HomeThe digital age and linguistic and cultural diversity: the central issues of globalisation

The digital age and linguistic and cultural diversity: the central issues of globalisation

Numérique, diversité linguistique et culturelle : des enjeux centraux de la mondialisation

A new paradigm for research, learning and teaching

Un nouveau paradigme pour la recherche, l’apprentissage et l'enseignement

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Published on Thursday, July 02, 2020 by Céline Guilleux

Summary

La revue Langues et cultures lance un appel à contributions pour son deuxième numéro autour de la thématique suivante : « Numérique, diversité linguistique et culturelle, des enjeux centraux de la mondialisation. Un nouveau paradigme pour la recherche, l’apprentissage et l'enseignement ». La mondialisation et la multiplication des échanges modifient la place et l’identité des individus, bouleversent la façon de penser le monde, et, bien sûr, questionnent l’école qui n’est pas préparée aux nécessaires (r)évolutions. L’école s’interroge, et la société interroge la formation qui doit prendre en compte ces bouleversements, la connaissance étant la source première de la richesse de notre temps. Avec le développement de l’apprentissage en réseau et du co-apprentissage, les caractéristiques culturelles et linguistiques des apprenants constituent des facteurs indispensables à prendre en compte pour comprendre et faciliter les activités de (co)compréhension, de (co)écriture et de (co)construction des connaissances.

Announcement

Coordination

Ce numéro sera coordonné par

  • Pr : Denis LEGROS,
  • Dr : Yamina MAZAR 
  • Dr : Sid Ahmed KHELLADI.

Argumentaire

Selon Michaël Oustinoff (2013), trois phénomènes importants font de la diversité linguistique un enjeu central : la mondialisation, les nouvelles technologies de l’information et l’émergence d’un monde multipolaire avec la montée en puissance des BRICS[1]. Selon cet auteur, nous sommes ainsi entrés dans un monde qui rend obsolète le modèle basé sur l’anglais comme langue dominante. Il montre que les langues s’acclimatent et se transforment culturellement pour s’adapter à leur milieu d’adoption, phénomène accentué par les différents flux migratoires. Il existe par exemple un français sénégalais, québécois, ou haïtien et le respect de la diversité linguistique passe donc par la reconnaissance de la diversité des formes qu’une même langue peut prendre. Les « formes standards ne sont plus la norme, et de multiples normes culturelles de la même langue apparaissent ». Il va de soi que la non prise en compte de ces formes multiples pose des problèmes importants pour l’apprentissage d’une langue et questionnent sérieusement non seulement les spécialistes des sciences du langage et de la didactique des langues, mais aussi et d’abord les enseignants, en particulier dans le contexte multilingue et pluriculturel de l’Algérie.

Michaël Oustinoff nous rappelle qu’au début des années 2000, la langue d’Internet, était sans conteste, l’anglais et sa présence était écrasante : 80 % de l’ensemble. En 2013, sa part ne représentait plus que 25 % du total. On ne dispose pas de statistique pour les années récentes, mais il est probable que la diminution du pourcentage s’est accrue. Michaël Oustinoff tire de ces chiffres quelques enseignements très importants, et en particulier l’idée que la langue de la mondialisation appelée à être l’anglais est une idée simpliste qui ne résiste pas à l’épreuve des faits. Il rappelle d’ailleurs la clairvoyance dont a fait preuve l’Unesco en 2001 à Paris, dans sa Déclaration universelle sur la diversité culturelle, à un moment où l’anglais était la langue planétaire (Global English) lorsque qu’elle déclarait que « […] La liberté d’expression, le pluralisme des médias, le multilinguisme, l’égalité d’accès aux expressions artistiques, au savoir scientifique et technologique — y compris sous la forme numérique — et la possibilité, pour toutes les cultures, d’être présentes dans les moyens d’expression et de diffusion, sont les garants de la diversité culturelle. » (Gagné, 170 :2005).

La diversité linguistique et culturelle est donc bien devenue un enjeu incontournable de la mondialisation. En raison de sa complexité protéiforme, il est illusoire selon Michaël Oustinoff de vouloir réduire cette diversité linguistique à sa dimension purement linguistique, elle ne peut donc être traitée que de manière inter ou transdisciplinaire, dans le cadre d’un nouveau paradigme à la base de la recherche sur l’enseignement/apprentissage.

C’est ainsi que la littératie, définie par l’OCDE (1995) comme l’ensemble des compétences mobilisées par un individu pour lire, comprendre et produire des énoncés dans toutes les situations de la vie quotidienne, professionnelle, scolaire, universitaire est devenue, avec l’avènement de l’ère «  post-typographique » (Reinking, 1998), « multilittératie », c’est-à-dire un concept en mouvement permanent et qui change de sens en fonction des attentes, des interrogations et des besoins de la société et de l’école en matière de compétences nouvelles, d’apprentissage et d’enseignement. Or, ces transformations s’avèrent de plus en plus rapides, et donc de plus en plus difficiles à circonscrire et à analyser en raison du rythme de l’évolution des technologies jamais connu (Leu & Kinzer, 2000).

C’est la raison pour laquelle les compétences en litteraties, la représentation de leur construction et de leur développement, et donc la conception de l’enseignement de ces compétences se traduisent par des modèles d’apprentissage et des programmes instructionnels et didactiques qui doivent être remis en cause en permanence. C’est aussi la raison pour laquelle la recherche scientifique, la recherche didactique et la recherche sur la littératie dans toutes ses dimensions doivent être conduites en interaction et en interdisciplinarité.

Objectifs et axes

La mondialisation et la multiplication des échanges modifient la place et l’identité des individus, bouleversent la façon de penser le monde, et, bien sûr, questionnent l’école qui n’est pas préparée aux nécessaires (r)évolutions (Legros et Maitre de Pembroke, 2001). L’école s’interroge, et la société interroge la formation qui doit prendre en compte ces bouleversements, la connaissance étant la source première de la richesse de notre temps. Avec le développement de l’apprentissage en réseau et du co-apprentissage, les caractéristiques culturelles et linguistiques des apprenants constituent des facteurs indispensables à prendre en compte pour comprendre et faciliter les activités de (co)compréhension, de (co)écriture et de (co)construction des connaissances. Les recherches sur la (multi)littératie doivent donc prendre en compte les divers contextes plurilingues et pluriculturels des apprenants, sous peine de nous laisser enfermés dans des cadres théoriques éthnocentrés et inefficaces du point de vue de la littératie en contexte plurilingue. Ainsi, la situation de plurilinguisme et les travaux conduits dans le champ de la plurilittératie peuvent constituer un moyen de reformulation des questionnements et des problématiques liés à la recherche sur l’apprentissage, sur l’école et la formation à l’ère du numérique et de la mondialisation (Paré-Kaboré,, Sawadogo, & Legros, 2016).

Notre but est de présenter un ensemble de travaux, conduits dans différents contextes, avec les mêmes bases, dans le but de contribuer à l’avancée de recherches cohérentes et interdisciplinaires sur la construction des compétences en littératies plurilingues et en contexte numérique.

Nous proposons donc quelques axes, mais nous souhaitons couvrir le mieux possible le domaine et la problématique, et nous souhaitons en particulier ouvrir le champ aux approches linguistiques et cognitives.

  • Axe 1. Compréhension et production de textes en langue L2 en contexte plurilingue. Etude expérimentale des effets de la prise en compte de la L1 dans la compréhension et la production de texte en L2 (textes argumentatifs et explicatifs).
  • Axe 2. Les apports de la linguistique textuelle et de la sémiotique du texte à l’étude de l’activité de compréhension et d’interprétation d’un texte littéraire en FLE.
  • Axe 3. Le numérique a bouleversé l’apprentissage et permis le co-apprentissage à distance. Dans le contexte plurilingue et pluriculturel, à l’ère de la mondialisation, des recherches scientifiques, didactiques et pédagogiques nouvelles sont nécessaires et les expériences très utiles.
  • Axe 4. Les outils numériques modifient les différentes tâches d’apprentissage. Ils constituent à la fois des «  technologies intellectuelles» et des « outils cognitifs » (Jonassen, 1995). Comment utiliser ces outils efficacement pour améliorer les manières de lire, d’écrire, de communiquer et d’apprendre ? La compréhension des effets de ces outils et l’analyse des difficultés qu’ils provoquent constituent un immense apport pour rendre plus efficace l’apprentissage, il nécessite en particulier une analyse des contextes et des conditions d’utilisation de ces outils.

Modalités de soumission des articles

Les articles sont  à envoyer à l’adresse mail suivante : languescultures@univ-adrar.dz  

Calendrier  prévisionnel :

  • Date limite d'envoi des propositions d’articles: 15/10/2020

  • Notification : 30/11/2020
  • Publication prévue fin décembre 2020

Remarque : Le Template de la revue est téléchargeable sur le site officiel de la revue « Langues & Cultures » jlc.univ-adrar.dz

Les normes de rédaction sont disponibles sur le site de la revue.

[1] Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud

Références bibliographiques

Gagné, Gilbert (dir.), La diversité culturelle : vers une convention culturelle ?, FIDES, 2005, 216 pages.

Jonassen, D. H. (1995). Supporting communities of learners with technology: A vision for integrating technology with learning in schools. Educational Technology, 35(4), 60-63.

Legros, D. (2015). Apprentissage numérique en contexte plurilingue à l’ère de la mondialisation. Al’Adâb wa Llughât (Lettres et Langues), 10, 125-138.

Legros, D. & Maître de Pembroke, E. (2001). L’évaluation du rôle des Nouvelles Technologies sur l’apprentissage et l’enseignement dans le nouveau contexte mondial interculturel. Quelles perspectives ? Débat interculturel sur l’évaluation des systèmes éducatifs. Séminaire International, Université Mentouri, Constantine, 29-31 octobre 2001 (Actes, pp. 51-63).

Leu, D.J. Jr., & Kinzer, C.K. (2000). The convergence of literacy instruction and networked technologies for information and communication. Reading Research Quaterly, 35, 108-127.

Maitre de Pembroke, E., & Legros, D. (2004). Lecture et construction des représentations : étude du rôle des contextes culturels. Cahiers du Français Contemporain, 9, 77-99.

Oustinoff, M. (2013). Communication et diversité culturelle La diversité linguistique, enjeu central de la mondialisation, Revue française des sciences de l’information et de la communication ; 2, file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/rfsic-328.pdf.

Paré-Kaboré Afsata, Sawadogo, François, & Denis Legros (Eds.), (2016). Apprentissage en contexte culturel plurilingue et numérique. Paris ; L’Harmattan

Reinking, D. (1998). Synthesizing technological transformations of literacy in a post-typographic world. In D. Reinking M.C. McKenna, L.D. Labbo, & R.D. Kieffer (Eds), Handbook of literacy and technology: Transformations in a post-typographic world. Mahwah, NJ : Lawrence Erlbaum Associates.

Places

  • Adrar, Algeria (01000)

Date(s)

  • Thursday, October 15, 2020

Attached files

Keywords

  • numérique, diversité linguistique, diversité culturelle

Contact(s)

  • Sid Ahmed Khelladi
    courriel : khelladi [at] univ-adrar [dot] dz

Reference Urls

Information source

  • Sid Ahmed Khelladi
    courriel : khelladi [at] univ-adrar [dot] dz

To cite this announcement

« The digital age and linguistic and cultural diversity: the central issues of globalisation », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, July 02, 2020, https://calenda.org/788268

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