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Branchements culturels

Un concept pour re-penser les interculturalités, identités et altérités en Amérique ibérique

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Publicado quinta, 08 de agosto de 2019 por Céline Guilleux

Resumo

Nous souhaiterions que cette journée d’étude soit l’occasion de nous approprier le concept de « branchement », théorisé par Jean-Loup Amselle, qui a jusqu’ici été relativement peu utilisé dans les travaux portant sur l’Amérique ibérique, au-delà des cercles spécialisés en anthropologie ou ethno-histoire. Il s’agit pour nous de mettre à l’épreuve la pertinence de cet outil et son caractère opératoire dans les domaines spécifiques qui intéressent les participants. Dans quelle mesure ce concept permettrait-il en effet de re-penser certains phénomènes, que les concepts habituels de métissage, acculturation ou transfert ne parviennent pas à saisir complètement ? En quoi cet outil heuristique pourrait-il renouveler les approches des américanistes et, à l’inverse, comment ceux-ci pourraient-ils s’en saisir afin de lui donner une nouvelle interprétation ?

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Argumentaire 

Les concepts de « métissage » et « d’acculturation » ont largement été utilisés au cours des dernières décennies par des chercheurs américanistes issus de disciplines variées dans le but d’analyser les phénomènes de contacts, mélanges et transferts culturels. Le continent américain a ainsi pu être considéré, à juste titre d’ailleurs, comme « un creuset […] unique » qui serait le lieu d’un « brassage sans précédent des êtres, des cultures et des sociétés » depuis le XVIe siècle[1]. Cette approche a notamment permis de mettre l’accent sur l’originalité de l’évolution culturelle américaine depuis 1492, comme prémisse et première manifestation du phénomène actuel de « globalisation »[2]. Elle a également insisté sur le caractère dynamique et pluriel de ces phénomènes de contacts interculturels, mais aussi de leurs implications dans les domaines politique, social, identitaire, etc., que ce soit à l’époque moderne ou contemporaine, coloniale ou républicaine[3].

Toutefois, sans vouloir minimiser les apports ou la pertinence de ce type d’études, il convient d’observer que les deux termes mentionnés portent en eux un certain nombre de postulats épistémologiques susceptibles de biaiser la réflexion historiographique. L’acculturation, par exemple, désigne au sens strict des phénomènes de contacts culturels[4], mais présente l’inconvénient, au-delà de sa contextualisation plus volontiers coloniale[5], de susciter un certain nombre d’ambiguïtés et de malentendus[6], tout en concevant la culture en termes relativement absolus, comme l’illustre l’approche par typologie. Celle-ci présuppose en effet que le contact interculturel serait un phénomène spécifique qui viendrait bouleverser une situation antérieure idéale car homogène. Nathan Wachtel, principal théoricien de l’acculturation, reconnaît lui-même à ce sujet que « l’élaboration d’une typologie ne suffit pas à réduire les phénomènes d’acculturation, car les changements produits dans une seule et même société illustrent souvent, non seulement la succession de plusieurs types d’acculturation dans le temps, mais encore leur coexistence, voire leurs interférences »[7]. Quant au concept de « métissage », il a le défaut, comme le souligne avec force l’anthropologue Jean-Loup Amselle, outre le fait de renvoyer indirectement aux domaines de la biologie et de la zootechnie[8], de présupposer une approche « essentialiste » où le mélange aurait modifié des entités à l’origine « pures » et « étanches », qui se seraient par la suite en quelque sorte « altérées »[9]. Ainsi, en utilisant ce terme et les connotations qui l’accompagnent, on opposerait de façon abusive des sociétés « authentiques » à des groupes dits « métissés » et donc « corrompus », des sociétés « modernes » à des groupes dits « traditionnels », perçus comme « figés » et « anhistoriques ». Ces derniers n’auraient justement pas « évolué » avant l’entrée en contact avec une culture extérieure porteuse de changement et d’historicité, telle la civilisation occidentale[10].

Pour remédier à cet inconvénient, sans pour autant renoncer à l’idée de mélange qui présente l’intérêt de constituer un « antidote » précieux au concept dangereux de race[11],  Jean-Loup Amselle d’abord, puis Guillaume Boccara, ont préféré l’expression de « logique[s] métisse[s] », qui met en avant l’idée selon laquelle le mélange est une norme et une constante universelle dans l’évolution de toute culture[12]. Il s’agirait donc de ne jamais considérer une culture ou une identité données de façon isolée mais, au contraire, dans le cadre d’un faisceau de relations et de tensions avec celles qui l’entourent, lesquelles engendreraient une re-négociation constante des pratiques et une re-définition dynamique de l’identité[13].

L’étape la plus récente dans la déconstruction de ces concepts et de la vision que l’on se fait des phénomènes associés a été le remplacement par Amselle du terme « métissage » ou « logique métisse » par celui de « branchement »[14]. Ce concept a pour vocation de resituer l’approche en partant du global vers le particulier et non l’inverse, afin d’envisager systématiquement les cultures à l’intérieur du réseau au sein duquel elles évoluent. Comme l’explique son théoricien par le biais d’une métaphore électrique ou informatique, « [d]ans le schéma du branchement […] c’est l’interconnexion qui est la condition d’existence de la communication interculturelle. Pas de culture sans cultures, et cela vaut pour toutes les époques, la phase de globalisation actuelle ayant été précédée […] par des phases de globalisations antérieures, qui ont chacune fourni les miroirs sans lesquels l’image des différentes cultures ne saurait se former »[15]. Nous souhaiterions que cette Journée d’Étude soit l’occasion de nous approprier cette notion qui a jusqu’ici été relativement peu utilisée dans les travaux portant sur l’Amérique ibérique, au-delà des cercles spécialisés en anthropologie ou ethno-histoire. Il s’agit pour nous de mettre à l’épreuve la pertinence de cet outil et son caractère opératoire dans les domaines spécifiques qui intéressent les participants. Dans quelle mesure ce concept permettrait-il en effet de re-penser certains phénomènes, que les concepts habituels de métissage, acculturation ou transfert ne parviennent pas à saisir complètement ? En quoi cet outil heuristique pourrait-il renouveler les approches des américanistes et, à l’inverse, comment ceux-ci pourraient-ils s’en saisir afin de lui donner une nouvelle interprétation ?

Selon nous, le concept de branchement correspond ici à deux acceptions complémentaires qui renvoient, d’une part, à l’action d’un groupe ou d’une culture entrant en connexion ou se branchant à un autre élément entré dans son réseau, ce qui désignerait l’entrée en communication et/ou la prise de contact avec une « autre » culture, entraînant une série d’échanges, de transferts et de circulations. Si, dans tout réseau électrique, il faut admettre qu’il y a un élément qui joue le rôle de source d’énergie dont l’autre se nourrira, nous considérerons pour notre part que cette circulation sera a priori horizontale, à savoir que chaque groupe concerné dispose d’une énergie propre susceptible d’alimenter l’autre, sans nier pour autant qu’il puisse exister des relations de domination où l’une des deux sources aurait une plus grande capacité de diffusion ou d’imposition de sa propre culture. En effet, le phénomène de branchement ne saurait être une opération automatique et neutre : il implique nécessairement une série de circonstances et de subjectivités qui contribuent à produire des effets particuliers. Cet aspect nous rappelle que le branchement peut relever ou non d’une volonté consciente, autrement dit d’une démarche constructiviste, notamment dans les phénomènes d’élaboration identitaire. On peut faire le choix de « se brancher », voire de se « raccorder » à telle ou telle source, ou au contraire de s’en débrancher, pour diverses raisons stratégiques. D’autre part, le terme de branchement renvoie également au tissu de parenté dans lequel s’inscrit chaque culture ou groupe, ainsi qu’aux relations que chaque membre du réseau entretient avec les autres, ce qui le définit par rapport à Autrui, comment se sont effectuées ou s’effectuent les différentes connexions et les conséquences qu’elles entraînent. Cette approche non pas linéaire car multidirectionnelle du tissu ou réseau électrique permet de considérer l’évolution des cultures non pas de façon binaire, en opposant la phase supposée initiale à la phase où se produirait le mélange, mais au contraire de considérer les prises de contact comme autant d’étapes progressives,  où les cultures ne se contentent pas de se « métisser » mais  deviennent en réalité elles-mêmes, dans le cadre d’un réseau de branchements sans cesse actualisé. Ainsi, selon les termes d’Amselle, « toute culture est le produit d’un branchement, d’une dérivation opérée à partir d’un réseau de signifiants plus large qu’elle »[16]. De ce point de vue, la dimension « incarnée » de ces processus de branchement culturel ne doit pas être négligée, dans la mesure où la mise en réseau des cultures est nécessairement le fait d’individus de chair et d’os, socialement et politiquement situés. On s’intéressera donc au rôle de premier plan assumé par ces « passeurs », véritables opérateurs de connexions et d’échanges d’énergie entre cultures[17].

Nous espérons que cette approche suscitera l’intérêt des futurs participants, que nous invitons à se saisir du concept de « branchement culturel » afin d’alimenter leur réflexion individuelle relative aux interculturalités, identités et altérités ibéro-américaines.  

Les orientations thématiques (4) que nous proposons, non exhaustives ni restrictives, sont les suivantes :

  • La question de l’imbrication des mentalités, traditions et productions culturelles et historiographiques, notamment par l’apparition d’écrits dits « hybrides » ou « métis », comme ceux de Garcilaso de la Vega et Guamán Poma de Ayala au Pérou, ou comme la production de chroniques et codex par des Espagnols, Indiens et métis en Nouvelle-Espagne, ou encore les traductions collaboratives en langue amérindienne dans les missions jésuites du Paraguay, etc
  • Le problème de la définition ou auto-définition (ethnogenèse) de groupes sociaux et de leur identité aux époques moderne et contemporaine (Indiens, « réduits », métis, mulâtres, pardos, criollos, marranes, etc.), en tenant compte des rapports de force qui président à la logique d’assignation d’une identité donnée par un groupe dominant, tout autant que de la démarche « constructiviste » impliquée par l’élaboration identitaire et la formation de « communautés imaginées », pour reprendre les catégories forgées par Benedict Anderson[19]. Les processus de construction d’identités nationales dans le cadre de l’apparition des États-Nations au XIXe siècle, ou encore leurs liens avec les différents courants idéologiques et politiques des XIXe et XXe siècles en Amérique ibérique (positivisme, dichotomie civilisation-barbarie, éloge du métissage, populisme, socialisme, etc.) pourront entrer dans cet axe.
  • Le rôle des diverses langues ibéro-américaines (en particulier celui des « langues générales coloniales ») dans l’émergence des cultures vice-royales d’abord et républicaines ensuite.
  • Le processus d’évangélisation et le « raccordement » des Indiens au christianisme dans ses diverses manifestations (catholiques, protestantes…), que ce soit par le biais de la catéchèse ou des campagnes d’extirpation d’idolâtries.

Organisateurs

Shems Kasmi (Université Toulouse-Jean Jaurès, CEIIBA),

Thomas Brignon (Casa de Velázquez, FRAMESPA - EHEHI)

Date et lieu de l’événement

3 ou 24 Avril 2020. La date définitive sera fixée en septembre 2019. Université Toulouse-Jean Jaurès.

Modalités de contributions

Les propositions de communication, constituées d’un titre, d’un résumé de 10-20 lignes et d’une brève bio-bibliographie (langues : français, espagnol, portugais) sont à envoyer

jusqu’au 1er octobre 2019

aux adresses suivantes : shems.kasmi@gmail.com; thomas.brignon@hotmail.com)

Une priorité sera donnée aux propositions venant de doctorants et jeunes docteurs.

Bibliographie

Bibliographie axe 1

GOMEZ-MULLER Alfredo, « L’être-métis : L’Inca Garcilaso de la Vega, in Alfredo Gómez-Muller (dir.), Penser la rencontre de deux mondes, Paris, PUF, 1993.

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LESBRE Patrick, La construcción del pasado indígena de Tezcoco: de Nezahualcóyotl a Alva Ixtlilxóchitl, México, Instituto Nacional de Antropología e Historia, 2016.

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Bibliographie axe 2

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Bibliographie axe 4

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Bibliographie additionnelle

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Notes

[1] L. Bénat Tachot, S. Gruzinski et B. Jeanne (éd.), Les processus d’américanisation. Tome 1, Ouvertures théoriques, Paris, Le Manuscrit, 2012, p. 12.

[2] S. Gruzinski, La pensée métisse, Paris, Fayard, 1999 ; C. Bernand et S. Gruzinski, Histoire du Nouveau monde. 2, les métissages : 1550-1640, Paris, Fayard, 1993.

[3] G. Boccara (éd.), Colonización, resistencia y mestizaje en las Américas: (siglos XVI-XX), Lima, Perú, 2002 ; B. Ares Queija, S. Gruzinski (éds.), Entre dos mundos fronteras culturales y agentes mediadores, Sevilla, Escuela de estudios hispano-americanos, 1997.

[4] N. Wachtel, “L’acculturation”, in P. Nora et J. Le Goff (éds.), Faire de l’histoire, Paris, Gallimard, 1974, p. 174 ; G. Aguirre Beltrán, El proceso de aculturación, México, Universidad Nacional Autónoma de México, Dirección General de Publicaciones, 1957, p. 9.  

[5] N. Wachtel, Art. Cit., p. 174.

[6] G. Aguirre Beltrán, El proceso de aculturación, op. cit., p. 9-15.

[7] N. Wachtel, Art. Cit., p. 186.

[8] J.-L. Amselle, Logiques métisses. Anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, Paris, Payot, 2010, p. 14.

[9] Ibid., p. 15-19.

[10] Ibid., p. 11 ; 16-18.

[11] Ibid., p. 26.

[12] Ibid., p. 14 ; G. Boccara (éd.), Lógica mestiza en América, Temuco, Instituto de Estudios Indígenas, 1999, p. 17.

[13] J.-L. Amselle, op. cit., p. 36.

[14] J.-L. Amselle, Branchements : anthropologie de l’universalité des cultures, Paris, Flammarion, 2001.

[15] Ibid., p. 14.

[16] J.-L. Amselle, Logiques métisses : anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, op. cit., p. 15.

[17] L. Benat Tachot, S. Gruzinski (éds.), Passeurs culturels : mécanismes de métissage, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 2002.

[18] Ibid., p. 75 ; 77.

[19] B. Anderson, Imagined communities: reflections on the origin and spread of nationalism, London, Verso, 2016.

Categorias

Locais

  • A préciser - Université Toulouse-Jean Jaurès
    Toulouse, França (31)

Datas

  • terça, 01 de outubro de 2019

Palavras-chave

  • civilisation, branchement, contact, culture

Contactos

  • Shems Kasmi
    courriel : shems [dot] kasmi [at] gmail [dot] com
  • Thomas Brignon
    courriel : thomas [dot] brignon [at] hotmail [dot] com

Fonte da informação

  • Shems Kasmi
    courriel : shems [dot] kasmi [at] gmail [dot] com

Para citar este anúncio

« Branchements culturels », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado quinta, 08 de agosto de 2019, https://calenda.org/661078

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