HomeLaughter at any cost: the American comedy in the 1990s

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Laughter at any cost: the American comedy in the 1990s

Rire à tout prix : la comédie américaine des années 1990

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Published on Thursday, September 24, 2020 by Céline Guilleux

Summary

La journée d’étude s’adresse à toute personne concernée par la comédie américaine et impliquée dans les multiples champs de la recherche en sciences humaines et sociales.

Announcement

28 janvier 2021

Argumentaire

Suite à l’immense succès critique, populaire et culinaire qu’a été la journée d’étude sur la comédie américaine des années 1980, les Universités de Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, Gustave Eiffel et Caen-Normandie, avec pour seule promesse un second volet beaucoup plus spectaculaire, régressif et racoleur (si c’est possible), ont décidé de remettre le couvert !

Exit les John Landis, Bill Murray & Co (bien qu’ils nous réservent encore de belles surprises) ! Faites place à une toute nouvelle génération du rire américain avec des « inconnus » en tête d’affiche (Cameron Diaz, Jim Carrey, Ben Stiller, Will Smith, Mike Myers, etc.) propulsés par des cinéastes plein de promesses (Bobby et Peter Farrelly, Joel et Ethan Coen, Kevin Smith, Wes Anderson, Barry Sonnenfeld) qui ont su à la fois poursuivre et renouveler l’héritage de leurs aînés.

Le petit écran fait encore parler de lui avec l’importance croissante du câble permettant la création des plus célèbres séries animées (Les Simpson, Matt Groening et James L. Brooks ; South Park, Trey Parker et Matt Stone) qui deviendront le porte-étendard de la satire politique américaine. Aussi étrange que cela puisse paraître, Les Simpson sont diffusés par la Fox du conservateur Rupert Murdock qui produit également In Living Color qui verra l’éclosion de grands comiques des années 1990 : les frères Wayans et Jim Carrey.

Paradoxalement, le passage de témoin n’est pas si évident. En livrant parmi les comédies les plus populaires de la décennie, les Papys font de la résistance : Forrest Gump (Zemeckis), Un jour sans fin (Ramis), Gremlins 2 (Dante), Hot Shots ! 2 (Zucker, Abrahams & Zucker) feront encore les beaux jours des studios. Pour survivre dans cette terrible jungle, la nouvelle génération a sorti l’artillerie lourde en allant là où les Anciens n’avaient jamais osé poser le moindre orteil.  

La comédie n’a plus de limites : les réalisateurs jouent la carte de la drogue, font dans le scato, utilisent à tout rompre la figure du geek et du monstre. En franchissant le fil rouge du bon goût, en étant corrosifs, outranciers et disons-le vulgaires, ils ont su trouver leur personnalité et livrer des œuvres singulières : Dumb & Dumber, Mary à tout prix, Fous d’Irène pour les frères Farrelly, The Big Lebowski pour les frères Coen, The Mask pour Chuck Russell, Wayne’s World pour Penelope Spheeris, Clerks pour Kevin Smith, Zoolander pour Ben Stiller ou encore Rushmore pour Wes Anderson ; ainsi que les sagas à succès :  Austin Powers pour Jay Roach, Ace Ventura pour Tom Shadyac et Steve Oedekerk, American Pie pour les Weitz et Men in Black pour Barry Sonnenfeld.

Cette journée d’étude, ouverte aux PR, aux MCF, aux doctorant·e·s et aux jeunes docteur·e·s, aura donc pour ambition d’éclaircir l’apport de cette seconde génération au sein de la comédie américaine en ouvrant son étude à une très grande diversité d’approches. Ainsi, les communications pourront privilégier des axes à la fois historique, culturel, esthétique et économique :

Axe socioculturel et politique :  D’une guerre du Golfe à l’autre (1991-2001).

Alors que Donald Trump se contente de jouer au figurant (Zoolander), la présidence de Bill « Comeback Kid » Clinton (1992-2000) se distingue à première vue comme une période de paix et de forte croissance économique, mais elle est marquée par de nombreux scandales politiques (l’échec de la réforme de la sécurité sociale, Monicagate). Le cinéma, à l’instar de Bulworth (1998) de Warren Beatty, en adoptant le ton de la comédie, s’est parfois fait la critique des années Clinton. Véritable tournant politique et social, l’élection de George W. Bush Jr. est tragiquement symbolisée par les attentats du 11 septembre 2001 qui pousseront les États-Unis vers une nouvelle guerre. On pourra alors se demander en quoi la comédie américaine des années 1990 a été marquée par cette décennie cruciale de l’histoire étasunienne.

Axe réception et gender studies.

Un autre axe pourrait porter sur la réception de la comédie américaine des années 1990. Les communications se concentreront alors sur les réceptions critiques (professionnelle, amateur) et les pratiques spectatorielles, y compris hors États-Unis. Les interventions pourront également traiter des stratégies de distribution et d’exploitation, des pratiques de fans (par exemple la célèbre convention Lebowski Fest) ou proposer des analyses genrées et queer de ces comédies.

Axe esthétique et narratif

Certaines communications pourraient questionner les enjeux esthétiques et narratifs de la comédie des années 1990. Il serait alors pertinent de réfléchir sur la diversité des registres de comédie (loufoque, burlesque, de mœurs, parodique), des espaces comiques (grotesque, bouffonnerie, extravagance, toquade, non-sens) et des rires (rire-malaise, rire-référence, rire-gras). Le but étant aussi de déceler les « nouvelles » causes de rires correspondant aux différents types de « régressions » : adulte (la satire politique présente dans les séries), adolescente (les excès liés à la drogue, au sexe, au gaming) et enfantine (travestissement, univers merveilleux et ludique).

Axe économique

Les questions suivantes pourraient être abordées : Comment de telles comédies ont-elles été produites et financées ? Puisque ces comédies « osent » plus qu’avant, les classements sévères de la MPAA (PG-13, Restricted, etc.) posent-ils problème à l’exploitation du film ou au contraire attirent-ils plus de public grâce à la fascination pour ce qui est « tabou » ? Comment les stratégies productives et économiques peuvent-elles évoluer à l’intérieur d’une même saga comique ? Quelle place occupe la comédie dans le système hollywoodien de la période 1991-2001 ? Enfin, l’aspect promotionnel de ces films change-t-il d’un pays à l’autre ?

Ces axes de recherche ne sont pas exhaustifs : toute autre piste sera accueilli lors de cette journée d’étude. En outre, il n’est pas obligatoire de se limiter strictement aux bornes chronologiques des années 1990, toute étude comparative est ainsi la bienvenue. Cette journée d’étude n’est pas limitée aux études cinématographiques : les contributions issues d’autres champs disciplinaires sont fortement appréciées.

Modalités de soumission

Les propositions de communications de 500 mots maximum et accompagnés d’une courte bio sont à envoyer à yatilunsensdanscefilm@gmail.com

pour le 15 novembre 2020.

Organisation

  • ESTCA (Stefano Darchino)
  • LASLAR (Antoine Gaudé)
  • LISAA (Antoine Guégan)

Comité scientifique

  • Marc Cerisuelo (PR, Université Gustave Eiffel),
  • Stefano Darchino (Doctorant, Université Paris 8),
  • Fabien Delmas (MCF, Université Gustave Eiffel),
  • Emmanuel Dreux (MCF, Université Paris 8),
  • Antoine Gaudé (Doctorant, Université de Caen-Normandie),
  • Antoine Guégan (Doctorant, Université Gustave Eiffel)

Bibliographie essentielle

BALIO Tino, “Hollywood Production Trends in the Era of Globalisation, 1990-99”, dans NEALE Steve (dir.), Genre and Contemporary Hollywood, BFI Publishing, 2002.

BONILA Paul C., “Is There More to Hollywood Lowbrow Than Meets the Eye?”, in Quarterly Review of Film and Video, n° 22, 2005.

DRAKE Philip, “Low Blows? Theorizing Performance in Post-classical Comedian Comedy”, dans KRUTNIK Frank (dir.), Hollywood Comedians, The Film Reader, Routledge, 2003.

EVANS Mark, GIUFFRE Liz, “Austin Powers: Intentional Music Man”, dans EVANS Mark, HAYWARD Philip (dir.), Sounding Funny: Sound and Comedy Cinema, Equinox Publishing, 2016.

GOLDBERG Jacky, “Un nouvel âge d’or”, in Les Inrocks 2, n° 53 (« Le nouvel âge d’or de la comédie américaine. Des frères Farrelly à la génération Judd Apatow »), 3e trimestre 2013.

HAGGINS Bambi L., “Laughing Mad. The Black Comedian’s Place in American Comedy of the Post-Civil Rights Era”, dans KRUTNIK Frank (dir.), op. cit.

HARRIES Dan, “Film Parody and the Resuscitation of Genre”, dans NEALE Steve (dir.), op. cit.

PAUL William, “The Impossibility of Romance: Hollywood Comedy, 1978-1999”, dans NEALE Steve (dir.), op. cit.

WHALLEY Jim, Saturday Night Live, Hollywood Comedy, and American Culture, Palgrave Macmillan, 2010.

Places

  • 2 Rue de la Liberté
    Saint-Denis, France (93)

Date(s)

  • Sunday, November 15, 2020

Attached files

Keywords

  • cinéma, film, comédie, cultural studies, esthétique, réception, star studies, Etats-Unis

Contact(s)

  • Stefano Darchino
    courriel : stefano [dot] darchino92 [at] gmail [dot] com
  • Antoine Gaudé
    courriel : an [dot] gaude [at] gmail [dot] com
  • Guégan Antoine
    courriel : antoine [dot] guegan [at] hotmail [dot] fr

Information source

  • Antoine Gaudé
    courriel : an [dot] gaude [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Laughter at any cost: the American comedy in the 1990s », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, September 24, 2020, https://calenda.org/803654

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