AccueilDanse et géographie : mobilités, circulations, imaginaires

Danse et géographie : mobilités, circulations, imaginaires

Dance and geography: mobilities, circulations and imaginary worlds

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Publié le mardi 15 janvier 2019 par Céline Guilleux

Résumé

L’Atelier des doctorants en danse propose de rassembler des réflexions menées par de jeunes chercheurs dont l’objet d’étude porte sur les arts chorégraphiques, la danse ou, plus largement, l’objet corps, et dont les approches s’inscrivent dans le champ de la géographie. Les échanges nourris par ces réflexions mettront en avant un questionnement concernant la fabrication d’un imaginaire conféré par des éléments spatiaux sur un territoire donné. Dans cette perspective, comment les études en danse et en géographie peuvent-elles dialoguer ? Si la danse est devenue assez tardivement un objet d’étude pour les géographes, on remarque que le mouvement et l’espace sont quant à eux des enjeux fondamentaux dans bon nombre d’études en danse.

Annonce

Présentation

À l’occasion de ce colloque, l’Atelier des doctorants en danse propose de rassembler des réflexions menées par de jeunes chercheurs dont l’objet d’étude porte sur les arts chorégraphiques, la danse ou, plus largement, l’objet corps, et dont les approches s’inscrivent dans le champ de la géographie. Les échanges nourris par ces réflexions mettront en avant un questionnement concernant la fabrication d’un imaginaire conféré par des éléments spatiaux sur un territoire donné. En quoi la mobilité des danseurs et la circulation de pratiques chorégraphiques peuvent-elles façonner un imaginaire ? Comment définir cet imaginaire et mesurer la nature du lien qu’il entretient avec un espace géographique correspondant aux conditions de son émergence ? Dans cette perspective, comment les études en danse et en géographie peuvent-elles dialoguer ? Si la danse est devenue assez tardivement un objet d’étude pour les géographes (Södelström, Saire, in Lévy, Lussault, 2013 : 243), on remarque que le mouvement et l’espace sont quant à eux des enjeux fondamentaux dans bon nombre d’études en danse. En croisant la littérature entre histoire et géographie culturelle, on constate l’intérêt de lier l’étude de la danse à celle de l’espace et à la prise en compte de facteurs territoriaux et géographiques pour aborder cet art du mouvement.

Membres invités du comité scientifique

  • Inge Baxmann, professeure en études théâtrales, Universität Leipzig
  • Yves Raibaud, maître de conférence HDR, université de Bordeaux-Montaigne
  • Mahalia Lassibille, maître de conférences en anthropologie de la danse, université Paris 8
  • Cécile Léonardi, docteure en sociologie de l’art et enseignante, École nationale supérieure d’architecture de Grenoble

Programme

Jeudi 31 janvier 

9:00 – Accueil

9:30 – Introduction par le Comité de l’Atelier des doctorants

9:40 – Introduction par le Comité Scientifique

10:00 – Communications "Recomposer l’espace"

  • Jéromine Brillouet, doctorante en histoire contemporaine à l’université du Mans, sous  la direction de Nathalie Richard Une histoire transnationale du ballet Coppélia : création, circulations et réceptions (1868-1908)

Coppélia, héritage chorégraphique du second Empire permet de traiter des questions d’échanges esthétiques et de circulations des pratiques chorégraphiques. En effet, lors de sa création en 1870, Arthur Saint-Leon, son chorégraphe évolue entre Saint-Pétersbourg et Paris. Dès 1884, la diffusion de ce ballet sur les scènes de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de Londres révèle des spécificités relatives à la création chorégraphique et la réception dans ces espaces dédiés.

  • Morgane Montagnat, doctorante en géographie à l’université Lumière Lyon 2, sous la direction de Claire Delfosse Une géographie sensible : danse « traditionnelle », imaginaires, ancrages et recompositions (Auvergne-Rhône-Alpes, Val d’Aoste)

En interrogeant les référents spatiaux de la danse « traditionnelle » dans un espace transrégional en proie aux recompositions des liens rural/urbain, espace vécu/perçu/rêvé, global/local, entre valorisation de « l’être ici » et attraction pour l’ailleurs, cette communication appréhende le potentiel territorialisant des pratiques actuelles des « mondes du trad » dans un contexte d’interconnexion croissante.

  • Clarisse Goudet, doctorante en philosophie à l’université de Nice Sophia Antipolis, sous la direction de Carole Talon-HugonTerritoires et artification : le cas des danses coutumières en Nouvelle-Calédonie

Si le concept d’artification avancé par N. Heinich est devenu central dans le champ de la philosophie de l’art, on peut faire l’hypothèse de sa pertinence pour aborder le phénomène de la folklorisation de danses rituelles. Or, que penser du rôle que joue le processus de déterritorialisation d’une danse comme celle de la danse de l’igname en Nouvelle-Calédonie ? Arracher une danse coutumière à sa terre, n’est-ce pas prendre le risque d’effacer son imaginaire ?

11:30 – Pause

11:35 – Communications

  • Magali Chatelain, doctorante en géographie à l’université Lumière Lyon 2 en cotutelle avec l’université libre de Bruxelles, sous la direction de Christian Montès, Anne-Laure Amilhat-Szary et Jean-Michel DecrolyQuestionner les pratiques de circulation et de mobilité des danseurs professionnels à l'aune d'événements ponctuels : l'exemple de la participation à la Biennale de la danse de Lyon

Cette communication s'appuie sur un corpus de sept entretiens réalisés en 2017 auprès de chorégraphes et danseurs implantés sur le territoire de la métropole lyonnaise. Elle a pour objectif de questionner les répercussions de leur participation à la Biennale de la danse sur leurs pratiques de circulation et de mobilité professionnelles. Il s'agit dès lors d'explorer les outils, les limites et les enjeux liés à ce questionnement.

  • 12:00 – Cécile Proust, chorégraphe, danseuse, commissaire d’expositions et enseignante Ethnoscape // femmeuses en ville

Cette communication aura deux axes. Un premier qui traitera de comment et dans quel contexte artistique et politique s’est construite la chorégraphie documentaire Ethnoscape dont le sujet est les migrations humaines et les politiques gouvernementales qui y sont liées. Un deuxième sur femmeuses en ville, travail vidéographique avec Jacques Hœpffner qui interroge les questions de genres et l’espace public.

12:30 – Clôture de la matinée

Vendredi 1er février

9:30 – Accueil

10:00 – Introduction par le Comité de l’Atelier des doctorants

10:10 – Communications "Imaginer l’espace"

  • Lucas Serol, doctorant en littérature comparée à l’université de Strasbourg, sous la direction de Guy DucreyÉcriture de l’espace chez Martha Graham : une mémoire dansée des lieux

Dans Mémoire de la danse, Martha Graham retrace son parcours de danseuse. Une étude de la représentation des lieux dans ce texte à partir de trois échelles – espace personnel, national, et international – permet de se demander en quoi la danse détermine l’occupation de l’espace et son souvenir, à travers une ʺmémoire danséeʺ, et quelle est l’influence des déplacements géographiques sur la danse.

  • Julie Perrin, maîtresse de conférences au département danse de l’université Paris 8 Saint-Denis et chercheuse à l’IUF, Perspective géocritique sur les écrits de Simone Forti

Analyser les écrits de Simone Forti dans une perspective géocritique permet de comprendre comment s’invente une représentation de la géographie relevant aussi d’une construction de la corporéité. Quel territoire se construit à l’intérieur du texte et selon quel savoir chorégraphique ? On fera l’hypothèse d’une géokinésie : une lecture kinésique du monde qui met en mouvement réciproquement le sujet et les non-humains.

11:15 – Pause

11:20 – Communications

  • Aurélie Doignon, doctorante en sciences de l’éducation à l’université de Bordeaux, sous la direction de Marie-Pierre ChopinPratiques d’espaces et espaces de pratiques du sabar : reconfiguration dansées locales et globales

S’inscrivant  dans  un  espace  urbanisé  et  mondialisé,  la  danse  sabar  évolue  dans les espaces-temps et des lieux géographiquement mouvants, du fait des processus d’institutionnalisation et d’artification qui l’accompagnent. Les danseurs se placent aujourd’hui dans une perspective internationale (formations, migrations), ancrés à la fois au Sénégal mais aussi dans une perspective contemporaine qui répond aux attentes du Nord.

  • Laura Fanouillet, doctorante en art du spectacle à l’université Grenoble Alpes, sous la direction de Gretchen Schiller, Du jardin à la danse, trajectoires de transmission du butô avec Imre Thormann

Cette communication se propose d’étudier les liens entre le travail de la terre et le travail du corps, à partir d’un terrain de recherche mené auprès du danseur de butô Imre Thormann dans sa maison cévenole à Molières-sur-Cèze. Comment l’aménagement d’un jardin participe-t-il de la transmission du butô comme d’une manière de vivre ? Comment l’acte de danser restaure-t-il un dialogue entre la géographie et l’anatomie, entre les mouvements et les mots ?

12:30 – Pause repas

  • 14:00 – Mathias Poisson, artiste promeneur et performeur in situ

« Mes projets artistiques sont souvent spécifiques à un site mais ils sont toujours en dialogue étroit avec la danse contemporaine. Danser est avant tout une manière de découvrir et faire jouer un espace pour l'écouter, le cartographier, le relier à d'autres lieux. Un des mes outils de travail favori est la partition ouverte que j'utilise comme tête de lecture locale, méthode de mise en route collective et processus de mesure des forces en présences sur un terrain plus ou moins vague. »

14:30 – Communications "Cartographier l’espace"

  • Elise Olmedo, docteure en géographie et post-doctorante rattachée au Centre Norbert Elias de l’EHESS et au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), La carte-partition, un outil aux confins de la danse et de la cartographie pour la conception des espaces

Cette communication propose d’exposer les perspectives ouvertes par un outil hybride et transdisciplinaire, la carte-partition, croisant des composantes artistiques et scientifiques. Nous éclairerons donc cette présentation de la carte-partition par l’analyse des travaux de Lawrence Halprin, ayant encore aujourd’hui fait l’objet de peu d’investigations en France (Tiberghien, 2010). Nous nous appuierons également sur les résultats de recherches de terrain sous la forme d’expérimentation cartographiques et chorégraphiques menées ces dernières années en France et aux États-Unis dans lesquels cette méthode a été mobilisée

  • Stéphanie Gonçalves, historienne, chargée de recherche au Fonds National de la Recherche Scientifique belge à l’université libre de Bruxelles, Cartographier les circulations transnationales du ballet pendant la Guerre froide : une étude de cas

Comment la cartographie peut-elle servir aux historiens culturels ? Cette question m’a amené à travailler avec une cartographe pour représenter les tournées de ballet pendant la première partie de  la  Guerre  froide  (1945-1968).  Au-delà  de  l’aspect  illustratif,  la  cartographie  a  permis  de montrer  l’évolution  des  pôles  d’attraction  des  ballets  (et  du  public)  et  donne  des  pistes  de périodisation intéressantes.

  • Leslie Cassagne, doctorante en théâtre et danse à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, sous la direction de Martial PoirsonModéliser les périphéries en chorégraphe / Observer les pratiques  chorégraphiques  en géographe

Si des pièces de danse font apparaître des problématiques géographiques dans leur construction dramaturgique, il semble primordial pour le chercheur d’envisager leur étude dans une perspective géographique. En nous appuyant sur notre corpus de thèse, qui comporte des pièces de danse documentaire créées ces dix dernières années dans distinctes aires géographiques  ̶  France,  Argentine,  Congo  et  Proche-Orient  ̶  nous observerons comment les chorégraphes performent les espaces et les circulations, dans leurs œuvres comme dans leur propre mobilité artistique, en nous appuyant sur les concepts de centre et périphéries.

15:55 – Pause

16:00 – Communications

  • Emma Gioia, doctorante en danse et géographie à l’université Grenoble-Alpes, sous la direction de Gretchen Schiller et Anne-Laure Amilhat Szary, Au-delà de la représentation, le corps comme territoire ? 

L'improvisation en danse, et la nouvelle géographie non-représentationnelle des migrations recherchent simultanément des formes d'appréhension du mouvement qui puissent échapper à une représentation figée. Il s'agira d'étayer, au travers d'une approche interdisciplinaire entre danse et géographie, les perspectives épistémologiques offertes par une recherche-création autour du corps comme territoire.

  • Emma Merabet, doctorante en art de la scène à l’université Lumière Lyon 2, sous la direction de Julie Sermon, De la cartographie au champ de forces : penser les spatialités spécifiques d’une « installation-chorégraphique »

Les déclinaisons actuelles de l’installation réclament de nouvelles approches visant à sonder des pratiques et des formes de sensibilités spatiales. C’est en empruntant à Michel de Certeau le concept d’« opérations spatialisantes » que nous nous proposerons d’analyser la création et la réception in situ de l’installation-chorégraphique Orbes (Jordi Galí, Arrangement Provisoire, 2018).  

  • 17:10 – Conclusion par le Comité Scientifique
  • 17:30 – Clôture du colloque

Les intervenants

  • Jéromine Brillouet est doctorante en histoire contemporaine. Elle a choisi d’aborder dans sa thèse le spectacle chorégraphique comme lieu d’exhibition licite du corps, en France, Angleterre et Russie, après avoir réalisé un Master recherche en histoire ayant pour sujet de mémoire le ballet Coppélia comme héritage chorégraphique du Second Empire. Elle est également professeure certifiée d’Histoire-Géographie suite à l’obtention d’un Master Enseignement.
  • Leslie Cassagne est doctorante en théâtre et danse à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, où elle prépare une thèse autour de l’utilisation de matériaux documentaires “extra-chorégraphiques” en danse contemporaine. Ancienne élève de l’ENS Ulm et agrégée d’espagnol, elle est actuellement membre du Groupe d’études en danse et performance à Buenos Aires et coordonne le séminaire “Création contemporaine dans le Cône Sud” à Paris.
  • Magali Chatelain est agrégée de géographie et doctorante à l’Université Lumière Lyon 2. Son travail porte sur les pratiques spatiales des danseurs, dans une approche multiscalaire et comparatiste. Après s’être penchée sur les pratiques touristiques des danseurs amateurs (Cuba), elle s’est tournée vers les danseurs professionnels, en s’interrogeant sur l’articulation des différentes échelles de pratiques spatiales des danseurs dans des contextes métropolitains européens (Lyon et Bruxelles).
  • Aurélie Doignon étudie, dans le cadre de son doctorat, les parcours de vie des danseurs de sabar et la diffusion des pratiques dansées. La thèse traverse les problématiques Nord-Sud, la masculinisation de la danse et les stratégies de migration. En Master 2, elle a travaillé au Kenya sur l’excision et en Master 1 sur les notions de genre et d’ethnicité en danse. Également danseuse, professeure de danse et activement engagée dans l’éducation populaire, elle imbrique ses recherches avec ses implications quotidiennes.
  • Laura Fanouillet est danseuse contemporaine et philosophe de formation. Elle est  actuellement doctorante contractuelle à l’université de Grenoble-Alpes. Sa thèse, rattachée au laboratoire Litt&Arts sous la direction de Gretchen Schiller, étudie l’émergence de la parole orale dans des contextes de transmission de la danse, où se partage le désir de se découvrir et de connaître à travers elle.
  • Stéphanie Gonçalves est historienne, chargée de recherche au Fonds National de la Recherche Scientifique belge à l’université libre de Bruxelles. Elle a soutenu en 2015 une thèse portant sur la diplomatie culturelle du ballet pendant la Guerre froide (Danser pendant la Guerre froide, 1945-1968, Presses Universitaires de Rennes, 2018). Son projet de recherches actuel s’intitule « Repenser  le  phénomène  Béjart,  perspectives  socio-culturelles  sur  un  chorégraphe multifacette ».
  • Clarisse Goudet est certifiée en philosophie et actuellement en deuxième année de doctorat sous la direction de Carole Talon-Hugon. Sa thèse a pour titre « ˝Les Arts premiers˝, étude critique d’une catégorie moderne : y a-t-il un art kanak ? » Elle est rattachée au laboratoire du CRHI (centre de recherches en histoire des idées) à l’université de Nice Sophia Antipolis.
  • Emma Merabet est doctorante contractuelle en arts de la scène et chargée de cours à l’université Lumière Lyon 2. Depuis 2015, elle consacre ses recherches aux esthétiques contemporaines qui, à la croisée des écritures théâtrales, visuelles et chorégraphiques, tentent de réactiver un lien concret, poétique et écologique à la matière. Proche du projet du CDN-TJP Strasbourg, elle est membre du comité de rédaction de la revue Corps-Objet-Image.
  • Morgane Montagnat est étudiante en deuxième année de doctorat de géographie sous la direction de Claire Delfosse au sein du laboratoire d’Études Rurales. Elle a suivi une formation pluridisciplinaire (histoire, lettres, géographie, ethnologie) à l’université Lumière Lyon 2. Musicienne depuis l’enfance, elle travaille depuis le Master sur les relations entre les pratiques actuelles des musiques et des danses dites traditionnelles et les dynamiques territoriales.
  • Elise Olmedo est docteure en géographie, actuellement post-doctorante rattachée au Centre Norbert Elias de l’EHESS (UMR 8562) et au Musée des civilisations de l’Europe de la méditerranée (MuCEM). En croisant art et géographie, elle propose de questionner les frontières entre cartographie et partition chorégraphique à partir des travaux de recherche transdisciplinaires qu’elle a mené avec la paysagiste-coloriste Mathilde Christmann et l’artiste plasticien et performeur Mathias Poisson. Ces recherches ont permis de formaliser la notion de carte-partition, propre à l’œuvre d’Halprin et potentiellement adaptable à de nombreux contextes.
  • Julie Perrin est maîtresse de conférences au département danse de l’université Paris 8 Saint-Denis (MUSIDANSE – E.A. 1572) et chercheuse à l’IUF (2016-2021). Elle est l’auteure de : Projet de la matière – Odile Duboc : Mémoire(s) d’une œuvre chorégraphique (CND / les presses du réel, 2007) ; Figures de l’attention. Cinq essais sur la spatialité en danse (les presses du réel, 2012).
  • Mathias Poisson est artiste promeneur et performeur in situ. Auteur de pièces de danse situées, dessinateur de cartes sensibles et activateur de paysages discordants, il multiplie les interventions tous terrains et brouille les pistes d'observations locales.
  • Cécile Proust est chorégraphe, danseuse, commissaire d’expositions et enseignante. Ses œuvres interrogent la fabrique des corps, des danses, des genres, des images et des regards, elles sont reliées à des questions anthropologiques. Elles croisent de multiples champs théoriques et tissent des liens spécifiques avec les gender studies, les arts plastiques et l’espace public. Cécile Proust signe des chorégraphies documentaires qui mêle danse, chant, vidéo, entretiens et textes. 
  • Lucas Serol a obtenu en 2017 l’agrégation de Lettres Modernes après un Master de recherche en lettres modernes à l’ENS de Lyon portant sur la danse chez Paul Valéry (2015), puis sur les phénomènes de convergence et complémentarité entre danse et écriture (2016). Il a ensuite débuté sa thèse sur l’écriture de la danse moderne à l’université de Strasbourg.

Comité scientifique

  • Inge Baxman est Professeure en sciences culturelles et sciences théâtrales (Kulturwissenschaft et Theaterwissenschaft) à l’Universität Leipzig en Allemagne. Ses principales spécialités de recherche s’articulent autour de la symbolisation et de la mise en scène de la nation de la Révolution Française à nos jours, des techniques du corps et de la restructuration des savoirs culturels à la modernité, et enfin de l’histoire culturelle des médias. Le fruit de ses recherches se retrouvent à travers plusieurs publications en Allemagne et en France, telles par exemple Mythos: Gemeinschaft. Körper und Tanzkulturen in der Moderne (Munich, Wilhelm Fink, 2000) ; Les Archives Internationales de la Danse 1931-1952 (codirection avec Claire Rousier et Patrizia Veroli, Paris, éditions du CN D, 2006) ou encore Des hommes, des plantes et des médias. Leçon de cohabitation dans l’art immersif, à paraître courant 2017-2018 aux éditions Jean Michel Place.
  • Mahalia Lassibille a passé sa thèse intitulée « Danses nomades. Mouvements et beauté chez les Peuls WoDaaBe du Niger » en Anthropologie sociale et Ethnologie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sous la direction de Jean-Loup Amselle en 2004. Elle a enseigné comme ATER et comme chargée de cours au département d'Anthropologie et de S.TA.P.S. de l'Université de Bordeaux II, au département d'Arts Plastiques de l'Université de Bordeaux III, au département de Danse de l'Université Paris VIII et à la section Danse de l'Université de Nice Sophia Antipolis. En 2008, elle a été nommée Maître de Conférences en Anthropologie de la danse à la section danse/Département Arts de l'Université de Nice Sophia Antipolis, et elle fut directrice de cette même section entre 2010 et 2012. Depuis 2013, elle est Maître de Conférences au Département Danse de l'Université de Paris VIII. Elle est membre associée à l'unité de Recherches Migrations et Société - URMIS (UMR 205), et fait partie de l'ACD (Association des Chercheurs en Danse) et de la Société des Africanistes.
  • Cécile Léonardi est docteure en sociologie de l’art. Sa thèse intitulée "L'œuvre d'art comme outil de lecture de la sociologie : relire Goffman à partir de quelques pièces de Pina Bausch", soutenue en 2015 à l'EHESS sous la direction de Jean-Louis Fabiani et de Fabien Gaudez, traite des rapports épistémologiques entre arts et sciences humaines et sociales. Cécile Léonardi élargit depuis ses travaux de recherche aux relations qui se tissent entre arts, SHS et culture(s) du projet en tant que maître de conférences associée à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble et chercheure au sein de l'unité de recherche (LabEX) Architecture, Environnement et Cultures Constructives. Elle mène en parallèle une activité de sociologue indépendante au sein du collectif Quarcs (réseau international d'architectes réunis autour de la fabrication sans frontière de la ville en transition) et développe avec différents collectifs artistiques des projets qui interrogent les usages et les révolutions sensibles des espaces urbains contemporains.
  • Yves Raibaud est maître de conférences HDR à l’université de Bordeaux-Montaigne. Spécialiste de la géographie du genre et des discriminations, il est chercheur au sein de l’unité Passages du CNRS. Ses thèmes de recherche portent notamment sur le genre et la ville, les loisirs des jeunes, les masculinités et la géographie de la musique. Il publie en 2015 La ville faite par et pour les hommes, Géographie socioculturelle en 2011 et Territoires musicaux en région, l’émergence des musiques amplifiées en Aquitaine en 2005. Il consacre une partie de ses travaux de recherche à la danse et la culture entre autres à travers la direction du volume 96 de Géographie et Cultures intitulé « Géographie de la danse » paru en octobre 2016.

Le comité de l'atelier des doctorants

  • Marion Fournier Marion Fournier est doctorante en troisième année sous la codirection des Professeurs
Roland Huesca (département des arts à l’université de Lorraine) et Inge Baxmann
(Institut für Theaterwissenschaft à l’Universität Leipzig). Elle effectue un séjour de recherche
en Allemagne à Wuppertal grâce à l’obtention d’une bourse du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires) d’octobre 2018 à juillet 2019. Après un Bachelor of Arts en études franco-allemandes et un Master en arts et industries culturelles, elle obtient un contrat doctoral fléché de l’UFA (Université franco-allemande) en 2016 et intitule sa thèse Le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch : vers une géoesthétique de la réception. (France-Allemagne, de 1974 à nos jours).
  • Oriane Maubert est doctorante à l'université Montpellier 3 Paul-Valéry au sein du Laboratoire RIRRA21 et prépare une thèse intitulée « La Marionnette danse. Ré-activer le geste sur la scène contemporaine » sous la direction du Professeur Didier Plassard. Son parcours oscille entre cursus universitaire et pratique artistique (théâtre, mise en scène, danse). Après des études en hypokhâgne/khâgne, elle s’oriente en double cursus Lettres modernes et Études théâtrales à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, puis concentre ses recherches de Master sur la pratique artistique du marionnettiste Neville Tranter, interrogeant sa position d’acteur. Elle est membre du comité éditorial de Manip, Journal de la Marionnette édité par THEMAA et coordonne avec d'autres doctorants et jeunes docteurs le groupe international PhD in Puppetry. Ses recherches ont été soutenues par l'Institut international de la Marionnette et l’association des Chercheurs en Danse (aide aux chercheurs 2016).
  • Karine Montabord est doctorante en histoire de l’art à l’université Grenoble Alpes sous la direction d’Alain Bonnet et de Judith Delfiner. Ses recherches portent sur la place et le rôle accordé à la danse dans le mouvement Dada. Il s’agit également d’étudier comment la présence de danseur.euse.s et chorégraphes dans les cercles d’artistes a pu influencer la production artistique des dadaïstes. De sa pratique de la musique et de la danse naît un intérêt pour les sujets interdisciplinaires. Elle poursuit sa licence en histoire de l’art par un master dans la même discipline qui se concrétise par un mémoire intitulé « Forme, Rythme et Espace : L’œuvre de Sophie Taeuber-Arp éclairée par sa pratique de la danse ». Intéressée par la médiation, elle complète ses compétences en recherche par un Master professionnel et devient guide conférencière. Elle exerce cette activité au sein de l’association culturelle La Veduta Grenoble depuis 2015.

Plus d’information sur l’Atelier des doctorants : http://isis.cnd.fr/

Les actes des ateliers sont publiés sous format numérique et téléchargeables à l’adresse https://docdanse.hypotheses.org/

  • Beatrice Boldrin, Bruno Ligore, Bianca Maurmayr, Alessandra Sini (dir.), avril 2016, Interroger les archives.
  • Beatrice Boldrin, Camille Casale, Bruno Ligore, Bianca Maurmayr, Alessandra Sini (dir.), septembre 2016, La Danse et ses mots.
  • Camille Casale, Bruno Ligore, Bianca Maurmayr, Alessandra Sini (dir.), janvier 2017, Corps hors-codes.
  • Camille Casale, Julie De Bellis, Marion Fournier (dir.), novembre 2017, Fabrique de thèses #1.
  • Julie De Bellis, Marion Fournier, Karine Montabord (dir.), février 2018, Panorama du métier de danseur.
  • Marion Fournier, Oriane Maubert, Karine Montabord (dir.), septembre 2018, Fabrique de thèse #2. Artisanat et boîte à outils du jeune chercheur.

Inscriptions

Réservation auprès de recherche.repertoires@cnd.fr avant le 25 janvier 2019 en précisant :

  • votre prénom et nom,
  • éventuellement université et/ou école de rattachement.

Accès CN D

1, rue Victor-Hugo, 93500 Pantin

  • Métro ligne 5 : station Hoche
  • RER E : station Pantin
  • Bus 170 et 151 : station Centre national de la danse
  • Tram T3b : stations Delphine Seyrig et Ella Fitzgerald-Grands Moulins de Pantin
  • Stations Autolib' : 44 Place de l'Église, 93500 Pantin

Accès : https://www.cnd.fr/fr/page/23-horaires-et-acces

Lieux

  • Centre national de la danse, salle - 1 rue Victor-Hugo
    Pantin, France (93)

Dates

  • jeudi 31 janvier 2019
  • vendredi 01 février 2019

Mots-clés

  • danse, géographie, mobilité, imaginaire, circulation

Contacts

  • CND Atelier des doctorants en danse
    courriel : doctorantsendanse [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • CND – Atelier des doctorant en danse
    courriel : doctorantsendanse [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Danse et géographie : mobilités, circulations, imaginaires », Colloque, Calenda, Publié le mardi 15 janvier 2019, https://calenda.org/545272

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