AccueilPolitisation et dépolitisation du travail dans l’entreprise contemporaine et au-delà

Politisation et dépolitisation du travail dans l’entreprise contemporaine et au-delà

Politicizing and Depoliticizing Work in the Contemporary Firm and Beyond

« Le futur du travail », congrès de la Société Suisse de Sociologie 2019 | Atelier n°25

" The Future of Work", Congress of the Swiss Sociological Association 2019 | Workshop n°25

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Publié le lundi 18 mars 2019 par Elsa Zotian

Résumé

La relation de travail qui s’est affirmée après la seconde guerre mondiale connaît des évolutions majeures. Aujourd'hui, des enjeux comme la précarisation de l’emploi et des conditions de travail ainsi que le nombre croissant des working poors se posent de manière plus aiguë. À cela, s’ajoutent des enjeux nouveaux comme le brouillage des frontières spatio-temporelles entre vie professionnelle et vie privée. Ces enjeux échappent souvent aux mécanismes de la négociation ou de la délibération collective, ils sont alors le reflet d’une dépolitisation de la relation de travail. Cependant, on observe aussi des mouvements de réaction visant à repolitiser le travail : ils s’organisent parfois autour d’objets nouveaux et mobilisent aussi des acteurs nouveaux. Ces phénomènes de repolitisation du travail connaissent une ampleur différente suivant les secteurs économiques et les pays. Cet atelier veut mettre en débat cette question de la dépolitisation et repolitisation du travail dans le contexte actuel, pour en saisir l’ampleur et en repérer les enjeux et les acteurs.

Annonce

Le congrès de la Société Suisse de Sociologie 2019 Le futur du travail aura lieu du 10 au 12 septembre 2019 à l'université de Neuchâtel.

Argumentaire

Aujourd’hui, dans un contexte de changements socio-économiques importants, la relation de travail qui s’est affirmée après la Seconde Guerre mondiale connaît des évolutions majeures. Des enjeux comme la précarisation de l’emploi et des conditions de travail ainsi que le nombre croissant des working poors se posent de manière plus aiguë. À cela, s’ajoutent des enjeux nouveaux comme le brouillage des frontières spatio-temporelles entre vie professionnelle et vie privée. Ces enjeux échappent souvent aux mécanismes de la négociation ou de la délibération collective, ils sont alors le reflet d’une dépolitisation de la relation de travail. Cependant, on observe aussi des mouvements de réaction visant à repolitiser le travail: ils s’organisent parfois autour d’objets nouveaux et mobilisent aussi des acteurs nouveaux. Ces phénomènes de repolitisation du travail connaissent une ampleur différente suivant les secteurs économiques et les pays. Cet atelier veut mettre en débat cette question de la dépolitisation et repolitisation du travail dans le contexte actuel, pour en saisir l’ampleur et en repérer les enjeux et les acteurs. L’atelier s’articulera autour de trois axes.

Axe 1: Syndicats et associations patronales sont-ils toujours les acteurs privilégiés de la politisation du travail ?

La négociation collective a pendant longtemps donné un cadre à la politisation du travail. Des acteurs légitimes se sont affirmés dans ce processus: d’un côté, les syndicats et les comités d’entreprise; de l’autre, les employeurs et leurs associations; avec un rôle joué par l’État dans les instances tripartites de régulation du marché du travail. La décentralisation de la négociation collective, l’émergence de nouveaux secteurs peu ou pas syndiqués comme l’économie collaborative, etc. semblent toutefois mettre en question la centralité de la négociation collective. Les organisations patronales et syndicales jouent-elles toujours un rôle primordial dans la politisation et la dépolitisation du travail dans le contexte contemporain? Assiste-t-on à un changement du rôle de l’État?

Axe 2: Quelle place pour la politisation du travail à l’heure de l’internationalisation de l’économie ?

Le travail salarié s’articule de plus en plus autour de processus de production transnationaux. Ceux-ci se caractérisent par une dispersion géographique et une intégration fonctionnelle de la production, qui impliquent un approfondissement de la division du travail à l’échelle internationale. Les firmes transnationales actives dans les chaînes mondiales de valeur assument ainsi un rôle de plus en plus important dans la définition des conditions de travail et de l’emploi, ce qui implique aussi une déconnexion avec les acteurs traditionnels de la négociation collective qui restent pour l’essentiel basés à l’échelon national. De quelle manière l’internationalisation de la production transforme-t-elle les formes traditionnelles de l’action et de la représentation collectives? Quelle est la place pour la politisation du travail à l’échelon de l’entreprise lorsque la production s’internationalise?

Axe 3: Quelles opportunités de repolitisation du travail sont ouvertes par les nouvelles mobilisations ?

Quand un déséquilibre s’installe entre les besoins individuels et les exigences de la production, des tensions peuvent apparaître si les arrangements n’apparaissent plus satisfaisants aux yeux des salariés. Ces tensions peuvent déboucher sur diverses mobilisations, à divers échelons (entreprise, secteur, société, etc.), dont le but consiste à repolitiser la relation de travail. Quelles sont les nouvelles formes de mobilisation qui visent à repolitiser le travail, mais aussi les nouveaux clivages qui émergent dans ce contexte? L’entreprise demeure-t-elle le lieu central de ces luttes? Peut-on observer l’émergence d’espaces et d’acteurs nouveaux?

Cet appel à contributions concerne l’atelier «Politisation et dépolitisation du travail dans l’entreprise contemporaine et au-delà» qui se déroulera au Congrès de la Société Suisse de Sociologie 2019. Il est organisé par Jean-Michel Bonvin, Nicola Cianferoni et Aris Martinelli (Université de Genève). Les propositions (max. 2000 signes espaces compris) doivent être transmises avec le nom, l’affiliation institutionnelles et les coordonnées de son ou de ses auteur(s). Les langues acceptées sont le français et l’anglais. Une publication des communications pourra être envisagée si elles le permettent. Le délai est fixé au 20 avril 2019. Contact et adresse pour soumettre les propositions: nicola.cianferoni[at]unige.ch.

Conditions de soumission

Cet appel à contributions concerne l’atelier «Politisation et dépolitisation du travail dans l’entreprise contemporaine et au-delà» qui se déroulera au Congrès de la Société Suisse de Sociologie 2019. Les propositions (max. 2000 signes espaces compris) doivent être transmises avec le nom, l’affiliation institutionnelles et les coordonnées de son ou de ses auteur(s).

Les langues acceptées sont le français et l’anglais. Une publication des communications pourra être envisagée si elles le permettent. Le délai est fixé au 20 avril 2019. Contact et adresse pour soumettre les propositions: nicola.cianferoni[at]unige.ch.

Responsables scientifiques

  • Jean-Michel Bonvin, Université de Genève
  • Nicola Cianferoni, Université de Genève, Université de Neuchâtel
  • Aris Martinelli, Université de Genève

Lieux

  • Institute of Sociology (University of Neuchâtel) - Fbg de l'Hôpital 27
    Neuchâtel, Confédération Suisse (2000)

Dates

  • samedi 20 avril 2019

Fichiers attachés

Mots-clés

  • politisation du travail, relations de travail, conflits, résistances

Contacts

  • Aris Martinelli
    courriel : aris [dot] martinelli [at] unige [dot] ch

URLS de référence

Source de l'information

  • Aris Martinelli
    courriel : aris [dot] martinelli [at] unige [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Politisation et dépolitisation du travail dans l’entreprise contemporaine et au-delà », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 18 mars 2019, https://calenda.org/584341

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