GELLEREAU (Université de Lille, CLERSE) Financer son logement à l’étranger : les classes moyennes face à des marchés résidentiels non familiers
  • Pauline CLECH (Université de Santiago, COES)

Ségrégation urbaine et spéculation immobilière ordinaires en contexte néolibéral. Une analyse à partir du cas chilien

  • Lorraine BOZOULS (Sciences Po Paris, OSC / Università degli studi di Milano Bicocca, URBEUR-QUASI) Des financiers en ville. Choix résidentiels et stratégies d’investissement des hauts cadres du secteur privé
  • Nicolas OPPENCHAIM, Julian DEVAUX, Dominique ANDRIEU et Jean-Philippe FOUQUET (Université de Tours, CITERES)

L’espace de l’hébergement Airbnb : des polarités sociales et résidentielles

  1. LA PROMOTION IMMOBILIERE : ACTEUR CLE DE LA PRODUCTION DE L’ESPACE

Salle du Miroir (Rdc) – Présidée par Eleonora ELGUEZABAL : - Fin de cette séance prévue à 16h15

  • Loïc BONNEVAL (Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber)

Promoteurs immobiliers, bailleurs sociaux, collectivités locales : Des acteurs aux frontières des marchés du logement

  • Alexandre COULONDRE (Université Paris-Est, Lab’Urba)

Où faire couler le béton ? La construction gestionnaire de la valeur immobilière des villes françaises par les entreprises de promotion

  • Marine DUROS (EHESS, CMH-équipe ETT)

La fabrique sociale de la valeur des territoires. Ethnographie du siège français d'un cabinet mondial de conseil en immobilier d'entreprise

  • Sarah THIRIOT (Université Grenoble Alpes, PACTE)

Faire investir dans la rénovation de bureaux durables : le travail de construction de nouvelles logiques économiques par les acteurs du marché

  • Clément BARBIER (Lab'URBA, Cresppa-CSU et CERAPS), Antonio DELFINI (Université de Lille, CLERSE),
  • Fabien DESAGE (Université de Lille, CERAPS)

Tout changer pour que rien ne change ? La reconversion immobilière des capitaux textiles au sein de l’agglomération lilloise (1960-2018)

Lieux

  • Campus EHESS - 2 rue de la Charité, 13002 Marseille
    Marseille, France (13)

Dates

  • mercredi 17 octobre 2018
  • jeudi 18 octobre 2018
  • vendredi 19 octobre 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • ville, capitalisme, sociologie urbaine, compétitions territoriales, marchandisation et production de la ville, régulation et action publiques, effets socio-spatiaux du capitalisme

Contacts

  • Lydie Launay
    courriel : rt9afs [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Lydie Launay
    courriel : rt9afs [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Ville et capitalisme », Colloque, Calenda, Publié le mardi 25 septembre 2018, https://calenda.org/478397

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