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Langues et traduction : enjeux cognitifs

Languages and translation: cognitive stakes

Al-Kīmiyā, revue de la faculté de langues et de traduction, université Saint-Joseph de Beyrouth (numéro 19)

Al-Kīmiyā, the journal of the languages and translation faculty at the Saint-Joseph University of Beirut (issue 19)

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Veröffentlicht am Donnerstag, 30. Juli 2020 bei Anastasia Giardinelli

Zusammenfassung

La thématique retenue pour le numéro 19 d’Al-Kīmiyā est : « Langues et traduction : enjeux cognitifs ». Depuis quelques décennies, les recherches en sciences cognitives s’intéressent aux processus d’apprentissage en explorant le phénomène de la plasticité cérébrale. Les progrès s’avèrent aujourd’hui réels et incontournables. Les principes fondamentaux de l’apprentissage, ou ce que Stanislas Dehaene appelle les piliers de l’apprentissage, sont bien définis et nécessitent une adaptation, une remise en question, voire une révolution des pratiques d’enseignement. L’enseignement des langues et de la traduction/interprétation ne fait pas exception à cette nouvelle donne. De plus, les recherches descriptives se multiplient pour étudier les processus de traduction et d’interprétation ainsi que ceux des phénomènes linguistiques tels que le bilinguisme ou le plurilinguisme sous l’éclairage des sciences cognitives.

Inserat

Présentation

Vu les circonstances ces derniers mois, dues à la crise de la Covid-19, le colloque que la Faculté de langues et de traduction (FdLT) et ses institutions rattachées comptaient organiser en avril 2020 a été annulé. La thématique de ce colloque sera reprise sous forme d’articles à publier dans notre revue.

La thématique retenue donc pour le numéro 19 d’Al-Kīmiyā est : « Langues et traduction : enjeux cognitifs »

Le but est de réunir les réflexions qui portent sur les liens existant entre les processus cognitifs et l’enseignement/apprentissage des langues et de la traduction/interprétation. Ces liens acquièrent une grande importance aujourd’hui d’autant plus que le passage inévitable à l’enseignement à distance représente un véritable défi dans ces disciplines.

Argumentaire, axes de questionnement

Depuis quelques décennies, les recherches en sciences cognitives s’intéressent aux processus d’apprentissage en explorant le phénomène de la plasticité cérébrale. Les progrès s’avèrent aujourd’hui réels et incontournables. Les principes fondamentaux de l’apprentissage, ou ce que Stanislas Dehaene appelle les piliers de l’apprentissage, sont bien définis et nécessitent une adaptation, une remise en question, voire une révolution des pratiques d’enseignement. Ceci devient d’autant plus urgent à l’ère du « tsunami numérique » (Emmanuel Davidenkoff) qui a transformé le profil de l’apprenant. En effet, les besoins de celui-ci ont changé : il a ses propres manières d’accéder au savoir; son rythme et ses capacités d’attention ne sont plus les mêmes et sa curiosité intellectuelle en est affectée. Face à ces enjeux et défis grandissants, l’enseignant doit nécessairement adapter son approche vis-à-vis de l’apprenant.

L’enseignement des langues et de la traduction/interprétation ne fait pas exception à cette nouvelle donne. Les aspects cognitifs de l’apprentissage et de l’acquisition des compétences doivent y être pris en considération : optimiser l’attention et la mémoire, solliciter l’engagement actif de l’apprenant en éveillant sa curiosité, accepter l’erreur en tant que passage inévitable vers l’acquisition, consolider l’apprentissage par répétition espacée, tenir compte de facteurs apparemment externes tels que le sommeil, l’émotion et l’ergonomie physique et cognitive… Voilà une liste non exhaustive de facteurs influents qui, mieux compris, amèneraient l’enseignant à adapter la gestion de sa classe pour favoriser les différentes compétences qu’il désire faire acquérir en matière de langues et de traduction/interprétation. À cet égard, les contributions pourraient réfléchir sur les méthodes déjà adoptées dans l’enseignement des langues et de la traduction/interprétation et sur leurs fondements théoriques pour voir à quel point les facteurs cognitifs sont pris en compte et si les avancées scientifiques confirment ou infirment certaines pratiques.

Cependant, dans le cas des deux domaines en question, il ne suffit pas de comprendre les processus d’apprentissage de l’apprenant, mais aussi les processus cognitifs engagés dans la performance des tâches finales à accomplir. Les recherches descriptives se multiplient depuis des décennies déjà pour étudier les processus de traduction et d’interprétation ainsi que ceux des phénomènes linguistiques tels que le bilinguisme ou le plurilinguisme sous l’éclairage des sciences cognitives. En effet, traduire, interpréter, parler ou écrire sont en soi des actes cognitifs spécifiques. Les recherches traitent entre autres des questions d’interférences, de charge cognitive, d’attention, de mémoire, de prise de décision, d’inhibition des raisonnements erronés, d’automatismes, etc. Ces facteurs cognitifs sont étudiés dans la phase de la compréhension et de la saisie du sens ainsi que dans celle de la production. Les résultats de ces recherches ont sûrement des implications directes sur la planification des programmes et des cursus d’apprentissage ainsi que sur les méthodes d’enseignement. Une réflexion concernant les méthodologies de recherche serait également bénéfique pour l’avancement de ces recherches.

Les deux axes de réflexion:

  • Les aspects cognitifs dans l’apprentissage et l’acquisition des compétences en langues ou en traduction/interprétation
  • Les aspects cognitifs dans les recherches descriptives (conceptuelles et empiriques) en langues ou en traduction/interprétation

Modalités de proposition

Les chercheurs désireux de soumettre leur contribution sont priés de l’envoyer à l’adresse suivante : may.haddad@usj.edu.l

avant le 15 octobre 2020

Références indicatives

  • Davidenkoff, E. (2014). Le tsunami numérique, éducation : tout va changer! Êtes-vous prêts? Paris, France: Stock
  • Dehaene, S. (2018). Apprendre! Les talents du cerveau, le défi des machines. Paris, France : Odile Jacob
  • Fuchs, C. (2011). Les langues au carrefour de la cognition. La Clé des langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029). Repéré à http://cle.ens-lyon.fr/plurilangues/langue/domaine-de-la-linguistique/les-langues-au-carrefour-de-la-cognition
  • Houdé, O. (2017). Apprendre à résister. Paris, France : Le Pommier
  • Lavault-Olléon, E. (2011). L’ergonomie, nouveau paradigme pour la traductologie. ILCEA, DOI : 10.4000/ilcea.1078
  • Moukheiber, A. (2018). Votre cerveau vous joue des tours. Paris, France : Allary Éditions
  • O’brien, S. (eds). (2011). Cognitive Explorations of Translation. London / New York: Continuum International Publishing Group
  • Plevoets, K., & Defrancq, B. (2018). The cognitive load of interpreters in the European Parliament. A corpus-based study of predictors for the disfluency uh (m). Interpreting20(1), 1–28.
  • Schwieter, J W. & Ferreira, F (eds). (2014). The Development of Translation Competence: Theories and Methodologies from Psycholinguistics and Cognitive Science. Cambridge Scholars publishing
  • Sutter, G De. Lefer, M-A & Delaere, I. (eds). (2017). Empirical Translation Studies. New Methodological and Theoretical Traditions. Berlin, Germany: De Gruyter

Présentation de la revue

Al-Kīmiyā est une revue publiée par la Faculté de langues et de traduction (FdLT) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ). 

La revue Al-Kīmiyā, fondée en 2001-2002 sous cette appellation à partir des annales de l’Institut de langues et de traduction (ILT), publie principalement les recherches en traduction, en interprétation et en langues : traductologie, terminologie, histoire de la traduction, communication interculturelle, enseignement de la traduction, enseignement des langues et sciences du langage.

C’est une revue biannuelle plurilingue recevant des articles originaux en français, en arabe, en anglais, en espagnol, en italien et en allemand. Chaque numéro comprend un dossier thématique centré sur un sujet spécifique pouvant être commun aux disciplines propres à la traduction et aux langues, une section Varia et une section de comptes rendus d’ouvrages récents dans les domaines de la revue.

Al-Kīmiyā se veut un espace de réflexion donnant la parole aux chercheurs, enseignants, doctorants et professionnels des métiers de traduction et de langues.

Type de support : papier

ISSN : 2410-3128

En ligne : https://journals.usj.edu.lb/al-kimiya

Comité scientifique

  • Bert Barry (Saint Louis University- USA)
  • Christian Balliu (ISTI- Université Libre de Bruxelles-Belgique)
  • Enrico Monti (Université de Haute Alsace- France)
  • Gina Abou Fadel Saad (FdLT- Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)
  • Hannelore Lee-Jahnke (Ex directrice de l’ETI, FTI- Université de Genève-Suisse)
  • Jean Soubrier (Université Lumière Lyon 2- Professeur émérite-France)
  • Julio Murillo (Universitat  Autónoma de Barcelona -Espagne)
  • Marianne Lederer (ESIT- Université Sorbonne Nouvelle-Paris3-Professeur émérite-France)
  • May Hobeika Haddad (FdLT- Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)
  • Nadine Riachi Haddad (FdLT- Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)
  • Nicolas Froeliger (Université Paris Diderot-Paris7-France)
  • Stéphanie Schwerter (Université Polytechnique- Hauts-de-France- France)

Rédactrice en chef: May Hobeika Haddad

Politique éditoriale

Les appels à contribution pour le dossier thématique sont lancés deux fois par an. Cependant, les contributions traitant de problématiques diverses et originales peuvent être reçues à tout moment de l’année pour une publication éventuelle dans la section Varia.

Al-Kīmiyā n’accepte que les articles originaux, non publiés et non soumis à une autre revue. Le plagiat aboutit à un rejet automatique de l’article.

Toutes les contributions sont soumises à un processus d’évaluation :

  • Les auteurs envoient leur texte par courriel comportant :
  • Le titre de la contribution
  • Deux résumés de l’article : l’un dans la langue de l’article et l’autre en anglais, de 600 à 800 signes chacun.
  • 3 à 5 mots-clés dans les deux langues des résumés
  • Le texte :
    • L’article : 25000 à 35000 signes, espaces compris
    • Les comptes rendus : 7000 à 10000 signes, espaces compris.
  • Une notice biobibliographique de l’auteur (500 à 800 signes)
  • L’article est examiné d’abord par le rédacteur en chef qui le soumet à l’évaluation en double aveugle par deux experts du comité de lecture.
  • Les experts complètent et signent un formulaire donnant leurs avis et recommandations.
  • Les auteurs sont avertis des résultats de l’évaluation dans un délai de 6 semaines et peuvent apporter les modifications demandées dans un délai de 20 à 30 jours.
  • Le manuscrit est réexaminé par le comité de rédaction et éventuellement par un troisième expert.
  • La décision finale prise par le comité de rédaction est transmise à l’auteur.

La liste des membres du comité de lecture formé des évaluateurs est clairement mentionnée à la publication de chaque numéro.

La mise en forme

La rédaction se chargera du stylage des articles. Toutefois, les auteurs sont priés de respecter les consignes formelles suivantes :

  • Police : Times New Roman, Titre : 14 points en gras (en lettres majuscules). Nom de l’auteur : 10 points, nom suivi du titre académique et fonction. Résumé : 10 points. Texte: 12 points avec interligne simple. Notes de bas de page: 10 points. Pour les textes en arabe: Simplified Arabic. Titre : 16 points en gras. Nom de l’auteur: 12 points, nom suivi du titre académique et fonction. Résumé : 12 points. Texte : 14 points avec interligne simple. Notes: 10 points.
  • Les mots-clés (3 à 5) sont séparés par une virgule.
  • Les titres secondaires sont marqués en caractère gras en tête de paragraphe.
  • Les citations courtes (moins de 3 lignes) dans le corps du texte entre guillemets, les citations longues en exergue du texte en 10 points.
  • Les références bibliographiques dans le corps du texte suivent les normes : (Nom de l’auteur, date, page)
  • Les notes de bas de page sont réservées aux commentaires substantiels et informations complémentaires. Elles sont numérotées à chaque page.
  • La bibliographie placée en fin d’article suit les normes APA, 6ème édition. Les références doivent être romanisées. La revue adopte les règles ALA-LC (American Library Association- Library of Congress): https://www.loc.gov/catdir/cpso/roman.html

Exemple pour les monographies :

Nom de l’auteur, Initiale du prénom. (Année). Titre du livre : sous-titre. Lieu de publication : Maison d’édition.

Exemples pour les articles :

Nom de l’auteur, Initiale du prénom. (Année). Titre de l’article. Titre de la revue, volume (numéro), page de début-page de la fin.

Exemple pour les articles en ligne :

Nom de l’auteur, Initiale du prénom. (Année). Titre de l’article. Titre de la revue, volume (numéro), page de début-page de la fin. Repéré à adresse URL

Orte

  • Université Saint-Joseph de Beyrouth. Campus des Sciences humaines. rue de Damas
    Beirut, Libanon

Daten

  • Donnerstag, 15. Oktober 2020

Schlüsselwörter

  • Traduction-Interprétation-Langues

Kontakt

  • MAY HADDAD
    courriel : MAY [dot] HADDAD [at] USJ [dot] EDU [dot] LB

Informationsquelle

  • MAY HADDAD
    courriel : MAY [dot] HADDAD [at] USJ [dot] EDU [dot] LB

Zitierhinweise

« Langues et traduction : enjeux cognitifs », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Donnerstag, 30. Juli 2020, https://calenda.org/793871

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