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Populismes dans les Amériques

Populisms in the Americas

Populismos en las Américas

Os populismos nas Américas

Revue IdeAs n°14

IdeAs journal n°14

Revista IdeAs n°14

Revista IdeAs n°14

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Publié le mercredi 07 novembre 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Le numéro 14 de la revue IdeAs. Idées d’Amériques, à paraître en septembre-octobre 2019, portera sur « Les populismes dans les Amériques ». L’objectif de ce numéro est de contribuer à l'identification de critères susceptibles de définir les populismes, à partir d’exemples tirés de l’Amérique du Nord et du Sud, alors que cette notion s’affirme de plus en plus comme une notion clef dans l’analyse de l’évolution politique et sociale d’un grand nombre de pays, américains comme européens. Nous recevons des propositions d'articles sur tous les pays du continent américain, en français, anglais, espagnol ou portugais.

Annonce

Argumentaire

Au cours des dix dernières années, le populisme s’est affirmé comme une notion souvent clef dans l’analyse de l’évolution politique et sociale d’un grand nombre de pays européens ou américains. Dans les Amériques, le populisme a ainsi été invoqué ces derniers temps pour désigner des courants et sensibilités politiques très différents, en référence à des mouvements, des acteurs, voire des gouvernements tels que Occupy Wall Street, le Tea Party, Bernie Sanders, ou encore Donald Trump. Au sud, c’est aussi le cas des régimes que l’on qualifie parfois de national-populaires en Amérique latine : le Venezuela chaviste, la Bolivie dirigée par Evo Morales, l’Argentine sous les gouvernements Kirchner…, tandis que le terme de populisme est aussi utilisé pour désigner des courants ultra-conservateurs, tel celui incarné par le candidat à la présidence du Brésil en octobre 2018 : Jair Bolsonaro.

Cette ubiquité masque pourtant mal une certaine confusion conceptuelle (Mudde 2007, Hermet, 2001, Taguieff, 1997, Laclau, 2008), tant le populisme suit la démocratie comme son ombre (Arditti, 2004, Canovan, 1999). Si l’actualité du populisme témoigne du sentiment que les démocraties vacillent sous le poids de demandes économiques, sociales, identitaires et sécuritaires qui, souvent, prennent la forme d’une dénonciation des élites et d’une défense d’un peuple vertueux, sa substance reste floue. D’une part, parce que deux niveaux de discours – celui des acteurs et celui des analystes, qu’ils viennent des sciences sociales ou politiques – se mélangent dans les débats. D’autre part, parce que le caractère transnational et la diversité du phénomène tendent à masquer les différences séparant les cas nationaux. L’histoire du populisme en Europe est notamment fort différente de celles des États-Unis, du Canada et de l’Amérique latine. Sur le Vieux continent, le populisme renvoie en règle générale à des mouvements d’extrême-droite (Mudde, 2007), ou, comme le disait George Lavau (1970), à une « fonction tribunitienne » des partis de gauche. En revanche aux États-Unis, berceau du Parti éponyme, il constitue un langage politique traduisant une passion égalitaire issue de la révolution américaine (Kazin, 1995, Muller 2004), et en Amérique latine il est nourri d’une riche expérience historique qui traverse le sous-continent depuis les années 1930, à travers la diversité des politiques de transformations sociales engagées sous Perón en Argentine, Vargas au Brésil, lors de la révolution MNR en Bolivie, ou sous Cárdenas au Mexique, pour ne citer que les plus connues (Marques-Pereira, Garibay, 2011).

Ce numéro d’IdeAs propose un éclairage décalé sur la question en montrant, à partir d’études localement situées, comment les historiens, les sociologues et politistes travaillant sur l’Amérique du Sud et du Nord mobilisent la notion de populisme et les phénomènes sociaux, politiques et économiques dont elle permet de rendre raison dans ces pays-là. Qu’est-ce qui, dans une démocratie, différencie le populisme de l’appel aux suffrages des électeurs, et notamment celui des classes populaires ? Comme l’écrivaient Yves Mény et Yves Surel (2002), les mouvements populistes s’expriment et se comportent comme si la démocratie se réduisait au pouvoir du peuple. Mais ce diagnostic général demande à être affiné, car les populismes, bien loin d’être en opposition systématique avec les sophistications de la démocratie libérale et représentative (Manin, 2005), se déclinent tout au long d’un continuum. Ainsi, l’objectif de ce numéro est de contribuer à identifier des critères populistes à partir d’exemples tirés de l’Amérique du Nord et du Sud.

Comment faire une proposition d’article ?

Toutes les propositions soumises, rédigées en français, en anglais et en portugais ou espagnol, devront prendre la forme suivante :

  • un titre
  • un résumé (400 signes maximum, espaces compris)
  • 5 mots-clefs
  • une notice brève bio-bibliographique (10-15 lignes)

Elles sont à envoyer à la rédaction par courrier électronique,

avant le 15 novembre 2018 :

isabelle.vagnoux@univ-amu.fr et gt-recherche@institutdesameriques.fr

Évaluation

Les propositions seront alors évaluées par notre comité de rédaction et les coordinateurs du numéro, et si votre résumé retient notre attention, nous prendrons contact avec vous, pour un envoi de l’article complet, dans les plus brefs délais.

Chaque article devra ensuite nous être soumis sur la plateforme Open Journals System de la revue, avant le 31 janvier 2019. Il fera alors l’objet d’une évaluation sous forme anonyme par deux experts.

Dates

  • jeudi 15 novembre 2018

Mots-clés

  • populisme, démocratie, Amériques, transdisciplinarité, pouvoir

Contacts

  • François Weigel
    courriel : gt-recherche [at] institutdesameriques [dot] fr
  • Laura Martin
    courriel : assist [dot] recherche [at] institutdesameriques [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • François Weigel
    courriel : gt-recherche [at] institutdesameriques [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Populismes dans les Amériques », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 07 novembre 2018, https://calenda.org/502538

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