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Producing images - noting and drawing dance in the first half of the 19th century

Noter et dessiner la danse dans la première moitié du XIXe siècle

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Publié le mercredi 22 janvier 2020 par Céline Guilleux

Résumé

Le XIXe siècle témoigne d’une richesse des expérimentations graphiques visant à représenter et noter la danse. Les ouvrages, partitions ou carnets d’Arthur Saint-Léon, Henri Justamant, Théleur, Carlo Blasis ou G.-Léopold Adice ont été relativement bien étudiés par les chercheurs en danse. La bibliothèque-musée de l’Opéra conserve cependant plusieurs fonds inédits dont un ensemble de croquis, succession de tableaux scéniques, destinés à la reprise à l’Opéra de Paris de plusieurs ballets tels que Zéphire et Flore de Charles Didelot. Outre divers schémas détaillant les déplacements des danseurs, le fonds A.J.J Deshayes est riche de très nombreux dessins qui interrogent les relations entre maître de ballet et décorateur (P. Cicéri et L. Daguerre notamment) et attestent d’un recours à la représentation comme outil de mise en scène et de transmission de ce ballet romantique dont Théophile Gautier louait le « spectacle oculaire ».

Annonce

Argumentaire

Le XIXe siècle témoigne d’une richesse des expérimentations graphiques visant à représenter et noter la danse. Les ouvrages, partitions ou carnets d’Arthur Saint-Léon, Henri Justamant, Théleur, Carlo Blasis ou G.-Léopold Adice ont été relativement bien étudiés par les chercheurs en danse. La Bibliothèque-musée de l’Opéra conserve cependant plusieurs fonds inédits dont un ensemble de croquis, succession de tableaux scéniques, destinés à la reprise à l’Opéra de Paris de plusieurs ballets tels que Zéphire et Flore de Charles Didelot. Outre divers schémas détaillant les déplacements des danseurs, le fonds A.J.J Deshayes est riche de très nombreux dessins qui interrogent les relations entre maître de ballet et décorateur (P. Cicéri et L. Daguerre notamment) et attestent d’un recours à la représentation comme outil de mise en scène et de transmission de ce ballet romantique dont Théophile Gautier louait le « spectacle oculaire ». La journée d’étude s’attachera à comprendre le processus de construction des images dans le contexte précis des débuts du ballet romantique, quand la « féérie visuelle » est rendue possible grâce à l’évolution des techniques, le recours au diorama, aux praticables et à une machinerie sophistiquée. L’étude de ces dessins et leur mise en contexte (transformation des techniques de ballet, des décors, goût pour le tableau vivant, etc.) permettra également d’envisager précisément les sources picturales et les influences de la sculpture contemporaine dans le façonnement des postures et des images scéniques.

Programme

9h30. Accueil des participants

  • 9h45. Introduction : Pauline Chevalier (INHA), Bruno Ligore (Université Nice-Côte d’Azur), Mathias Auclair (BnF)
  • 10h15. Bénédicte Jarrasse (Université Paris – Sorbonne / Université de Strasbourg). « Des tableaux pleins de grâce et de volupté » : Flore et Zéphyre au miroir de la critique (1815-1830). »
  • 10h45. Bruno Ligore (Université Nice – Côte d’Azur). « Les dessins de Charles Blasis pour Mefistofele conservés à la Scala : la préfiguration d’un ballet à travers l’image ».

11h15 Pause

  • 11h30. Jacopo Ranzani (INHA).« La formation au dessin et la culture visuelle des maîtres de ballet au tournant du XVIIIe siècle : quelques hypothèses à partir du fonds A.J.J Deshayes ».
  • 12h00. Pauline Chevalier (INHA). « Composer la danse : le dessin comme modus operandi »

12h30-14h Pause déjeuner

  • 14h. Chiara Savettieri (Université de Pise). « Le geste dans la peinture et le geste performatif : réflexions sur la « Théorie du geste » de Jacques-Nicolas Paillot de Montabert ».
  • 14h30. Julie Ramos (Université Paris I – Panthéon Sorbonne). « Tableau vivant et danse : de la stase au mouvement, et vice et versa »

15h. Pause

  • 15h15. Flavia Pappacena (Académie nationale de danse, Rome). « Les expérimentations graphiques de la danse française dans la première moitié du XIXe siècle sous le signe d’un dialogue entre les arts »
  • 16h00. Claudia Jeschke (Université de Salzbourg). « Dancing Figures/Figuring Dance – Searchlights on Nineteenth Century Composition Manuals »

16h45. Table-ronde

  • Marina Nordera (Université Nice – Côte d’Azur),
  • Marie Glon (Université de Lille),
  • Flavia Pappacena (Académie nationale de danse de Rome),
  • Claudia Jeschke (Université de Salzbourg),
  • Marine Kisiel (Musée d’Orsay)

Comité d’organisation

Pauline Chevalier et Bruno Ligore

Cette journée d’études est issue d’un atelier de recherche mené à la BnF – Opéra dans le cadre du programme de recherche « Chorégraphies » (INHA),  avec : Mathias Auclair (BnF), Laurent Barré (CN D), Pauline Chevalier (INHA), Séverine Forlani (BnF), Lou Forster (INHA), Marie Glon (Université de Lille), Bénédicte Jarrasse (Université Paris – Sorbonne / Université de Strasbourg), Marine Kisiel (Musée d’Orsay), Antonin Liatard (INHA), Bruno Ligore (Université Nice – Côte d’Azur), Julie Ramos (Université Paris I – Panthéon Sorbonne).

Informations pratiques

25 janvier 2020 – 9H30-18H30 Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari Institut national d’histoire de l’art 6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne 75002 Paris

Entrée libre

Lieux

  • Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari Institut national d’histoire de l’art - 6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne
    Paris, France (75)

Dates

  • samedi 25 janvier 2020

Fichiers attachés

Mots-clés

  • danse

Source de l'information

  • Bruno Ligore
    courriel : bruno [dot] ligore [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Faire image », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 22 janvier 2020, https://calenda.org/740555

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