Página inicialTransition et trajectoires énergétiques des territoires

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Publicado terça, 26 de novembro de 2019 por Céline Guilleux

Resumo

La Revue du Rhin Supérieur, créée en 2018 et portée par le CRÉSAT (université de Haute-Alsace), vise à renforcer la connaissance des pouvoirs politiques et des intitutions, de l'économie et de la société, de la culture ou encore du territoire. Pour ce premier numéro, sont attendues des contributions venant nourir d'une part le dossier thématique « Cinquante ans de désindustrialisation » ainsi que la rubrique Varia autour des thèmes suivants : histoire et patrimoines de l'industrie, territoires intelligents, culture·s et communication, espace public et circulations internationales. Les études consacrées au Rhin supérieur et/ou aux logiques transfrontalières (France-Allemagne-Suisse) seront particulièrement appréciées.

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Présentation

La Revue du Rhin supérieur est une revue interdisciplinaire en sciences humaines et sociales, créée en 2018 et portée par l’Université de Haute-Alsace (CRÉSAT, EA-3436). Elle vise à renforcer la connaissance des pouvoirs politiques et des institutions, de l’économie et de la société, de la culture ou encore du territoire. Compte tenu de la dynamique territoriale de l’Université de Haute-Alsace, au cœur du Rhin supérieur, la revue met plus particulièrement en valeur les recherches consacrées à cet espace multinational et aux logiques transfrontalières (France – Suisse – Allemagne).

Numéro thématique

Après avoir consacré le dossier thématique de son premier numéro à « Cinquante ans de désindustrialisation en France », la Revue du Rhin Supérieur propose de poursuivre l’analyse pluridisciplinaire de l’évolution temporelle et spatiale des territoires productifs en s’intéressant à la trajectoire énergétique des territoires. Si ce processus de transformation constitue un élément clé de la « transition écologique » actuelle, l’objectif de ce dossier thématique sera, en convoquant la notion de trajectoire et en sollicitant l’ensemble des sciences humaines et sociales (géographie, histoire, droit, sociologie, économie, etc.), d’interroger le concept de transition énergétique sur le temps long. Cette question s’inscrit dans la lignée du séminaire thématique 2019-2020 organisé par le Centre de recherche sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRÉSAT, EA-3436) et consacré aux critères territoriaux déterminants dans l’installation de sites de production énergétique et aux conséquences territoriales de l’installation ou fermeture de ceux-ci.

Quelle que soit la période envisagée, de nombreuses études (Xavier Daumalin et Olivier Raveux sur l’introduction de l’énergie-vapeur à Marseille à la fin de l’époque moderne1, Éric Verdeil et Laurence Rocher sur les résistances actuelles à l’introduction de l’énergie solaire en Tunisie2, etc.) ont montré l’importance d’une approche territorialisée pour comprendre les évolutions des systèmes énergétiques. Loin d’être linéaires ou univoques, ces transformations sont faites de ruptures, d’accélérations, voire de retours en arrière, à l’instar de la réintroduction de l’énergie atomique en Suède en 2011, trente ans après son éviction par référendum3. Loin d’être brutales et soudaines, ces « transitions » cachent des temporalités de co-présence, sur un même territoire, de systèmes énergétiques anciens et nouveaux, comme l’illustrent les recherches sur la coexistence des mines de charbon et des champs éoliens en ex-RDA4.

Mais, si le concept de « transition » est souvent utilisé, son sens et sa portée sont rarement discutés. Il est pourtant revenu sur le devant de la scène dès le début des années 20005, profitant logiquement des insuffisances conceptuelles, méthodologiques et opérationnelles du « développement durable » vers lequel la transition permettrait de tendre. Au-delà de la sphère scientifique, ce « changement complet de système »6, dans lequel les contours de ces « systèmes » et de ce « changement » ne sont que rarement définis, bénéficie actuellement d’un engouement de plus en plus fort du fait de son appropriation politique et de la médiatisation qui en découle. En France, le ministère de l’écologie est ainsi devenu en 2017 celui de la transition écologique et solidaire.

L’inflation sémantique qui accompagne cette dynamique attise le débat sur la signification épistémologique et le champ couvert par le concept de transition, entre école que l’on pourrait qualifier de « transitionniste »7 et école critique8, ainsi que sur son opérabilité pour analyser l’évolution des systèmes. Ce flou est parfaitement illustré par la confusion qui perdure entre transition écologique et transition énergétique. Comme l’illustre la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, c’est avant tout sur la question de l’énergie que l’on a entrepris d’appliquer le concept de transition, dans un contexte très fortement marqué par la volonté d’agir contre le réchauffement climatique.

Si certains auteurs considèrent la transition énergétique comme un leurre conceptuel fondé sur une vision téléologique et/ou techniciste exagérément ethnocentrée de l’histoire, allant jusqu’à postuler qu’aucune « transition énergétique » n’a jamais existé, il n’en demeure pas moins que les systèmes énergétiques évoluent et ont évolué dans des temporalités et des spatialités bien situées, évolutives et mues par des jeux d’acteurs changeants9. Ces variabilités contextuelles dans le temps comme dans l’espace invitent à un investissement interdisciplinaire confrontant les approches, à l’image du fécond tournant spatial pris par les travaux en sciences humaines de l’énergie10. Ces transformations, prises dans la multiplicité de leurs dimensions culturelles, sociales, politiques, économiques ou juridiques, offrent alors l’opportunité d’un dialogue interdisciplinaire large.

Prenant acte des limites du concept de transition pour analyser ces évolutions, cet appel invite les auteurs à introduire la notion de trajectoire afin de discuter des transformations énergétiques qui s’opèrent dans les territoires11. Largement utilisé dans la rhétorique administrative ainsi que dans la littérature grise sans toutefois en délimiter les contours, ce concept de transition reste absent de la littérature académique sur l’énergie, à de rares exceptions12. La notion de trajectoire, envisagée en géohistoire comme une démarche articulant « dans la construction du récit, méthode régressive et progressive »13, permet de prendre en compte les dynamiques territoriales au travers d’héritages, d’étapes de construction, de mobilités ou de résistances. Ainsi, « la trajectoire permet mieux de rendre compte de la continuité et des césures ou des rebonds des dynamiques territoriales »14, des ruptures et discontinuités issues des temporalités différentes. La trajectoire peut donc décrire le « parcours du passé vers le présent et au-delà vers le futur »15, à travers et en juxtaposant des entrées diverses, considérées en tant que système : territoires, jeux d’acteurs, processus et dynamiques, etc. Mobiliser la notion de trajectoire invite à porter la réflexion sur la non-linéarité des transformations énergétiques territoriales, en s’intéressant aux ruptures, aux accélérations, aux latences ainsi qu’aux retours en arrière qui caractérisent ces processus. Elle permet également d’interroger les situations de superposition des sources énergétiques dans un territoire, plutôt que les processus de substitution constitutifs de la notion de transition. Mieux encore, l’approche par les trajectoires permet de réfléchir aux cas de non-transition en interrogeant les situations où certains systèmes énergétiques territorialisés perdurent, voire bloquent les évolutions. S’il ne s’agit pas de participer à l’inflation de concepts que connaissent aujourd’hui les sciences humaines et sociales, appréhender les transitions à travers la notion de trajectoire porte la réflexion sur les modalités et les contextes des (non)évolutions de systèmes énergétiques territorialisés, associant offre et demande. Enfin, explorer les trajectoires territoriales permet d’inverser la focale en s’interrogeant, à l’instar des travaux novateurs de Dominic Boyer sur l’« energopolitics »16, sur le rôle de l’évolution des systèmes énergétiques dans les transformations politiques des territoires17.

Ainsi, les transformations énergétiques pourront être abordées selon quatre axes principaux associant contributions théoriques et études de cas territorialisées, provenant de tout terrain et de toute période :

Approche conceptuelle de la relation transition énergétique - trajectoire

Comment dissocier l’approche des évolutions territoriales des systèmes énergétiques de l’appréhension du passage/remplacement d'un système à l'autre, telle que le permet la notion de transition ? Les auteurs sont invités à explorer la notion de trajectoire pour compléter l’approche transitionnelle des dynamiques et échapper à une lecture téléologique de l’évolution des systèmes énergétiques. Dans le cadre d’une approche de la transition énergétique, la trajectoire pourrait ainsi permettre d’appréhender conjointement, dans le temps et dans l’espace, de façon systémique, les liens entre production, distribution et consommation et de mener l’analyse à travers des problématiques plus spécifiques telles que le rôle des innovations18 ou de la disponibilité des ressources19, ou par le biais d’une approche plus sociopolitique20. Un dialogue interdisciplinaire croisé et critique s’intéressant, notamment, à l’analyse des discours et des représentations des acteurs, sera particulièrement apprécié.

Trajectoire énergétique des territoires

On invitera les auteurs à proposer des études de cas territorialisées se saisissant de l’évolution des systèmes énergétiques, afin d’en apporter, notamment, une vision géohistorique. Considérant les manques existant dans la littérature, les contributions concernant les périodes antérieures à la Révolution Industrielle seront particulièrement appréciées ainsi que celles interrogeant la non-linéarité de ces évolutions. Approchées par le territoire, il s’agira de mettre en lumière les dynamiques de ces transformations énergétiques, à plusieurs échelles, en questionnant la place des héritages, de leur contestation ou de leur pérennisation. Cet axe s’ouvrira également aux contributions s'intéressant aux conséquences des évolutions énergétiques sur les trajectoires politiques, sociologiques, démographiques ou économiques de leurs territoires.

Trajectoires énergétiques et systèmes d’acteurs

Dans la continuité de l’axe précédent, ce troisième axe invite aux contributions réfléchissant particulièrement aux rôles des systèmes d’acteurs dans les dynamiques des trajectoires énergétiques territorialisées, ainsi qu’aux relations de coopération ou d’opposition dans l’émergence de ces dernières. En auscultant les conflictualités inhérentes au déploiement des systèmes énergétiques, cet axe s'intéresse à la géopolitique locale des énergies et cherche à identifier l’influence des stratégies d’acteurs dans les conflits, leurs alliances ainsi que les représentations spatiales qui les meuvent. Au-delà de la réflexion sur les échelles pertinentes et leur emboîtement, l’analyse des trajectoires énergétiques nécessite une approche systémique des multiples acteurs qui y prennent part, qu’ils soient politiques, associatifs, économiques ou administratifs, incluant production, distribution et consommation. Dans l’analyse des représentations spatiales des acteurs, ce triptyque ouvre sur les questions de perception des vulnérabilités et des risques, les transformations énergétiques étant souvent interrogées par la société en termes de sécurité énergétique, qu’elle soit technique (concordance spatio-temporelle de l’offre à la demande) ou géopolitique.

Désindustrialisation - Réindustrialisation et trajectoires énergétiques

Compte tenu de la thématique historique du CRÉSAT et des travaux antérieurs réalisés21, une attention particulière sera portée à la relation entre les trajectoires énergétiques des territoires et le diptyque désindustrialisation-réindustrialisation. Il s’agira notamment de questionner la place des transformations énergétiques comme moment de désindustrialisation (fermetures de sites de production), les fermetures de sites industriels comme moment de transformation des trajectoires énergétiques locales et enfin le rôle de l’énergie dans la réindustrialisation des territoires. On s’intéressera notamment aux facteurs et dynamiques socio-économiques, politiques, environnementaux (des déchets au réchauffement climatique) et culturels, notamment à travers les processus d’innovation et exnovation22, cette dernière dynamique pouvant se révéler particulièrement pertinente à explorer en termes de trajectoires énergétiques.

Varia

La rubrique « Varia » de la Revue du Rhin supérieur permet aux chercheurs en sciences humaines et sociales (histoire, histoire de l’art, géographie, sociologie, littérature, droit, information-communication, etc.) de publier tout article inédit pour peu qu’il entre dans les axes de travail du CRÉSAT :

  • Histoire et patrimoines de l’industrie : industrialisation/désindustrialisation ; histoire des arts et des patrimoines industriels ; dynamiques économiques, culturelles et sociales du territoire transfrontalier du Rhin supérieur du xviiie siècle à nos jours.
  • Territoires intelligents : systèmes d’interactions nature/sociétés, acteurs/groupes sociaux ; représentations, héritages, imaginaires et construction du territoire ; fabrique décisionnelle, organisationnelle ou politique ; identification des acteurs au territoire.
  • Culture.s et communication : milieux de communication (temps, espace, société, culture) ; stratégies des acteurs économiques et politiques ; actualité des médias, des usages et des dispositifs ; constitution d’identités collectives (locales, nationales, transfrontalières ou supranationales).
  • Espace public et circulations internationales : espaces d’échanges et de débats du Moyen Âge à nos jours ; circulations et communautés politiques, idéologiques, culturelles ou confessionnelles ; conscience et imaginaire politique communs à une société (locale, nationale ou européenne).

Une attention particulière sera portée aux contributions mobilisant une logique bi-ou multi-nationale et/ou le territoire rhénan.

Délais et modalités

Les articles (45.000 caractères maximum) sont à envoyer à l’adresse suivante : revuedurhinsuperieur.cresat@uha.fr.

au plus tard le 31 mars 2020.

Les contributions seront soumises à une évaluation en double aveugle. Les auteurs sélectionnés seront avertis début juin et devront envoyer leur article définitif avant le 25 juin 2020 pour une publication en novembre 2020.

Les normes éditoriales peuvent être téléchargées à l’adresse suivante : http://www.cresat.uha.fr/activites/publications/rrs/. Tout article ayant déjà fait l’objet d’une publication (papier ou électronique), y compris dans une autre langue, sera automatiquement refusé.

Direction de la revue

  • Camille Desenclos, Université de Haute-Alsace

Comité de lecture

  • Stéphanie Averveck-Lietz, Université de Brême
  • Régis Boulat, Université de Haute-Alsace
  • Guido Braun, Université de Haute-Alsace
  • Michel Deshaies, Université de Lorraine
  • Stéphane Haffemayer, Université de Rouen
  • Carine Heitz, Irstea-ENGEES GESTE
  • Brice Martin, Université de Haute-Alsace
  • Renaud Meltz, Université de Haute-Alsace
  • Eleni Mitropoulou, Université de Haute-Alsace
  • Pascal Raggi, Université de Lorraine

Notes

1 Xavier Daumalin, Olivier Raveux, « Se battre pour des moulins : mouture des blés et énergie vapeur à Marseille à la fin de l’Ancien Régime », in A. Durand, Jeux d’eau. Moulins, meuniers et machines hydrauliques, xiie-xxe siècle. Études offertes à Georges Comet, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2008, p. 107-121.

2 Laurence Rocher, Éric Verdeil, « Dynamics, Tensions, Resistance in Solar Energy Development in Tunisia », Energy Research & Social Science, 54 (2019), p. 236-244.

3 Teva Meyer, « Du carbon lock-in au nuclear lock-in : les verrous spatiaux aux changements de politique nucléaire en Suède », Développement durable et territoire, 8 (2017/3) [En ligne : https://journals.openedition.org/developpementdurable/11936?lang=en].

4 Michel Deshaies, « Ambiguïtés et limites de la transition énergétique en Allemagne », VertigO, 14 (2014/3) [En ligne : https://journals.openedition.org/vertigo/15515].

5 Le concept de transition était bien présent dans le rapport Bruntland en 1987 mais a été négligé au profit de sa finalité seule, le développement durable.

6 Sébastien Velut, « La transition énergétique », in A. Euzen (dir.) Le développement durable à découvert, Paris, CNRS Editions, 2013, p. 173.

7 Vaclav Smil, Energy Transitions: History, Requirements, Prospects, Westport, Praeger, 2010 ; Jeremy Rifkin, The Third Industrial Revolution: How Lateral Power is Transforming Energy, the Economy, and the World, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2011 ; Kenneth Pomeranz, The Great Divergence. China, Europe, and the Making of the Modern World Economy, Princeton, Princeton University Press, 2001 ; Timothy Mitchell, Carbon Democracy: Political Power in the Age of Oil, Londres, Verso, 2011.

8 Jean-Baptiste Fressoz, « Pour une histoire désorientée de l’énergie » [communication aux 25èmes Journées Scientifiques de l’Environnement - L’économie verte en question, 2014, Créteil] ; René Audet, « Le champ des sustainability transitions : origines, analyses et pratiques de recherche », Cahiers de recherche sociologique, 58 (2015), p. 73-93.

9 Jean-Claude Debeir, Jean-Paul Deléage, Daniel Hémery, Une histoire de l’énergie, Paris, Flammarion, 2013 ; Leiwen Jian, Brian O’Neill, « The energy transition in rural China », International journal of global energy issues, 21 (2004), p. 2-26 ; Petra Kuskova, Simone Gringrich, Fridolin Krausmann, « Long term changes in social metabolism and land use in Czechoslovakia, 1830-2000 : An energy transition under changing political regimes », Ecological Economics, 68 (2008), p. 394-407 ; Robert Allen, « Backward into the future : The shift to coal and implications for the next energy transition », Energy policy, 50 (2012), p. 17-23.

10 Dominic Boyer, « Energopolitics and the Anthropology of Energy », Anthropology news, 52-5 (2011), p. 5-7.

11 Nicolas Jacob-Rousseau, « Géohistoire/géo-histoire : quelles méthodes pour quel récit ? », Géocarrefour, 84 (2009/4), p. 211-216.

12 Vincent Banos, Jeoffrey Dehez, « Les trajectoires du bois-énergie en Aquitaine : du développement local aux territoire de l’énergie ? », Géocarrefour, 90 (2015/4), p. 329-338.

13 Philippe Valette, Jean-Michel Carozza, « Géohistoire de l’environnement et des paysages : l’avenir d’une illusion ou illusion en devenir ? », in P. Valette, J.-M. Carozza (dir.), Géohistoire de l’environnement et des paysages, Toulouse, CNRS éditions, 2019, p. 11-18.

14 Hugues François, Maud Hirczak, Nicolas Senil Nicolas, « De la ressource à la trajectoire : quelles stratégies de développement territorial ? », Géographie, économie, Société, 15 (2013), p. 267-284.

15 Marie-Claude Maurel, « Penser l’historicité des territoires », in A. Berger (dir), Héritages et trajectoires rurales en Europe, Paris, L’Harmattan, Paris, 2009, p. 21-40.

16 D. Boyer, « Energopolitics and the Anthropology of Energy », art. cit.

17 Douglas Rogers, « Energopolitics Russia : Corporation, State and the rise of social and cultural projects », Anthropological Quarterly, 87 (2014/2), p. 431-451.

18 J. Rifkin, The Third Industrial Revolution… op. cit.

19 K. Pomeranz, The Great Divergence… op. cit.

20 Dominic Boyer, Energopolitics, Wind and Power in the Anthropocene, Durham, Duke University Press, 2019.

21 Pierre Lamard, Nicolas Stoskopf (éd.), La transition énergétique: un concept historique ?, Villeneuve-d’Ascq, Presses du Septentrion, 2018.

22 David Martin, « Exnovation as a Necessary Factor in Successful Energy Transitions », in J. Debra, Oxford Handbook of Energy and Society, Oxford, Oxford University Press, 2018.

Locais

  • Mulhouse, França (68)

Datas

  • terça, 31 de março de 2020

Ficheiros anexos

Palavras-chave

  • territoire productif, Rhin Supérieur, transition énergétique, désindustrialisation, systèmes de production

Contactos

  • Brice Martin
    courriel : brice [dot] martin [at] uha [dot] fr
  • Camille Desenclos
    courriel : camille [dot] desenclos [at] uha [dot] fr

Fonte da informação

  • Camille Desenclos
    courriel : camille [dot] desenclos [at] uha [dot] fr

Para citar este anúncio

« Transition et trajectoires énergétiques des territoires », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado terça, 26 de novembro de 2019, https://calenda.org/709175

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