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Les femmes africaines face aux enjeux contemporains de développement des pays africains

African women and contemporary development issues in African countries

Quelles actions pour quels résultats ?

What actions for what results?

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Publié le mardi 22 janvier 2019 par Céline Guilleux

Résumé

Dans les sociétés africaines, les femmes ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles contribuent pour une part importante à la filière de production des cultures vivrières qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Cependant, ce rôle des femmes dans les activités socio-économiques de leur communauté emeure peu documenté. En effet, les programmes, les politiques et la recherche en sciences sociales, dans le domaine du développement des pays africains, ont tendance à être orienté sur les hommes. C’est dans ce contexte que ce colloque se propose de mettre en lumière les contributions des femmes africaines face aux enjeux contemporains de développement des pays africains.

Annonce

Mercredi 29 mai 2019 > Jeudi 30 mai 2019

Université du Québec en Outaouais, Québec/Canada

Problématique

Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique (Dali, 2014). Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent très souvent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, dans les sociétés africaines, les femmes ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles contribuent pour une part importante à la filière de production des cultures vivrières qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains (Fall, 2010 et 2018). Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration des politiques et stratégies pour un développement sociale inclusif et durable (Fall et Ouedraogo, 2009). Dans ce contexte, un dialogue entre les chercheur-es et les praticien-nesest nécessaire afin de contribuer à mettre en exergue le rôle et l’action des femmes africaines dans le développement du continent.

Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes:

  • Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis?
  • Comment ces défis sont-ils intégrés dans les Objectifs de Développement Durable "ODD" ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains?
  • Les féminismes du Sud ou le Genre en Afrique dans les théories sur l'émancipation des femmes: quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques: où en est l’Afrique?
  • Comment les milieux ruraux se re-structurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes?
  • Entrepreneuriat féminin, économie sociale et care health: quelles actions pour quels résultats?

Pertinence

Avec la colonisation arabe et européenne, les femmes africaines ont perdu la place qu’elles avaient dans les sociétés traditionnelles(Assié-Lumumba, 1996; Sarr, 1998; Touré-Diabaté, 2010). Les chercheuses féministes africaines s’évertuent alors à« opérer une rupture avec les clichés de la femme africaine esclave et bête de somme d’une certaine ethnologie » (Diop, 2004). Pour plusieurs analystes commeSarr(2007, 2008);Sow (2001, 2004) etOnibon (2012, 2015), c’est notamment sur les plans économique et juridique que la colonisation a provoqué l’exclusion des femmes. C’est pour cette raison que le féminisme africain présente aujourd’hui « deux visages » (Touré, Barry et Diallo, 2003): un féminisme intellectuel et un féminisme d’essence populaire. Le féminisme intellectuel est porté par des universitaires qui se mobilisent pour des causes d’ordre social, économique, politique et juridique: l’excision, le mariage forcé, le mariage précoce, la polygamie, l’autonomisation économique et sociale, la participation des femmes aux instances décisionnelles, etc. Les femmes évoluent du terrain social à celui des droits civiques dans le sillage de la conférence de Beijing (1995) et elles s’investissent depuis quelques années sur des questions relatives aux droits humains et à l’inclusion sociale dans la perspective de l’intersectionnalité. Le féminisme d’essence populaire, quant à lui, est porté par les femmes des milieux populairesayant été privées de scolarité. Ainsi, les femmes affirment leur présence sur la scène économique par la domination de la petite production marchande.

En ce sens, ce colloque veut mettre en exergue les résultats de recherches et les interventions réalisées sur la contribution des femmes dans les processus de développement des pays africains dans le but de vulgariser, auprès des universitaires, des intervenants et du grand public, les connaissances scientifiques produites. De plus, ce colloque sera l’occasion de mettre en commun des expertises complémentaires pour aborder ultérieurement des avenues de recherche qui demeurent peu explorées.

Thèmes du colloque

Les sujets d’intérêt du colloque incluent entre autres les thèmes ci-après :

  • Genre et développement
  • Les féminismes du Sud
  • Les politiques africaines de développement
  • Les objectifs de développement durable et l’autonomisation des femmes
  • Les théories sur l’émancipation des femmes
  • L’action des femmes dans les milieux ruraux
  • L’entrepreneuriat au féminin
  • L’informel et la question du genre
  • La scolarisation des filles
  • Les femmes et l’emploi
  • L’intégration des femmes au développement
  • Les rapports sociaux de sexe

Présentation des propositions

Les chercheurs-euses, enseignants-tes,étudiants-tes et praticiens-nes qui sont intéressés-es à présenter une communication orale sont invités-es à soumettre un résumé de 1500 caractères de leur « proposition de communication ».

Les propositions de communication doivent respecter les critères suivants :

  • être en lien avec le sujet abordé par le colloque,
  • apporter de la valeur pour les participants,
  • être écrites en français, la langue officielle du Congrès de l’Acfas,
  • soumises avant la fin de l’appel à propositions de communications, c’est-à-dire le 15 février 2019.

Format attendu des propositions de communication:

  • titre de la communication: maximum de 180 caractères, espaces compris,
  • coordonnées complètes du-de la premier-èreauteur-e et du ou des co-auteur(s)-e(s): Nom, prénom, statut, institution de rattachement et adresse électronique,
    • résumé: maximum de 1500 caractères, espaces compris (environ 200 mots) et être au format Word,
    • comprendre obligatoirement: une problématique, des objectifs, une méthodologie et des résultats (préliminaires ou finaux).
  • Annonce des résultats de sélection au plus tard le 27 février 2019.
  • Tout-eauteur-e de proposition de communication acceptée devra obligatoirement payer ses frais d'inscription au congrès de l’Acfas à: http://www.acfas.ca/evenements/congres/inscription

Les propositions doivent être envoyées par courriel à: yvette.onibon@yodafrik.org; mtfito@yahoo.comet dasital@gmail.com

Dates importantes à retenir

15 février 2019

Date limite d’envoi de votre résumé

27 Février 2019

Communication de la décision d’acceptation ou du refus de la proposition aux auteurs

14 janvier 2019

Ouverture de l’inscription en ligne sur acfas.ca

29 et 30 Mai 2019

Tenue du colloque dans le cadre du 87e Congrès de l’ACFAS

 

Comité scientifique et d’arbitrage du colloque

Les membres du comité organisateur du colloque agiront également comme membres du comité scientifique et d’arbitrage. Ils-elles pourront s’adjoindre d’autres personnes selon les besoins.

Possibilités de publication des textes

Les conférenciers qui le désirent pourront soumettre un texte issu de leur conférence, au cours de l’été 2019, en vue d’une publication sous forme d’ouvrage collectif ou de numéro spécial de revue. Des informations supplémentaires seront fournies dans les prochains mois. Toutefois, prenez note qu’une participation au colloque ne constitue pas un engagement de publication de la part des organisateurs car les articles soumis seront évalués par un comité de lecture.

Responsables du colloque

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Marie Fall, 1ère Responsable

  • UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
  • Professeur-e d’université
  • Téléphone : 418-545-5011
  • Courriel : marie.fall@uqac.ca

Yvette OnibonDoubogan

  • Université de Parakou - République du Bénin
  • Professeur-e d’université
  • yvette.onibon@yodafrik.org

SalmataOuedraogo

Hortensia Acacha

Montserrat Fitó

Théophile Serge Nomo

Chantal Dali

  • UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
  • Chercheur-euse
  • dasital@yahoo.fr

Catégories

Lieux

  • 283 Boul Alexandre - Taché Gatineau
    Gatineau, Canada (QC J8X 3X7)

Dates

  • vendredi 15 février 2019

Mots-clés

  • femme, africaine, développement, ODD, action

Contacts

  • Montserrat Fitó
    courriel : mtfito [at] yahoo [dot] com
  • Yvette Onibon Doubogan
    courriel : yvette [dot] onibon [at] yodafrik [dot] org
  • Chantal Dali
    courriel : dasital [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Yvette Onibon Doubogan
    courriel : yvette [dot] onibon [at] yodafrik [dot] org

Pour citer cette annonce

« Les femmes africaines face aux enjeux contemporains de développement des pays africains », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 22 janvier 2019, https://calenda.org/547652

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