Página inicialL’armée au Cameroun : une contribution à l’histoire militaire africaine

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L’armée au Cameroun : une contribution à l’histoire militaire africaine

The army in Cameroon: a contribution to African military history

État des lieux et enjeux épistémologiques

Inventory and epistemological issues

*  *  *

Publicado sexta, 07 de agosto de 2020 por Céline Guilleux

Resumo

Longtemps marginalisée dans les recherches effectuées au Cameroun au lendemain des indépendances, l’histoire militaire a été quasi absente dans les débats historiques et méthodologiques au moment où la première génération des intellectuels africains se questionnait sur la restitution d’une histoire authentique africaine. Il a fallu attendre le début des années 1990 pour assister à un renouveau dans l’historiographie camerounaise avec l’entrée analytique du fait militaire grâce à certains « ouvreurs d’imaginaires » du département d’histoire de l’université de Yaoundé I. Cette spécialisation s’est étendue dans les autres universités camerounaises et est devenue par la suite une préoccupation épistémologique suscitant un intérêt chez de nombreux chercheurs au Cameroun. Cet ouvrage donne la possibilité aux experts, aux chercheurs et sympathisants de l’histoire militaire d’élargir leur recherche sur la question; de mener des efforts vers un renouvellement épistémologique et de nouvelles grilles d’interprétations de manière transversale pour rendre compte de la complexité des transformations de l’armée camerounaise dans la « longue durée ».

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Argumentaire

Longtemps marginalisée dans les recherches effectuées au Cameroun au lendemain des indépendances jusqu’ au début des années 1990, l’Histoire militaire a été absente dans les débats philosophiques, épistémologiques, méthodologiques et théoriques au moment où la première génération des intellectuels africains se questionnait sur la restitution d’une histoire authentique africaine. L’objectif de ces derniers visait à libérer le continent noir du joug colonial, à remettre en cause les paradigmes de la colonisation dans l’historiographie africaine et surtout à exhumer une mémoire exaltante du passé glorieux de l’Afrique[1]. Si, en Afrique de l’Ouest, quelques chercheurs se sont intéressés au fait militaire en le situant dans les débats historiographiques africains, on remarque que cette problématique est restée le parent pauvre de l’historiographie dans les pays de l’Afrique Centrale et principalement au Cameroun[2]. Les données étaient demeurées lacunaires, approximatives et exempts d’un investissement massif de la part des chercheurs[3]. A cause des raisons sécuritaires et historiques, il a fallu attendre le début des années 1990 pour assister à une émergence de la première pépinière des chercheurs sur l’Histoire militaire au Cameroun[4]. En réalité, l’ordre de la peur, le fantasme de la répression et la violence avaient fait lit dans les imaginaires des chercheurs au point d’empêcher une éclosion de la pensée sur l’Histoire militaire du Cameroun durant ces trois décennies[5]. Les explications à la réticence des premiers chercheurs camerounais à associer le fait militaire dans leurs discussions épistémologiques pourraient trouver la réponse sur deux prismes analytiques à savoir : les évènements douloureux et traumatiques de la lutte armée pendant la période coloniale et après l’indépendance du Cameroun oriental, le 1er janvier 1960 jusqu’à l’arrestation et la condamnation du dernier résistant upéciste, Ernest Ouandié, le 15 janvier 1971[6]. En outre, on ne saurait passer sous silence, l’ordre des clichés et stéréotypes sur le « barbarisme » de l’armée coloniale, le mutisme et le manque de collaboration de l’armée nationale avec les civils relatifs aux dossiers classés « top secret » et « confidentiels défense ».

Pour des raisons d’ordres structurels et conjoncturels, le champ historiographique camerounais a connu des nouvelles entrées analytiques avec l’introduction de l’histoire militaire dans les réflexions de certains chercheurs au début des années 90 comme nous l’avons évoqué ci-dessus. Cet effort d’intelligibilité a assigné une signification particulière à l’histoire militaire du continent et précisément celle du Cameroun a été possible grâce aux « ouvreurs d’imaginaires » du département d’Histoire de l’Université de Yaoundé I. Si Thierno Mouctar Bah en fut le pionnier, celui qui créa des sillons, établissant des passerelles et stimulant des nouvelles énergies dans la transmission du « témoin », Daniel Abwa  et Jean Koufan Menkene, les sympathisants de cette discipline, dans la continuité de leur « Maître » se sont attelés à établir des ponts épistémologiques dans la formation de certains « chercheurs juniors » qui devinrent plus tard des « chercheurs seniors ». Etendue dans les autres universités camerounaises, elle constitue désormais un centre d’intérêt qui suscite la passion chez de nombreux chercheurs au Cameroun. Par ailleurs, il faut relever que la construction liturgique sur les armées africaines racontées par l’ailleurs s’est longtemps réduit à ce que l’on peut appeler «  l’Histoire des vainqueurs ». Celle-ci a fait pignon sur rue mais aujourd’hui, une histoire militaire vu sous le prisme des vaincus est possible et, Daniel Abwa le démontre de manière fort plausible.[7]

Ainsi, l’armée nationale camerounaise dans sa globalité constitue une préoccupation épistémologique qui a fait l’objet des investigations historiques[8]. Bien que porteurs de sens et d’originalité, on remarque la forte prégnance du fétichisme des origines et de l’histoire - récit. Ainsi, certaines perspectives oubliées et également déjà étudiés qui s’inscrivent dans la « hiérarchie des temporalités[9]» restent encore à élucider et à discuter. En ce nouveau temps où sévit une « guerre sale » depuis novembre 2016 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, l’armée camerounaise est de nouveau, au centre de l’attention à travers de nombreux écrits, commentaires dans l’espace public, les réseaux sociaux etc. Cet ouvrage donne la possibilité aux  experts, aux chercheurs et sympathisants de l’Histoire militaire à  élargir leur recherche sur la question; à mener des efforts vers un renouvellement épistémologique et de nouvelles grilles d’interprétations de manière transversale pour rendre compte de la complexité des transformations de l’armée camerounaise dans la « longue durée ». L’histoire militaire qui ne se résume pas seulement à l’histoire évènement comme le témoignent la posture des historiens positivistes[10], vise également à privilégier les permanences, les ruptures, les séries, les mentalités, dans sa compréhension. L’histoire militaire est une variable aux composantes multiples et s’inscrit dans une histoire totale voire globale car, elle dépend largement des « forces profondes[11] ». A cet effet, consacrer un ouvrage sur l’histoire militaire camerounaise revient à présenter une histoire pleine de rebondissements, d’accélérations et de ruptures sur l’Histoire du Cameroun.

Nous sommes conscients que ce projet d’écriture pourrait engager un « différend » ou des polémiques. Toutefois, l’idée qui gouverne cet investissement intellectuel à un intérêt bénéfique à la fois pratique et épistémologique.  Il permettra aux militaires de maîtriser l’histoire de l’ « armée au Cameroun », de l’armée camerounaise à travers les biographies, les permanences et bifurcations liées à son évolution. Ainsi donc, au regard des nouvelles configurations liées aux questions de sécurité nationale et internationale, ce projet d’écriture peut permettre aux décideurs politiques de bâtir une stratégie militaire et de sécurité marquées par l’empreinte de l’Histoire du Cameroun en s’appuyant sur les leçons de sa trajectoire historique. Car, comme le souligne François Hartog, étudier le passé par principe est dépassé, c’est l’horizon qui doit être l’objectif de l’Historien. Aux leçons de l’Histoire se substitue l’exigence des prévisions[12]. Cet « opus magnem » apportera certainement un renouveau dans la recherche de l’histoire militaire camerounaise en densifiant son épaisseur théorique, épistémologique et méthodologique. Il situera l’Histoire militaire camerounaise dans la constellation de « l’Histoire globale[13] » tout en montrant qu’elle n’est pas à la marge du monde.

Plusieurs axes de recherches sont privilégiés dans ce projet d’écriture à savoir :

L’Histoire militaire du « Cameroun » ancien

  • Les armées traditionnelles
  • Etudes prosopographiques
  • L’armement traditionnel
  • Les femmes guerrières
  • La poliorcétique, l’architecture et le patrimoine militaire ancien
  • Les batailles d’occupation
  • Rites d’initiation et formations guerrières
  • Droit de la guerre au « Cameroun » ancien

L’Histoire militaire durant la période coloniale

  • Les chefs de guerre face à l’impérialisme colonial
  • L’armée de protection allemande
  • Femmes et renseignement militaire
  • De la garde régionale à la garde camerounaise
  • L’armée coloniale française au Cameroun
  • La justice militaire
  • Le culturel dans l’armée
  • Doctrine militaire

L’Histoire militaire au Cameroun Post- indépendant

  • Identité et culture militaire camerounaise
  • La politique de défense camerounaise
  • Les campagnes militaires et le maquis
  • Patrimoines, lieux de mémoires
  • Les « grandes » figures militaires
  • Le genre dans le dispositif militaireBN
  • La diplomatie militaire
  • Géographie militaire
  • Relations à plaisanterie dans l’armée
  • Récits de vies des militaires
  • L’Anthropologie du quotidien des militaires
  • La problématique des enfants soldats
  • L’armée face aux menaces transnationales
  • Rapports entre l’armée, sociétés et développement
  • Evolutions et mutations des structures dans l’armée camerounaise
  • Etudes prospectives sur les armées
  • Armée et cinéma
  • Etude des mentalités militaires

Epistémologie et Méthodologie

  • Les nouveaux objets, sources et écriture de l’Histoire militaire au Cameroun
  • L’Histoire militaire : nouveaux objets, nouvelles questions, nouvelles approches

Varia

  • Nous donnons la possibilité aux éventuels contributeurs non camerounais de proposer des études sur l’armée dans leur pays respectif.

Instruction aux auteurs

Les conditions de publication

Nous tenons à publier des articles originaux d’histoire militaire ou ayant un rapport avec l’histoire militaire, rédigés en français ou en anglais, non publiés auparavant et non soumis pour publication dans une autre revue ou dans un autre ouvrage collectif.

Les manuscrits

Un projet de texte, soumis à évaluation, doit comporter un titre, la signature (Prénoms et Nom(s) de l’auteur ou des auteurs, l’institution (s) d’attache), l’adresse électronique de (s) auteur(s), le résumé en français (250 mots), les mots clés (cinq), le résumé en anglais (du même volume), les key words (même nombre que les mots clés). Le résumé doit synthétiser la problématique, la méthodologie et les principaux résultats.

Chaque projet d’article doit être envoyé sous la forme d’un document Word d’un maximum de 50 000 signes (espaces et notes comprises), police Times New Roman, (taille 12 pour le corps de texte, 10 pour les notes de bas de page et 11 pour les citations en retrait), interligne 1,5  avec la mise en forme la plus simple possible.

Le manuscrit doit respecter la structuration habituelle du texte scientifique : Introduction comportant une Problématique ; le ou les objectifs. Les Résultats ; la Conclusion et la Liste des références bibliographiques (Commencer par les sources de premières mains et terminer par la bibliographie). Ecrire les noms scientifiques et les mots empruntés à d’autres langues que celle de l’article en italique.

Les titres des sections du texte doivent être numérotés de la façon suivante :

  1. Premier niveau, premier titre (Time new roman 10 gras)

1.1. Deuxième niveau (Time new roman 10 gras italique)

1.2.1. Troisième niveau (Time new roman italique sans le gras)

Les illustrations

Les tableaux, les cartes, les figures, les graphiques, les schémas et les photos doivent être numérotés (numérotation continue) en chiffres arabes selon l’ordre de leur apparition dans le texte. Ils doivent comporter un titre concis, placé au-dessus du tableau (centré). La source est indiquée (centrée) au-dessous du tableau (Taille 8).

Il est important que ces éléments d’illustration soient d’abord annoncés, ensuite insérées, et enfin commentés dans le corps du texte.

Les références bibliographiques

Il est obligatoire de dresser à la fin de l’article la liste complète (par ordre alphabétique) de toutes les références citées dans le texte. Ne sont présentées dans les références bibliographiques que les références des documents cités.

Dans la rubrique sources et bibliographie, les sources consisteront à montrer, d’une façon détaillée, les sources orales et autres documents primaires ou de première main consultés

et/ou cités. Elles sont à présenter comme suit : Archives Nationales de Yaoundé (A.N.Y), 1AC 229, Cameroun-AEF. Défense, 1953.

  • Les sources historiques, les références d’informations orales et les notes explicatives sont numérotées en série continue et présentées en bas de page
  • Pour les sources orales : dans l’ordre alphabétique des noms des informateurs, dans un tableau comportant un numéro d’ordre, noms et prénoms des informateurs, leur âge ou leur date de naissance, la qualité et la profession des informateurs, la date et le lieu de l’entretien.
  • Pour les archives, il convient de mentionner en toutes lettres, à la première occurrence, le lieu de conservation des documents suivi de l’abréviation entre parenthèses. C’est l’abréviation qui est utilisée dans les occurrences suivantes:

Exemple: Les références bibliographiques sont présentées par ordre alphabétique des noms d’auteur. Indiquer les pages concernées pour les articles tirés de revues ou les chapitres d’ouvrages. Chaque référence bibliographique est présentée comme suit : Noms, Initiales des prénoms. (Année de publication), Titre (en italique pour un ouvrage), entre guillemets pour les articles et travaux académiques. Lieu de publication, maison d’édition, année, nombre de pages.

Pour un ouvrage : Abwa, D., (2020), Ecrire et enseigner une histoire des vaincus pour une Afrique qui gagne, Yaoundé, Editions Clé, 162p.

Pour un article : Wanyaka Bonguen O.V., (2019), « Du discours au renouvellement de la « culture » militaire au Cameroun 1960-2016 », Folofolo, Revue des Sciences Humaines et des civilisations africaines, Université de Bouaké, pp. 278-291

Modalités de contribution

Les textes doivent être envoyés conjointement aux adresses suivantes : wavic_2001@yahoo.fr  et willydidie@yahoo.fr  Les projets d’articles sont attendus

jusqu’au 15 octobre de l’année en cours, délai de rigueur.

Chaque envoi de texte doit être accompagné de la somme de quinze mille francs CFA à faire parvenir à Madame Mengue Olémé Sotherie par Moneygram, Western Union, Express Union, Orange Money, Momo Money aux numéros de téléphone suivants : 698 68 18 84 /  677343823

Si l’article est retenu après correction, les frais de parution s’élève à 35 000 F CFA à envoyer avant la publication de l’ouvrage. Cette somme vous donne droit à un tiré-part en bonne et due forme qui vous sera remis lors de la publication de l’ouvrage en mars 2021 Merci !

Comité scientifique

  • Pr. Thierno Mouctar Bah, Université Cheikh Anta Diop/ Sénégal
  • Pr.  Anthony Asiwaju, Université de Lagos/Nigeria
  • Pr. Verkijika G. Fanso, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Pr. Daniel Abwa, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Pr. Scholastique Dianzinga, Université Mariem Ngouabi/ Congo Brazaville
  • Pr. Samuel Efoua Mbozo’o, Université de Yaoundé I/ Cameroun
  • Pr. Aka Kouamé, Université Félix Houphoüet Boigny/ Côte d’Ivoire
  • Pr. Lily Mafela, Université de Gaborone/ Botswana
  • Pr. Victor Julius Ngoh, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Pr. Simon-Pierre Mbra’a Ekanza, Université Félix Houphouët Boigny/ Côte d’Ivoire
  • Pr. Valère Nkelzok Komtsindi, Université de Douala/ Cameroun
  • Pr. Hugues Mouckaga, Université Omar Bongo/ Gabon
  • Pr. Jean Koufan Menkéné, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Pr. Antoine Socpa, Université de Yaoundé I/ Cameroun
  • Pr. Willy Bantenga Moussa, Université de Ouagadougou/ Burkina Faso
  • Pr. Ecaterina Lung, Université de Buccarest/ Roumanie
  • Pr. Abdel Kader Lifalili, Université d’Ottawa/ Canada

Comité de lecture

  • Koffi Nutefé Tsigbé (Maître de Conférences), Université de Lomé/ Togo
  • Mamadou Bamba (Maître de Conférences), Université Alassane Ouattara Bouaké/ Côte d’Ivoire
  • Emmanuel Goma Thethet (Maître de Conférences), Université Mariem Ngouabi/Congo Brazzaville
  • Mme Virginie Wanyaka Bonguen O. (Maîtresse de Conférences), Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Bertin G Kadet (Maître de Conférences), ENS Abidjan/Côte d’Ivoire
  • Tsala Tsala Célestin Christian (Maître de Conférences), Université de Yaoundé I
  • Abraham Zéphirin Nyama (Maître de Conférences), Université Omar Bongo/Gabon
  • Edouard Bokagne Betobo (Maître de Conférences), Université de Bamenda/Cameroun
  • Faustin Kenné (Maître de Conférences), Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Joseph Nfi Lon (Maître de Conférences) University of Bamenda/Cameroun
  • Mme Odile Napala (Maîtresse de Conférences), Université de Kara/Togo 

Comité de rédaction

  • Dr. Willy Didié Foga Konefon, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Dre. Evelyne Apisay Ayafor, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Dr. Jeremie Diye, Université de Maroua/ Cameroun
  • Dr. Chamberlain Nenkam, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Dr. George Fuh Kum, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Dr. Rose Mahoula, Université de Ngaoundéré/Cameroun
  • Dr. Drissa Kone, Université Houphoüet Boigny/ Côte d’Ivoire
  • Dre. Divine Nwenfor Achenui, University of Buéa/Cameroun
  • Dre. Kimah Comfort Sijankwé, University of Bamenda/ Cameroun
  • Dr. André Dia, Université de Maroua/Cameroun
  • Dr. Patrick Essomo Ngossia , Université de Douala/ Cameroun
  • Dre. Sothérie Mengué Olémé, Université de Douala/Cameroun
  • Dr. Jean Chrysostome Bilobé Ayissi, Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Col/Dr. Ndikum Azieh, Université de Maroua/Cameroun
  • Col. Yves Christian Mpouamze/ Université de Yaoundé I/Cameroun
  • Capitaine de frégate Blaise Mbué Ngappé, Université de Yaoundé I/Cameroun

Bibliographie sélective

Abwa, D.,  (2020), Ecrire et enseigner une histoire des vaincus pour une Afrique qui gagne, Yaoundé, Editions Clé (2000), Sadou Daoudou parle…, Yaoundé, PUCAC.

Ateba Eyene, C.,  (2000), Le général Pierre Semengué, toute une vie dans les armées, Yaoundé, Editions Clé.

Bilobé Ayissi, J.C.,  (2019), « La pratique de la justice militaire au Cameroun de 1960 à 2008 : Aperçu historique, enjeux politico-sécuritaires et problématique des droits de l’homme », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Yaoundé I.

Bourdé, G et al. , (1997),  Les écoles historiques, Paris, Seuil.

Caire, G., « Vauban, la défense et la cohésion de l’économie nationale », Innovations, 2008/2,  n°28, pp. 149-175.

Commission Camerounaise d’Histoire Militaire, Le Cameroun et la Grande Guerre (1914-1916). Cameroon and the Great War (1914-1916), Paris, L’ Harmattan, 2017. 

Courtin, N et als, " Contours, entours et détours des armées en Afrique. Introduction thématique ", Afrique Contemporaine, 2016/4 n° 260/ pp. 15- 25.

Dosse, F., (1987), L’Histoire en miettes. Des « annales » à la « nouvelle histoire », Paris, La Découverte.

Duval, E.J., (2005), Le sillage militaire de la France au Cameroun, (1914-1964), Paris, L’Harmattan.

Foga Konefon, W.D., "La pensée militaire dans l’historiographie camerounaise : réflexions autour des travaux de Virginie  Wanyaka", S. Efoua Mbozo’o et al,  Femmes d’Afrique et d’ Ailleurs. Histoires et vies plurielles. Mélanges en hommage à Virginie Wanyaka Bonguen Oyongmen , Paris, L’Harmattan, 2019, pp. 45-68.

Hameni Bieleu, V., (2012), Politique de défense et sécurité nationale du Cameroun, Paris, L’Harmattan.

Hartog, F.,  "Temps et Histoire. Comment écrire l’Histoire de la France ?˝, Annales. Histoires, Sciences Sociales, 50 ème année, n°6, 1995, pp.1219-123.

Heyriès, H., (2012), Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité. Des années 1960 à nos jours, Paris, Economica.

Maurel, C. ,  "Introduction : Pourquoi l’histoire globale ?", Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 121 | 2013, pp. 13-19.

Thierno Mouctar Bah, (1985), " Guerres, pouvoir et société dans l’Afrique précoloniale (entre le Lac Tchad et le Cameroun)", Thèse de Doctorat en Histoire, Tome I et II,  Université de Paris I, Panthéon- Sorbonne.

Wanyaka Bonguen, O. V., (2015), " L’Histoire militaire au Cameroun. Regard critique à partir des travaux académiques soutenus à l’Université de Yaoundé I : 1995 à 2015", Cahiers d’Histoire et d’Archéologie  de l’Université d‘ Omar Bongo, n °17, 2015, pp. 222- 239. (2012), La coopération militaire entre le Cameroun et la France , Essai d'analyse historique :1959-2005, Saarbrücken, Éditions Universitaires Européennes.

Warner et al. " Dynamique et diversité des armées africaines : état de connaissances",  Afrique contemporaine, 2016/4 N° 260, pp. 27-44.

Notes

[1] Pour avoir une idée claire sur la revanche des intellectuels africains face à l’historiographie raciale et coloniale relative à l’Histoire africaine, on peut évoquer non de manière exhaustive les auteurs suivants : C.A. Diop, Nations nègres et Cultures, Paris, Présence Africaine, 1957 ; C.A. Diop, Civilisation ou Barbarie. Anthropologie sans complaisance, Paris, Présence Africaine, 1981 ; Thierno Mouctar Bah, Historiographie africaine. Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale, Dakar, CODESRIA, 2O15 ; Ibrahim Baba Kaké, Combats pour l’Histoire Africaine, Paris, Présence Africaine, 1982 ; Mamadou Diouf, " Des historiens et des histoires, pourquoi faire ? L’historiographie africaine entre l’Etat et les communautés ", Revue Africaine de Sociologie 3 (2), 1999, pp. 99- 128, etc.

[2] Il faut dire qu’avant cette date, certains sujets tombaient sous le coup de la subversion, la loi d’ouverture démocratique permit la libéralisation de la recherche à de nouvelles perspectives dès lors, au Cameroun, l’on put avoir des travaux portant sur l’histoire militaire tels :  A.P Temgoua, « Les résistances à l’occupation allemande du Cameroun 1884-1916 », Thèse de Doctorat d’Etat en Histoire, Université de Yaoundé I, 2005, A. Mbembé, La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, 1920-1960, Paris, Karthala, 1996,  Saibou Issa, «  Conflits et problèmes de sécurité aux abords Sud du lac Tchad (XVIè  XXè siècles) : Dimension historique » Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Yaoundé I, 2001. E. Touwa, Armée et développement, aux origines de l’armée camerounaise et de l’impact des dépenses militaires sur le développement socio-économique 1960-1990, Tectum, Ed. Marburg, 2007,  V. Wanyaka Bonguen Oyongmen, « La coopération militaire entre le Cameroun et la France : De l’assistance à laquête d’un partenariat technique : 1959-2005 », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Yaoundé I, 2008, E.J. Duval, Le sillage militaire de la France au Cameroun, 1914-1964, Paris, L’Harmattan, 2004,  C.Nkoa Atenga, Les armées africaines à l’heure de la démocratie et des droits de l’homme, Yaoundé, Edicef, 1996, « Les dix règles d’or du Soldat et les six obligations incontournables de l’armée », E. Ela Ela, «   La politique de défense du Cameroun depuis 1959 : Contraintes et réalités », Thèse de Doctorat en Histoire et sociologie, Université de Nantes, 2000, E. Mvié Meka, « La politique camerounaise de défense et de sécurité nationale 1920-1991 : Conceptualisation et dynamique d’un système africain », Thèse de Doctorat NRF en Histoire, Université Paul Valéry, Montpellier, 1992. Pour ce qui est des travaux sur le Cameroun ancien, la référence en la matière sont les travaux du Professeur Thierno Mouctar Bah, " Guerres, pouvoir et société dans l’Afrique précoloniale (entre le Lac Tchad et le Cameroun)", Thèse de Doctorat en Histoire, Tome I et II, Université de Paris I, Panthéon- Sorbonne, 1985, Thierno Mouctar Bah, " Les armées peul de l’Adamawa au 19 è siècle", Etudes africaines, offerts à Henry Brunshiwg, Paris, 1982.

[3] P. Akpona  Abioye, " Le portrait des héros dans les épopées orales du Mvet", Mémoire présenté pour l’obtention de la Maîtrise Bilingue, Université de Yaoundé, 1979.

[4] V. Wanyaka Bonguen, O., "L’histoire militaire du Cameroun. Regard critique à partir des travaux académiques soutenus à l’Université de Yaoundé I : 1995-2014", Cahiers d’Histoire et d’Archéologie de l’Université Omar Bongo, 2015, pp. 222- 239.

[5] W.D. Foga Konefon, "La pensée militaire dans l’historiographie camerounaise : réflexions autour des travaux de Virginie Wanyaka", S. Efoua Mbozo’o et al, Femmes d’Afrique et d’Ailleurs. Histoires et vies plurielles. Mélanges en hommage à Virginie Wanyaka Bonguen Oyongmen , Paris, L’Harmattan, 2019, pp. 45-68.

[6]A propos de la guerre d’indépendance au Cameroun, lire : D. Abwa, Cameroun : Histoire d’un nationalisme 1884- 1961, Yaoundé, Clé, 2010 et T. Deltombe et als, Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la françafrique 1948- 1971, Paris, La Découverte, 2011.

[7] D.Abwa., Ecrire et enseigner une histoire des vaincus pour une Afrique qui gagne, Yaoundé, Editions Clé, 2020.

[8]A titre illustratif, on peut citer quelques travaux comme :  O.T. Ngaké Ndong, "   La Première Guerre mondiale au Nord- Cameroun et la résistance de la 3 ème compagnie allemande de la forteresse de Mora : 3 août 1914-1 février 1916 ", Mémoire de Maîtrise en Histoire,  Université de Yaoundé I, 1996 ; E.Touwa, « La réorganisation de l'armée camerounaise de 1970 à 1984 », Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998 ; V.Wanyaka  Bonguen Oyongmen, «  Forces armées et développement économique et social au Cameroun de 1959 à nos jours », Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998 ; Y.C. Mpouamzé, " La réorganisation du système de défense du Cameroun français au Cameroun, 1946-1959 ", Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998 ; C.R. Badiana Mouko , " L' armée  camerounaise de 1959 à 1970 " , Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 2002 ; H. Assene Bolo Bolo, " L' intégration dans l 'armée  camerounaise des anciens combattants et militaires de l 'armée coloniale française 1959-1972 ", Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 2006 ; 2012 ; V. Wanyaka Bonguen,  "La nationalisation de l'armée camerounaise 1961-1965", D. Abwa et als,  Regards croisés sur les cinquantenaires du Cameroun indépendant et réunifié, Paris, L’Harmattan, pp. 209-221 ; Commission Camerounaise d’Histoire Militaire, Le Cameroun et la Grande Guerre (1914-1916). Cameroon and the Great War (1914-1916), Paris, L’Harmattan, 2017.

[9] P.Veyne, Comment on écrit l’ Histoire, Paris, Gallimard, 1975, pp. 230-231.

[10] Lire Lire G. Bourde et al., Les écoles historiques,Paris, Seuil, 1997.

[11] J.B.Duroselle  et al. , Histoire des Relations Internationales de 1945 à nos jours, Tome II,  Paris,  Armand Colin, 2001.

[12] Hartog, F, ˝ Temps et Histoire. Comment écrire l’Histoire de la France ?˝, Annales. Histoires, Sciences Sociales, 50 ème année, n°6, 1995, pp. 1219-1236.

[13] C. Maurel,  "Introduction : Pourquoi l’histoire globale ?", Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 121 | 2013, pp. 13-19.

 

Locais

  • Yaoundé, Camarões

Datas

  • quinta, 15 de outubro de 2020

Ficheiros anexos

Palavras-chave

  • armée, historiographie, épistémologie, histoire militaire, Cameroun

Contactos

  • Willydidie Foga Konefon
    courriel : williedidie [at] yahoo [dot] fr

Fonte da informação

  • Virginie Wanyaka Bonguen Oyongmen
    courriel : wavic_2001 [at] yahoo [dot] fr

Para citar este anúncio

« L’armée au Cameroun : une contribution à l’histoire militaire africaine », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado sexta, 07 de agosto de 2020, https://calenda.org/794498

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