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Force de reviviscence

The force of revitalisation

5eme séminaire d'Emersiologie Corps Vivant/Corps vécu

5th Emersiology seminar Living Body / Lived Body

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Veröffentlicht am Dienstag, 10. September 2019 bei Anastasia Giardinelli

Zusammenfassung

Au cours de la 1er année du séminaire d'émersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. Dans la seconde année nous avons recherché ce corps capacitaire, qui révèle des potentialités inédites soit en les activant soit en les découvrant par les activités physiques mais aussi les techniques corporelles. Dans la troisième année, nous approfondissions ce qui émerse depuis notre espace corporel vivant et vécu en y prêtant attention comment s’activer   Dans la quatrième année, la vivacité a été étudiée : Le développement biographique de la vivacité dans une conscience de son vécu suppose que le corps vivant contienne suffisamment d’engrammes, d’impressions et de sensations. Dans cette cinquième année, force est donnée à la reviviscence, analysée par Charcot, qui sera une des voies pour décrire l’émersion comme la conséquence de l’activation du vivant et comme une source de créativité pour la conscience du vécu.

Inserat

Présentation

Au cours de la 1er année du séminaire d'émersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. Dans la seconde année nous avons recherché ce corps capacitaire, qui révèle des potentialités inédites soit en les activant soit en les découvrant par les activités physiques mais aussi les techniques corporelles. Dans la troisième année, nous approfondissions ce qui émerse depuis notre espace corporel vivant et vécu en y prêtant attention comment s’activer   Dans la quatrième année, la vivacité a été étudiée : Le développement biographique de la vivacité dans une conscience de son vécu suppose que le corps vivant contienne suffisamment d’engrammes, d’impressions et de sensations. Dans cette cinquième année, force est donnée à la reviviscence, analysée par Charcot, qui sera une des voies pour décrire l’émersion comme la conséquence de l’activation du vivant et comme une source de créativité pour la conscience du vécu.

Programme

Pr. Bernard Andrieu bernard.andrieu@parisdescartes.fr

Co animé avec:

  • Dr. Thabata Thelles (Post-doc, Université de Sao Paulo à l’EA 3625 I3SP) 
  • Profa. Dra. Ana Zimmermann (Visitor Scholar, School of Physical Education and Sport, University of São Paulo/USP)

Archives Charcot/Paris- Salle du laboratoire EA 3625 I3SP, Salle 30, 3eme étage - Institut des sciences du sport-santé de Paris , UFR Staps 1 rue Lacretelle 75015 Paris (Metro Porte de Versailles)

3 octobre 2019

16h 18h

16h : Le vivant reviviscent

  • 17h : Louise Boiclair (Docteure UQUAM): Le devenir du corps dans l’expérience interactive et immersive

Chercheure, critique d’art (AICA-Canada) et essayiste, Louise Boisclair détient un doctorat interdisciplinaire en sémiologie de l’UQAM 2013 (MAGG-2014) et un postdoctorat de l’UdeM (FRQSC 2014-2016). Conférencière internationale, collaboratrice d’Archée/Hexagram-UQAM,  elle a aussi publié de nombreux articles et chapitres de livres en art et en sémiologie au Québec et en France et, en 2015, son livre L’installation interactive aux PUQ, coll. « Esthétique » (PAES). Paraîtra bientôt L’expérientiel en art. Affect, émotion, événement esthétique chez L’Harmattan, coll. « Mouvement des savoirs ». Elle complète son prochain livre intitulé En état d’alerte. Corps incubé, corps plaqué, corps désaligné, dans la lignée de l’émersiologie. Ses recherches portent sur l’expérience esthétique, immersive, interactive, climatique et traumatique dont le corps est le pivot central. Elle pratique et enseigne le taichi.

14 novembre 2019

16h 18h

16h Laisser passer le vivant

  • 17h Christine Campini : Une éducation du non-faire

“L’éducation réciproque parent-enfant via le dialogue sensible et en référence à la philosophie pratique d’Itsuo Tsuda, j’aborderai le transfert des pratiques (aïkido, katsugen undo) des parents observés dans l’éducation de l’enfant pris comme un « maitre » sur le plan corporel et sensible et leur découverte, via le ki,  la fusion de sensibilité, le dialogue sensible (qui seront abordés, à travers des exemples d’observations et ou de témoignages) de ce que l’on nomme non-faire, dans cette maïeutique réciproque parent-enfant. Cela suppose aborder ce que leurs gestes au quotidien avec l’enfant, yuki, bain chaud, HNI (hygiène naturelle), nutrition, jeux… révèle pour le parent qui suit l’équivalent d’un parcours initiatique, dans sa recherche de ce spontané, ce « non-faire ».

5 décembre 2019

16h S’autoviver

  • 17h Natacha Guiller : Sonder le quotidien : autopathographomanie poïète, hyperaction chorégraphiste et polypolarité plasticienne

Je proposerai un exposé « limite » performatif dans son arborescence de l'étendue des manifestations plastiques ralliées au corps dans son contexte de résurgence. J'inventorierai les précarités que pose le champ donné libre à soi mobile, le choix de mobilisation, son corps en acte, l’effervescence psychique associée, dans un contexte de « résilience » partielle non quantifiable, soit le don d'énergie nouvelle, sans équivalence commune, aussi comment, de cette présence perçue, de nouvelles voies d'entrée en relation éclosent, largement boostées par des pratiques artistiques orientées en ce sens (poésie sonore, danse, etc.). Je rendrai compte de stratégies artistiques si ingénieuses qu'imaginatives mises en œuvre, des dispositifs de canalisation et de mise à profit d'une énergie démesurée, de sorte à éviter le retournement global de celle-ci contre soi. Afin d'habiter plus sereinement les plages de l'extrême, il conviendra d'explorer et d'expériencer ce corps renaissant, sculpter dans la masse de la gestuelle, une endurance nouvelle, du débit de parole, de la prestance scénique, soit exhiber le changement pour partager la frayeur de l'agitation des potentiels, laisser se proliférer l'intime, comme la percée de l'ère taboue (la maladie) et son irréversible fêlure, porte ouverte et livraison-partage au monde de sa vivacité restituée. Les habiletés superlatives « hyper » multipliées, le train incessant et l'absence de limites dans l'agissement simultané, pourront s'appréhender comme la compensation d'un décalage social et d'un isolement ambigu, aussi le maintien de désordres psychologiques, notamment de troubles du comportement alimentaire ancestraux, comme une retranscription, celle du « vomir » un quotidien de l'excès au sens large. Enfin, penser l'impact nourricier et néfaste sur autrui dans le « trop », sinon la joie des toubibs - les handicaps invisibles pris à la légère -, puis de vieilles blessures ré-surgissantes (séquelles) sur terrain propice à accuser les coups, pour paradoxer cette indéniable et sensationnelle pulsion de vie présente.

  • Natacha Guiller est artiste-poète, plasticienne et performeuse pluridisciplinaire : écriture, poésie sonore, slam, dessin/illustration, bande dessinée, blog, peinture/fresque, design textile/décor, danse, musique, improvisation/théâtre, vidéo-conférence. Son travail autobiographique explore les mondes du vivant, de la santé et la société, en détournant des documents d'archive selon un itinéraire poétique. Elle a rédigé un mémoire de Master 2 en arts plastiques "Escales liées au dégoût" (2018) à Paris 1 panthéon Sorbonne.

9 Janvier 2020

16h00 : Inviable et invivable

  • 17h Gilles Lecocq (Gilles Lecocq, Professeur de Psychologie, ILEPS-Université Paris Seine, Cergy): Le dilemme de la personne vulnérable :  Faire de son corps un tombeau ou permettre à un corps sur-vivant de se révéler.

Dans les cultures où le culte de l’excellence corporelle et la performance sont des valeurs cardinales, il semble normal de demander à une personne de dépasser ses limites corporelles et psychiques, dans une logique du toujours plus. Pourtant, cette normalité va se métamorphoser en déviance dès lors où une contre-performance va stigmatiser une personne au point de la rendre vulnérable à ses yeux et aux yeux des autres. Cette vulnérabilité va se construire autour de l’émergence de trois processus : la sensation de l’excès qui conduit à un point de non retour, la sensation de trahison où l’espoir laisse la place au désespoir, et la sensation de l’exclusion où la personne perd une place qui lui était assignée culturellement. Dès lors, une personne vulnérable mérite-t-elle toujours de la considération lorsque son corps va basculer dans l’inutilité culturelle ?

C’est à partir de cette question que nous nous proposons d’identifier les vertus de la vulnérabilité qui permettent à une personne d’éprouver un dilemme borroméen qui loin de l’anéantir, va être l’occasion pour elle de rejouer à sa façon l’histoire de l’anneau de Gygès évoquée par Platon : donner le meilleur de soi ou dépasser ses limites, se soumettre à une autorité ou s’émanciper, faire de son corps un tombeau ou ressentir l’émergence d’un corps sur-vivant.

Nous préciserons ainsi de quelles façons l’Homo-Universalis, qui émerge de l’Homo-Fractalis, voit croître sa responsabilité envers sa propre santé en ressentant des mémoires corporelles jusqu’alors anesthésiées. C’est en effet à l’aune de celles-ci, qu’entre reviviscence et sur-vivance, la vulnérabilité d’une personne, face aux aléas de la vie, devient le ferment des deux sources de l’activation du vivant : la source qui rappelle ce qui a déjà été vécu et la source qui appelle à ce qui n’a pas encore été vécu. Nous conclurons nos propos en précisant de quelles façons, à la confluence de ces deux sources, une relation inédite s’instaure entre une personne et son corps: celle où il ne s’agit plus de disposer de lui contre son gré mais où il devient primordial de l’entendre et de dialoguer avec lui.

6 février 2020

17h Vivacité des mouvements

  • Angela Loureiro (professeur associé aux universités Paris 5, Paris 8 et Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris) Fondements mouvants – l'approche Laban/Bartenieff

Depuis le début du XXème siècle, plusieurs artistes-chercheurs se sont interrogés sur les fondements du mouvement. Souvent issues de parcours très transversales, ces personnes créent des œuvres à la fois pratiques et théoriques qui produisent un profond changement dans le champ de la danse et du mouvement. Rudolf Laban (1879/1958) et Irmgard Bartenieff (1900/1981) font partie de cet ensemble fulgurant dans ces propositions.

Collaborateurs jusqu'à l'avant-guerre, ils se déplacent respectivement vers l'Angleterre et vers les Etats-Unis, où ils continuent à travailler et à fédérer plusieurs artistes autour de ce beau chantier des fondements du mouvement. Progressivement une approche cohérente mais très mobile et ouverte se dessine, sans que jamais des frontières fixes et figées soient établis. Considérer le mouvement comme un processus de transformation dont les structures fondamentales peuvent se révéler  marque cet approche dans tous les versants proposés. Il s'agit de mettre en valeur les transitions, les combinaisons, les nuances, les phrasés.

Ces versants, ou domaines de pratique et de réflexion théorique, sont nommés Choreutique (étude de la relation corps-espace à travers dimensions, plans, diagonales, à travers une correspondance entre le mouvement et les tensions spatiales des polyèdres), Eukinétique (devenu Effort,  il s'agit de l'étude des qualités de mouvement, véritable nuancier de possibilités que chaque personne peut développer), Forme (étude des processus de transformation du corps et de sa plasticité), Corps (étude du geste et de la posture, étude des schèmes d'organisation du corps), Phrasé (étude des différentes manières de « séquencer » le mouvement selon les accents et les qualités) et plusieurs propositions de Notation du mouvement.  Cette approche constitue un support pour l'observation, pour la formation et  pour la création, support sur lequel toute personne peut s'appuyer pour affiner son vécue en développant multiples possibilités  de mouvement.

Dans ce séminaire, il s'agit de parcourir des notions et des expériences essentielles à cette approche et de les mettre en discussion.

Sa carrière d'interprète, surtout au sein de la compagnie Atores Bailarinos do Rio de Janeiro, va de pair avec des formations diplômantes et une intense activité comme pédagogue dans différents cadres privés (IRPECOR, M3D, Ateliers du Cami Salié et autres) et publics (professeur associé aux universités Paris 5, Paris 8 et Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris).

Diplômée du Laban/Bartenieff Institute of Movement Studies (NewYork) sous l'orientation de Peggy Hackney, du Conservatoire National de Musique et Danse de Paris en Cinétographie Laban dans la classe de Jacqueline Challet-Haas, Angela Loureiro est l'auteur de plusieurs articles et des livres Exercices Fondamentaux de Bartenieff avec Jacqueline Challet-Haas, Effort : l'alternance dynamique et Diagonales ? Vous avez dit diagonales ? Avec Jacqueline Challet-Haas, tous trois publiés aux éditions Ressouvenances.

5 mars 2020

17h

Imaginer sa mémoire

  • Bruno Traversi (Université de Lille 3) Etude de l’objet “neutre” dans le cadre de l’hypnose médicale

En octobre dernier, pour la première fois en France, une opération du cœur a été réalisée sous hypnose par une équipe du CHU de Lille  - remplacement d’une valve aortique effectué de manière mini-invasive sur un octogénaire, opération habituellement réalisée sous anesthésie locale ou générale.

Dans le cadre médical, l’hypnose est utilisée comme technique analgésique. La technique que nous étudions consiste à réifier la douleur, en lui donnant « forme et couleur ». Dans un dialogue avec le médecin, le patient forme une image en lui conférant toutes les caractéristiques d’un objet réel : forme, texture, poids, résistance, chaleur, etc. Objet qu’il pourra ensuite « manipuler » mentalement pour réduire, partiellement ou complètement, la douleur. L’objet « psychique » permet au sujet de faire retour sur lui-même et de se rapporter à son corps, d’une manière qui lui est ordinairement inaccessible, et d’en activer les ressources. L’objet ainsi formé peut apparaître à la conscience du sujet soit comme une chose intérieure, soit comme une chose extérieure (spatialisation) – dans ce cas, la « manipulation » met en œuvre le corps en mouvement.   

A partir d’entretiens avec des patients, en collaboration avec des médecins utilisant l’hypnose ericksonienne, nous analysons la formation de ces objets « neutres » (médiatisant le physique et le psychique, concept développé notamment par Carl Gustav Jung et Wolfgang Pauli). Nous distinguons pour cela imaginaire et imagination : au sens où nous l’entendons, l’imaginaire dépend des choix individuels, il est lié à l’histoire du sujet et constitue une forme de remémoration ; tandis que l’imagination est le surgissement d’images – symboles, indépendantes de l’histoire du sujet et s’imposant à lui. En étudiant l’imagination en œuvre spontanément dans la formation de ces objets neutres, il s’agit de dégager des structures objectives de ce processus.

Nous mettons ensuite en relation ce processus de réification observé dans le cadre de la transe hypnotique avec, d’une part, celui que nous trouvons dans certaines techniques ascétiques, notamment japonaises, que nous avons étudiées par ailleurs ; et, d’autre part, avec les réalités virtuelles, pour savoir dans quelle mesure elles peuvent permettent un processus comparable de retour sur soi et d’activation du corps.

Son dernier livre : L'Arrière-monde ou l'Inconscient neutre

Son dernier article en ligne : L'Inconscient neutre selon Jung et Pauli

2 Avril 2020

Libérer la motricité ?

  • Antonela Poli & Jocelyne Vaysse : Le Corps libéré

Cette intervention questionnera les approches utilisées par le G.U.I.D (Groupe urbaine d’intervention dansée), créé au sein du Ballet Preljocaj en 1998 et promoteur d’ateliers chorégraphiques dans des milieux défavorisés, notamment le milieu carcéral. En particulier, notre attention se posera sur la dernière création d’Angelin Preljocaj, Soul Kitchen (La cuisine de l’âme), présentée en juin 2019 au Festival Montpellier Danse, résultat d’un travail chorégraphique avec cinq détenues de la prison Baumettes II de Marseille. A travers la danse, les cinq interprètes libèrent leurs corps et se réapproprient leur perception sensorielle.

14 Mai 2020

Thabata Castelo Branco Tellesa & Ana Zimmermann

Orte

  • 3eme étage - UFR Staps Université de Paris 1 rue Lacretelle
    Paris, Frankreich (75015)

Daten

  • Donnerstag, 03. Oktober 2019
  • Donnerstag, 14. November 2019
  • Donnerstag, 05. Dezember 2019
  • Donnerstag, 09. Januar 2020
  • Donnerstag, 06. Februar 2020
  • Donnerstag, 05. März 2020
  • Donnerstag, 02. April 2020
  • Donnerstag, 14. Mai 2020

Anhänge

Schlüsselwörter

  • corps, emersiologie, philosophie, pratiques, théories, santé

Kontakt

  • Bernard Andrieu
    courriel : bandrieu59 [at] orange [dot] fr

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Informationsquelle

  • Bernard Andrieu
    courriel : bandrieu59 [at] orange [dot] fr

Zitierhinweise

« Force de reviviscence », Seminar, Calenda, Veröffentlicht am Dienstag, 10. September 2019, https://calenda.org/665190

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