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Les vulnérabilités au travail

Regards croisés des sciences sociales en Europe

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Publié le jeudi 10 juin 2021 par João Fernandes

Résumé

Depuis le tournant des années 2000, les politiques européennes du travail et de l’emploi, suivies progressivement et à des degrés divers au niveau national, prônent un double mouvement de flexibilisation et de sécurisation des parcours professionnels. Face aux mutations technologiques, aux transformations des modes d’organisation des systèmes productifs et à certains de leurs effets (chômage de masse, délocalisation, automatisation, uberisation, etc.), nous serions toutes et tous devenu·e·s « vulnérables » au travail. Davantage qu’hier, nos « vulnérabilités » individuelles et collectives seraient mises en avant. En première acception, cette notion renvoie à la potentialité d’un être ou d’une chose de se trouver dégradé. Mais alors qu’elle fait l’objet de discussions critiques, après avoir été largement investi au sein du secteur médico-sociale, elle semble aujourd’hui s’être généralisée au point de faire figure de « nouvelle catégorie d’action publique ». Dans ce contexte, il est possible de s’interroger sur sa réelle contemporanéité, son application aux mondes du travail et de l’emploi, et sa portée heuristique pour les recherches en sciences sociales.

Annonce

Présentation

Ce colloque international est une manifestation scientifique ouverte à un large public qui vise à présenter les travaux de chercheurs et chercheuses représentant l’ensemble des disciplines en sciences sociales : sociologie, histoire, sciences de l’éducation, sciences politiques, économie, droit, anthropologie, etc. Afin de favoriser la richesse du croisement des regards, les travaux présentés se situent à différentes échelles d’analyse (historiques, territoriales, sectorielles, interprofessionnelles, etc.) et mobiliser plusieurs types de données (quantitatives, entretiens, archives, etc.)

Argumentaire

Depuis le tournant des années 2000, les politiques européennes du travail et de l’emploi, suivies progressivement et à des degrés divers au niveau national, prônent un double mouvement de flexibilisation et de sécurisation des parcours professionnels (Supiot, 1999 ; Caillaud & Zimmermann, 2011). Face aux mutations technologiques, aux transformations des modes d’organisation des systèmes productifs et à certains de leurs effets (chômage de masse, délocalisation, automatisation, uberisation, etc.), nous serions toutes et tous devenu.e.s « vulnérables » au travail (Veil, 2012 ; Lhuilier et al., 2013 ; Greenan & Seghir, 2017). Davantage qu’hier, nos « vulnérabilités » individuelles et collectives seraient mises en avant.

En première acception, cette notion renvoie à la potentialité d’un être ou d’une chose de se trouver dégradé (Soulet, 2005). Mais alors qu’elle fait l’objet de discussions critiques (Thomas, 2010 ; Soulet, 2014 ; Ravon, 2014), après avoir été largement investi au sein du secteur médico-sociale, elle semble aujourd’hui s’être généralisée au point de faire figure de « nouvelle catégorie d’action publique » (Brodiez-Dolino, 2015). Dans ce contexte, il est possible de s’interroger sur sa réelle contemporanéité, son application aux mondes du travail et de l’emploi, et sa portée heuristique pour les recherches en sciences sociales. Trois échelles d’analyse paraissent pouvoir être distinguées parmi la littérature :

  • La vulnérabilité dans le travail, avec des approches qui traitent de la variété des formes et de l’inégale distribution des effets délétères du travail sur la santé des individus (qualité de vie et sécurité au travail, états d’épuisement, suicides, etc.), que l’on parle d’« usure au travail » (Cottereau, 1983 ; Hatzfeld, 2006), de « souffrance au travail » (Loriol, 2012), ou de « risques psychosociaux » (Gollac & Bodier, 2011). Ici, c’est la « soutenabilité » physique et psychique du travail à l’échelle d’une vie professionnelle qui apparaît centrale (Thery, 2006 ; Ardenti et , 2010), interrogeant par la même les modes d’organisation et de gestion des collectifs de travail et les interactions qui s’y jouent. Néanmoins, le terme de vulnérabilité semble dans ce cadre avoir été réapproprié au sein d’une rhétorique productiviste, visant à faire peser la « responsabilité » de leur situation aux individus eux-mêmes, comme déjà été observé au sujet d’autres notions telle celle de compétence (Séhili, 2003) ou d’externalisation (Dufournet et al., 2019).
  • La vulnérabilité de l’emploi, envisagée traditionnellement autour du risque de perdre son emploi, par opposition à l’employabilité renvoyant aux chances d’en retrouver un (Ledrut, 1966), organise l’inégale répartition d’accès à l’emploi et aux ressources ou aux protections sociales qu’il permettrait d’accumuler. Or, ces facteurs de protections associé à l’emploi, même dans sa forme canonique (ie. le CDI à temps plein) s’effriteraient progressivement dans les sociétés salariales contemporaines (Castel, 2009). À cela s’ajoute notamment aujourd’hui l’émiettement salarial qui rend nécessaire le recours à des institutions spécifiques de « portage » (Darbus, 2013, Moriceau et al., 2015) ; l’entrepreneuriat contraint ou par nécessité (Couteret, 2010 ; Tessier Dargent, 2015), où l’accès à l’indépendance se réalise faute de pouvoir se maintenir dans la sphère du salariat ; ou encore le développement du « micro-travail » lié à l’économie numérique (eg. taguer des images ou reconnaître des visages ou des objets dans les photos, rédiger de courts commentaires, créer des playlists musicales, ou toute opération payable à la pièce) (Casilli et , 2019 ; Le Ludec et al., 2019 ; Naulin & Jourdain, 2019). Ainsi la vulnérabilité de l’emploi progresserait à mesure du développement de « carrières nomades » entre différentes formes d’emploi (Arthur & Rousseau, 1996).
  • La vulnérabilité professionnelle, enfin, entendue comme l’ensemble des menaces pesant sur l’organisation et le fonctionnement d’un groupe professionnel dans son ensemble (Champy, 2011, p. 210-217). Celle-ci renvoie aux processus de reconnaissance des qualifications (Naville, 1956) et plus largement de professionnalisation (Demazière et , 2012). Or, cette dynamique peut faire l’objet d’une mise en tension ou en conflit venant la contester, au sein du groupe professionnel comme à l’échelle de la société. On peut penser ici au recul de la confiance du public à l’égard d’une catégorie de professionnel.le.s et de leurs actions (Freidson, 2001) ; aux pressions externes visant à renforcer « l’efficacité économique » de leurs actions, par exemple dans le cas d’agents de la fonction publique (Bezes & Demazière, 2011 ; Alber, 2013) ; à la mise en concurrence entre segments professionnels ou entre groupes professionnels, à l’image du secteur de la santé (Bénamouzig, 2010), du secteur juridique (Moysan-Louazel, 2011) ou encore du secteur culturel (Hénaut, 2011) ; aux transformations des métiers de services dans le cadre des sociétés numériques (Metling, 2015) ; etc. Dans ces configurations, ce sont à la fois les hiérarchies professionnelles, les frontières, le mandat et le sens même de l’activité qui peuvent être en jeu.

À ces trois niveaux, qui ne sont pas étanches les uns aux autres mais qui peuvent se croiser ou se cumuler, il faut encore ajouter l’effet des caractéristiques individuelles, le poids des conjonctures et les conséquences de crises sanitaires et/ou environnementales. Relever de certaines catégories sociales plutôt que d’autres semblent en effet rendre plus « vulnérables », telle « être » : femme, migrant.e, seniors, peu qualifié.e, etc. De même, ces vulnérabilités sont largement dépendantes de l’histoire et de l’appareil normatif structurant les systèmes nationaux d’emploi et d’organisation du travail (Bazillier et al., 2014 ; Greenan & Seghir, 2017), qui contribuent à redéfinir les rapports dans et au travail. Enfin, il convient de se départir de l’illusion substantive que pourrait donner le recours au terme de vulnérabilité.  À l’image d’auteurs qui ont préféré les notions de désaffiliation (Castel, 1994) ou de disqualification (Paugam, 1994), à celles de pauvreté, de précarité, etc., il est possible, et sans doute souhaitable, de s’intéresser davantage à la vulnérabilisation qu’à la vulnérabilité. Le plus instructif est sans doute moins de constater la présence de personnes « vulnérables » ou touchées par telle ou telle « vulnérabilités », que de se pencher sur la manière dont ceci se construit, se structure, s’agence, et éventuellement d’observer d’éventuelles réversibilités (Soulet, 2014). De même, en intégrant une perspective temporelle, il est envisageable d’être amené à penser d’éventuels effets de propagation entre formes de vulnérabilisation, la vulnérabilisation professionnelle pouvant engendrer une vulnérabilisation de l’emploi et/ou dans le travail, etc.

Face à une telle complexité, l’objet de ce colloque international sera de réinterroger ces grands axes de réflexion à l’échelle européenne et d’élaborer des problématiques nouvelles au prisme d’un croisement des regards portés par les sciences sociales dans leur diversité (anthropologie, droit, économie, histoire, sciences politiques, sociologie, etc.). Par ailleurs, au-delà d’une analyse des déterminants de la vulnérabilité et de la diversité de ses formes, les contributions attendues pourront, non seulement, traiter des actions et des dispositifs visant à remédier ou à prévenir ce spectre des vulnérabilités au travail, mais aussi, interroger comment la « vulnérabilité » est une catégorie produite par le travail. En définitive, il s’agira ainsi de questionner les conditions de pertinence de la notion de vulnérabilité.

Modalités pratiques de participation

Compte tenu du contexte sanitaire, le colloque “Les vulnérabilités au travail" se déroulera en 100 % Web. Les liens de connexion vers les salles virtuelles de visio-conférence seront transmis aux participant.e.s inscrit.e.s (inscription ici).

Programme

Jeudi 24 juin

09h45 Ouverture du colloque

10h15 Conférence plénière par Pascale MOLINIER

11h30 Conférence plénière par Luc JUSTET

14h00

  • Session n°1 Mondes ouvriers
  • Session n°2 Économie numérique et de plateforme 
  • Session n°3  Temporalités et activités de service

16h00

  • Session n°4 Mondes agricoles 
  • Session n°5  Précarité de l'emploi et chômage
  • Session n°6 Management et mondes patronaux

Vendredi 25 juin 

08h30

  • Session n°7 Métiers de la relation
  • Session n°8 L'indépendance et ses limites
  • Session n°9 Le soutien aux "jeunes"

10h40

  • Session n°10 Droit et principes de justice
  • Session n°11 Regards sur les handicaps
  • Session n°12 Questions de santé

14h00 Conférence plénière par Dominique LHUILIER

15h00 Table ronde professionnelle

Avec la participation de :

  • Nicolas MOREAU (Pôle Emploi - Directeur territorial de Gironde) ; 
  • Naji YAHMDI (commune de PESSAC - Élu en charge de l'égalité des chances, l'emploi, l'économie solidaire, la politiques de la ville) ;
  • Noélie MEDARD (association Nos quartiers ont du talents - Déléguée régionale Nouvelle Aquitaine) ;
  • Guillaume CHUPIN (association Nos quartiers ont du talents - Chargé de mission) ;
  • Maryline POULAIN (Direction Confédérale CGT - Pilote du Collectif Immigration CGT - Secretaire UD CGT 75 - Directrice de « Droit Ouvrier »)

Animée par : 

Patrick ROZENBLATT - Professeur émérite - Université Lyon 2 - Centre Max Weber (UMR CNRS 5283)

Jeudi 24 juin

14h - Session n°1 : mondes ouvriers

  • DELDRÈVE Valérie, DIAW Mody, « Ecologisation et vulnérabilités des travailleurs de l’alumine. Le cas d’Altéo-Gardanne ».
  • LACHAUD Stéphanie« La vulnérabilité des ouvriers de l’industrie verrière au XVIIIe siècle : quand les ouvriers luttent pour la libéralisation du monde du travail ».
  • MONTAGNON Florent, « Approche historique de la flexibilité : la vulnérabilité, l’envers de la construction des normes de l’emploi et du travail (fin XIXe - premier XXe siècle) ».
  • MONTCHARMONT POUSSET Laurence« La vulnérabilité des ouvriers du BTP. Quelle relation avec les marges de manœuvre ? ».

14h - Session n°2 : économie numérique et de plateforme

  • BOURGET-MAUGER Marie, « La vulnérabilité numérique face à l’intégration des objets connectés en architecture ».
  • RAFELIS DE BROVES Olivier, « Le coopérativisme de plateforme : la propriété collective des plateformes comme solution contre la vulnérabilité des travailleur-ses des applis ? ».
  • SNAPE Marine, « Jobbers et heureux de l’être : décalage entre la vulnérabilité de l’emploi et les perceptions subjectives du travail en plateforme ».
  • TRIOFETTI Maria Cecilia, BINGEN Aline, « Travail à distance et interaction virtuelle : quelles perceptions des travailleurs mobiles sur cette nouvelle forme de travail ».

14h - Session n°3 : temporalités et activités de service

  • CIOBANU-GOUT Varvara, « La construction de la vulnerabilité professionnelle de l'expert judiciaire interprète-traducteur ».
  • GONNET Aurélie, « Prévenir la vulnérabilité au travail et emploi par l’orientation professionnelle. Le bilan de compétences au principe d’une activation préventive des travailleur et travailleuses ».
  • HIDRI NEYS Oumaya, « Tic-tac, tic-tac, tic-tac … La construction d’une vulnérabilité selon l’âge dans la distribution sportive ».
  • KOUAO Hyppolyte, « “Mamadou au pays des merveilles” ? Tribulations et vulnérabilisations des travailleurs subsahariens d’hier, aujourd’hui à la retraite en France ».

16h - Session n°4 : mondes agricoles

  • DÉCOSSE Frédéric, HELLIO Emmanuelle, MÉSINI Béatrice, « En “mission” dans l’agriculture européenne, les vulnérabilités systémiques des saisonnier.es étranger.es détaché.es et cantonnés en Provence pendant la pandémie ».
  • DEGBELO Agossè Nadège, CANDAU Jacqueline, GINELLI Ludovic, « Inégalités de participation au débat sur les pesticides :  agriculteurs et salariés agricoles mis en incapacité ? ».
  • NICOLAS Frédéric, DORÉ Antoine, « Travailler les vulnérabilités : les mondes de l’élevage face au loup ».
  • REICHHART Ada, « Face à la vulnérabilité des travailleur.euse.s : le rôle protecteur des Scop en question ».

16h - Session n°5 : précarité de l'emploi et chômage

  • AUZURET Claire, « Les expériences temporaires mais répétées de la pauvreté : entre facteurs de vulnérabilité et processus de ”vulnérabilisation” ».
  • CHAYOUB Rachid, EL MORCHID Brahim, « Pandémie Covid-19, vulnérabilité économique et reconnaissance politique et sociale des travailleurs informels au Maroc ».
  • TONARELLI Annalisa, VALZANIA Andréa, « Brouillage entre travail et assistance. La production de la précarité par le pouvoir publique en Italie ».

16h - Session n°6 : management et mondes patronaux

  • FLÉCHER Marion, « Management et organisation du travail dans les start-up, entre dépassement et renouvellement des formes de vulnérabilités au travail ».
  • LABORDE Aurélie, DUPRÉ Delphine, « Quand l’absence d’adhésion à l’idéologie managériale engendre des vulnérabilités : le ressenti de différents publics face aux incivilités numériques ».
  • REBOUL Lucie, « Le rôle des encadrants dans le processus de fragilisation et de construction des parcours des personnels au sol d’une compagnie aérienne ».
  • ROQUES Bastien, « Les vulnérabilités de l’emploi dans le discours patronal ».

Vendredi 25 juin

8h30 - Session n°7 : métiers de la relation

  • BURNAY Nathalie, « Aides-familiales en Belgique francophone : Lorsque le politique menace le groupe professionnel ».
  • CASTETS-FONTAINE Benjamin, « Maux et vulnérabilités de professeurs du second degré au sein du système éducatif français ». 
  • DORMOY-RAJRAMANAN Christelle, MIERZEJEWSKI Stephan, BROCCOLICHI Sylvain, JOIGNEAUX Christophe, « Quelles vulnérabilisations des enseignant.e.s du primaire liées à leurs contextes de socialisation professionnelle ? ».

8h30 - Session n°8 : l'indépendance et ses limites

  • BESENVAL Maxime, « Travail fragmenté, travail vulnérable : les scénaristes de dessin animé ».
  • BISIGNANO Mara, « L'indépendance ou la face cachée des nouvelles vulnérabilités de l'emploi ».
  • FÈVRE Marick, « La santé des créateurs d'entreprise : une vulnérabilisation induite par un cumul de vulnérabilités ».

8h30 - Session n°9 : le soutien aux "jeunes"

  • AHOUARI Zahir, « Les politiques d’emploi de jeunes diplômés algériens soutiennent la vulnérabilité au travail ».
  • HEINRICH PAILLERET Flora, « Quand l'accompagnement en emploi des jeunes NEETs vulnérables vulnérabilise une profession : être “conseiller.e Garantie Jeunes” ». 
  • REVERSÉ Clément, « Face aux anciens et face aux diplômés. La vulnérabilité au travail des jeunes ruraux sans diplôme ».
  • VILCHES Oceane, « Les situations de vulnérabilité : l’exemple de la Garantie jeunes ».

10h40 - Session n°10 : droit et principes de justice

  • BENTO DE CARVALHO Lucas, « Les vulnérabilités au travail au prisme des réformes du droit du travail : entre indifférence et recrudescence ».
  • BERTHET Thierry, LONGO Maria Eugenia, ALFONI Jérémy, « Conseiller les jeunes en vulnérabilité: Quelles injonctions paradoxales pour quels principes de justice ? ».
  • LAMIROY Aurélia, « L’adaptation des conditions de travail pour les personnes vulnérables : l’exemple de l’emploi des personnes détenues tel que conçu par la CEDH ».

10h40 - Session n°11 : regards sur les handicaps

  • BREHON Jean, JUSKOWIAK Hugo, SALLÉ Loïc, HIDRI-NEYS Oumaya, « La lumière, l'ombre et l'oubli ? Des professionnel.le.s sur sièges éjectables: les entraîneur.e.s de football en France et en Europe ».
  • HONTEBEYRIE Juliette, « Quid de la santé au travail des usager.ère.s/travailleur.ses. d’Ésat : un milieu protecteur ? ».
  • PIERRE Amélie, « De la vulnérabilité des personnes, du travail, de l’entreprise : une situation d’interdépendance et d’indétermination en entreprise de travail adapté ».

10h40 - Session n°12 : questions de santé

  • BOULET Elsa, « Des femmes vulnérables ? La grossesse en milieu de travail, entre enjeux de santé et discriminations ».
  • DAIN Antoine « Une « bonne » fatigue ? Représentations du travail artisanal et rapport à la pénibilité chez les néo-artisans ».,
  • MAUROUX Amélie, « Vulnérabilité sanitaire selon les métiers : quelle exposition professionnelle à contamination à la Covid 19 ? ».
  • PRIMERANO Julie, « Les “cancers du travail” : vulnérabilités et subjectivités des “dominés” ».

Références citées

Alber A., 2013, « Management et nouvelle gestion publique : limites et paradoxes de l’imitation du privé », La nouvelle revue du travail [En ligne], n°2, mis en ligne le 30 mars 2013, URL : http://nrt.revues.org/934

Ardenti R., Mathieu R., Gorgeu A., 2010, « Caractère soutenable du travail et trajectoire ouvrières : études de cas dans la filière automobile et les industries agroalimentaires », Sociétés contemporaines, n°78, p. 87-113.

Bazillier R., Boboc Ch., Calavrezo O., 2014, « Employment vulnerability in Europe: Is there a migration effect? », Document de recherche du Laboratoire d’Economie d’Orléans, n°2014-07. 

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Veil C., 2012, Vulnérabilités au travail. Naissance et actualité de la psychopathologie du travail, Paris, Erès.

Dates

  • jeudi 24 juin 2021
  • vendredi 25 juin 2021

Mots-clés

  • travail, emploi, vulnérabilités

Contacts

  • Samuel Julhe
    courriel : samuel [dot] julhe [at] univ-reims [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Samuel Julhe
    courriel : samuel [dot] julhe [at] univ-reims [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les vulnérabilités au travail », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 10 juin 2021, https://calenda.org/884670

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