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Genre et marginalités au Maghreb

Gender and marginalities in the Maghreb - pluridisciplinary perspectives

Perspectives pluridisciplinaires

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Publié le lundi 01 octobre 2018 par Céline Guilleux

Résumé

L’étude des marginalités interpelle les sciences sociales, en interrogeant la fabrique des altérités par les systèmes normatifs en vigueur. Elle permet de situer les « centres » et les « marges », les catégories normatives qui y sont construites et les pratiques qui leur sont associées. Les études de genre se sont puissamment saisies de cette question, à travers des problématiques plurielles telles que l’homosexualité, les mères célibataires, le travail du sexe, le VIH/sida, les violences, la criminalité, etc…. Les analyses produites permettent de penser les reconfigurations des rapports sociaux – de sexe, de « race », de classe, de sexualité – dans des contextes historiques différents de mutations économiques, politiques et socioculturelles.

Annonce

Argumentaire

Le genre a été initialement pensé comme un concept servant le projet, à la fois politique et scientifique, de dénaturalisation des catégories sexuées et d’analyse critique des rapports de domination entre les femmes et les hommes. Toutefois les recherches qui le concernent se sont depuis enrichies d’autres dimensions, au contact d'une diversité de terrains et d'objets, dans la région du Maghreb.

L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC-Tunis), le réseau Re-Configurations (Philipps-Universität Marburg) et le laboratoire TELEMME (Aix-Marseille-Université/CNRS), en collaboration avec la Faculté de droit et de sciences politiques de Sousse et avec le soutien de La Fondation Rosa Luxembourg, organisent une école doctorale, qui réunira 12 doctorantes et doctorants inscrit-e-s en thèse dans une école doctorale en Algérie, en Tunisie et au Maroc.

Nous voudrions que ces journées soient l’occasion d’échanges et de discussions, autour des questions et des terrains des jeunes chercheur-e-s réuni-e-s, encadré-e-s par des personnes référentes et expertes de ce champ d'étude.

Nous souhaitons réunir des jeunes chercheur.e.s dont le sujet de thèse s’articule à la thématique  « Genre et marginalités ».

L’étude des marginalités interpelle les sciences sociales, en interrogeant la fabrique des altérités par les systèmes normatifs en vigueur. Elle permet de situer les « centres » et les « marges », les catégories normatives qui y sont construites et les pratiques qui leur sont associées. Les études de genre se sont puissamment saisies de cette question, à travers des problématiques plurielles telles que l’homosexualité, les mères célibataires, le travail du sexe, le VIH/sida, les violences, la criminalité, etc…. Les analyses produites permettent de penser les reconfigurations des rapports sociaux – de sexe, de « race », de classe, de sexualité – dans des contextes historiques différents de mutations économiques, politiques et socioculturelles.

Nous invitons les doctorantes et les doctorants travaillant sur la question des marginalités et des pratiques/identités « transgressives » à venir présenter et discuter leurs projets de recherche en apportant des éclairages sur les processus d’exclusion, d’oppression, de stigmatisation et de marginalisation. Comment ces dites « transgressions » sont-elles produites et vécues par les personnes concernées ? Comment les normes, relations et catégorisations sexuées sont-elles négociées, agencées et transformées en situation ? Comment repérer et décrire les différentes formes de rapports sociaux, leurs effets et leurs modes de reconfiguration ?

L’école doctorale s’attachera à comprendre, à travers l’analyse de pratiques transgressives inscrites dans des temporalités et des espaces divers, la combinaison de différents registres de normes. Via une approche microsociale, nous souhaitons interroger les interactions entre les contexteset les pratiques transgressives avec un intérêt tout particulier porté aux contraintes, aux conventions et aux « règles du jeu » qui encadrent les actions des femmes et des hommes. Les pratiques transgressives ou marginales et les discours qui les qualifient seront de la sorte abordés en posant la question des trajectoires individuelles, des parcours personnels, des mobiles et de l’inscription de ces pratiques dans des stratégies occasionnelles ou durables. Dans cette perspective, il nous semble utile d’interroger les reconfigurations des normes de genre éventuellement induites par ces pratiques transgressives, qu’elles soient individuelles ou collectives.

Modalités de candidature

Pièces à fournir

  • Justificatif de l’inscription en thèse
  • CV détaillé
  • Sujet et état d’avancement de la thèse : une présentation du projet de thèse, en deux pages, dans laquelle seront précisés l'objet et la problématique de la recherche, la méthode d'enquête, les sources mobilisées, quelques repères théoriques
  • Lettre de motivation (1 page)
  • Lettre de recommandation du directeur de thèse

Les candidatures sont à envoyer au plus tard le 15 octobre 2018

à l’adresse suivante : ecoledoctoraleirmc@gmail.com

Les résultats seront communiqués à la fin du mois d’octobre.

Les frais de voyage et d’hébergement seront couverts pour les participant-e-s.

Coordination scientifique

  • Monia Lachheb (IRMC Tunis)
  • Perrine Lachenal (RekonfigurationsPhilipps-Universität Marburg)
  • Karine Lambert (UMR TELEMME 7303, AMU-CNRS– MMSH)

Catégories

Lieux

  • Sousse, Tunisie

Dates

  • lundi 15 octobre 2018

Mots-clés

  • genre, transgression, marginalité, droit, exclusion

Contacts

  • Monia Lachheb
    courriel : ecoledoctoraleirmc [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Hayet Naccache
    courriel : hayet [dot] naccache [at] irmcmaghreb [dot] org

Pour citer cette annonce

« Genre et marginalités au Maghreb », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 01 octobre 2018, https://calenda.org/480669

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