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Archifictions

Archifictions

Architecture and the city and the challenge of environmental changes through the study of TV fiction

L’architecture et la ville aux prises avec les bouleversements environnementaux à travers l’étude des fictions télévisuelles

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Published on Tuesday, December 08, 2020 by Céline Guilleux

Summary

Cette thématique, associant fictions, médias et environnement, n’est pas choisie par hasard ; elle raisonne avec l’actualité. Il s’agit ici de proposer un travail visant à requestionner la mise en scène et le storytelling produits par les médias pour présenter leurs sujets, et notamment celui de l’environnement. Villes (espace urbain) et architecture (bâtiments) sont frappées par de violentes manifestations humaines et climatiques, ou génèrent elles-mêmes différents régimes de violences : une somme d’effets sur le monde social. Historiquement, on remarque que l’architecture est en permanence l’actrice ou la victime d’événements reliés aux tensions politiques, économiques, mais aussi écologiques. Que penser alors de la sérialisation fictionnelle de la question environnementale ? Si l’architecture du futur est bien souvent en ruine dans les séries de science-fiction, quelle image donne-t-on à voir et à penser de notre avenir ?

Announcement

Journée d’études mars 2021

Publication n° revue 2021-2022

Argumentaire

Introduction / bilan

Initialement, ce projet a été imaginé en 2019 dans le cadre du Groupe de recherche en Cultures Visuelles (ACCRA-Unistra)1, espace de partage scientifique strasbourgeois, co-coordonné par Vivien Philizot et Sophie Suma. Il est ici question de poursuivre le travail débuté l’an passé (2019-2020) qui visait à étudier les liens entre architecture, télévision et fictions. Les contributions des intervenants2 de la première journée d’études (mars 2019) intitulée Archiséries ont confirmé l’existence d’une relation entre les sujets de l’actualité contemporaine et ceux abordées dans les séries, considérées désormais comme une matière dialogique ou/et réflexive3. Cette première étape prévoyait d’étudier de façon très ouverte la présence de l’architecture dans les fictions télévisées et plus particulièrement dans les « séries »4. L’objectif était d’évaluer la capacité de ce type de fictions à diffuser un ensemble de points de vue ou de critiques sur des sujets nouvellement ou encore contemporains au sein desquels l’architecture, la ville, ou les activités urbaines tiennent un rôle. En plus de discuter du caractère idéologique de certaines séries, plusieurs sujets ont été abordés : l’instrumentalisation de l’architecture par le pouvoir fédéral5, la représentation de la modernité architecturale6, la place de la femme architecte dans les représentations sociales7, la série comme médium pédagogique et comme archive de l’histoire de l’architecture8, ou encore la représentation d’un quartier new-yorkais dans les fictions télévisées des années 19909. Ces thématiques d’intérêts différents ont eu pour but d’expérimenter ce type d’études où la fiction tient un rôle médial (Citton, 2010), et de définir de quelle façon la diffusion en masse des séries crée une zone d’influence notamment sur la manière de penser désormais les sujets qu’elles abordent.

Il s’agissait de développer une réflexion sur la capacité des séries à rendre compte d’une époque (de leur création), mais également sur leur aptitude à représenter des problématiques liées au champ de l’architecture. Si l’on considère ici les séries comme étant elles-mêmes des représentations – de rapports sociaux ou d’autres choses (Macé, 2006)10 – on peut postuler que leur étude contribue justement à construire un point de vue sur l’image de l’architecture et de la ville dans la culture populaire. Ici, l’architecture dans les séries n’a pas été analysée au sens du bâti ou de la technique, mais plutôt en s’intéressant à ses usages sociaux, à son rôle politique, ou à sa portée culturelle (Hays, 198411). Dans le sillon des cultural studies et des études visuelles, nous avons par ailleurs adopté une approche en retrait des études de réceptions (retours du public) et des techniques (dissections structurelles ou analyses technologiques). En revanche, nous nous sommes attachés à prendre en compte les dimensions historiques et idéologiques des séries et leur capacité à représenter des objets en mobilisant des imaginaires (culturels, sociaux, mythologiques, etc.)12. Mais dans le prolongement du projet Archiséries, il est désormais question de confirmer que les séries, et par extension les fictions audiovisuelles, sont des objets d’études dignes d’intérêt en général et de recentrer le focus sur une thématique en particulier : L’architecture et la ville aux prises avec les bouleversements environnementaux.

Cadre théorique et enjeu du projet : développer des points de vue constructivistes sur la fiction

Avant de revenir plus en détails sur la thématique abordée cette année, il nous semble pertinent de repréciser les enjeux du projet. Dans la mesure où ce sont bien les rapports entre l’architecture et la fiction que nous souhaitons étudier, pas uniquement dans le cadre des séries mais bien à travers un ensemble beaucoup plus large de productions culturelles audiovisuelles, nous avons choisi de renommer le projet Archifictions. La fiction (du latin fictio, lui-même issu du verbe fingo, fingere signifiant « façonner » puis « forger par l’imagination ») est ici à entendre comme une construction de l’esprit ou encore un produit de l’imagination ; elle permet donc la formation de nouvelles images (ou représentations) à partir d’une combinaison singulière d’images précédemment perçues. Contrairement à d’autres types de représentations (telles que les connaissances ou les faits par exemple), on admet que la fiction entretient un rapport assez lâche ou distendu avec la réalité. Les deux termes sont d’ailleurs très souvent utilisés de manière antagoniste : les fictions seraient comme des versions possibles du monde jamais réalisées… quand à la réalité, elle existerait bel et bien au-delà, et donc indépendamment, de nos représentations. Or, c’est ce partage habituel qui tend à dévaloriser la fiction – et conséquemment son étude – au profit des phénomènes dits “réels” que nous aimerions éviter, ou tout du moins questionner. En effet, si nous n’habitons pas dans les fictions que certains nous proposent, les fictions, elles, habitent notre monde. Elles sont des réalisations [on dit d’ailleurs à propos des productions audiovisuelles qui nous intéressent ici particulièrement qu’elles sont l’œuvre de réalisateurs] qui, dès lors, peuvent être appréhendées comme des objets dont les motifs, les procédés et les effets méritent d’être étudiés.

Pour aller plus loin dans la déconstruction de ce partage réalité/fiction, nous aimerions également expérimenter – c’est-à-dire soumettre à la discussion des participants et du public – une hypothèse forte qui consisterait à appréhender toute forme de représentation comme une fiction, en nous appuyant sur la définition précédemment introduite. En ce sens, les productions culturelles choisies comme objets d’études seraient analysées comme des “constructions de l’esprit”, autrement dit des sélections partielles et partiales d’images constituant des interprétations singulières du monde. Cette autre manière de concevoir la fiction, que l’on pourrait qualifier de constructiviste, a pour avantage d’inclure dans notre champ d’investigation un grand nombre d’objets qui “normalement” devraient en être exclus (telles que les productions scientifiques, journalistiques, politiques, etc.) et de privilégier les études interprétatives, critiques et situées, donc capables de se concevoir elles-mêmes comme des fictions, comme des constructions intellectuelles visant une fin particulière. Le titre Archifictions est supposé traduire le double intérêt qui fonde ce projet : (1) d’une part, pour les représentations architecturales (c’est-à-dire les constructions spatiales formant des lieux de vie) dans les nombreuses fictions qui peuplent notre quotidien et (2) d’autre part, pour les fictions en tant que constructions intellectuelles formant des lieux communs, des représentations partagées. Archifictions peut donc aussi bien être lu comme la contraction de deux termes (telles deux notions qui se rencontrent) que comme l’affirmation d’une nouvelle posture – le préfixe archi servant alors à signifier l’intérêt extrême que nous portons à la fiction.

Les fictions télévisuelles comme objets d’études

Partant d’une définition aussi ouverte de la fiction (pouvant potentiellement inclure toute forme de production culturelle comme objet d’études), nous avons choisi de concentrer nos recherches sur les fictions télévisuelles. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix, à commencer par notre volonté d’inscrire ce projet dans la continuité d’Archiséries et des travaux que nous développons au sujet de la culture visuelle. En effet, si les images sont étudiées depuis longtemps (sans doute même depuis “toujours”) à travers une multitude de cadres disciplinaires portés par des intérêts différents, certaines approches récentes – issues de courants relativistes mais malgré tout soucieux d’ancrer leur travail dans un contexte culturel précis – tendent à transformer notre manière de penser les images. S’affranchissant des logiques, et donc des tentatives de définition purement disciplinaires, ces approches visent à construire des problématiques où les images sont étudiées principalement pour ce qu’elles font et non pour ce qu’elles sont. En ce sens, la culture visuelle peut être comprise non comme un ensemble d’images, mais comme « un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images » (Boidy, 2017). L’intérêt pour nous de ces approches (au-delà de leur capacité à engager un dialogue interdisciplinaire que nous jugeons nécessaire), c’est qu’elles ne se limitent pas à la description d’un simple état de fait. Bien au contraire, nous y lisons la volonté d’exposer des situations problématiques liées à un contexte culturel particulier afin de les transformer. En cela, elles revêtent une dimension politique (entendue ici au sens large de ce qui concerne l’organisation des rapports entre les individus formant une société) qui donne tout leur sens à des recherches critiques ou engagées, en tout cas conscientes de participer à la construction du monde qu’elles étudient.

Il est donc question de poursuivre les recherches sur les liens entre l’architecture, la ville et les fictions par le biais d’une deuxième journée d’études renommée Archifictions et d’étendre l’investigation aux fictions audiovisuelles diffusées par les chaînes de télévision : films, séries, téléfilms, émissions de télé-réalité, documentaires, vidéo-clips, publicités, journaux télévisés, émissions de débats, etc. Le média de masse que nous souhaitons privilégier pour étudier les fictions est bien la télévision (ou les médias TV), car des chaînes publiques aux plateformes privées en passant par le web, ces programmes et les images qu’ils diffusent rayonnent par-delà les territoires et les esprits. Bien que l’architecture et les villes soient systématiquement présentes dans les séries (télévisuelles13) et les fictions audiovisuelles en général (au moins comme décors), les recherches dans ce contexte restent assez peu développées pour le moment14. Or les questions que pose leur présence dans ces fictions constituent également un terrain d’étude très fertile. Pour ce qui est des séries, elles constituent désormais un objet de recherche à part entière dans les disciplines telles que la communication15, la sociologie16, la géographie17, les études cinématographiques, ou les sciences politiques. Mais c’est plus particulièrement dans le champ des cultural studies anglo-saxonnes/américaines (Stuart Hall18, David Morley19, ou John Hartley20) qu’elles se sont établies en premier comme objets, permettant de comprendre de quelle manière les représentations qu’elles construisent peuvent aider au développement de recherches croisées : rapports sociaux, questions culturelles et identitaires, problèmes urbains, etc. Les sujets littéraires, philosophiques21 et psychologiques22 comme la réalité23, le temps24, ou l’éthique25 y sont également souvent abordés. Comme le précisent Éric Maigret et Guillaume Soulez, « les nouveaux territoires de la série sont par conséquent aussi ceux de l’imaginaire contemporain : c’est la capacité à produire des mondes et à entrer dans les mondes existants qui devient décisive, selon la logique des médiacultures. »26

Les séries– tout comme les autres fictions télévisuelles – sont capables de faire écho à d’actuelles questions sociales, culturelles ou politiques, sans pour autant être un miroir fidèle comme on pourrait trop vite le penser (Buxton, 2011). Reste à savoir de quelle manière ces productions participent à la réalité qu’elles mettent en scène. Qu’elles soient considérées comme des archives ou comme des espaces d’expérimentation de modèles et de codes, il est possible de s’intéresser aux limites choisies et aux « contradictions internes » de ces fictions pour mieux faire la critique de leurs dimensions idéologiques (Buxton, 2011), et dans ce cas interroger les manières de représenter le monde sous des angles différents.

Fiction, médias de masse : l’architecture et la ville en jeu dans la question environnementale

Cette thématique, associant fictions, médias et environnement, n’est pas choisie par hasard ; elle raisonne avec l’actualité. Il s’agit ici de proposer un travail visant à requestionner la mise en scène et le storytelling produits par les médias pour présenter leurs sujets, et notamment celui de l’environnement, qui y est abordé d’une façon qui, la plupart du temps, semble nous échapper. Plusieurs questions se posent alors : Pourquoi avons-nous l’impression de ne pas pouvoir agir à notre échelle, ou d’être impuissants ? Pourquoi les médias et les fictions utilisent-t-ils la culpabilité comme stratégie pour aborder les problèmes environnementaux ? De quelle manière l’objectivité scientifique est-elle associée à la question environnementale et présentée comme un argument d’autorité ? Si l’architecture est un médium propice à faire la démonstration de certains de ces phénomènes en permettant à la fiction d’activer visuellement la narration à travers elle, elle est également signifiante à des niveaux politiques et critiques. L’architecture – mais aussi l’espace urbain – étant la structure matérielle vraisemblablement la plus visible pour signifier la dévastation physique ou matérielle d’une société, il est alors question de travailler sur les procédures (arguments, dispositifs visuels, discours, hypothèses, etc.) employées pour représenter les bouleversements environnementaux dans les fictions.

Villes (espace urbain) et architecture (bâtiments) sont frappées par de violentes manifestations humaines et climatiques, ou génèrent elles-mêmes différents régimes de violences : une somme d’effets sur le monde social. Historiquement, on remarque que l’architecture est en permanence l’actrice ou la victime d’événements reliés aux tensions politiques, économiques, mais aussi écologiques. Que penser alors de la sérialisation fictionnelle de la question environnementale ? Si l’architecture du futur est bien souvent en ruine dans les séries de science-fiction, quelle image donne-t-on à voir et à penser de notre avenir ? Qu’elle soit présentée comme un décor ou comme un objet important de la narration, que peut bien nous dire cette vision binaire (où l’humanité est soit victime, soit bourreau de son environnement) de notre rapport à l’architecture et à la ville ?

À cet effet, nous souhaitons aujourd’hui interroger différents types de représentations de ces transformations souvent visuellement dramatiques, en étudiant plus particulièrement les choix visuels de certaines fictions. Il est question de porter un intérêt à la résistance, ou la vulnérabilité de l’architecture et de la ville (en tant qu’objet physique) face aux conditions environnementales contemporaines changeantes. Comment l’architecture s’en sort dans les séries – et par extension dans les fictions télévisuelles – face au changement climatique ? Nous pouvons également engager une critique des représentations catastrophiques, du pessimisme ambiant, et une analyse de l’usage d’images « scientifiques scientifisées », transformées dans le but de représenter une sorte de vérité des faits, considérant la science comme porteuse de vérités, donc de fiabilité.

Dans la mesure où les transformations environnementales ne sont pas essentiellement d’ordre climatique, les fictions en jeu ne sont pas seulement celles de la science-fiction. L’environnement comprend aussi les lieux de vie, les formes sociales, les structures politiques, etc. Le travail engagé dans le projet suivra alors deux axes principaux.

  1. Architecture, environnement et bouleversements climatiques : Au sein du premier axe, l’attention sera portée à l’architecture qui prend part ou au contraire se soustrait aux dérèglements environnementaux climatiques (intempéries, cataclysmes, etc.). Les pistes peuvent conduire à l’étude de trois notions, et de bien d’autres, comme la destruction (ruine), la résistance (résilience), ou encore le refuge (souterrain, aquatique ou aérien et spatial). Pourquoi valorise-t-on un type de représentations catastrophes donnant un rôle l’architecture ? Quels effets ont ces représentations ?
  2. Architecture, environnement et mouvements de masse : Le deuxième axe privilégiera les réflexions autour des transformations environnementales causées par des bouleversements sociaux de masse (mouvements culturels et politiques, manifestations et mécontentements civiques, vandalisme, déboulonnages de statues, colonialisme, etc.). Les environnements architecturaux et urbains sont touchés de différentes façons par les soulèvements de masse. Les ambiances urbaines et les bâtiments sont transformés à la suite d’attentats, de dégradations volontaires, d’interventions artistiques, mais aussi de reconfigurations urbanistiques. Quelles portées ont ces bouleversements sur l’environnement social ?

Les propositions de contributions peuvent s’appuyer sur les deux axes, ou en proposer de nouveaux. Les auteurs peuvent développer leur propos à partir d’une série ou une émission en particulier ou encore à travers un échantillon plus large de fictions. Tous les objets, dès lors qu’ils sont étudiés sous le prisme de la thématique (architecture et environnement, fictions télévisuelles) seront accueillis. Ces recherches peuvent être interdisciplinaires et/ou pluridisciplinaires. L’étude des sujets visera à prendre en compte les effets produits par les fictions diffusées par les médias de masse sur la pensée et les prédictions des bouleversements environnementaux. Plus largement, nous nous intéressons à ce que font les fictions télévisuelles à notre imaginaire, à notre manière de voir et de penser le monde, et inversement, il nous est important de savoir ce que disent les fictions de notre vision du monde.

Contribuer et intervenir

Cette prochaine journée d’études visera à confronter un certain nombre de travaux, de partager des points de vue et de débattre des sujets en jeu. Les contributions orales, pourront être transformées en articles (et non en actes de la journée d’études) en vue de construire un numéro spécial pour une revue. Pour contribuer à la journée d’études, les résumés de 1500 signes maximum doivent être envoyés à l’adresse suivante sophie.suma@insa-strasbourg.fr sous format pdf

au plus tard le 1er février 2021.

Joindre à l’envoi un petit résumé biographique et une courte bibliographie personnelle. Les communications sont prévues pour une durée de 30 minutes par intervenant. Pour contribuer à la publication, les articles, entre 25 000 et 50 000 signes, seront à envoyer au plus tard le 30 avril 2021 à la même adresse mail. La journée d’études est pour le moment prévue pour le 31 mars 2021. Soit elle pourra se dérouler à Strasbourg, soit nous organiserons un dispositif en ligne d’enregistrement et de diffusion des conférences pour le mois d’avril dans l’objectif de produire un objet visuel de contenus scientifiques.

Retroplanning du projet

  • 03 novembre 2020 : diffusion de l'appel à contributions
  • 21 janvier 2021 : réception des propositions

  • 21 février : réponses aux candidats
  • 15 mars ouverture plateforme numérique ARCHIFICTIONS
  • 31 mars 2021 : journée d'études à la MISHA, sauf mesures restrictives COVID-19
  • 16 avril 2021 : mise en ligne des conférences sur la plateforme numérique
  • 30 avril : réception des articles des contributeurs
  • 20 mai : mise en ligne des articles sur la plateforme numérique ARCHIFICTIONS

Format

Si l'événement devait se ternir à distance, nous imaginons produire des enregistrements des interventions et créer un objet de diffusion publique.

Comité organisationnel

  • Sophie Suma (AMUP UR 7309 - ACCRA UR 3402) Université de Strasbourg - INSA Strasbourg
  • Sarah Calba (Archives Henri Poincaré PREST UMR 7117 - Laboratoire Hyperthèses)

Comité scientifique

  • Julie Ambal Paysagiste DPLG - Chercheuse associée PAVE Centre Émile Durkheim UMR 5116 CNRS
  • Véronique Boone Lecturer en Histoire et théorie critique de l’architecture - Faculté d’architecture La Cambre Horta - Université Libre de Bruxelles - Hortense
  • Sarah Calba Chercheuse au Laboratoire Hyperthèses - Chercheuse associée aux Archives Henri Poincaré PREST UMR 7117
  • Florent Favard MCF en Cinéma, audiovisuel et transmédia - Université de Lorraine - CREM EA 3476
  • Mickaël Labbé MCF en Philosophie - Faculté de Philosophie - Université de Strasbourg Crephac UR 2326
  • Vivien Philizot MCF Arts visuels en Graphisme - Faculté des Arts - ACCRA UR 3402 - Université de Strasbourg
  • Sophie Suma Enseignante chercheuse en Arts visuels / Architecture - École d’architecture de l’INSA - AMUP UR 7309 et ACCRA UR 3402 - Université de Strasbourg

Bibliographie non exhaustive

  • Bacqué Marie-Hélène, Amélie Flamand (dir.), The Wire, Paris, La Découverte, 2014.
  • Billard Gérald, Arnaud Brennetot, Bertrand Pleven, Amandine Prié et Donna Spalding Andréolle, « Subversive suburbia : L’effondrement du mythe de la banlieue résidentielle dans les séries américaines », TV/Series [En ligne], 2 | 2012.
  • Buxton David, Les séries télévisées. Forme, idéologie et mode de production, Paris, L’Harmattan, coll. « Champs visuels », 2011.
  • Cairn Graham, The Architecture of the Screen. Essays in Cinematographic Space, Intellect, The Mill, Parnall Road, Fishponds, Bristol, 2013.
  • Clement Gilles, Rahm Philippe, Giovana Borasi, Environ(ne)ment : Approaches for Tomorrow, Skira, Milan, 2006.
  • Clouette Benedict, Wise Marlisa, Forms of Aid. Architecture of Humanitarian Space, Birkhäuser, Basel, 2017.
  • Yves Citton, « L’avenir de la télévision ? Régimes d’immersion et fantasme de communauté. », Multitudes HS n° 2, 2010/5, pp. 201-213.
  • Esquenazi Jean-Pierre, Stéfany Boisvert, « Des séries de mouvements aux images du temps dans les séries, ou l’art d’analyser les fictions audiovisuelles », Communiquer, 23 | 2018, 121-136.
  • Esquenazi Jean-Pierre, David Buxton, Frédéric Lambert, Kamel Regaya, Pierre Sorlin, Télévisions. La vérité à construire, L’Harmattan, Paris, 1995.
  • Hall Stuart, « Encoding and Decoding in the Television Discourse », in Hall, Stuart, Hobson, Dorothy, Lowe, Andrew, and Willis, Paul (eds), Culture, Media, Language. London, Hutchinson, 1980, pp. 128-38.
  • Hartley John, Tele-ology (Studies in Television), London, Routledge, 1992.
  • Hatchuel Sarah, « Lost in Lost : Entre quotidien anodin et déstabilisation fantastique, entre réalité alternative et fiction collective », TV/Series [En ligne], 1 | 2012.
  • Jost François, Télé-réalité. Grandeur et misère de la télé-réalité, Le Cavalier Bleu, Paris, 2009.
  • Jost François, L’empire du Loft (la suite), La Dispute, Paris, 2007, [2002].
  • Jost François, Comprendre la télévision, Armand Colin, Paris, 2005.
  • Jost François, La télévision du quotidien. Entre réalité et fiction, De Bœck Université/ INA « Médias recherches », Paris, 2001.
  • Jost François, (dir.), Un nouvel art de voir la ville et faire du cinéma, L’Harmattan, Paris, 2003.
  • Michel Kokoreff, « Sérialité et répétition : l’esthétique télévisuelle en question », Quaderni, n° 9, Hiver 89/90 « Série et télévision », pp. 19-39.
  • Lambert Emeric, Chapon Brice (Dir.), L’architecture comme environment : Parc Architectes, Park Books, Paris, 2019.
  • Latek Irena, Sophie Paviol, Clotilde Simond, In situ - de visu - in motu. Architecture, cinéma, Golion, Infolio, 2014.
  • Laugier Sandra, « Les séries télévisées : Éthique du care et adresse au public », Raisons publiques n° 11, PUPS, 2009.
  • Lefait Sébastien, « « Have you ever questioned the nature of your reality ? » : Westworld (HBO, 2016-) et la culture du complot », TV/Series [En ligne], 14 | 2018, mis en ligne le 31 décembre 2018, consulté le 20 octobre 2019.
  • Maigret Éric, Guillaume Soulez, « Les nouveaux territoires de la série télévisée », Médiamorphose, janvier 2007.
  • Dominique Mehl, « La télévision relationnelle », Cahier internationaux de sociologie n° 112, Puf, Paris, 2002/1, pp. 63-95.
  • Morley David, Television Audiences & Cultural Studies, London, Routledge, 1992.
  • Morton Timithy, Hyperobjets. Philosophie et écologie après la fin du monde, Cité du Design, Saint-Étienne, 2018 [2013].
  • Musset Alain, Station Metropolis Direction Coruscant. Ville Science-Fiction et Sciences Sociales, Le Bélial, Saint Mammès, 2019.
  • Pignol Alexandra, Stephane Mroczkowski, Architecture et design dans les films de James Bond, Paris, L’Harmattan, 2015.
  • Reverdin Jana, Construire avec l’immatériel : Temps, usages, communautés, droit, climat… de nouvelles ressources pour l’architecture, Alternatives, Paris, 2018.
  • Schaeffer Jean-Marie, Pourquoi la fiction ?, Seuil, Paris, 1999, p. 57.
  • Seraji Nasrine et Jessie Magana (dir.), Architecture et cinéma, Gollion : Infolio, 2015.
  • Stenger Isabelle, Au temps des catastrophes, La Découverte, Paris, 2013.
  • Simond Clothilde, Sophie Paviol, Cinéma et architecture : La relève de l’art, Paris Aléas, 2009.
  • Szendy Peter, Le Supermarché du visible. Essai d’iconomie, Les Éditions de Minuit, Paris, 2017.
  • Jeangène Vilme Jean-Baptiste, 24 heures chrono : le choix du mal, Paris, PUF, 2012.

Notes

1  Vivien Philizot est Maître de Conférences en Design graphique à Faculté des Arts de Strasbourg. Il co-coordonne le groupe de recherche avec Sophie Suma depuis 2018 dans le laboratoire ACCRA (Approches contemporaines de la création et de la recherches artistiques UR 3402). https://accra-recherche.unistra.fr/ groupes-de-travail/cultures-visuelles-medias-savoirs-fictions/

2  Julie Ambal (PAVE Centre Émile Durkheim UMR 5116 CNRS), Véronique Boone (Hortense), Florent Favard (CREM EA 3476), Mickaël Labbé (Crephac UR 2326), Sophie Suma (AMUP UR 7309 - ACCRA UE 3402). Journée d’études du samedi 14 mars 2019 au 5e Lieu à Strasbourg (juste avant le confinement du Covid-19 français).

3  Voir Éric Maigret, Guillaume Soulez, « Les nouveaux territoires de la série télévisée », Médiamorphose, janvier 2007.

4 Si au début de leur existence elles ont partie liée avec les programmes télévisés, les plus récentes s’émancipent du poste de télévision pour occuper les « médias TV » (plateformes de streaming, vidéo à la demande et autres web TV). Voir Brigitte Le Grignou, Erik Neveu, Sociologie de la télévision. La Découverte, Paris, 2017.

5  Sophie Suma : « L’architecture du pouvoir. La série The Handmaid’s Tale comme expérience de pensée ». Archiséries 2019, 5e Lieu, Strasbourg.

6  Mickaël Labbé : « La figure de l’architecte moderne dans la série Bauhaus un temps nouveau ». Archiséries 2019, 5e Lieu, Strasbourg.

7  Ibid.

8  Véronique Boone : « Décor ou matière pédagogique ? Le feuilleton Le tour de la France par deux enfants ». Archiséries 2019, 5e Lieu, Strasbourg.

9  Julie Ambal et Florent Favard : « New York au prisme des sitcoms américaines : des représentations d’un urbanisme d’une architecture et des architectes en question ». Archiséries 2019, 5e Lieu, Strasbourg.

10 Éric Macé, Les imaginaires médiatiques. Une sociologie postcritique des médias, Paris, Amsterdam, 2006.

11 K. Michael, Hays, « Critical Architecture : Between Culture and Form », Perspecta n° 21, 1984.

12 David Buxton, Les séries télévisées. Forme, idéologie et mode de production, Paris, L’Harmattan, coll. « Champs visuels », 2011.

Archifictions I projet 2020-2021

13  Le troisième (et actuel) âge d’or des séries américaines, commercialise des productions financées par les networks HBO, ABC, Showtime, CBS ou NBC et Netflix qui ne dépendent plus de la télévision tradition-nelle.

14  Cependant, le Groupe Universitaire d’Etudes sur les Séries Télévisées basé en Normandie (GUEST-Normandie : https://guestnormandie.wordpress.com/about/guest2/), produit des recherches spécialisées sur les séries en utilisant des méthodes et des approches très diversifiées et dont l’un des axes s’intéresse aux liens entre les séries et les arts, dont potentiellement l’architecture.

15  Sébastien Lefait, « « Have you ever questioned the nature of your reality ? » : Westworld (HBO, 2016-) et la culture du complot », TV/Series [En ligne], 14 | 2018, mis en ligne le 31 décembre 2018, consulté le 20 oc-tobre 2019. URL : http://journals.openedition.org/tvseries/2949 ; DOI : 10.4000/tvseries.2949

16 Marie-Hélène Bacqué, Amélie Flamand (dir.),The Wire, Paris, La Découverte, 2014.

17 Gérald Billard, Arnaud Brennetot, Bertrand Pleven, Amandine Prié et Donna Spalding Andréolle, « Sub-versive suburbia : L’effondrement du mythe de la banlieue résidentielle dans les séries américaines », TV/ Series [En ligne], 2 | 2012, mis en ligne le 01 novembre 2012, consulté le 20 octobre 2019. URL : http://jour-nals.openedition.org/tvseries/1356 ; DOI : 10.4000/tvseries.1356

18  Stuart Hall, « Encoding and Decoding in the Television Discourse », in Hall, Stuart, Hobson, Dorothy, Lowe, Andrew, and Willis, Paul (eds), Culture, Media, Language. London, Hutchinson, 1980, pp. 128-38.

19 John Hartley, Tele-ology (Studies in Television), London, Routledge, 1992.

20 David Morley, Television Audiences & Cultural Studies, London, Routledge, 1992.

21 Voir Jean-Baptiste Jeangène Vilme, 24 heures chrono : le choix du mal, Paris, PUF, 2012. Voir aussi Sandra Laugier, Nos vies en séries, Paris, Flammarion, 2019.

22 Hervé Glevarec, « Trouble dans la fiction. Effets de réel dans les séries télévisées contemporaines et post-télévision », Questions de communication, 18 | 2010, 214-238.

23 Sarah Hatchuel, « Lost in Lost : Entre quotidien anodin et déstabilisation fantastique, entre réalité alterna-tive et fiction collective », TV/Series [En ligne], 1 | 2012, mis en ligne le 15 mai 2012, consulté le 20 octobre 2019. URL : http://journals.openedition.org/tvseries/1569 ; DOI : 10.4000/tvseries.1569

24 Jean-Pierre Esquenazi, Stéfany Boisvert, « Des séries de mouvements aux images du temps dans les séries, ou l’art d’analyser les fictions audiovisuelles », Communiquer, 23 | 2018, 121-136.

25 Sandra Laugier, « Les séries télévisées : Éthique du care et adresse au public », Raisons publiques n° 11, PUPS, 2009.

26 Éric Maigret, Guillaume Soulez, « Les nouveaux territoires de la série télévisée », Médiamorphose, janvier 2007.

 

Places

  • Université de Strasbourg ou à distance
    Strasbourg, France (67)

Date(s)

  • Monday, February 01, 2021

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Keywords

  • fiction, architecture, ville, environnement, média, études visuelles

Contact(s)

  • Sophie Suma
    courriel : sophie [dot] suma [at] insa-strasbourg [dot] fr

Information source

  • Sophie Suma
    courriel : sophie [dot] suma [at] insa-strasbourg [dot] fr

To cite this announcement

« Archifictions », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, December 08, 2020, https://calenda.org/815606

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