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Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

Environmental Knowledge and Nature(s) in Africa

Savoirs environnementaux et nature(s) en Afrique

Collecting, Producing and Analysing Research Materials

Collecter, produire et analyser des matériaux de recherche

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Published on Tuesday, October 22, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

Ce numéro de la revue Sources voudrait placer au centre de la réflexion les objets qui deviennent des matériaux de recherche et qui ont participé et participent pour certains toujours de la production, la transmission et la discussion des savoirs naturalistes et environnementaux en Afrique et sur l’Afrique. Leur analyse permet d’élucider les formes diverses, souvent négligées, de coproduction de ces savoirs, partant du travail d’identification, de sélection et de traduction accompli auprès des explorateurs européens par les populations locales, qualifiées dans certains travaux de « dark companions » (Simpson, 1975 ; Chrétien, 2005), pour aboutir aux actuelles collaborations intercontinentales avec les scientifiques africains, en passant par les aides et assistants de recherche lettrés ayant travaillé avec les anthropologues et sociologues dans l’Afrique coloniale des années 1940-1950 (Schumaker, 2001 ; Lawrance et al., 2006).

This issue of the journal Sources would like to place at the centre of reflection those objects that have become research materials and have participated and, for some, still participate in the production, transmission and discussion of naturalistic and environmental knowledge in Africa and about Africa. Their analysis makes it possible to elucidate the various, often neglected, forms of co-production of knowledge, starting from the work of identifying, selecting and translating accomplished for European explorers by the local populations who were qualified in some works as "dark companions" (Simpson, 1975, Chrétien, 2005). Cooperation between research assistants and anthropologists and sociologists in colonial Africa in the 1940s-1950s (Schumaker 2001; Lawrance et al., 2006) and current intercontinental collaborations with African scientists can be considered within these forms of knowledge coproduction.

Announcement

Argumentaire

L’Afrique est un espace de référence dans la production des savoirs naturalistes et environnementaux mondiaux qui s’incarnent dans de nombreux objets et supports. Les chercheur·e·s y sont confronté·e·s à des conceptions diverses de la nature particulièrement estimées aujourd’hui, à une époque où les savoirs et les connaissances, de manière générale, prennent des nouvelles valeurs sociales et économiques (Moity-Maïzy, 2011).

Le continent a longtemps été considéré comme un laboratoire pour la recherche en matière d’environnement depuis les récits des explorateurs sur les milieux africains et leurs usages jusqu’au développement des sciences coloniales et impériales au XIXe et XXe siècles (Tilley, 2011). Ainsi, les connaissances accumulées en Afrique ont fortement influencé le développement de la connaissance environnementale en Europe (Lachenal, 2005). Cartes et carnets de voyage, inventaires naturalistes et collections d’animaux, vivants ou empaillés, matérialisent ces processus de production du savoir. À ces objets s’ajoutent les contes et légendes locaux mais aussi les savoirs et savoir-faire vernaculaires sur la nature qui, accompagnés d’artefacts dédiés à la chasse, l’élevage ou la culture, ont été recueillis par les ethnologues, les géographes et les missionnaires (Bondaz, 2013). 

Les dynamiques actuelles de patrimonialisation des ressources génétiques, du vivant, des paysages et des savoirs s’incarnent quant à elles dans les collections des musées d’histoire naturelle, la photographie et le dessin naturaliste. Ces objets de connaissance ont une valeur non seulement technique ou économique mais aussi esthétique, patrimoniale et écologique. Ils témoignent à la fois des relations particulières avec les milieux africains et des procédures mises en place pour produire des savoirs environnementaux et sur la/les nature(s) en Afrique (Tilley & Gordon, 2010), et ce par des groupes sociaux divers : populations locales, scientifiques, naturalistes amateurs ou professionnels, Africains et Européens, mais aussi originaires d’autres continents.

Dans ce cadre, les statistiques sur la faune et la flore et les modélisations sur le climat ou la biodiversité advenues plus tard, qui visent à fournir des informations sur l’état des écosystèmes africains et leurs futurs, témoignent d’importants changements de paradigmes théoriques et méthodologiques, mais aussi d’avancées techniques et de nouveaux rapports de pouvoir qui s’instaurent en lien avec les savoirs (Pinton, 2014).

Ce numéro de la revue Sources voudrait placer au centre de la réflexion les objets qui deviennent des matériaux de recherche et qui ont participé et participent pour certains toujours de la production, la transmission et la discussion des savoirs naturalistes et environnementaux en Afrique et sur l’Afrique. Leur analyse permet d’élucider les formes diverses, souvent négligées, de coproduction de ces savoirs, partant du travail d’identification, de sélection et de traduction accompli auprès des explorateurs européens par les populations locales, qualifiées dans certains travaux de « dark companions » (Simpson, 1975 ; Chrétien, 2005), pour aboutir aux actuelles collaborations intercontinentales avec les scientifiques africains, en passant par les aides et assistants de recherche lettrés ayant travaillé avec les anthropologues et sociologues dans l’Afrique coloniale des années 1940-1950 (Schumaker, 2001 ; Lawrance et al., 2006).

Ces interrogations sont ancrées dans le cadre théorique du « tournant matériel » qui nous invite à regarder d’abord les mains, les yeux et le contexte matériel de « ceux qui savent » pour essayer de comprendre, par leur truchement, la production et la circulation des savoirs (Latour, 1987 : 32). Il importe en effet de revenir sur les origines et traditions académiques de ces experts, africains ou d’ailleurs, pour rendre compte à la fois des inégalités matérielles inhérentes à la production des savoirs environnementaux, mais aussi de l’influence des contextes culturels dans leur créativité et le bricolage scientifique qu’ils proposent.

Outre la contextualisation géographique et historique des références aux nature(s) que nous rencontrons dans nos terrains, cette réflexion autour de la matérialité du savoir naturaliste permet d’interroger notre positionnement épistémologique. En tant que chercheur·e·s il est nécessaire de considérer notre relation aux régimes de savoir mobilisés par nos interlocutrices et interlocuteurs, et dans les institutions que nous étudions (Stehr, 2000). Ainsi, une attention particulière sera portée aux objets et supports collectés dans des contextes de référencement, de systématisation, d’apprentissage, d’enseignement, d’échange et de controverse sur les savoirs environnementaux en Afrique.

Cette attention importe face au foisonnement des programmes internationaux de gestion de la biodiversité ou des politiques publiques de conservation qui s’appuient souvent sur le modèle classique du transfert des connaissances des « savoirs savants » (scientifiques, experts ou académiques) vers les « savoirs profanes » (pratiques ou populaires) (Steyart, 2006). C’est dans le cadre des régulations environnementales, censées induire des changements dans les pratiques, qu’émergent des notions telles que « ethnoécologie » ou « savoirs environnementaux traditionnels ». Celles-ci ont fait l’objet de nombreuses controverses portant sur l’instrumentalisation simplificatrice des typologies vernaculaires (Roy et al., 2000). Dans ce contexte normatif, les plans de gestion, les chartes des sites protégés, les fascicules de sensibilisation à la protection de l’environnement, voire les programmes d’enseignement scolaires et universitaires (Berthelot, 2008 ; Losego, 2008) sont des objets « vecteurs d’apprentissage » (Kaine, 2002 : 176) et peuvent devenir autant de sources à mettre en valeur ou à discuter. En partant de l’idée qu’elles sont le résultat des choix et des rapports entre les acteurs en présence, elles invitent à nuancer les qualifications dichotomiques de la nature et des communautés épistémiques, mais aussi les conceptions trop essentialistes des savoirs. Ce débat relève ainsi d’une discussion sur les rapports de pouvoir entre des régimes de vérité ou des systèmes de classification du vivant très divers, émanant des communautés de savoir appelées de plus en plus à collaborer en Afrique (Jankowski, 2013 ; Gowing et al., 2004 ; Viard-Crétat, 2016).

Ces objets de savoir se multiplient également avec l’accroissement des urgences écologiques à l’échelle mondiale et en Afrique, continent particulièrement touché, parallèlement aux innovations techniques dans la recherche et la communication environnementales. L’imagerie sur les pollutions, les listes des espèces en danger, les documentaires de sensibilisation ou les émissions radiophoniques et télévisuelles confrontent les chercheur·e·s, au-delà de la rhétorique scientiste, aux transformations matérielles du milieu. Cette question s’inscrit dans des débats plus amples sur la démocratisation des savoirs environnementaux, sur l’accessibilité aux connaissances et sur les modalités de gouvernance de la recherche. Elle est en lien avec l’émergence des mouvements environnementaux sur le continent africain dont il a été montré que l’engagement des acteurs participe souvent à la construction des identités et des altérités (Gommart et Hennion, 1999 ; Callon, 2006). Les sciences participatives et la recherche-intervention ou la recherche-action sont également des dynamiques qui s’inscrivent dans ce contexte (Leach et Fairhead, 2002). Elles produisent de matériaux de recherche qui font la médiation entre des savoirs divers. Ainsi, bases de données citoyennes, cartes mentales ou tentatives de traduction de savoirs localisés se situent dans un contexte où la géographie et l’économie des connaissances se transforment profondément. Ces objets, sources de nos analyses, contribuent à la production d’une nouvelle « géopolitique des capacités de savoir » (Vinck, 2017 : 2-3) dont les mécanismes de diffusion et les modes de circulation, d’appropriation et de reconnaissance questionnent les centres de pouvoir classiques de leur production.

Les manières de traiter ces sources ayant trait aux savoirs environnementaux en Afrique sont nombreuses et diverses. Revenir à la matérialité de ces objets du savoir (caractéristiques techniques, capacité de mobilité, appropriation, clarté, fidélité, performance) permet de discuter de l’intérêt de certaines innovations techniques ou du coût économique et social de la recherche environnementale en Afrique. Le tracé de la généalogie de certains objets, quant à lui, peut permettre de suivre des filiations entre des écoles de pensée ou des institutions, de révéler des modalités de co-production du savoir, ou encore d’identifier des mutations dans les façons d’appréhender et de comprendre les natures du continent. Il est également possible de mettre en exergue les agencements divers dans lesquels se situent ces « objets-frontière » ou « objets-intermédiaires » (Vinck, 2009 ; Star et Griesemer, 1989), pour souligner les rapports que les acteurs en jeu entretiennent entre eux, avec ces artefacts du savoir et avec les natures. Enfin, des approches sémiologiques (perception) et phénoménologiques (expérience), décryptant les dimensions esthétiques, sensorielles, voire artistiques de certaines sources peuvent nous informer sur la place des affects, de la reconnaissance et des attachements que peuvent générer les questions environnementales en Afrique. Sans être exhaustives, ces approches constituent autant des pistes de réflexion qu’il convient d’enrichir et de développer dans ce numéro collectif.

Modalités de soumission

30 novembre 2019, envoi des propositions d’article :

  • consistant en un résumé d’une vingtaine de lignes avec titre provisoire, le résumé doit présenter la nature des matériaux traités, les décrire brièvement et donner des éléments de contextualisation en lien avec la discipline et la question de recherche ;
  • nom(s), coordonnées et affiliations des auteur·e·s ;
  • adresse mail (doit y être impérativement indiquée).
  • Les résumés puis les articles seront envoyés à : arango@unistra.fr, emilie.lavie@univ-paris-diderot.fr et emilie.guitard@gmail.com Les textes doivent être soumis au format .doc et comporter en moyenne 45 000 signes (comprenant la bibliographie, le résumé et les mots-clés) mais des textes plus courts ou plus longs pourront également être acceptés.

Calendrier aux auteur·e·s

  • 30 novembre 2019 : envoi des propositions d’article

  • 16 décembre 2019 : réponse aux auteur·e·s (acceptation ou refus) 
  • 15 avril 2020 : envoi de l’article
  • 15 juillet 2020 : envoi d’un rapport d’évaluation aux auteur·e·s
  • 1er octobre 2020 : remise des versions finales de l’article 
  • 1er février 2021 : sortie du numéro

Coordinateur·e·s du numero

  • Luisa Arango (University of Strasbourg, UMR 7363 SAGE, CEDEJ-Khartoum, MAEDI/USR 3123 CNRS)
  • Émilie Lavie (University of Paris-Diderot, UMR 8586 PRODIG)
  • Émilie Guitard (CNRS, UMR 8586 PRODIG)

Presentation

Africa is a place of reference in the production of naturalist and environmental knowledge worldwide that materialise in numerous objects and media. Researchers are confronted with various conceptions of nature that are particularly valued today, at a time when knowledge as large acquire new social and economic values (Moity-Maïzy, 2011).

The continent has long been considered a laboratory for environmental research—from explorers’ accounts about African environments and their uses to the development of colonial and imperial sciences in the nineteenth and twentieth centuries (Tilley, 2011). Thus, the accumulated knowledge in Africa has strongly influenced the development of environmental knowledge in Europe (Lachenal, 2005). Maps and travelogues, naturalistic inventories and collections of animals, living or stuffed, materialise these processes of knowledge production. It can be added to these objects, the local tales and legends, but also vernacular knowledge and know-how about nature that, accompanied by artefacts dedicated to hunting, breeding or cultivation, were collected by ethnologists, geographers and missionaries (Bondaz, 2013).

The current dynamics of the patrimonialisation of genetic resources, living things, landscapes and knowledge are incarnated in the collections of natural history museums, photography and naturalistic. These objects of knowledge have a value that is not only technical or economic, but also an aesthetic, heritage and ecological one. They testify to both the particular relations with African milieus and the procedures put in place to produce environmental knowledge and knowledge on nature(s) in Africa (Tilley & Gordon, 2010) by various social groups: local populations, scientists, amateur or professional naturalists, Africans and Europeans, but also from other continents.

In this framework, the statistics on flora and fauna and climate or biodiversity modelling, which are intended to provide information on the state of African ecosystems and their futures, show significant changes in theoretical and methodological paradigms, but also technical advances and new power relations that are established in relation to knowledge (Pinton, 2014).

This issue of the journal Sources would like to place at the centre of reflection those objects that have become research materials and have participated and, for some, still participate in the production, transmission and discussion of naturalistic and environmental knowledge in Africa and about Africa. Their analysis makes it possible to elucidate the various, often neglected, forms of co-production of knowledge, starting from the work of identifying, selecting and translating accomplished for European explorers by the local populations who were qualified in some works as "dark companions" (Simpson, 1975, Chrétien, 2005). Cooperation between research assistants and anthropologists and sociologists in colonial Africa in the 1940s-1950s (Schumaker 2001; Lawrance et al., 2006) and current intercontinental collaborations with African scientists can be considered within these forms of knowledge coproduction.

These questions are rooted in the theoretical framework of the “material turn” that invites us to first look at the hands, the eyes and the material context of “those who know” in order to try to understand, through them, the production and circulation of knowledge (Latour, 1987: 32). It is important to return to the origins and academic traditions of these experts, African or otherwise, to account for both the material inequalities inherent in the production of environmental knowledge, but also the influence of cultural contexts, creativity and the scientific do-it-your-self approach they propose in their work.

In addition to the geographical and historical contextualisation of references to the nature(s) we encounter in our fields, this reflection around the materiality of naturalistic knowledge allows to question our epistemological positioning. As researchers, it is necessary to consider our relationship to the knowledge regimes mobilised by our interlocutors and the institutions we study (Stehr, 2000). Thus, particular attention will be paid to the objects and media collected in the contexts of referencing, systematisation, learning, teaching, exchange and controversy regarding environmental knowledge in Africa.

This attention is important in a moment of proliferation of international biodiversity management programmes or public conservation policies that often rely on the classical model of knowledge transfer from “erudite knowledge” (scientific, expert or academic) to “secular knowledge” (practical or popular) (Steyart, 2006). It is within the framework of environmental regulations, which are supposed to induce changes in practices, that notions such as “ethno-ecology” or “traditional environmental knowledge” emerge. These have been the subject of many controversies concerning the simplistic instrumentalisation of vernacular typologies (Roy et al., 2000). In this normative context, management plans, charters for protected sites, environmental protection awareness sheets and even school and university education programs (Berthelot, 2008, Losego, 2008) are objects that act as “vectors of learning” (Kaine, 2002: 176) and can become sources to be highlighted or discussed.

Starting from the idea that they are the result of the choices and relationships between the actors involved, they invite us to interrogate the dichotomic qualifications of nature and epistemic communities, but also the essentialist conceptions of knowledge. This debate is thus about a discussion of power relations between very diverse regimes of truth or classification systems of life, stemming from knowledge communities increasingly called upon to collaborate in Africa (Jankowski, 2013; Gowing et al., 2004; Viard-Crétat, 2016).

These objects of knowledge are also multiplying with the increase in ecological emergencies on a global scale and in Africa, a continent particularly affected, in parallel with technical innovations in environmental research and communication. Pollution imagery, lists of endangered species, educational documentaries and radio and television programmes confront researchers, beyond scientific rhetoric, with the material transformation of the environment. This question is part of broader debates on the democratisation of environmental knowledge, the accessibility of knowledge and the modalities of research governance. It is related to the emergence of environmental movements on the African continent, for which it has been demonstrated that the engagement of actors often participants in the construction of identities and otherness (Gommart et Hennion, 1999; Callon, 2006). Participatory science and interventional research or action research are also dynamics to be considered in this context (Leach and Fairhead, 2002). They produce research materials that mediate between diverse knowledge. Thus, citizen databases, mental maps or attempts to translate localised knowledge are situated in a context in which the geography and the economy of knowledge are profoundly transformed. These objects, the sources of our analyses, contribute to the production of a new “geopolitics of knowledge capacities” (Vinck, 2017: 2–3), for which the dissemination mechanisms and modes of circulation, appropriation and recognition call into question the usual power centres of their production.

There are many ways to deal with these sources of environmental knowledge in Africa. Returning to the materiality of these objects of knowledge (technical characteristics, mobility capacity, appropriation, clarity, fidelity, performance) makes it possible to discuss the interest of certain technical innovations or the economic and social cost of environmental research in Africa. The genealogical path of certain objects, meanwhile, can make it possible to follow filiations between schools of thought or institutions, to reveal ways of co-producing knowledge or to identify changes in how to apprehend and understand the natures of the continent. It is also possible to highlight the various arrangements by which these “frontier objects” or “intermediate objects” are located (Vinck, 2009, Griesement and Star, 1989), to underline the relationships that actors play between them, with these artefacts of knowledge and with natures. Lastly, semiological (perception) and phenomenological (experience) approaches, decrypting the aesthetic, sensory and even artistic dimensions of certain sources, can inform us about the place of affects, the recognition and the attachments that environmental issues in Africa can generate. Without being exhaustive, these approaches constitute the many lines of thought that should be enriched and developed in this collective issue.

Submission Guidelines

Deadline for the submission of proposals : 30 November 2019

Sending abstracts consisting of a summary of about twenty lines with the provisional title, name(s), contact details and affiliations of the author(s). An e-mail address must also figure.

The summary shall include: Information on the nature of the materials treated, their concise description, and elements of contextualisation in relation to the discipline and research question of the article.

The abstracts and articles shall be sent to:

arango@unistra.fr, emilie.lavie@univ-paris-diderot.fr and emilie.guitard@gmail.com

The texts must be submitted in .doc format and consist of about 7 300 words (including the bibliography, abstract, and keywords) but shorter or longer texts will also be considered

Authors’ calendar

  • 30 November 2019: Deadline for sending abstracts
  • 16 December 2019: Response sent to the author(s) (accepted or rejected)
  • 15 April 2020: Sending of the article
  • 15 July 2020: Evaluation report sent to the author(s)
  • 1st October 2020: Submission of the final versions of the articles
  • 1st February 2021: Release of the special issue

Special issue coordinators

  • Luisa Arango (University of Strasbourg, UMR 7363 SAGE, CEDEJ-Khartoum, MAEDI/USR 3123 CNRS)
  • Émilie Lavie (University of Paris-Diderot, UMR 8586 PRODIG)
  • Émilie Guitard (CNRS, UMR 8586 PRODIG)

Bibliography

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Places

  • 11 allées Ausone
    Pessac, France (33)

Date(s)

  • Saturday, November 30, 2019

Keywords

  • sources, Afrique, environnement

Contact(s)

  • Ophélie Rillon
    courriel : o [dot] rillon [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Information source

  • Emilie Ronflard
    courriel : e [dot] ronflard [at] sciencespobordeaux [dot] fr

To cite this announcement

« Environmental Knowledge and Nature(s) in Africa », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, October 22, 2019, https://calenda.org/689393

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