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Quand le sud pense le nord : défis méthodologiques, enjeux épistémologiques

When the South thinks the North - methodological challenges, epistemological stakes

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Veröffentlicht am Donnerstag, 29. August 2019 bei Anastasia Giardinelli

Zusammenfassung

Rares sont les réflexions nées d’une démarche ethnographique inversant la place historique entre, d’un côté, un « Sud Global » comme aire culturelle à étudier et, de l’autre, un « Nord Global » comme aire épistémique productrice de connaissances légitimes sur le premier. En d’autres termes, aujourd’hui encore il reste inhabituel – et même presque insolite – de voir « le sud penser le nord ». Cette journée d’étude part d’un constat empirique renforçant malheureusement cet état de fait : la majorité des masterant.e.s et des doctorant.e.s en SHS venu.e.s des pays du sud pour étudier en France et en Europe, font de « leurs » pays d’origine des objets d’enquête et des terrains de recherche. Bien moins visibles – et bien moins nombreu.s.es – sont celles et ceux qui font des pays d’Europe des terrains d’investigation et des objets de réflexion légitimes, et qui produisent donc des connaissances sur les sociétés européennes. C’est pourquoi nous proposons cette journée d’étude comme un espace d’échange et de réflexion pour discuter des enjeux épistémologiques, théoriques et méthodologiques d’une telle situation.

Inserat

Argumentaire

« Or il ne peut y avoir de « pensée globale » que celle qui, tournant le dos à la ségrégation théorique, s’appuie de fait sur les archives de ce que Édouard Glissant appelait le « Tout-Monde ».

Achille Mbembe, Politiques de l’inimitié,2016

De nombreuses voix appellent aujourd’hui à repenser et à contester l’hégémonie occidentale dans la production et la diffusion des connaissances et des modèles d’analyses des Sciences Humaines et Sociales (SHS). Cette hégémonie – autant épistémologique qu’institutionnelle – révèle l’incidence des modes de financement des recherches et l’influence des conditions historiques et politiques de leur émergence et de leur utilisation au niveau mondial. Des pans entiers de connaissances tombent dans l’oubli de n’être pas financés ou bien d’appartenir à des traditions nationales méconnues ou négligées, voire à des courants de pensée parfois délibérément ignorés parce qu’ils engagent une critique radicale des approches scientistes aveugles à leurs conditions sociales et historiques de production. La présence de l’oeuvre la plus célèbre d’Edward Said, L’Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident (1978), au programme du concours de l’École Normale Supérieure de Lyon en 2014, témoigne toutefois de l’avancée et de l’importance de la pensée postcoloniale pour critiquer les procès d’invisibilisation et d’altérisation des savoirs extra-occidentaux. À la suite de ces travaux, la pensée postcoloniale, mais aussi les Subaltern Studies, les épistémologies du sud, les savoirs situés des épistémologies féministes et jusqu’à la critique décoloniale, apparue en Amérique Latine dans les années 1990, auront tôt fait de produire des réflexions nouvelles et plurielles visant le renouvellement des objets, des méthodes et des problématiques de recherche, dans le but de récuser la fabrique d’un universel trop souvent congruent à une vision occidentale du monde.

La critique d’un universalisme abstrait, indifférent au caractère provincial de tout discours scientifique– puisque toujours lié à un contexte historique et culturel donné et apparu au sein d’une tradition intellectuelle spécifique – constitue le préalable nécessaire à l’ouverture d’un véritable dialogue transdisciplinaire et transnational au sein des SHS. Mais en dépit de cet effort, les productions scientifiques en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine ou du "Monde arabe" demeurent peu visibles au sein des champs universitaires occidentaux. Ces régions du monde continuent ainsi à être reléguées au statut de « terrains » et de « laboratoires » privilégiés des enquêtes ethnographiques occidentales. Et rares sont les réflexions nées d’une démarche ethnographique inversant la place historique entre, d’un côté, un Sud Global comme aire culturelle à étudier et, de l’autre, un Nord Global comme aire épistémique productrice de connaissances légitimes sur le premier. En d’autres termes, aujourd’hui encore il reste inhabituel – et même presque insolite – de voir « le sud penser le nord ».

Cette journée d’étude part d’un constat empirique renforçant malheureusement cet état de fait : la majorité des masterant.e.s et des doctorant.e.s en SHS venu.e.s des pays du sud pour étudier en France et en Europe, font de « leurs » pays d’origine des objets d’enquête et des terrains de recherche. Bien moins visibles – et bien moins nombreu.s.es – sont celles et ceux qui font des pays d’Europe des terrains d’investigation et des objets de réflexion légitimes, et qui produisent donc des connaissances sur les sociétés européennes. C’est pourquoi nous proposons cette journée d’étude comme un espace d’échange et de réflexion pour discuter des enjeux épistémologiques, théoriques et méthodologiques d’une telle situation.

Venant d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique pour étudier des sociétés européennes, nos expériences se rejoignent en un certain nombre de questionnements communs. Il nous importe en effet de nous interroger sur les possibilités et les limites de l’accès aux terrains occidentaux pour des chercheur.e.s non-européen.ne.s ; de questionner notre légitimité et notre autorité – en tant qu’elle est parfois elle-même mise en question – à produire des connaissances sur les sociétés européennes ; et de complexifier ces interrogations en cherchant à savoir comment les appartenances de race, de classe, de genre mais aussi l’appartenance à des traditions éducatives nationales voire à des habitudes de métier différentes, informent les modes de pensée et d’analyse des chercheur.e.s non-européen.ne.s. À cet égard, précisons que les points de vue situés qui sont les nôtres n’ont rien d’identités essentialisées qui réintroduiraient par la bande un dualisme épistémologique et ontologique entre le Nord et le Sud, entre l’Occident et son Autre. Serait-il d’ailleurs seulement possible – si ce n’est souhaitable –d’amalgamer autant de contextes nationaux et régionaux différents sous les vocables réducteurs et réifiants de « Nord » et de « Sud » ? Nous ne le pensons pas. En cela, les points de vue situésque nous souhaitons faire émerger lors de cette journée d’étude sont des identités relationnelles,prises dans des rapports de pouvoir et de savoir qu’ils nous intéressent ici de penser et de problématiser.

Certes, une telle inversion épistémique est parfois la source de malaises – autant sur le terrain qu’à l’intérieur du monde académique. Les chercheur.e.s venu.e.s du sud apportent dans leurs bagages des savoir-faire intellectuels, des outils méthodologiques, des références bibliographiques et des épistémologies suscitant parfois des hésitations ou des tensions au sein de la communauté scientifique. Les études afroféministes, les études décoloniales, les chicana/o studies – parmi d’autres – questionnent les divisions disciplinaires traditionnelles et mettent bien souvent en cause les principes d’objectivité et d’impartialité politique parfois revendiqués au sein des universités occidentales. Ces courants demeurent néanmoins largement méconnus en Europe ; et les concepts qu’ils produisent font quelquefois l’objet d’occultations et d’exils. Comment leur introduction dans les débats contemporains peut-elle favoriser une meilleure compréhension des sociétés du nord ? Quels sont les enjeux entourant la diffusion, la réception et la reconnaissance de ces travaux ? Quels sont les frontières et les ponts que ces recherches traversent, et les « métissages » théoriques et méthodologiques qu’elles permettraient pourtant de produire ? Ce sont des questions qu’il nous intéresse de poser. Mais nous savons aussi combien la rencontre de ces multiples courants et traditions théoriques s’accompagne également de l’imposition d’asymétries induisant des effets de subordination et de hiérarchisation qui ne sont pas étrangers à la « violence épistémique» et à la « colonialité des savoirs » qui façonnèrent longtemps – et façonnent encore – la configuration mondiale des SHS. Au-delà du discours consensuel de l’hybridation heureuse dans la rencontre des savoirs autres, et au-delà de la rhétorique agonistique des rapports de pouvoir et de domination entre traditions nationales, il nous importe donc de penser et d’analyser, lors de cette journée d’étude, la réalité des enjeux entourant la circulation transnationale des chercheur.e.s, de leurs théories et de leurs méthodes, à partir de leurs expériences de terrain et de recherche concrètes.

Pour ce faire, nous proposons deux axes de réflexion pour l’organisation de cette journée :

Premier axe. Épistémologies en chantier

Le premier axe de réflexion vise à problématiser les questionnements et les rapports épistémologiques des chercheur.e.s du sud quant à leurs objets de recherche portant sur les sociétés du nord. Dans quelle mesure est-il possible – et par quels moyens – de penser le monde social d’une manière plus diverse en termes d’épistémologies ? Comment, par exemple, penser le nord à partir des catégories issues des sciences sociales du sud ? Si le travail d’objectivation scientifique impose de cadrer la recherche dans un corpus théorique et épistémologique précis, comment les chercheur.e.s du sud – du moins ceux et celles sensibles aux problématiques soulevées par cette journée d’étude –, se positionnent-ils/elles ? Dépendance, interdépendance ou compromis épistémologique ; comment procèdent-ils/elles ? Est-il possible de décoloniser la théorie ou bien devons-nous accepter que notre position ne puisse se construire qu’à l’intérieur d’un third space négocié et partiellement eurocentré ? Est-il envisageable de nous engager dans de véritables « pluralismes contestataires » résultant de nos formations académiques construites entre le Sud et le Nord ? Dans un contexte où les anthropologies du monde remettent en cause les rapports entre traditions hégémoniques et périphériques, quelle est la valeur et quels sont les usages possibles de notre formation intellectuelle initiale dans nos enquêtes sur le Nord ?

Deuxième axe. Terrains contestés

Le deuxième axe de réflexion s’intéresse aux défis méthodologiques rencontrés par les chercheurs.e.s non-européen.ne.s sur leurs terrains. Le travail de terrain, avec ces différents modes techniques d’investigation (enquête ethnographique, observation directe, entretien, recherche documentaire, etc.), est plus que jamais au coeur de toute démarche scientifique. Or le terrain est aussi l’arène des rapports sociaux ; lieu et temps de la recherche où se déploient des relations de pouvoir mais aussi les rapports de domination – voire de violence symbolique –entre enquêteur.ice et enquêté.e. Dans le travail de terrain, mais aussi dans celui de l’interprétation et de l’analyse des données, les distances géographiques, culturelles, sociales et linguistiques entre le/la chercheur.e et ses informateur.ice.s structurent les possibilités et les limites d’une recherche. Ce deuxième axe de réflexion pose donc les questions de l’accessibilité au terrain, du déroulement de l’enquête et du recueil de données et, plus généralement, de l’ensemble des relations entre enquêté.e.s et enquêteur.trices au prisme des assignations de race, de classe et de genre lors d’enquêtes réalisées par des chercheur.e.s non-européen.ne.s sur des sociétés du nord. En rassemblant autant d’expériences de terrain que possible, nous espérons pouvoir commencer à esquisser les déterminants et les facteurs influençant ce type d’enquête, et les obstacles et les ressources auxquels font face et dont disposent les chercheur.e.s pour les réaliser. La question de la restitution des travaux de recherche aux enquêté.e.s – du nord comme du sud – nous intéresse également.

Modalités de soumission

Cet appel à communication s’adresse donc aux masterant.e.s, doctorant.e.s et chercheur.e.s de toute discipline en Sciences Humaines et Sociales, concerné.e.s par ces problématiques.

Les propositions de résumé (500 mots maximum) sont attendues au plus tard le 30 septembre 2019 et sont à envoyer à l’adresse : je.quandlesudpenselenord@gmail.com

Les réponses du comité seront transmises mi-octobre.

Comité d’organisation :

  • AZEREDO DE MORAES Fernanda, Doctorante, LAHIC, IIAC, EHESS
  • DANSAC Yaël, Doctorante, IIAC, EHESS
  • JAMID Hicham, Doctorant-ATER, LISE, CNRS, CNAM-Paris, ORMES, U.Ibn Zohr d’Agadir
  • PÉREZ HERNÁNDEZ Yolinliztli, Doctorante, INED, IIAC, EHESS
  • RHEE Jung sue, Doctorante, IIAC, EHESS
  • Comité scientifique :
  • ALLAL, Amin, CNRS, IRMC-Tunis
  • FALQUET, Jules, Université Paris Diderot, Paris
  • OUEDRAOGO, Jean-Bernard, CNRS, EHESS
  • QUIJOUX, Maxime, CNRS, LISE, Cnam-Paris
  • QUIROZ-PÉREZ, Lissell, Université de Rouen
  • ROZÉE, Virginie, INED, Paris

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Orte

  • La Salle Sauvy de l'INED, 133 Boulevard Davout, 75020, Paris - INED, 133 Boulevard Davout, 75020, Paris
    Paris, Frankreich (75)

Daten

  • Montag, 30. September 2019

Schlüsselwörter

  • tout monde, sud global, nord global, épistémologie, méthodologie

Kontakt

  • Comité d'organisation Comité d'organisation
    courriel : je [dot] quandlesudpenselenord [at] gmail [dot] com

Informationsquelle

  • Hicham JAMID
    courriel : hichamjmd [at] gmail [dot] com

Zitierhinweise

« Quand le sud pense le nord : défis méthodologiques, enjeux épistémologiques », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Donnerstag, 29. August 2019, https://calenda.org/663898

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