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Dialogues de la salle Labrouste

Dialogues at the Salle Labrouste

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Publié le lundi 04 février 2019 par Céline Guilleux

Résumé

Un auteur dialogue à propos de son livre avec un invité. Ce cycle se déroule dans la salle Labrouste, salle de lecture de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art. Il est ouvert à tous les publics intéressés par les domaines couverts par l’INHA : histoire de l’art, archéologie et histoire du patrimoine de tous les pays et de toutes les époques, cultures visuelle et matérielle, histoire de l’histoire de l’art, théorie de l’art, histoire de l’art mondialisée, histoire des techniques artistiques. L’ambition est de replacer l’ouvrage dans son contexte en faisant dialoguer les époques, les cultures et les disciplines qu’il convoque.

Annonce

Présentation

Un auteur dialogue à propos de son livre avec un invité. Ce cycle se déroule dans la salle Labrouste, salle de lecture de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art. Il est ouvert à tous les publics intéressés par les domaines couverts par l’INHA : histoire de l’art, archéologie et histoire du patrimoine   de tous les pays et de toutes les époques, cultures visuelle et matérielle, histoire de l’histoire de l’art, théorie de l’art, histoire de l’art mondialisée, histoire des techniques artistiques. L’ambition est de replacer l’ouvrage dans son contexte en faisant dialoguer les époques, les cultures et les disciplines qu’il convoque.

Les ouvrages programmés dans le cadre de ce cycle sont des publications récentes. Ils sont proposés par les conseillers scientiftques et les bibliothécaires de l’Institut national d’histoire de l’art, conformément à l’esprit de l’établissement, qui regroupe différentes équipes dédiées à la recherche et à la plus vaste bibliothèque d’histoire de l’art au monde.

Responsables scientiftques

Pauline Chevalier (INHA) / Olivier Mabille (INHA)

Programme

Vendredi 18 janvier 2019

  • Pascal Griener dialogue avec Françoise Gaultier et Laurent Haumesser autour du catalogue de l’exposition «Un rêve d’Italie. La collection du marquis Campana» (musée du Louvre éditions / Liénart, 2018)

Pour la première fois depuis la dispersion de la collection du marquis Campana en 1861, l’exposition  permet  de  donner  une image complète de la plus ambitieuse collection privée du xixe siècle. Rassemblant plus de 500 œuvres, dont de nombreux chefs-d’œuvre, comme le Sarcophage des Époux ou la Bataille de San Romano de Paolo Uccello, l’exposition présente la figure romanesque de Campana et le réseau des collectionneurs entre Rome, Naples et Florence, dans le contexte du Risorgimento. Une part importante de la collection Campana est venue enrichir les collections du musée de l’Ermitage. Le reste – plus de 10 000 objets – a été acheté par Napoléon III et partagé entre le musée du Louvre et de nombreux musées de province. Le catalogue rend compte de la richesse de cette collection et de son influence dans la culture artistique européenne.

Françoise Gaultier est conservateur général du Patrimoine, directrice du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

Laurent Haumesser est conservateur au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

Jeudi 7 février 2019

  • Marion Boudon-Machuel dialogue avec Nicole Albertini et Jean Anguera autour de son ouvrage Des âmes drapées de pierre : sculpture en Champagne à la Renaissance (Presses universitaires de Tours, 2017)

Malgré les aléas du temps et de l’histoire, la Champagne méridionale dispose encore d’un ensemble exceptionnel de sculptures maniéristes, volet essentiel de la Renaissance artistique en France. La sculpture champenoise est singulière parce qu’elle s’est développée pendant les années de lutte entre les deux réformations, lutte qui s’est notamment cristallisée sur la question des images, a fortiori sculptées. En outre l’œuvre de Dominique Florentin, ce sculpteur italien, qui s’installa à Troyes au début des années 1540, suscite une vraie rupture, une « révolution maniériste ».

A partir d’une enquête de terrain et de l’analyse de ces œuvres d’art et objets de dévotion, ce livre s’attache à comprendre comment ces statues et reliefs ont pu agir sur le fidèle du xvie siècle et agissent encore aujourd’hui sur nous.

  • Marion Boudon-Machuel est professeure d’histoire de l’art moderne à l’université François-Rabelais de Tours.
  • Nicole Albertini (artiste)
  • Jean Anguera (artiste)

Jeudi 21 mars 2019

  • Rémi Labrusse dialogue avec Odile Nouvel autour de Face au chaos – Théories de l’ornement à l’âge de l’industrie (Presses du réel, 2018)

L’âge industriel a correspondu à une extrême intensification, sans équivalent dans l’histoire, de la pensée sur l’ornement. Lorsque la mutation techniciste des sociétés contemporaines a révélé toute l’ampleur de ses conséquences, sur tous les plans de la vie, cette pensée est apparue comme une urgence esthétique, certes, mais aussi politique, anthropologique, métaphysique. A la croisée des principales lignes de fracture de la crise moderne, l’invention de formes destinées à décorer le monde est allée de pair avec une interrogation sur la structure de l’être et sur les fondements du travail et de la création.

Des architectes et des décorateurs, souvent oubliés de nos jours, ont collaboré à cet effort collectif, en s’émancipant de la seule pratique pour adopter une démarche théorique autonome. En témoigne un corpus monumental de textes et de dessins, dans lequel le concept d’ornement se trouve ressaisi à sa racine, avec autant d’enthousiasme que d’hésitations : des questions posées tout au long de la seconde moitié du xixe siècle sur la création de formes, et qui sont encore les nôtres.

  • Rémi Labrusse est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris Nanterre.
  • Odile Nouvel est conservatrice honoraire des collections xixe siècle au musée des Arts décoratifs.

Lundi 6 mai 2019

  • Carlo Ossola interviendra autour de L’Automne de la Renaissance, « Idée du Temple » de l’art à la fin du Cinquecento (Belles Lettres, 2018).

Ce qui caractérise la fin du xvie siècle, c’est une série de tentatives, d’essais de nouveaux accords qui préludent à ce qu’interprétera par la suite l’orchestre du baroque au grand complet. Cette période, c’est celle du Maniérisme, située entre la période apollinienne de la Renaissance et celle, dionysiaque, du Baroque. Carlo Ossola l’a minutieusement étudiée dans l’Automne de la Renaissance, en s’appuyant sur des textes de poètes et de critiques, surtout sur des traités d’art. À cette époque, « les limites des choses s’effacent : la parole se fait couleur, la couleur musique et chaque chose peut en devenir une autre ». Analysant les règles de ces écritures, Carlo Ossola met en évidence les normes avec lesquelles elles tentaient de sauvegarder une syntaxe qui leur fût propre. Publié en 1971, mis à jour et étoffé en 2014, cet essai fondamental pour l’étude de la Renaissance en Italie est traduit pour la première fois en français.

  • Carlo Ossola est professeur au Collège de France

Jeudi 23 mai 2019

Anne Lafont dialogue avec Elvan Zabunyan autour de L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières (Presses du réel, 2018).

Comment écrire un livre sur une notion problématique, la race, qui a forgé une idéologie de la domination? Comment la réinvestir en l’articulant à un corpus d’objets spécifiques – les œuvres d’art représentant des figures noires – qui furent à la fois fétichisées et neutralisées par le musée et le discours ? Et enfin, comment historiciser, tout en gardant à l’esprit leur force essentialisante : l’art, la race, l’Africain et les Lumières, catégories qui ne fonctionnent pas seulement dans la compréhension que l’on peut en avoir dans un temps donné – celui, grossièrement, du xviiie siècle – mais qui ont une valeur heuristique par-delà leurs usages initiaux ?

Ce sont ces questions qui ont présidé à l’initiative de ce livre. Fondé sur une recherche de plus de dix ans sur les formes qu’ont prises les représentations des Noirs dans l’art français d’avant l’imaginaire abolitionniste, il couvre l’art et les cultures visuelles qui vont de la fin du xviie siècle, quand les colonies antillaises commencèrent à percer dans le champ artistique métropolitain, au premier tiers du xixe siècle quand l’échec de la première abolition de l’esclavage (1802) durcit l’iconographie partisane en mettant la violence des vies dans les plantations à l’ordre du jour de la création artistique.

  • Anne Lafont est directrice d’études à l’EHESS
  • Elvan Zabunyan est professeure en histoire de l’art contemporain à l’université de Rennes 2

Jeudi 20 juin 2019

  • Charlotte Guichard dialogue avec Sébastien Allard autour de La griffe du peintre. La valeur de l’art (1730-1820)(Seuil, 2018).

Comment le nom de l’artiste est-il devenu un élément clef de la valeur symbolique et commerciale des œuvres? Pourquoi les peintres signent-ils leurs tableaux ?

La tradition est ancienne, et remonte à l’Antiquité. Pourtant, les peintres de l’âge des Lumières surent investir le nom de significations nouvelles. À Paris, entre les années 1730 et 1820, le marché pour leurs peintures s’était élargi. Il fallait susciter le désir de consommation au moment où un premier capitalisme commercial fondé sur le luxe et sur la mode connaissait un essor sans précédent. Avec la Révolution, la signature devenait aussi un puissant signe de l’engagement et de l’authenticité en politique. Elle fut ce lieu, dans le tableau, où la présence de l’artiste pouvait se manifester et perdurer. L’aura de l’œuvre en devenait indissociable.

Couverture de l’ouvrage La griffe du peintre. La valeur de l’art (1730-1820) (Seuil, 2018).

  • Charlotte Guichard est directrice de recherche au CNRS
  • Sébastien Allard est directeur du département des Peintures du musée du Louvre (sous réserve)

Informations pratiques

INHA, salle de lecture de la bibliothèque (salle Labrouste)

58, rue de Richelieu

75002 Paris

Réservez votre place :  rsvp@inha.fr

Catégories

Lieux

  • INHA, salle de lecture de la bibliothèque (salle Labrouste) - 58 rue de Richelieu
    Paris, France (75)

Dates

  • jeudi 07 février 2019
  • vendredi 18 janvier 2019
  • jeudi 21 mars 2019
  • lundi 06 mai 2019
  • jeudi 23 mai 2019
  • jeudi 20 juin 2019

Mots-clés

  • renaissance, sculpture, archéologie, patrimoine

Source de l'information

  • Florencia Montes
    courriel : florencia [dot] montes [at] inha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Dialogues de la salle Labrouste », Cycle de conférences, Calenda, Publié le lundi 04 février 2019, https://calenda.org/554303

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