AccueilLes fins de l’histoire. Apocalypse et palingénésie dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècles)

AccueilLes fins de l’histoire. Apocalypse et palingénésie dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècles)

Les fins de l’histoire. Apocalypse et palingénésie dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècles)

Los finales de la historia. Apocalipsis y palingenesia en el pensamiento histórico y la acción política (Europa-América, siglos XIX-XXI)

The Ends of History. Apocalypse and Palingenesis in historical thought and political action (Europe-America, 19th-21st centuries)

Revue « Amnis »

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Publié le mercredi 08 septembre 2021 par Sarah Zingraff

Résumé

Le numéro vingt de la revue Amnis intitulé « Les fins de l’histoire. Apocalypse et palingenèse dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècle) » se propose d'ouvrir un espace de réflexion et de recherche interdisciplinaire sur les fins (eschatologie ou apocalypse) et les nouveaux commencements (palingénésie) de l'histoire.

Annonce

Coordination

Rodrigo Díaz Maldonado, Aix-Marseille Université et Ricardo Ledesma Alonso, Universidad Nacional Autónoma de México

Argumentaire

De même que tout livre d'histoire véhicule une dimension idéologique, tous les mouvements sociaux et politiques établissent un contrat avec l'histoire, un engagement implicite liant le présent de l'action à une image du passé que cette action vise à rejeter ou à perpétuer. Une telle utilisation politique du passé suppose que l'histoire a bien une finalité (rédemption, progrès, ordre, liberté, justice sociale, etc.) et qu'il est possible de retrouver son cheminement si l'on s’est fourvoyé.

C’est tout naturellement dans le contexte de grands conflits ou crises que des visions apocalyptiques et palingénésiques séculières du processus historique se multiplient et s’épanouissent. Aujourd'hui, elles fleurissent non seulement dans les médias et les représentations populaires, mais aussi dans les discours politiques et scientifiques les plus élaborés, toutes tendances idéologiques confondues. Les courants nationalistes/populistes d’hier et d’aujourd’hui qui se répandent sur les deux rives de l’Atlantique en sont un parfait exemple. Malgré leurs divergences qui peuvent aller jusqu’à les situer aux extrémités du spectre idéologique traditionnel, ces courants partagent une vision eschatologique de l'histoire et présentent la perspective de leur arrivée au pouvoir comme celle d’une forme de renaissance nationale. Les philosophies de l'histoire qu'ils proposent, élémentaires et souvent fondées sur des usages abusifs de la mémoire historique, sont néanmoins très efficaces pour mobiliser de vastes forces politiques. De la sorte, les actions concrètes de certains groupes politiques sont souvent accompagnées de justifications historiques élaborées par leurs bras intellectuels respectifs ; réfutées de manière quasi-immédiate par les groupes opposants, ces justifications façonnent ainsi le débat public.

Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas là d'un débat sur l'histoire factuelle et ses méthodes, ou sur la notion de vérité historique, ni même sur la mémoire et les différentes valeurs qu’elle peut mobiliser. En dernière instance, il s’agit tant d’un débat sur des conceptions divergentes et incommensurables de la marche et de la finalité de l'histoire dans son ensemble, que d'un conflit entre des visions de l'histoire qui préexistent à toute réelle épreuve. D'où le caractère irrésolu et strident des débats historiques contemporains et la radicalisation progressive de leurs protagonistes. Nous pensons donc, contrairement à ce qu’ont soutenu de nombreux penseurs, que l’idée de finalité de l'histoire n'est pas une relique du passé en voie d'extinction. Au contraire, son omniprésence, pour le meilleur et pour le pire, indique qu'elle demeure un élément essentiel à la compréhension du devenir politique et culturel des sociétés occidentales contemporaines.

C'est pour cette raison que ce numéro vingt de la revue Amnis intitulé « Les fins de l’histoire. Apocalypse et palingenèse dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècles) » et dirigé par Rodrigo Díaz Maldonado (Aix-Marseille Université) et Ricardo Ledesma Alonso (Universidad Nacional Autónoma de México) se propose d'ouvrir un espace de réflexion et de recherche interdisciplinaire sur les fins (eschatologie ou apocalypse) et les nouveaux commencements (palingénésie) de l'histoire. L'objectif est d'explorer l'influence de ces notions (ou de leurs équivalents) tant sur l'action politique et sociale que sur la pensée intellectuelle et l’histoire des sociétés européennes et américaines du XIXe siècle à nos jours.

Axes des contributions

  1. Crise et renaissance dans les mouvements sociaux
  2. Inventer l’avenir : le sens de l’histoire dans le discours politique
  3. Les fins de l’histoire et la construction des communautés nationales
  4. Origines et terre promise dans les débats historique et politique
  5. Radicalisme social et politique, et processus historique
  6. Mouvements religieux : action politique, usages du passé et visions de l’avenir
  7. Messianismes séculiers : leaders politiques et manipulation historique
  8. Apocalypse et palingenèse dans les médias
  9. Sauver le peuple : rédemption, progrès, liberté et justice
  10. Prophètes des extrêmes : les intellectuels et la fin de l’histoire
  11. Manipulation politique de l’histoire et mémoire du passé
  12. Mort et renaissance des métarécits historiques

Modalités de soumission

Les propositions d’article (30 lignes) pourront être rédigées en français, en anglais ou en espagnol. Elles devront être envoyées avec un Curriculum Vitae de l’auteur avant le 15 décembre 2021 à l’adresse suivante : amnis@revues.org.

Les articles acceptés seront à remettre le 15 juin 2022 au plus tard. Après avoir été soumis au comité scientifique de la revue et à deux rapporteurs externes, les articles seront publiés sur le site de la revue Amnis dans le courant de l’année 2022.

Comité scientifique

  • Angel Alcalde, University of Melbourne, Australie, Histoire.
  • Óscar Álvarez Gila, Universidad del País Vasco, (Vitoria), Espagne, Histoire.
  • Sylvie Aprile, Université de Paris-Ouest Nanterre, France, Histoire.
  • Avner Ben-Amos, Université de Tel-Aviv, Israël, Histoire.
  • Zoraida Carandell, Université de Paris-Ouest Nanterre, France, Littérature et culture espagnoles.
  • Martine Chalvet, Aix Marseille Université, France, Histoire.
  • Paulo Bernardo Ferreira Vaz, Universidad Federal de minas Gerais, (Belo Horizonte), Brésil, Communication Sociale.
  • Alec G Hargreaves, Florida State University (Tallahassee), Director Winthrop-King Institute for Contemporary French and Francophone Studies, Etats-Unis, Littérature française et études francophones.
  • Pierre-Cyrille Hautcœur, EHESS, École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris), France, Sciences Economiques.
  • Jérôme Jamin, Université de Liège, Belgique, Sciences politiques.
  • Gerd Krumeich, Université de Düsseldorf, Allemagne, Histoire.
  • Stéphane Michonneau, Université de Lille, France, Histoire.
  • Ellen McCracken, UCSB, (University of California Santa Barbara), Etats-Unis, Littérature et etudes culturelles latino-américaines.
  • Mónica Moreno Seco, Universidad de Alicante, Espagne, Histoire.
  • Edilma Osorio Pérez Flor, Facultad de Estudios Ambientales y Rurales, Pontificia Universidad Javeriana, Colombie, Sociologie, Anthropologie.
  • Maitane Ostolaza, Université Paris Sorbonne, France, Civilisation espagnole.
  • Manuelle Peloille, Université d’Angers, France, Civilisation espagnole.
  • Alejandro M. Rabinovich, Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas (CONICET), Universidad Nacional de La Pampa (UNLPam), Argentine, Histoire.
  • Mario Ranalletti, Instituto de estudios históricos, Universidad Nacional de Tres de Febrero, Argentine, Histoire.
  • Jean-Robert Raviot, Université de Nanterre (Paris X), France, Civilisation russe.
  • Philippe Schaffhauser, Centro de Estudios Rurales. Colegio de Michoacán, Mexique, Sociologie et anthropologie sociale et culturelle.
  • Pierre Schoentjes, Université de Gand, Belgique, Littérature française.
  • Leonard V. Smith, Oberlin College (Ohio), Etats-Unis, Histoire.
  • Taline Ter Minassian, INALCO, (Paris), France, Histoire.
  • Dominic Thomas, UCLA, (University of California Los Angeles), Etats-Unis, études culturelles et politiques des mondes francophones.
  • Amarela Varela Huerta, Academia de Comunicación y Cultura, Universidad Autónoma de la Ciudad de México, Mexique, Sociologie.
  • Luis Veres, Universidad de Valencia, Espagne, Littérature latino-américaine.

Dates

  • mercredi 15 décembre 2021

Mots-clés

  • histoire, identité, nationalisme, apocalypse, palingenèse

Contacts

  • Severiano Rojo Hernandez
    courriel : severiano [dot] rojohernandez [at] univ-amu [dot] fr

Source de l'information

  • Severiano Rojo Hernandez
    courriel : severiano [dot] rojohernandez [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les fins de l’histoire. Apocalypse et palingénésie dans la pensée historique et l’action politique (Europe-Amérique, XIXe-XXIe siècles) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 08 septembre 2021, https://calenda.org/906004

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