Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

Inclusiveness in an ageing society

Société inclusive et avancée en âge

The 6th International REIACTIS Conference

VIe colloque international du REIACTIS

*  *  *

Published on Tuesday, May 07, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

La quête d’une société inclusive dépasse la seule question des aînés et rejoint le rapport des sociétés contemporaines à la diversité. Si le vieillissement des individus et des populations peut induire des spécificités dans les rapports à autrui et à l’environnement, il n’est pas appréhendé ici comme un phénomène hermétique aux autres données, souvent cumulatives, reliées aux processus d’exclusion tels le genre, les situations de handicap, l’origine ethnique, ou encore le niveau socio-économique. Une société inclusive pose d’emblée la question de l’Autre différent. Dans le cadre de son VIe colloque mondial, le REIACTIS invite les chercheurs en sciences humaines et sociales, les décideurs politiques et les citoyens à se réunir sur la scène internationale pour mettre en débat et baliser les enjeux d’une société inclusive.

Announcement

4-5-6 février 2020, Metz Congrès Robert Schuman, Metz, France

Présentation

Le 6ème colloque international Société inclusive et avancée en âge est organisé par le REIACTIS et l’Université de Lorraine en lien avec différents réseaux scientifiques et sociétés savantes : CR6 le l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF), le RT7 de l’Association Française de Sociologie (AFS), et le GIS : Institut de la Longévité des Vieillesses et du vieillissement (ILVV) notamment. Son conseil scientifique international est composé de plus de 80 membres d’universités issus de trois continents (Amérique, Afrique, Europe).

Société inclusive et avancée en âge : contexte

En 2002, l’Organisation des Nations Unies (ONU) lançait le slogan « Une société pour tous les âges ». Près de 20 ans plus tard, et plus de 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme, la recherche d’une société plus inclusive continue d’alimenter les débats publics, de nourrir les politiques publiques et d’interroger les chercheurs.

Cette quête d’une société inclusive dépasse la seule question des aînés et rejoint le rapport des sociétés contemporaines à la diversité. Si le vieillissement des individus et des populations peut induire des spécificités dans les rapports à autrui et à l’environnement, il n’est pas appréhendé ici comme un phénomène hermétique aux autres données, souvent cumulatives, reliées aux processus d’exclusion tels le genre, les situations de handicap, l’origine ethnique, ou encore le niveau socio-économique. Une société inclusive pose d’emblée la question de l’Autre différent.

Dans le cadre de son 6ème colloque mondial, le REIACTIS invite les chercheurs en sciences humaines et sociales, les décideurs politiques et les citoyens à se réunir sur la scène internationale pour mettre en débat et baliser les enjeux d’une société inclusive.

Cadrages scientifiques

Qu’il s’agisse des grands principes politiques, philosophiques, sociologiques, économiques ou juridiques qu’est-ce qui participe de l’inclusion ou de l’exclusion des individus ou des groupes du seul fait de leur avancée en âge ? À partir de cette première question centrale, le colloque permettra d’examiner les processus explicites ou implicites d’exclusion et d’intégration dans la conduite des politiques publiques, dans les dispositifs d’intervention, et dans les interactions quotidiennes entre les personnes âgées et leurs environnements. Face au « vieillissement pluriel », il s’agit aussi de comprendre les interactions entre les déterminants physiques, psychiques, socio-économiques et culturels dans les processus d’inclusion/exclusion.

Pour aborder ces questions, le colloque international propose un axe transversal et trois entrées thématiques privilégiées. Les communications indiqueront leur choix parmi ces quatre entrées. Il est possible de faire plusieurs propositions.

Axe transversal : « Société inclusive » : concepts et enjeux théoriques

La notion de société inclusive est souvent mobilisée en tant que référentiel de politique publique, au nom d’un projet de société. En cela, elle porte une dimension politique, voire utopique, en définissant une ligne d’horizon dont la mesure peut échapper aux chercheurs. De son côté, la notion d’inclusion est souvent portée dans des champs spécifiques comme la recherche sur la pauvreté ou les études urbaines (urban studies). On la retrouve également dans la tradition d’autres studies (disabilities, gender, ageing studies) pour appréhender les inégalités sociales ou, à l’inverse, pour saisir la manière dont des processus d’intégration sociale peuvent s’instaurer.

L’axe transversal peut accueillir des présentations sur les définitions même de l’inclusion en distinguant, par exemple, l’inclusion de l’intégration et en situant ces notions par rapport à d’autres concepts fondamentaux (affiliation, désaffiliation, disqualification, invisibilité sociale…). Les contributions peuvent porter sur des débats propres à la sociologie du vieillissement (désengagement, âgisme, mort sociale, déprise…), mais aussi plus largement sur les apports théoriques d’autres disciplines (résilience, participation, affiliation…).

On peut aussi appréhender le cadre conceptuel en discutant la pertinence de l’opposition inclusion/exclusion à travers une réflexion sur les formes de marginalisation ou d’assignation explicites et implicites qu’elles peuvent produire. Le colloque constitue une réelle opportunité d’ouvrir le débat sur la manière dont l’universel et le particulier peuvent se conjuguer ou s’opposer dans les différentes conceptions de ce que peut être une société inclusive. Les contributions peuvent par exemple proposer un éclairage sur les relations entre l’affirmation de spécificités individuelles ou situationnelles et l’aspiration à une égalité des droits. Certains y voient des tensions, voire une contradiction fondamentale, d’autres pensent au contraire qu’il existe une imbrication essentielle, le particulier permettant d’atteindre l’universel pour des personnes, dont l’accès à certains droits serait contrarié.

Enfin, une autre perspective sur la notion de société inclusive peut être développée à partir des entrées qu’offre l’économie politique. Le caractère inclusif peut être examiné à partir de l’analyse du système productif et de la manière dont le capital économique et social intervient dans la construction de l’inclusion/exclusion avec l’avancée en âge. Dans cette perspective, le 6ème colloque international invite à porter le débat sur les liens entre société inclusive et inégalités économiques ou sociales. En soi, la société inclusive est alors l’objet d’une lutte et d’une construction sociale où s’affrontent des forces parfois antagonistes et des systèmes d’alliances.

Sur le plan épistémologique, la production des différentes acceptions de la « société inclusive » peut donc être examinée à partir du jeu d’acteurs qui pèsent sur la construction du cadre d’analyse. Une notion est aussi le produit d’interactions entre des représentations, des valeurs et différents intérêts matériels, dans le champ politique, social et économique. En tant que tel, les contributions peuvent examiner le rôle des décideurs politiques, des acteurs de la société civile et du monde académique dans la définition et les limites qu’ils donnent à la notion de société inclusive. Le travail sur les référentiels doit tenir compte de la pluralité des échelles de définition et d’action, du local au supranational.

Des liens peuvent être tentés ici entre les domaines du vieillissement et du handicap avec l’étude des divergences et convergences dans leurs approches de la notion de société inclusive. Ces rapprochements apporteront des enseignements sur la manière dont la notion peut dépasser la seule portée théorique et renvoyer aussi à des luttes et des positionnements dans l’espace public visant à agir sur les politiques publiques. On pourra s’interroger, par exemple, sur la portée de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées signée par plus de 187 pays et la manière dont elle conçoit et met-elle en œuvre des registres d’obligations pour une société « inclusive » vis-à-vis de ses citoyens.

À l’occasion du 6ème colloque international, un dialogue est prévu entre les membres de la communauté scientifique et les acteurs internationaux impliqués dans ces luttes tant dans le domaine du vieillissement que du handicap au niveau international.

Une attention particulière pourrait alors être donnée au rôle de l’Union européenne, de l’ONU, et de certains de ses organes spécialisés comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) notamment dans la diffusion des référentiels de l’inclusion (comme Ville amie des aînés par exemple) à l’ère de la globalisation.

Au-delà de cet axe transversal, trois axes thématiques pourront être explorés par les communicants.

Axe thématique 1 : « Société inclusive » et parcours de vie

Les propositions de contributions pour le 6ème colloque international peuvent porter sur les processus d’intégration et d’exclusion dans les parcours de vie. L’état des connaissances indique que ces processus interviennent de manière assez précoce, bien avant la retraite, à travers différentes formes d’exclusion du travail, de la formation tout au long de la vie, mais aussi du marché de l’emploi du seul fait de l’avancée en âge. Comment se jouent les mécanismes d’intégration par l’emploi, la capacité (présumée ou réelle) à se former jusqu’à des âges avancés ? Cette interrogation invite à ouvrir le débat sur les formes d’exclusion que génèrent des sociétés fortement centrées sur le travail.

Mais entre le travail comme intégrateur socio-économique, et la retraite comme possible « mort sociale », il est possible d’envisager l’inclusion à partir de multiples formes d’expérience du vieillir. On peut s’interroger sur ce que peut être une société « inclusive » lorsqu’elle a pour projet le maintien ou la transformation de rôles sociaux ou de fonctions assurant une reconnaissance sociale avec l’avancée en âge. Se pose alors la question de l’intégration, de la valorisation et de la sanctuarisation des temps sociaux hors travail dans le cycle de vie, comme la participation sociale, l’engagement politique, les temps familiaux, les loisirs ou la consommation. C’est aussi la question de l’activité et/ou l’inactivité volontaire ou subie et la place de l’inactivité productive dans la société contemporaine qui intervient dans l’analyse des processus d’inclusion/exclusion. Au-delà, comment les sociétés inclusives acceptent-elles aussi d’intégrer ce qui est hors de la participation sociale, de l’action, de l’utilité et du fonctionnel ? La promotion, voire l’injonction à la « participation sociale », trouve peut-être ici ses limites aux frontières de ce qui se situe hors des modèles dominants de « vieillissement actif et productif ».

Plus généralement, les propositions de contributions peuvent porter sur la manière d’appréhender les processus d’inclusion/exclusion dans les trajectoires de vie plurielles. Comment les capacités et incapacités individuelles sont-elles vécues et mobilisées par l’individu, son entourage social et familial ou dans des politiques publiques ? Dans cet axe, on pourra envisager la manière dont les représentations de l’inclusion vont influencer les choix individuels, et la manière dont des événements rupteurs agissent sur son inclusion (positivement ou négativement). Un large espace est ouvert ici aux travaux sur les parcours de vie, notamment à partir de l’étude des biographies personnelles, mais également des dispositifs d’action publique qui soutiennent l’inclusion. Un intérêt particulier sera porté aux travaux reliant les réflexions sur la société inclusive avec l’étude des différentes étapes du parcours de vie et les marqueurs sociaux de la vieillesse (retraite, veuvage, démotorisation, perte d’autonomie, transitions résidentielles...). Les études longitudinales qui s’efforcent de retracer ces trajectoires jusqu’à la fin de vie seront aussi particulièrement enrichissantes pour le débat. Le colloque international sera l’occasion d’examiner les modèles de société inclusive au regard des éléments de biographie personnelle et des évolutions sur les in/capacités qui induisent potentiellement à la fois des risques d’exclusion et des possibilités d’inclusion.

Enfin, l’approche par le parcours de vie ne peut faire l’économie d’une analyse du rapport des « sociétés inclusives » au dernier chapitre de l’existence. L’observation du vécu des individus à la dernière étape de leur parcours de vie est souvent empreinte de représentations sociales négatives dont certaines forment le substrat d’une invisibilisation et d’une exclusion sociale. Quelles ressources propres (psychiques, internes, symboliques) et environnementales (professionnels, bénévoles, proches aidants) peuvent être mobilisées pour assurer malgré tout une qualité de vie conforme à la volonté des personnes dans cette phase de leur existence ? La question des dispositifs publics doit à nouveau être posée à ce stade notamment en examinant le sens que peut prendre un « projet de vie » en établissement pour personnes âgées ou à domicile, dépendantes ou non, et la manière dont ce projet est honoré dans le respect de l’intégrité de la personne. On peut aussi s’interroger, dans le prolongement, sur la manière dont les individus se sentent « inclus » et citoyens de plein droit alors qu’ils vivent la fin de leur vie dans une société qui tend à exclure ou à occulter le grand âge et la mort. Quel regard la société porte-t-elle sur ces personnes qui vivent la fin de leur vie dans des conditions variées et qui, in fine, doivent vivre avec la perspective de leur propre fin ? Comment se pose dans ce contexte, la question de l’inclusion dans les processus de décision ?

Axe thématique 2 : « société inclusive » et approches environnementales

Le second axe du colloque international porte sur l’approche environnementale dans l’analyse des sociétés inclusives. L’approche par l’environnement interpelle les conceptions matérielles (bâtiments, transports), culturelles et symboliques de l’espace, des territoires, mais aussi des biens et des services face au vieillissement. 

Premièrement, il s’agit d’examiner la manière dont les espaces particuliers peuvent être producteurs d’inclusion ou d’exclusion en devenant plus ou moins accueillants ou adaptés au fur et à mesure de l’avancée en âge. L’apparition et les évolutions de capacités/incapacités des individus à agir sur eux-mêmes et sur leur environnement constituent un défi essentiel dans l’examen du caractère inclusif des réponses qu’offrent les sociétés, les établissements ou les familles. Comment, non seulement penser, mais également agir « sur » ou à partir de ces espaces pour soutenir cette inclusion ? Ici, les espaces peuvent se décliner du « chez-soi » (qu’est-ce qu’un habitat inclusif ?), au « quartier » jusqu’aux démarches en faveur des « villes et communautés » ou « environnements » amis des aînés. On sera particulièrement attentif aux comparaisons entre les morphologies urbaines (villes, péri urbanité, ruralité) et les types de réponses apportées pour l’adaptation des territoires à l’avancée en âge des populations.  

Les contributions peuvent aussi examiner de manière critique la façon dont se construisent les normes de l’adaptation. Le rapport à la construction d’un environnement inclusif pouvant devenir particulièrement normatif au final selon certains auteurs. Certains s’interrogent sur la délimitation des spécificités et des similarités entre les approches propres au vieillissement (age friendly communities) et celles du domaine du handicap comme les dementia friendly communities. Songeons également aux notions de « conception universelle » (design for all) ou « d’accessibilité universelle », dans lesquelles la conception des infrastructures et des objets est pensée pour favoriser l’utilisation de tous, mais n’échappe pas à une certaine normativité.

L’adaptation des environnements renvoie aussi au dépassement des modèles en examinant la notion d’accessibilité qui offre la possibilité d’étendre l’interrogation sur les sociétés inclusives au-delà du seul cadre de l’adaptation physique, en ouvrant le débat sur la nature des freins à l’utilisation des infrastructures et des services (absence d’offre ou de choix, coût prohibitif, refus…) et sur les moyens simplifiés d’accéder à un environnement complexe (accès à l’information, simplification administrative, formation aux usages numériques, accompagnement humain…).

Le débat, au-delà de ses perspectives théoriques, renvoie aussi aux enjeux de politique publique sur l’inclusion. Cet axe ouvre donc aussi un espace aux contributions sur les référentiels de politique publique notamment au travers des grands principes, des protocoles pour l’action et des formes d’évaluation destinés à accompagner l’adaptation des environnements à la diversité des publics, des capacités et des usages.

Enfin, ce second axe engage la réflexion et les recherches sur les environnements virtuels. En effet, l’inclusion sociale des individus peut aussi se décliner à partir de l’accès au numérique. Les relations entre le monde des technologies et du vieillissement tout particulièrement sont complexes. Schématiquement, les nouvelles technologies peuvent renvoyer à deux grands groupes : les technologies d’aide et de soins (y compris les dispositifs robotiques) et les technologies de l’information et de la communication (TICS). Le thème 2 à ce stade pose une question à la fois centrale et simple. Dans quelle mesure les technologies et leurs usages sociaux peuvent-ils participer d’une société plus inclusive pour tous ou, au contraire, plus excluante ? Les technologies peuvent constituer, sous certaines conditions, des outils en faveur de l’amélioration et la préservation de l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées et de leurs aidants familiaux. L’inclusion des personnes âgées dans le monde technologique peut aussi constituer une plus-value pour les nouvelles générations, selon le point de vue de la « silver economy ». Ces technologies peuvent aussi servir de levier pour le maintien et le développement des liens sociaux et des solidarités notamment en soutenant les rapports intergénérationnels. Les contributions peuvent éclairer utilement le débat sur la manière dont l’utilisation de nouvelles technologies et d’Internet peut soutenir l’interaction sociale (au sein des réseaux familiaux, amicaux ou informels), et permettre le maintien de l’intimité à distance ou assurer un accès à l’information et aux services. Les technologies peuvent également aider à l’inclusion des personnes âgées dans leur environnement et outiller leurs combats contre l’exclusion par exemple dans les campagnes contre l’âgisme à l’échelle mondiale (OMS), européenne (Age Platform) ou nationale.

Mais l’usage des nouvelles technologies peut aussi être appréhendé de manière critique grâce aux différents courants de l’analyse des technologies qu’offrent les sciences humaines et sociales. Un point particulièrement crucial pourrait venir questionner l’apparition d’une forme « d’e-gouvernement ». Rattachées aux TICS, les déclinaisons contemporaines de la cyber-administration touchent de vastes pans de la société (social, santé, impôts...). L’e-gouvernement pourra être questionné sous sa double face paradoxale. Il peut renforcer le pouvoir d’agir et la capacité des personnes âgées à négocier leur vie, à faire face aux épreuves, à accéder à leurs droits, aux prestations sociales et de santé ou au contraire y faire obstacle. Les questions pourront porter notamment sur les interfaces, leur conception, ainsi que sur les nombreux débats éthiques et de justice sociale que soulèvent les technologies, non seulement pour les aînés, mais aussi pour leurs proches. Enfin, il conviendra aussi de se demander si, dans une société inclusive, les travaux sur les technologies parviennent à dépasser le thème de « l’acceptabilité » pour s’ouvrir, par exemple, sur une réflexion autour de ce que serait une véritable co-construction de services et d’objets technologiques avec les usagers.

Axe thématique 3 : « Société inclusive », citoyenneté et participation sociale

L’axe 3 de ce colloque international s’intéresse aux enjeux de pouvoir que pose une « société inclusive ». En effet, si cette société se présente comme un idéal à l’encontre d’un ensemble de formes d’exclusion liées au vieillissement, et si elle vise à prendre en compte une pluralité de manières de vieillir, ce sont non seulement les principes de cette société qu’il s’agit d’interroger, mais aussi ses mises à l’épreuve dans l’action. Une première question fondamentale balise ce thème :  Comment les démocraties se soucient-elles de la participation des aînés aux décisions ?

Une « société inclusive » peut s’inspirer de formes classiques ou novatrices de la démocratie. On peut alors ouvrir le débat sur les rapports aux formes instituées de la démocratie. Les récents constats de la forte augmentation du taux d’abstention au grand âge posent la question de l’exercice de la citoyenneté tout au long de la vie. Une société inclusive sans exercice de la citoyenneté par le vote pose question.

Au-delà de la forme politique exprimée par la participation électorale et les droits politiques, les mouvements sociaux récents nous invitent à réfléchir sur la capacité de nos sociétés à accepter le rôle contestataire des générations anciennes jusqu’à des âges avancés.

En plus des entrées institutionnelles classiques, ce sont les formes de démocratie participative, de démocratie sanitaire, voire de démocratie directe, qui méritent d’être interrogées dans des contextes politiques variés au niveau international. En effet, si l’on conçoit la citoyenneté au-delà de sa déclinaison politique, on peut envisager des formes actives multiples de participation aux décisions collectives dans tous les domaines de la vie sociale. Nous invitons les chercheurs à soumettre à l’analyse, les outils au service d’une politique publique à visée inclusive (comme Ville amie des aînés, ou Ville amie des démences par exemple), notamment par l’analyse des formes d’opérationnalisation du principe d’inclusion des aînés à travers des cadres et des méthodes participatives. La question de l’évaluation des effets sur les aînés qui participent à ces démarches peut être posée. En quoi de telles démarches viennent-elles hybrider ou entrer en concurrence avec des dispositifs qui encouragent déjà la citoyenneté des aînés ou la citoyenneté en général ? Se pose également la question de la croissance de tels « labels » en ce qu’ils pourraient encourager une sectorisation de l’action publique, alors même qu’ils prônent l’intersectorialité considérée souvent comme une forme plus avancée d’inclusion.

La réflexion porte alors sur les enjeux de l’évaluation des pratiques encourageant l’inclusion dans les processus décisionnels, quelle qu’en soit la nature. Plus exactement, s’il existe aujourd’hui un ensemble de dispositifs qui soutiennent la participation sociale ou citoyenne des aînés aux processus décisionnels qui les concernent – que ce soit dans les interactions quotidiennes, dans l’attitude des proches et des aidants ou encore dans des espaces plus institutionnalisés de type conseils de résidents ou comités consultatifs – l’intérêt des travaux s’attache ici à montrer l’apport de cette participation aux systèmes institutionnels et, plus encore, aux processus décisionnels dans leur ensemble. Si « faire avec » au lieu de « faire pour » peut résumer les ambitions de ces démarches, elles s’exposent aussi aux résistances, personnelles, familiales ou professionnelles, à s’engager plus franchement dans de telles perspectives. Ces tensions ouvrent une perspective d’intérêt particulier pour l’étude des mouvements sociaux qui portent le slogan « rien sur nous sans nous » (nothing about us without us).

Derrière cette quête de citoyenneté et de participation sociale, ce seraient finalement les formes et les objectifs de l’action sociale qui se transformeraient. L’inclusion s’intègre alors dans des processus formels, où la figure des personnes incluses se décline sous différentes désignations (citoyens, mais aussi usagers, bénéficiaires…). Certaines études interrogent la représentativité des représentants de catégories sociales aussi vastes et contrastées que les retraités et personnes âgées et posent la question des « invisibles » dans les processus consultatifs et décisionnels. Au-delà des écarts entre les principes juridiques et les pratiques sociales et citoyennes, on pourra sans doute mettre en avant ici les études sur les différents cadres d’action et la différence des cultures d’intervention par exemple avec le « community building » ou le « community organizing » particulièrement développés aux États-Unis et au Canada, mais qui gagnent l’Europe continentale. On s’interrogera alors sur ces formes d’intervention et leur contribution au développement de sociétés inclusives.

Informations à retenir 

  • Les propositions de communication sont à déposer sur le site REIACTIS dédié au colloque (reiactis.com)

entre le 22 avril et le 15 juin 2019.

  • Les propositions de Communication individuelle ne devront pas dépasser 5000 signes espaces compris.
  • Les propositions de Table ronde (3 à 5 intervenants maximum), ne devront pas dépasser 4000 signes espaces compris par intervenant et un résumé de 2000 signes espaces compris.
  • Les propositions de Poster ne devront pas dépasser 5000 signes espaces compris.
  • Évaluation des communications par le Comité scientifique international et réponse aux auteurs au 15 juillet 2019.
  • Préprogramme du colloque autour du 15 juillet 2019.
  • 4 au 6 février 2020: Colloque à Metz

Contacts

contact@reiactis.com

www.reiactis.com

Comité scientifique

Les personnes ayant déjà confirmé leur participation au Conseil scientifique :

  • Argoud Dominique, Maître de conférences, Université Paris-Est Créteil, France
  • Balard Frédéric, Maître de conférence en sociologie, Université de Lorraine, Nancy, France
  • Benetos Athanase, Professeur en gériatrie, Université de Lorraine
  • Bickel Jean-François, Professeur à la Haute École fribourgeoise de travail social (HES-. SO) 
  • Caradec Vincent, Professeur, Université de Lille 3, France
  • Castelli-Dransart Angela Dolores, Professeure HES-SO, Haute école de travail social Fribourg, Suisse
  • Chamahian Aline, Maître de Conférences - Université Lille 3, Laboratoire CeRIES, France
  • Charpentier Michèle, Titulaire, Chaire de recherche sur le vieillissement et la diversité citoyenne, Université du Québec, Montréal, Canada
  • Garon Suzanne, Professeure titulaire, École de service social, Chercheure, centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, Canada
  • Gerardo Filomena, Docteure en Sociologie, Chercheuse au Laboratoire DinamiaCET- IUL, Lisbonne, Portugal
  • Gramain Agnès, Professeur d’économie, Université de Lorraine 
  • Gzil Fabrice, Docteur en philosophie, responsable du pôle Études et recherche, Fondation Médéric Alzheimer, Paris, France
  • Hamez Gregory, Professeur de Géographie, Université de Lorraine
  • Jovelin Emmanuel, Professeur de sociologie, Directeur du 2L2S, Université de Lorraine
  • Lambelet Alexandre, Professeur associé, HES, Lausanne, Suisse
  • Le Borgne-Uguen Françoise, Professeure de sociologie, Labers, Laboratoire d’Etudes et de Recherche en Sociologie (EA 3149), Université de Bretagne Occidentale, Brest, France
  • Levilain Hervé, Maitre de conférences en sociologie, Université de Lorraine, Nancy, France
  • Macia Enguerran, Anthropobiologiste, Chargé de Recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) – UMI 3189 Environnement, Santé, Société (CNRS / UCAD / U. de Bamako / CNRST)
  • Marchal Hervé, Professeur de Sociologie, Université de Bourgogne et de Franche Comté
  • Marcilhac Anne, Maitre de Conférences  Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris, Chercheuse en neurobiologie, Directrice de l’ITEV, INSERM, Montpelier
  • Masson Olivier, Université de Louvain-la-Neuve
  • Moulaert Thibault, Maître de conférences en sociologie, Université Grenoble-Alpes
  • Moulin Pierre, Maître de conférences en Psychologie, Université de Lorraine
  • Ndoye Soukey, Docteure en sociologie, université Paris Descartes, Laboratoire Philepol, France
  • Perret Guillaume Christine, Professeure des universités en gériatrie, CHRU de Nancy, Université de Lorraine
  • Pérez Salanova Mercè, Psychologue, Professeur Associée Faculté Psychologie (Universitat Autònoma de Barcelona). Assesseur Technique. Area d’Attention aux Personnes- Diputació de Barcelona, España
  • Pfrimmer Marie-Christine, médecin, Coordinatrice pédagogique en gérontologie, Université de Strasbourg
  • Polesi Hervé, Maître de conférences associé, Université de Strasbourg, France
  • Raymond Émilie, Professeure, École de service social, Université Laval, Québec, Canada
  • George Rouamba, Docteur en anthropologie (Burkina Faso), Coordinateur Reiactis Afrique
  • Sajoux Muriel, Maître de Conférences en Sciences Économiques, Université de Tours
  • Trouvé Hélène, Chef de projet, Unité de recherche sur le vieillissement, Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV), Paris, France
  • Villez Marion, Maitre de conférence en sociologie, Chercheuse au Lirtes, Upec, Paris
  • Viriot Durandal Jean-Philippe, Professeur de sociologie, Université de Lorraine, Président du REIACTIS
  • Volery Ingrid, Professeure de sociologie, Université de Lorraine, 2L2S, Nancy, France

 N.B. Le Conseil scientifique est en cours de composition/ validation. Vous pouvez retrouver la liste complète sur le site dédié au colloque disponible à partir de www.reiactis.com.

4–6 February 2020

Metz, France

Argument

Inclusive societies in an ageing context

In 2002, the United Nations (UN) adopted the slogan “Towards a society for all ages.” Almost 20 years later, and more than 70 years after the adoption of the Universal Declaration of Human Rights, the attainment of an inclusive society is still a distant dream.

This pursuit of an inclusive society is not limited to ageing but involves concepts and attitudes towards diversity in modern societies. Thus, the call for papers for the 6th International REIACTIS Conference is open to any aspect of the cumulative process of exclusion/integration that overlaps with ageing, such as gender, disability, ethnic origin or socio-economic level.

REIACTIS invites researchers in the humanities and social sciences, as well as policymakers and ordinary citizens, to meet on our international stage at Metz in order to imagine and debate what inclusive societies in an ageing world might look like.

Scientific frameworks

Starting with the central question of how age exclusion/inclusion came to be based in modern societies, the conference will discuss explicit and implicit processes of exclusion vs. integration in the implementation of public policies, as well as in daily interactions between older people and their environment. Given the diversity among older people themselves, the interactions between physical, psychic, socio-economic and cultural determinants in the exclusion/inclusion processes will also be examined.

To tackle these issues, the international conference proposes to focus on general conceptual contexts and three main themes. Proposals should select one of the following four options, although you are free to propose something different.

Inclusive society: cross-cutting concepts and theoretical issues

The concept of “inclusive society” is often used as a public policy baseline. It conveys a political, and even utopian, dimension that researchers rarely analyse. The notion of inclusion is often used in specific fields, such as research on poverty or urban studies. It is also relevant in other studies related to disability, gender and ageing to comprehend exclusion or, conversely, social integration processes. In a political economy perspective, inclusion/exclusion are mainly related to the structure of production systems and the outcomes of economic and social capital (re)distribution. Not surprisingly, the issue of inclusion/exclusion leads to frequent debates on inequality.

An examination of conceptual contexts requires a broad perspective on inclusion. Contributors are invited to compare the notion of inclusion with related concepts by drawing a distinction, for example, between inclusion and integration. The notion can also be discussed through its boundaries and links with concepts, such as affiliation, disaffiliation, disqualification, and social invisibility. Proposals can explore notions such as disengagement, ageism, or social death drawn from the sociology on ageing, but also draw theoretical input from other disciplines that focus on resilience, participation, affiliation, etc.

The relevance of the dichotomy between inclusion and exclusion can also be discussed. The conference is a real opportunity to open discussion on the links between specific categories, such as elderly and disabled persons’ needs, and their inscription in universal rights documents. Contributors are invited to explore the contradictions or convergences among individuals or groups claiming specific rights and their struggles for equal rights. The 6th international conference raises one fundamental question: how can specific rights related to ageing be enshrined in the universal rights of man? Some see contradictions, even a fundamental contradiction, while others believe that there is an essential interconnectedness.

The notion of “inclusive society” can also be discussed by using theories drawn from political economy. For example, inclusive society can be seen as the outcome of economic and social capital redistribution or the result of political and social struggles among specific interests. One can also examine the role of State and public policies in promoting or discouraging social exclusion, as well as the role of social movements in promoting more inclusive patterns.  Political frameworks can be viewed from the local to the supranational level.

One can also look at the divergences and convergences in the definition of an “inclusive society” between the ageing field and other fields, such as that of disability. From theoretical frameworks to social movements in action, observations can be made of how different meanings of inclusion play out in the political struggle for inclusion and strategies to change policies and legal frameworks. For example, the UN Convention on the Rights of Persons with Disabilities, signed by over 187 countries, provides an opportunity to examine both the thinking and recommendations for action behind its effort to assure inclusion for persons with disabilities. The 6th international conference will bring together stakeholders in both the disability and ageing fields to learn from one another, as advocates for the ageing continue to fight for inclusiveness through campaigns and proposals for legislation against age discrimination.

Special attention could be paid to the role and involvement of the European Union, the United Nations and some of its specialised bodies, such as the World Health Organization (WHO), particularly in the dissemination of standards for the inclusion of older people, such as age-friendly cities and communities.

Participants can also choose among the following three themes for their proposals.

Theme 1: Inclusion and the life course

Proposals for the 6th International Conference may take a life course perspective on inclusion and exclusion processes. Research shows that exclusion processes often occur at early stages of the life cycle, especially in the labour market, training and lifelong education. Since work is such a strong socio-economic integrator, what could be the design for an inclusive society for people whose main characteristic is precisely to be outside of the labour market? Contributors can bring insights to bear on the evolution of retirees’ roles, status, social integration and recognition. This involves the capacity to accept a large diversity of retirement patterns, such as active or productive ageing within family and society, as well as the right to consumption and inactivity.

REIACTIS invites contributions on how older persons’ continuing abilities, as well as disabilities, are lived and mobilized by older people themselves, their social and family networks and public policies seeking to empower older people. An examination of the difficulties and barriers faced by older persons to retain control over their lives and their environment would also be welcome. Research on social markers, such as retirement, widowhood, residential change, disability, etc., will be discussed to understand challenges to inclusive patterns and the adaptations of models of inclusion that become necessary when change occurs. Reports of longitudinal studies that extend until the end of life would be particularly enriching. This includes all aspects of personal biographies that lead to changes in capabilities with their implications for exclusion and opportunities for integration.

The life course perspective brings us to explore “inclusiveness” in the latest years. The representation of the last stage of the life course is often imbued with negative social connotations and can lead to invisibility and social exclusion. Contributions are welcome on the role of personal resources (psychic, internal, symbolic, etc.) and environmental supports (professionals, caregivers, and volunteers, family) to improve the quality of life in accordance with the desires and needs of people in the last stage of their lives. One can examine the implementation of “life projects” until the end of life and the responsibilities of stakeholders in this process (public policies, civil society, practitioners, families, individuals). What is an inclusive society at this point in the life course and, to what extent, are individuals in nursing homes, in hospitals or at home still considered to be full citizens empowered with equal rights until the last stage of life? The question of their inclusion in decision-making is an issue in the specific context of the end of life.

Theme 2: Inclusive society and environmental perspectives

The second theme of the conference focuses on inclusiveness in an environmental perspective. The environmental perspective in a context of ageing refers here to material infrastructure (buildings, transportation, etc.) and to cultural and symbolic concepts of space, territory, goods and services.

Different aspects of the subject can be discussed—for example, the way in which environment generates inclusion or exclusion by becoming more or less welcoming or suitable as individuals grow older. In a context of changing (dis)ability, what are the responses of the environment to facilitate the expression of needs and concerns, and to what extent are older people involved in the design of relevant solutions for their needs? It would be particularly helpful to understand how societies, institutions, families and older people themselves can contribute to more inclusive environments through access to decision-making processes. Here, the scope can range from “home” (what is an inclusive housing?) and “neighbourhood” to “age friendly cities and communities”.

The contributions of disciplines that have broached the field of ageing relatively recently, such as geography and architecture, may offer opportunities for a new approach. Particular attention will be paid to environmental contrasts (cities, suburbs, countryside) and the type of solutions created for different categories of ageing populations. Studies on “territories” or “communities” (e.g. in Canada and the United States) provide perspectives on the various configurations, responses and forms of social and political action that are directed to integrating the diversity of populations, especially older persons.

One can also take a critical perspective on the limitations of inclusive patterns. For example, are there justifiable distinctions to be made between “age friendly communities” developed by advocates for ageing and “dementia-friendly communities” developed by disability advocates?  Similarly, do the notions of "universal design" or "universal accessibility" make important distinctions for the design of material and non-material goods to promote their use by all?

Theme 2 also encompasses critical issues related to accessing facilities or services, such as the lack of choice, prohibitive cost, a refusal to use services, etc. In addition, there are cultural obstacles to accessing complex environments, such as computer illiteracy, confusing forms and terminology. Proposals for new public policies, protocols for action and evaluation aimed at adapting environments to the diversity of older audiences’ capabilities and uses are welcome.

The environmental perspective will also deal with the impact of digital technologies on age (un)friendly environments. New technologies refer to two major groups: assistive technologies (including robotic devices) and information and communications technologies (ICT). This issue is centred on a basic but fundamental question: to what extent can technologies support or hinder the inclusion/exclusion of older people?

Under the best conditions, these tools can help to improve and preserve the autonomy and quality of life of both elderly people and family caregivers. Including older people in the world of technology can add value for new generations. Technology can also play an important role in supporting social inclusion and intergenerational solidarity. New technologies and the Internet can be beneficial when they bolster social interaction among relatives or friends or informal networks, when they allow privacy to be maintained or when they provide access to information and services. Technologies can also play a role in supporting social action for older people’s inclusion (e.g. campaigns against ageism on a global or national scale).

More controversial aspects of technology must also be discussed. One important issue is the development of “e-government” which, today, affects broad swathes of society. While it can improve older people’s power to act and their ability to run their lives, to access their rights and social and health benefits, it can also obstruct them. Issues can arise related, for example, to the design of interfaces and the many ethical and social justice concerns that technology raises – not only for seniors but also for their close friends and family. Finally, it is necessary to ask whether, in an inclusive society, the work being carried out today in technology is successful at going beyond “acceptability” and leads, for example, into a consideration of what a real co-construction of technological services and objects involving users could become.

Theme 3: Inclusive society, citizenship and social participation

The third theme of the international conference focuses on power relationships within an inclusive society. Indeed, if an inclusive society presents itself as the ideal to combat forms of exclusion linked to ageing, and if it aims to take into account the variety of ways ageing takes place, it is not only the principles of this society that should be examined, but also how they manifest in action. The first question of theme 3 deals with the involvement of older people in decision-making.

An inclusive society can take place in all forms of democracy. However, questions about various institutions of democracy arise too. For example, how much do democracies care about voter participation in public decision-making? Recent findings regarding the sharp increase in senior citizens’ rate of abstention from voting raise questions about exercising civic rights throughout one’s life. Is the right to vote a lifelong right or perishable with age? Can one have inclusiveness without active citizenship?

Beyond political rights and participation in elections, recent social movements invite us to consider the relationship between “inclusive societies” and the protest role of older people.

Different forms of participative democracy, social democracy and even direct democracy shape experiences of inclusion. Researchers are welcome to review the tools and methods required to set up an inclusive public policy, including an analysis of the ways in which the principle of including seniors is operationalised through frameworks and participatory methods. Assessing the effects on seniors who participate in these approaches is a topic that could be explored. How do these approaches oppose or overlap with systems that are already encouraging seniors to exercise their civic rights? The development of labels (like age friendly cities) raises questions about the sectorisation of ageing, whereas intersectorality can be considered as the final goal of integration.

Consideration can be given to the challenges of evaluating practices and tools that foster inclusion in all kinds of decision-making processes. More precisely, while there is currently a set of measures in place supporting the social or civic participation of seniors in decision-making processes (whether in daily interactions with family, practitioners, social workers, volunteer opportunities, or within institutions such as residents’ councils, advisory committees), the point here is to show how participation can contribute to institutional systems and, more importantly, to decision-making processes as a whole. While the goal of these approaches can be summarised as “doing with” instead of “doing for”, they can also be met with resistance or conflicts of interest (personal, family or professional) that can weaken the implementation of empowerment processes. These tensions are of particular interest within the study of social movements bearing the slogan “nothing about us without us.”

The forms and goals of social intervention can ultimately be transformed beyond the quest for civil rights and social participation. Inclusion then takes place within formal processes, where older people are given different names and status (citizens, users, beneficiaries, etc.). Some studies question the representativeness of representatives of social categories that are as broad and varied as retirees and seniors. What about those who are “invisible” in consultations and decision-making processes? Finally, we can examine studies on different frameworks of action and the difference, for example, between “intervention” cultures and “community building” and “community organising” one, which are widespread in the United States and Canada and are also gaining ground in continental Europe. How do they contribute to the development of inclusive societies?

Key information

The international conference is organized by REIACTIS and Lorraine University together with scientific networks and societies: CR6 of the International Association of Francophone Sociology, the RT7 of the French Association of Sociology (AF7), and the French Institute on Longevity of Ageing (ILVV).

Proposals for papers are to be submitted on the REIACTIS website dedicated to the conference (reiactis.com)

between 22 April and 15 June 2019.

Proposals for individual papersshould be no longer than 5,000 characters, including spaces.

Proposals for the roundtable (3 to 4 speakers at most) should be no longer than 4,000 characters each, including spaces, and a summary of 2,000 characters, including spaces.

Proposals for a poster should be no longer than 5,000 characters, including spaces.

Assessment of proposals by the International Scientific Committee and responses to authors will be completed by 20 July 2019.

A pre-programme of the conference will be available around 20 July 2019.

Contacts :

Places

  • Metz Congrès Robert Schuman
    Metz, France (57)

Date(s)

  • Saturday, June 15, 2019

Keywords

  • société inclusive, avancée en âge, vieillissement, intégration socio-économique, citoyenneté, âge, parcours de vie, territoire, habitat, participation politique, fin de vie, nouvelles technologies,

Contact(s)

  • Radoslav Gruev
    courriel : gruevr [at] yahoo [dot] fr
  • Jean-Philippe Viriot Durandal
    courriel : viriotdurandal [dot] reiactis [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Radoslav Gruev
    courriel : gruevr [at] yahoo [dot] fr

To cite this announcement

« Inclusiveness in an ageing society », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, May 07, 2019, https://calenda.org/611330

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal