AccueilConstruire le sens, bâtir les sociétés

Construire le sens, bâtir les sociétés

Building meaning - building societies

Colloque international de sémiotique

International semiotics conference

*  *  *

Publié le lundi 29 octobre 2018 par Elsa Zotian

Résumé

Les lettres et les sciences humaines et sociales ont d’une certaine façon, bien longtemps, été considérées comme peu, sinon pas, pertinentes pour le développement des sociétés. Cette vision stéréotypée et péjorative de l’apport des sciences de la culture au progrès a établi le triomphe des sciences de la nature quant à la prise en charge des questions liées au mieux-vivre et au bien-être des communautés humaines. Et pourtant, il est connu de tous que l’homme est le principal acteur de la nature : il est responsable de sa protection tout comme de sa destruction. La perspective descriptive empruntée par les sciences de la matière et autres sciences théoriques et expérimentales n’a de sens que pour le sujet sensé. Autrement dit, le sens est le principe qui informe la science. Comment le sens oriente-t-il les sociétés ? Comment les sociétés font-elles sens ?

Annonce

Le colloque international de sémiotique « Construire le sens, bâtir les sociétés » aura lieu à Koudougou, les 20 et 21 mai 2019.

Argumentaire

Les lettres et les sciences humaines et sociales ont d’une certaine façon, bien longtemps, été considérées comme peu, sinon pas, pertinentes pour le développement des sociétés. Cette vision stéréotypée et péjorative de l’apport des sciences de la culture au progrès a établi le triomphe des sciences de la nature quant à la prise en charge des questions liées au mieux-vivre et au bien-être des communautés humaines. Et pourtant, il est connu de tous que l’homme est le principal acteur de la nature : il est responsable de sa protection tout comme de sa destruction. La perspective descriptive empruntée par les sciences de la matière et autres sciences théoriques et expérimentales n’a de sens que pour le sujet sensé. Autrement dit, le sens est le principe qui informe la science.

Il est donc un devoir pour les sciences du sens de régler leur dette sociale : répondre aux attentes sociétales (J. Fontanille, 2015). En effet, les questions majeures de nos sociétés actuelles (réchauffement climatique, conflits armés, libération des mœurs…) apparaissent comme des défis sociétaux auxquels les sémiotiques-objets doivent apporter des éléments de réponse. Sous ce rapport, la sémiosphère devient le lieu où les sciences du sens et plus largement les sciences de la culture, en tant qu’elles sont des sémiotiques, entrent en dialogue. Les sémioses qui en découlent sont autant de perspectives de recherche visant à faire de l’homme le maître et le possesseur de la nature, pour reprendre la formule de Descartes (1637). Pour Jean-Marie Klinkenberg (2012), la sémiotique doit justifier son utilité sociale quoique sa valeur intrinsèque (comme toute discipline scientifique) ne soit liée à la rentabilité immédiate de ses concepts-instrumentaux :

« Il n’empêche que le sémioticien peut parfaitement se poser à lui-même la question de son utilité et de sa fonction sociale, qu’il peut aussi fournir des arguments aux curieux (notamment si ces curieux sont les étudiants et étudiantes qui lui sont confiés), et, surtout, qu’il peut en débattre avec ses collègues. » (J.-M. Klinkenberg, 2012 : 13).

S’il est indéniable que la sémiotique développe l’acuité du regard, il est utile qu’au-delà de la modalité du voir qu’elle contribue à celle du faire pour devenir une sémiotique « applicante ».   

Depuis Sémantique structurale, il est admis que le sens est structuré. La sémantique se positionne comme un palier de l’analyse linguistique : elle est l’étude de la forme du sens. La structuration du sens et l’articulation de la signification (Du Sens I, Du Sens II) constituent les postulats de base de la sémiotique greimassienne. Si la sémiotique admet que le sens est construit et se construit, l’analyse sémiotique est alors la mise à jour de cette construction qui génère le sens. Mais la sémiogénèse se déploie à travers une autre opération qui, tout en s’opposant à la première lui est complémentaire : la déconstruction. De cette façon, construction et déconstruction articulent le processus signifiant à travers deux transformations. Dans l’un comme dans l’autre cas, la sémiogénèse transforme les sociétés si ce ne sont ces dernières qui l’influencent.

Comment le sens oriente-t-il les sociétés ? Comment les sociétés font-elles sens ? Le présent colloque international veut examiner les modes sous lesquels le sens et les sociétés entretiennent des rapports transformationnels ou tensifs. Il interroge, dans un regard croisé et réfléchi, la contribution des sciences du sens et du langage à la construction des sociétés, d’une part et l’impact des dynamiques des sociétés sur le sens en circulation, d’autre part.

Axes de réflexion

Les contributions devront s’inscrire dans un des axes suivants :

  • Axe 1 : Sémiotique et développement durable
  • Axe 2 : Sémantique et sociétés
  • Axe 3 : La vie, le vivant et le sens
  • Axe 4 : Sciences du langage et questions de sociétés
  • Axe 5 : Cognition et construction sociale
  • Axe 6 : Épistémologie et cultures

Les axes de réflexion intéressent la sémiotique, la linguistique, la critique littéraire, les sciences cognitives, la sociologie, la philosophie…

Calendrier

  • Diffusion de l’appel à communication : octobre 2018
  • Date limite d’envoi des propositions : 1er mars 2019

  • Notification aux auteurs :  30 mars 2019
  • Date du colloque : 20 et 21 mai 2019
  • Date limite d’envoi des articles définitifs : 21 juin 2019
  • Publication des actes du colloque : décembre 2019

Frais de participation

30 000 F CFA

Ces frais de participation couvrent les pauses café et les déjeuners.

Les frais de transport et d’hébergement seront à la charge des participants.

Bibliographie indicative

  • FONTANILLE Jacques & BARRIER Guy (dirs), 1999, Métiers de la sémiotique, Limoges, Presses Universitaires de Limoges.
  • FONTANILLE Jacques, 2015, « La sémiotique face aux grands défis sociétaux du XXIe siècle », Actes Sémiotiques [En ligne], N°118, disponible sur : http://epublications.unilim.fr/revues/as/5320.
  • GREIMAS Algirdas Julien, Sémantique structurale, 1966, Paris.
  • GREIMAS Algirdas Julien, Du Sens I. Essais sémiotiques, 2012, Paris, Seuil.
  • GREIMAS Algirdas Julien, Du Sens II. Essais sémiotiques, 2012, Paris, Seuil.
  • KLINKENBERG Jean-Marie, 2012, « Ce que la sémiotique fait à la société, et inversement », Signata [En ligne], N°3, disponible sur : http:// signata.revues.org/783.
  • LANDOWSKI Éric, La Société réfléchie. Essai de socio-sémiotique, 1989, Paris, Seuil, Collection « La couleur des idées ».
  • LOTMAN Youri, La Sémiosphère, 1999, Limoges, Presses Universitaires de Limoges.
  • PIGNIER Nicole et MITROPOULOU Eleni (Dir.), 2018, Le sens au cœur des dispositifs et des environnements, Paris, Connaissances et Savoirs, Collection « Communication et design ».
  • PIGNIER Nicole, 2017, Le design et le Vivant. Cultures, agricultures et milieux paysagers, Paris, Connaissances et Savoirs, Collection « Design et Communication ».

Conditions de soumission

Les propositions d’articles sont à envoyer, dans un fichier texte, avant le 1er mars 2019 aux adresses suivantes : colsemiounz19@gmail.com ; ouedlam2000@gmail.com

Ce fichier comportera un titre, un résumé (environ 200 mots), l’axe choisi et 6 mots-clés. Le nom de l’auteur et son affiliation institutionnelle apparaitront sous le titre au début du fichier. Le nom du fichier suivra le modèle suivant : Nom de l'auteur _ Titre de la communication : « Nom_Titredelacommunication.doc ».

Le protocole de rédaction des articles définitifs est la norme CAMES (NORCAMES). En voici la substance :

  • La structure d’un article scientifique en lettres et sciences humaines se présente comme suit :
  • Pour un article qui est une contribution théorique et fondamentale : Titre, Prénom et Nom de l’auteur, Institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français, Mots clés, Abstract, Keywords, Introduction (justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche), Développement articulé, Conclusion, Bibliographie.
  • Pour un article qui résulte d’une recherche de terrain : Titre, Prénom et Nom de l’auteur, Institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français, Mots clés, Abstract, Keywords, Introduction, Méthodologie, Résultats et Discussion, Conclusion, Bibliographie.
  • Les articulations d’un article, à l’exception de l’introduction, de la conclusion, de la bibliographie, doivent être titrées, et numérotées par des chiffres (exemples : 1. ; 1.1. ; 1.2 ; 2. ; 2.2. ; 2.2.1 ; 2.2.2. ; 3. ; etc.).

Les passages cités sont présentés en romain et entre guillemets. Lorsque la phrase citant et la citation dépassent trois lignes, il faut aller à la ligne, pour présenter la citation (interligne 1) en romain et en retrait, en diminuant la taille de police d’un point.

Les références de citation sont intégrées au texte citant, selon les cas, des façons suivantes :

  • (Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms et de l’Auteur, année de publication, pages citées) ;
  • Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms et de l’Auteur (année de publication, pages citées).

Exemples :

  • En effet, le but poursuivi par M. Ascher (1998, p. 223), est « d’élargir l’histoire des mathématiques de telle sorte qu’elle acquière une perspective multiculturelle et globale (…), d’accroitre le domaine des mathématiques : alors qu’elle s’est pour l’essentiel occupé du groupe professionnel occidental que l’on appelle les mathématiciens (…) »
  • Pour dire plus amplement ce qu’est cette capacité de la société civile, qui dans son déploiement effectif, atteste qu’elle peut porter le développement et l’histoire, S. B. Diagne (1991, p. 2) écrit : Qu’on ne s’y trompe pas : de toute manière, les populations ont toujours su opposer à la philosophie de l’encadrement et à son volontarisme leurs propres stratégies de contournements. Celles-là, par exemple, sont lisibles dans le dynamisme, ou à tout le moins, dans la créativité dont sait preuve ce que l’on désigne sous le nom de secteur informel et à qui il faudra donner l’appellation positive d’économie populaire.Le philosophe ivoirien a raison, dans une certaine mesure, de lire, dans ce choc déstabilisateur, le processus du sous-développement. Ainsi qu’il le dit : le processus du sous-développement résultant de ce choc est vécu concrètement par les populations concernées comme une crise globale : crise socio-économique (exploitation brutale, chômage permanent, exode accéléré et douloureux), mais aussi crise socio-culturelle et de civilisation traduisant une impréparation socio-historique et une inadaptation des cultures et des comportements humains aux formes de vie imposées par les technologies étrangères. (S. Diakité, 1985, p. 105).

Les sources historiques, les références d’informations orales et les notes explicatives sont numérotées en série continue et présentées en bas de page.

Les divers éléments d’une référence bibliographique sont présentés comme suit :

NOM et Prénom (s) de l’auteur, Année de publication, Zone titre, Lieu de publication, Zone Editeur, les pages (pp.) des articles pour une revue.

Dans la zone titre, le titre d’un article est présenté en romain et entre guillemets, celui d’un ouvrage, d’un mémoire ou d’une thèse, d’un rapport, d’une revue ou d’un journal est présenté en italique. Dans la zone Editeur, on indique la Maison d’édition (pour un ouvrage), le Nom et le numéro/volume de la revue (pour un article). Au cas où un ouvrage est une traduction et/ou une réédition, il faut préciser après le titre le nom du traducteur et/ou l’édition (ex : 2nde éd.).

Les références bibliographiques sont présentées par ordre alphabétique des noms d’auteur. Par exemple :

Bibliographie

  • AMIN Samir, 1996, Les défis de la mondialisation, Paris, L’Harmattan.
  • AUDARD Catherine, 2009, Qu’est-ce que le libéralisme ? Éthique, politique, société, Paris, Gallimard.
  • BERGER Gaston, 1967, L’homme moderne et son éducation, Paris, PUF.
  • DIAGNE Souleymane Bachir, 2003, « Islam et philosophie. Leçons d’une rencontre », Diogène, 202, p. 145-151.
  • DIAKITE Sidiki, 1985, Violence technologique et développement. La question africaine du développement, Paris, L’Harmattan.

Coordinateur scientifique

  • Mahamadou Lamine OUÉDRAOGO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo)

Comité d'organisation

Président

  • Dr Mahamadou Lamine OUÉDRAOGO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo)

Membres

  • Dr K. Guy Gabriel YAMÉOGO, Maître assistant (Université Norbert Zongo)
  • Dr Ernest BASSANÉ, Maître assistant (Université Norbert Zongo)
  • Dr Germain OUALLY, Assistant (Université Norbert Zongo)
  • Dr Adama OUÉDRAOGO, Assistant (Université Norbert Zongo)

Comité scientifique

Président

  • Georges SAWADOGO, Professeur des universités (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)

Membres

  • Jean-Claude BATIONO, Professeur des universités (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Yves DAKOUO, Professeur des universités (Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso)
  • Issou GO, Professeur des universités (Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso)
  • Louis HÉBERT, Professeur des universités (Université du Québec à Rimouski, Canada)
  • Lydie IBO, Professeure des universités (Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire)
  • Georice Berthin MADÉBÉ, Directeur de Recherche (CENAREST-IRSH, Gabon)
  • Joseph PARÉ, Professeur des universités (Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso)
  • Nicole PIGNIER, Professeure des universités (Université de Limoges, France)
  • Lucie ROY, Professeure des universités (Université Laval, Canada)
  • Yagué VAHI, Professeur des universités (Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire)
  • Koffi Julien GBAGUIDI, Maître de Conférences (Université d’Abomey-Calavi, Bénin)
  • Oumar MALO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Vincent OUATTARA, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Mahamadou Lamine OUÉDRAOGO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Youssouf OUÉDRAOGO, Maître de Conférences (Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso)
  • Justin Toro OUORO, Maître de Conférences (Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso)
  • Bangré Yamba PITROIPA, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Amadou SAIBOU ADAMOU, Maître de Conférences (Université Abdou Moumouni de Niamey, Niger)
  • François SAWADOGO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Yapi Arsène SEKA, Maître de Conférences (Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire)
  • Maxime SOMÉ, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)
  • Alain Casimir ZONGO, Maître de Conférences (Université Norbert Zongo, Burkina Faso)

Lieux

  • Université Norbert Zongo
    Koudougou, Burkina Faso (+226)

Dates

  • vendredi 01 mars 2019

Mots-clés

  • sens, sociétés, sciences de la culture

Contacts

  • Mahamadou Lamine Ouédraogo
    courriel : ouedlam2000 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Mahamadou Lamine Ouédraogo
    courriel : ouedlam2000 [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Construire le sens, bâtir les sociétés », Colloque, Calenda, Publié le lundi 29 octobre 2018, https://calenda.org/494270

Archiver cette annonce

  • Google Agenda
  • iCal