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Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

Trade unions, conflictand direct action in the Americas and in Europe

Syndicalisme, conflictualité et action directe dans les Amériques et en Europe

Sindicalismo, conflictividad y acción directa en las Américas y Europa

Sindacalismo, conflittualità e azione direttanelle Americhe e in Europa

From the end of the 19th century to the 1980s

De la fin du XIXe siècle aux années 1980

De fines del siglo XIX a los años 1980

Dalla fine del XIX secolo agli anni '80

*  *  *

Published on Friday, September 11, 2020 by Céline Guilleux

Summary

Le syndicalisme peut se définir, sur un plan général, comme un outil collectif de défense des intérêts matériels et moraux d'un groupe de salarié·e·s, organisé·e·s par métier ou par branche d'activité ou, de manière croissante au cours du XXe siècle, sur une base intercatégorielle. Très tôt, dès la fin du XIXe, et indépendamment des régimes politiques au sein desquels il évolue, les militant·e·s syndicaux·le·s se posent la question des modalités d'action collective et de défense des intérêts moraux et matériels du mouvement ouvrier, entendu au sens large du terme. L'action du Premier mai 1886 à Chicago et le massacre de Haymarket Square, qui lui succède, le 4 mai, sont, en ce sens, des moments fondateurs de la période à laquelle le colloque sera consacré.

Announcement

27 et 28/05/2021

Argumentaire

Le syndicalisme peut se définir, sur un plan général, comme un outil collectif de défense des intérêts matériels et moraux d’un groupe de salarié.es, organisé.es par métier ou par branche d’activité ou, de manière croissante au cours du XX° siècle, sur une base intercatégorielle. Le syndicalisme a pour acteurs et actrices, les ouvrie.res de l’industrie et des services, les salarié.es en col blanc mais également les travailleurs et travailleuses des campagnes, ainsi que les salarié.es en formation (si l’on prend le cas du syndicalisme étudiant).

Très tôt, dès la fin du XIX°, et indépendamment des régimes politiques au sein desquels ils évoluaient, les militant.e.s syndicaux ont posé la question des modalités d’action collective et de défense des intérêts moraux et matériels du mouvement ouvrier, entendu au sens large du terme. Dans les Amériques et en Europe, en fonction des époques historiques, des pouvoirs en place, des cycles économiques et en lien avec divers courants politiques, les syndicalismes ont connu des orientations et des modalités d’action fortement différenciés. Et c’est au cours de plusieurs cycles de conflits du/de travail que des fractions (souvent minoritaires) du monde syndical ont pu considérer la nécessité de mettre en œuvre des répertoires d’action rompant avec la négociation corporatiste et la lutte revendicative légale pour assumer diverses formes de ce que l’on pourra nommer provisoirement « syndicalisme de classe » ou « radical ».

L’action du Premier mai 1886 à Chicago et le massacre de Haymarket Square, qui lui succède, le 4 mai, sont, en ce sens, des moments fondateurs de la période à laquelle le Colloque sera consacré. Ainsi, depuis le mouvement anarcho-syndicaliste de la fin du XIX° et la structuration des Industrial Workers of the World, aux États-Unis, jusqu’à la cristallisation de nouvelles structures tendant à l’auto-organisation (et même à l'autonomie) par rapport aux structures syndicales dans les années 1960 et 1970, en Europe et dans les Amériques, en passant par les grands moments de conflictualité sociale marquant le « court XX° siècle », c’est toute la période que ce colloque entend interroger. En suivant la vaste littérature existante sur ce champ de recherche, il peut s’agir d’interroger des mouvements de résistance et de grèves de longue durée en défense des conditions de travail, des mobilisations syndicales fortement organisées autour de revendications plus directement politiques, telles que l’opposition à la guerre, à un régime considéré comme autoritaire ou vu comme opposé aux intérêts des classes populaires. Cela concerne également, dans certains cas, une conflictualité de travail qui revendique – et assume discursivement et en acte - la question de la « transformation révolutionnaire » de la société et s’affronte directement à l’appareil d’Etat.

Ainsi, la question de la violence populaire et de la légitimité (revendiquée ou rejetée) de l’action directe parcourt l’ensemble du XX°, à la fois en Europe, mais également dans les Amériques et la Caraïbe. Après la Seconde guerre mondiale, et notamment dans le cadre des diverses révoltes sociales qui vont caractériser « les années 1968 » (« mai 1968 » en France, « mai rampant » italien, vague de contestation en Europe de l’Est, « setentismo » en Amérique latine, « rank and file labor militancy » aux Etats-Unis), cette thématique va se réactualiser, à la fois dans les pays centraux du bloc occidental, dans les pays du Sud mais également à l’Est du rideau de fer. Cette séquence longue se clôture dans les années 1980, marquées par les derniers mouvements collectifs de résistance à l’imposition de la « révolution conservatrice » et néolibérale. On songera notamment aux grandes grèves de la sidérurgie lorraine, entre 1978 et 1979, au mouvement des mineurs boliviens contre la privatisation de COMIBOL, en 1984 et, bien entendu, à la grande grève des mineurs britanniques de 1984-1985, pour ne mentionner que quelques-uns des mouvements les plus emblématiques. 

Ce colloque est appelé à être traversé par de multiples approches : études de cas spécifiques ou, à l’inverse, analyses sur la longue durée, travaux portant sur des trajectoires militantes individuelles ou, a contrario, sur des collectifs ouvriers, travaux basés sur des sources orales ou des archives non-exploitées, notamment, autant d’outils nécessaires pour jeter un regard renouvelé sur des séquences historiques parfois saturées en termes de production historiographique.

Les organisateurs et organisatrices entendent favoriser les approches insistant sur les transversalités, les échanges et les circulations (de pratiques, d’idées, de miliant.e.s) mettant l’accent sur le comparatisme, à la fois entre aires culturelles mais également entre différentes séquences historiques. De même, des perspectives issues de plusieurs disciplines seront recherchées, qu’elles soient issues de l’histoire et des sciences sociales, mais également des arts (visuels, cinéma, musique), du droit ou encore de la littérature. Enfin, le Colloque aura à cœur de faire dialoguer et débattre des universitaires confirmé.es et des chercheuses et chercheurs en thèse ou post-doctorat, au niveau hexagonal mais également au niveau européen et des Amériques, ainsi que des « grands témoins » ou des acteurs extra-académiques qui souhaiteraient y prendre part.

Les axes suggérés sont les suivants :

  1. Matrices idéologiques et politiques de l'action directe
  2. Syndicats, auto-organisation et conflits
  3. Guerre(s) et paix
  4. Migrations, transmissions et circulations militantes
  5. Femmes, féminisme et action syndicale
  6. Syndicalisme de lutte et question raciale et nationale 
  7. Violences et ruralité dans l'action collective
  8. Jeunesse, entre caisse de résonance et renouvellements militants
  9. Les réponses de l'État à l'insubordination 
  10. Contestation des syndicats et organisations autonomes

Les communications pourront se faire en français, anglais, espagnol, italien et portugais.

Modalités de contribution

La proposition de communication (1500-2000 signes), ainsi qu’une courte présentation bio-bibliographique de l’auteur.e, sera à envoyer

avant le 30 novembre 2020

au Comité organisateur sur le site du Colloque : https://actiondirecte.sciencesconf.org/.

Une réponse quant à l’acceptation ou non de la proposition sera donnée avant le 20 décembre 2020. Le Comité d’organisation et scientifique accepte les propositions de panels constitués (auquel cas, une présentation des trois ou quatre communications par panel sera demandée) mais se réserve la possibilité de les redessiner. Il est demandé aux participant.e.s de spécifier, dans leur proposition, les axes dans lesquels elles et ils s’inscrivent, de même que la langue de communication ainsi que la ou les langues parlées et/ou comprises de façon à travailler sur la cohérence des panels.

Frais d’inscription

  • Participants non titulaires : gratuit
  • Participants titulaires : 50 euros

Comité organisateur et scientifique

  • Ludivine BANTIGNY, Université de Rouen, GRHis
  • Franck GAUDICHAUD, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA
  • Hélène HARTER, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, SIRICE
  • Antonio RAMOS RAMÍREZ, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, LER
  • Elisa SANTALENA, Université Grenoble-Alpes, LUHCIE
  • Jean Baptiste THOMAS, École polytechnique, CRLA-Archivos

27, 28/05/2021

Argument

Trade unionism can be defined, in general, as a collective tool to defend the material and moral interests of groups of wage labourers, organised by trade, sector of the economy or, increasingly throughout the 20th century, on an intersectoral basis. Trade unionism may organise workers in the manufacturing and service industries, white-collar workers, agricultural workers and trainees (as in the case of student trade unionism).

Very early on, from the end of the 19th century, and independently of the political regimes amongst which they were evolving, trade unionists posed the question of how to organise collective action to defend the moral and material interests of what can generally be termed the workers’ movement. In Europe and in the Americas trade unions developed differently and adopted distinct forms of action depending on the historical period, the governments in power, economic cycles, and according to the various political trends existing amongst the working class. In the course of several industrial conflicts, some trade unionists (often a minority section) began to see the need for forms of industrial action other than corporatist negotiation and legal struggle. The alternative courses of action they adopted can provisionally be called “class” or “radical” trade unionism.

The events of May 1886 in Chicago, and the subsequent massacre at Haymarket Square on May 4th are, in this respect, the opening moments of the period which this Conference will discuss. It is a period which ranges from the anarcho-syndicalist movement of the end of the 19th Century and the formation in the USA of the Industrial Workers of the World, to the crystallization of new structures tending towards self-organization (and even autonomy) as opposed to the trade union structures of the 1960s and 1970s, in Europe and in the Americas, including the great moments of social conflict that delimit the “short 20th Century”. Using the vast amount of literature which already exists in this field of research, the conference will aim to reflect on movements of resistance and long drawn-out strikes organised to defend working conditions, and trade union action which focused strongly and more directly on political demands – such as opposition to war and regimes considered authoritarian, or hostile to the interests of the working class. The conference will also discuss industrial action which demanded (through discourse and action) “revolutionary transformation” – thereby confronting the state apparatus directly.

 The issue of popular violence and the (demanded or rejected) legitimacy of direct action continued to arise throughout the 20th Century, not only in Europe, but also in the Americas and the Caribbean. After the Second World War it returned to the fore in western countries, the Global South and on the other side of the Iron Curtain, most notably in the context of the various social uprisings that came to characterise the “1968 years” (“Mai 1968” in France, the “Maggio rampante” in Italy, waves of protest in Eastern Europe, “setentismo” in Latin America, “rank and file labour militancy” in the United States). This lengthy period of struggle come to an end in the 1980s, with the last movements of collective resistance to the “conservative revolution” and the imposing of neoliberalism. Notable examples include the great steelworkers’ strikes in Lorraine between 1978 and 1979, the protests of the Bolivian miners against the privatising of COMIBOL in 1984, and, of course, the UK miners’ strike of 1984-85.

The conference will include many different approaches, be it specific case studies (or conversely, analyses conducted over the long term), research focusing on individual militants (or else on workers’ collectives), and work based on oral sources or archive material which have not yet been used. These tools will necessarily generate a fresh look at historical periods which are often saturated in terms of historiographical production.

The organisers intend to favour transversal approaches, focusing on the exchange of practices, ideas, and the experiences of militants. The conference will stress comparative analyses, both between different cultural areas and between different historical periods. Likewise, the organisers welcome points of view from a variety of fields – history and social sciences, the arts (visual, cinema, music), law and literature. Finally, the conference firmly aims to create dialogue and debate between academics and researchers at doctoral or post-doctoral level (from France, elsewhere in Europe and the Americas), as well as hearing “eye-witness accounts” from actors outside academia who wish to participate.

The suggested main themes are as follows:

  1. The ideological and political matrices of direct action
  2. Trade unions, self-organisation and conflicts
  3. War(s) and peace
  4. Migrations, transmission of ideas, and the circulation of militants
  5. Women, feminism and trade unionism
  6. Militant trade unionism, and racial and national issues
  7. trade unionism and violence in rural areas
  8. Young people – between sounding board and militant renewal
  9. State response to insubordination
  10. Challenging trade unions and autonomous organisations

Papers may be in French, English, Spanish, Italian or Portuguese.

Submission guidelines

Abstract proposals (max. 250 words) together with a short bio-note should be sent to the organisers at the following site: https://actiondirecte.sciencesconf.org/.

The submission deadline is November 30.

Acceptance will be notified by December 20. We welcome proposals for both individual papers and collective panels. Applicants should mention the theme in which their paper could fit. Applicants are also kindly asked to specify the language of their presentations as well as the languages they speak so as to allow the organisers to provide a consistent structure to each panel.

Registration fees

  • Non-tenured Participants: free
  • Tenured Participants: 50 euros

Conference organizing and scientific committee

  • Ludivine BANTIGNY, Université de Rouen, GRHis
  • Franck GAUDICHAUD, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA
  • Hélène HARTER, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, SIRICE
  • Antonio RAMOS RAMÍREZ, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, LER
  • Elisa SANTALENA, Université Grenoble-Alpes, LUHCIE
  • Jean Baptiste THOMAS, École polytechnique, CRLA-Archivos

27, 28/05/2021

Presentación

El sindicalismo puede definirse, en un plano general, como una herramienta colectiva de defensa de los intereses materiales y morales de un grupo de asalariadas/os, organizadas/os por oficio, rama de actividad o, de manera creciente a lo largo del S. XX, sobre una base intersectorial. El sindicalismo tiene como actrices y actores a las/os obreras/os industriales y de servicios, las/os asalariadas/os de cuello blanco, así como también a las trabajadoras/es del mundo rural y las/os asalariadas/os en formación (si tomamos por caso el sindicalismo estudiantil).

Muy temprano, desde finales del siglo XIX, e independientemente de los regímenes políticos en los que evoluciona, las/os militantes sindicales se plantean la cuestión de las modalidades de acción colectiva y defensa de los intereses morales y materiales del movimiento obrero, entendido en el sentido amplio del término. En las Américas y en Europa, en función de las épocas históricas, poderes establecidos, ciclos económicos, y en conexión con diversas corrientes políticas, los sindicalismos tomaron orientaciones y modalidades de acción fuertemente diferenciadas. A lo largo de varios ciclos de conflictos de/del trabajo, algunas fracciones (a menudo minoritarias) del mundo sindical consideraron la necesidad de poner en práctica repertorios de acción que rompían con la negociación corporativa y la lucha reivindicativa legal, para asumir formas diversas de lo que podríamos llamar provisionalmente “sindicalismo de clase” o “radical”.

La acción del Primero de mayo de 1886 en Chicago y la masacre de Haymarket Square que le sucede el 4 de mayo, son, en este sentido, momentos fundacionales del periodo que ocupará nuestro Coloquio. Desde el movimiento anarcosindicalista de finales del siglo XIX y la estructuración del Industrial Workers of the World, en los Estados Unidos, hasta la cristalización de nuevas estructuras tendentes a la autoorganización (e incluso el autonomismo) en contraposición a las estructuras sindicales de los años 1960 y 1970, en Europa y en las Américas, pasando por los grandes momentos de la conflictividad social que delimita el “corto siglo XX”, nuestro Coloquio quiere interrogarse sobre todo este periodo. Siguiendo la vasta bibliografía existente, trataremos de interrogarnos sobre los movimientos de resistencia y huelgas de larga duración en defensa de las condiciones de trabajo, las movilizaciones sindicales sólidamente organizadas en torno a reivindicaciones más directamente políticas, tales como la oposición a la guerra, o a un régimen considerado autoritario u opuesto a los intereses de las clases populares. Lo dicho afecta igualmente, en ciertos casos, a una conflictividad laboral que reivindica -y asume en el discurso y los hechos- la cuestión de la “transformación revolucionaria” de la sociedad, enfrentándose directamente al aparato del Estado.

En este sentido, la cuestión de la violencia popular y la legitimidad (reivindicada o rechazada) de la acción directa recorrió el siglo XX, tanto en Europa como en las Américas y el Caribe. Después de la II Guerra Mundial, particularmente en el marco de las diversas revueltas sociales que caracterizarán los “años 1968” (“mayo del ’68” en Francia, el “mayo rampante” italiano, la ola de contestación en Europa del Este, el “setentismo” latinoamericano, “rank and file labor militancy” en los Estados Unidos), esta temática se reactualizará, a la vez en los países centrales del bloque occidental y en los países del Sur, pero igualmente al este del telón de acero. Esta secuencia larga se clausura en los años 1980, marcados por los últimos movimientos colectivos de resistencia a la imposición de la “revolución conservadora” y neoliberal. Se examinarán las grandes huelgas, desde la siderurgia de Lorena, entre 1978 y 1979; el movimiento de los mineros bolivianos contra la privatización de COMIBOL, en 1984; y, por supuesto, la gran huelga de los mineros británicos de 1984-1985, por mencionar tan solo algunos de los movimientos más emblemáticos.

Este Coloquio tiene por vocación la utilización de múltiples enfoques: estudios de caso específicos o, al contrario, análisis de movimientos en la larga duración; trabajos tratantes sobre trayectorias militantes individuales o, a la inversa, sobre colectivos obreros; así como trabajos basados en fuentes orales o archivos no explotados, especialmente interesantes por tratarse de herramientas necesarias para arrojar una mirada renovada sobre secuencias históricas a veces saturadas en términos de producción historiográfica.

Las/os organizadoras/es pretenden favorecer los enfoques que insistan sobre las transversalidades, los intercambios y las circulaciones (de prácticas, ideas o militantes) poniendo el acento sobre la perspectiva comparada, tanto entre áreas culturales como entre secuencias históricas. Además, se esperan presentaciones e interpretaciones desde la historia y las ciencias sociales, así como de las artes (plásticas, cinematográficas o musicales), el derecho o la literatura. Por último, el Coloquio tendrá como objetivo hacer dialogar y debatir a universitarias/os confirmadas/os con doctorandas/os e investigadoras/es en formación, tanto a nivel francés como europeo y de las Américas, así como a expertas/os o actrices y actores extraacadémicos que deseen tomar parte en él.

Los ejes sugeridos son los siguientes:

  1. Matrices ideológicas y políticas de la acción directa
  2. Sindicatos, autoorganización y conflictos
  3. Guerra(s) y paz
  4. Migraciones, transmisiones y circulaciones militantes
  5. Mujeres, feminismo y acción sindical
  6. El sindicalismo y la cuestión racial y nacional
  7. Violencias y ruralidad en la acción colectiva
  8. Juventud, entre caja de resonancia y renovaciones militantes
  9. Las respuestas del Estado a la insubordinación
  10. La contestación de los sindicatos y las organizaciones autónomas

Las comunicaciones podrán presentarse en francés, inglés, español, italiano y portugués.

Modalidades de proposiciones de ponencias

Las propuestas de comunicación (1500-2000 caracteres), así como una corta presentación bio-bibliográfica del ponente, serán recibidas por el Comité organizador y científico

hasta el 30 de noviembre 2020

en la siguiente plataforma: https://actiondirecte.sciencesconf.org/. Se dará respuesta en cuanto a la aceptación o no de la propuesta antes del 20 de diciembre 2020. El Comité de organización y científico aceptará las propuestas de paneles constituidos (en este caso, una presentación de tres o cuatro comunicaciones por panel será necesaria) pero se reserva la posibilidad de rediseñarlos. Se pide a las/os participantes especificar, en el envío de su propuesta, los ejes en los cuáles se inscribiría su comunicación, así como la lengua de presentación y las lenguas habladas/comprendidas, para mantener la coherencia de los paneles.

Cuota de inscripción

  • Participantes no titulares: gratuito
  • Participantes titulares: 50 euros

Comité organizador y científico

  • Ludivine BANTIGNY, Université de Rouen, GRHis
  • Franck GAUDICHAUD, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA
  • Hélène HARTER, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, SIRICE
  • Antonio RAMOS RAMÍREZ, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, LER
  • Elisa SANTALENA, Université Grenoble-Alpes, LUHCIE
  • Jean Baptiste THOMAS, École polytechnique, CRLA-Archivos

27, 28/05/2021

Presentazione

Il sindacalismo può essere definito, a livello generale, come uno strumento collettivo di difesa degli interessi materiali e morali di un gruppo di lavoratori, organizzati per tipo di lavoro o settore di attività o, sempre più nel corso del XX secolo, su base intercategoriale. Gli attori del sindacalismo sono gli operai dell'industria e dei servizi, i colletti bianchi, ma anche i lavoratori rurali e i lavoratori in formazione (nel caso del sindacalismo studentesco, ad esempio).

Molto presto, sin dalla fine del XIX secolo, e indipendentemente dai regimi politici in cui si stavano evolvendo, gli attivisti sindacali sollevarono la questione delle modalità di azione collettiva e della difesa degli interessi morali e materiali del movimento operaio, inteso nel senso più ampio del termine. Nelle Americhe e in Europa, a seconda dei periodi storici, delle potenze al potere, dei cicli economici e in relazione alle varie correnti politiche, il sindacalismo ha conosciuto orientamenti e modalità d'azione molto differenziati. Ed è durante diversi cicli di conflitti di lavoro che le frazioni (spesso una minoranza) del mondo sindacale hanno potuto considerare la necessità di attuare repertori d'azione che rompono con la contrattazione corporativa e la lotta rivendicativa legale per assumere varie forme di quello che si può provvisoriamente chiamare "sindacalismo di classe" o "radicale".

L'azione del 1° maggio 1886 a Chicago e il massacro di Haymarket Square che avvenne il 4 maggio seguente sono, in questo senso, momenti fondanti del periodo a cui sarà dedicato il Convegno. Così, dal movimento anarco-sindacalista di fine Ottocento e dalla strutturazione degli Industrial Workers of the World, negli Stati Uniti, alla cristallizzazione di nuove strutture tendenti all'auto-organizzazione (e persino all'autonomia) in relazione alle strutture sindacali negli anni Sessanta e Settanta, in Europa e nelle Americhe, passando per i grandi momenti di conflittualità sociale che segnano il " secolo breve ", è tutto il periodo che questo convegno intende mettere in discussione. Seguendo la vasta letteratura esistente in questo campo di ricerca, si tratta qui di interrogare dei movimenti di resistenza e degli scioperi di lunga durata in difesa delle condizioni di lavoro, delle mobilitazioni sindacali fortemente organizzate intorno a rivendicazioni più direttamente politiche, come l'opposizione alla guerra, a un regime considerato autoritario o visto come opposto agli interessi delle classi lavoratrici. Riguarda anche, in alcuni casi, un conflitto di lavoro che rivendichi - e assuma in modo discorsivo e in azione - la questione della "trasformazione rivoluzionaria" della società e si confronti direttamente con l'apparato statale.

Così, la questione della violenza popolare e della legittimità (rivendicata o respinta) dell'azione diretta è una questione che attraversa tutto il XX secolo, sia in Europa che nelle Americhe e nei Caraibi. Dopo la seconda guerra mondiale, e soprattutto nel contesto delle varie rivolte sociali che caratterizzeranno il 1968 ("maggio 1968" in Francia, il "maggio strisciante" italiano, un'ondata di proteste nell'Europa dell'Est, il "Setentismo" in America Latina, " rank and file labor militancy “negli Stati Uniti), questo tema sarà ripreso, sia nei Paesi centrali del blocco occidentale che in quelli del Sud, ma anche ad est della cortina di ferro. Questa lunga sequenza si è conclusa negli anni Ottanta, segnati dagli ultimi movimenti collettivi di resistenza all'imposizione della "rivoluzione conservatrice" e del neoliberismo. Si pensi in particolare ai grandi scioperi nell'industria siderurgica lorenese tra il 1978 e il 1979, al movimento dei minatori boliviani contro la privatizzazione di COMIBOL nel 1984 e, naturalmente, al grande sciopero dei minatori britannici nel 1984-1985, per citare solo alcuni dei movimenti più emblematici. 

Questo convegno sarà attraversato da molteplici approcci: studi di casi specifici o, al contrario, analisi a lungo termine, lavori su singole traiettorie militanti o, al contrario, su collettivi operai, lavori basati su fonti orali o archivi non sfruttati, in particolare, tutti strumenti necessari per dare uno sguardo nuovo a sequenze storiche a volte sature in termini di produzione storiografica.

Gli organizzatori intendono incoraggiare approcci che insistano sulla trasversalità, lo scambio e la circolazione (di pratiche, idee e attivisti), con un'enfasi sul confronto, sia tra aree culturali che tra sequenze storiche diverse. Allo stesso modo, si cercheranno prospettive da diverse discipline, sia che provengano dalla storia e dalle scienze sociali, ma anche dalle arti (visive, cinema, musica), dal diritto o dalla letteratura. Infine, il convegno si propone di favorire il dialogo e il dibattito tra gli accademici senior e i dottorandi o di post-dottorandi, non solo in Francia ma anche in Europa e nelle Americhe, nonché i "grandi testimoni" o gli attori extra-accademici che desiderano partecipare al convegno.

Gli assi di ricerca suggeriti sono i seguenti:

  1. Matrici ideologiche e politiche di azione diretta
  2. Sindacati, auto-organizzazione e conflitti
  3. Guerra(e) e pace
  4. Migrazioni, trasmissioni e movimenti militanti
  5. Donne, femminismo e azione sindacale
  6. Il sindacalismo e la questione razziale e nazionale
  7. Violenza e ruralità nell'azione collettiva
  8. Gioventù, tra cassa di risonanza e rinnovamenti militanti
  9. Risposte dello Stato all'insubordinazione
  10. La contestazione dei sindacati e le organizzazioni autonome

 Le comunicazioni potranno essere in lingua francese, inglese, spagnola, italiana o portoghese.

Modalità di partecipazione

La proposta di comunicazione (1500-2000 segni), oltre ad una breve presentazione bio-bibliografica dell'autore, deve essere inviata

entro il 15 novembre 2020

al Comitato Organizzatore sulla seguente piattaforma https://actiondirecte.sciencesconf.org/. Una risposta sull'accettazione o meno della proposta sarà data entro il 20 dicembre 2020. Il Comitato Organizzatore e Scientifico accetta le proposte dei panel costituiti (in tal caso sarà richiesta una presentazione di tre o quattro paper per ogni panel) ma si riserva la possibilità di riprogettarli. I partecipanti sono invitati a specificare nella loro proposta gli assi (vedi sopra) in cui sono coinvolti, nonché la lingua di comunicazione e la lingua o le lingue parlate e/o comprese, al fine di lavorare sulla coerenza dei panel.

Quota di iscrizione

  • Titolari: 50 euro
  • Non titolari: gratuito

Comitato organizzatore e scientifico

  • Ludivine BANTIGNY, Université de Rouen, GRHis
  • Franck GAUDICHAUD, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA
  • Hélène HARTER, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, SIRICE
  • Antonio RAMOS RAMÍREZ, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, LER
  • Elisa SANTALENA, Université Grenoble-Alpes, LUHCIE
  • Jean Baptiste THOMAS, École polytechnique, CRLA-Archivos

Places

  • Campus Condorcet
    Aubervilliers, France (93)

Date(s)

  • Monday, November 30, 2020

Keywords

  • syndicalisme, action directe, Europe, Amériques

Contact(s)

  • Comité d'organisation
    courriel : actiondirecte [at] sciencesconf [dot] org

Information source

  • Antonio Ramos Ramírez
    courriel : actiondirecte [at] sciencesconf [dot] org

To cite this announcement

« Trade unions, conflictand direct action in the Americas and in Europe », Call for papers, Calenda, Published on Friday, September 11, 2020, https://calenda.org/800141

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